Jérusalem : un deuxième Palestinien est mort dans les heurts à Gaza

PROCHE-ORIENT - Le président américain Donald Trump a officialisé mercredi la reconnaissance par les Etats-Unis de la ville de Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël. Ce vendredi, jour de prière hebdomadaire des musulmans, et au lendemain de l'appel du Hamas à une nouvelle intifada, une grave montée des tensions est redoutée.
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DEUXIEME VICTIME

Les heurts à Gaza ont fait un deuxième mort, relate l'AFP. Maher Attallah, un Palestinien de 54 ans, "blessé lors des heurts dans le nord de la bande de Gaza ce soir" est mort, a indiqué dans un communiqué le porte-parole du ministère de la Santé palestinien Achraf al-Qodra.

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URGENT

Selon la sécurité palestinienne, dix personnes ont été blessées dans des raids israéliens à Gaza

FIN DES DISCUSSIONS

Les Palestiniens ne discuteront plus avec les Etats-Unis tant que Donald Trump ne sera pas revenu sur sa décision concernant Jérusalem, déclare le négociateur en chef des Palestiniens Saeb Erekat.

ON FAIT LE POINT

- Des milliers de Palestiniens, imités par de nombreux musulmans à travers le monde manifestent ce vendredi, jour de grande prière, pour dénoncer la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël.

- Près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, où des centaines de manifestants lançaient des pierres sur des soldats israéliens, un Palestinien a été tué par des tirs "sélectifs" et un autre gravement blessé.

- Lors d'une réunion d'urgence organisée ce vendredi, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit "très inquiète des risques d'une escalade violente".

- Emmanuel Macron recevra dimanche à l'Elysée le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou pour un "déjeuner de travail". Ils prendront ensuite la parole devant la presse aux alentours de 15h45.

PAIX

Les Etats-Unis "restent engagés dans le processus de paix" au Proche-Orient, a affirmé vendredi au Conseil de sécurité l'ambassadrice américaine Nikki Haley, rejetant "les sermons et les leçons". "Je comprends que le changement soit difficile" pour les autres membres de la communauté internationale, a-t-elle ajouté. Mais "nos actions visent à faire progresser la cause de la paix".

INQUIETUDES

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni en urgence vendredi pour débattre de la décision du président américain Donald Trump de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël. L'organisation s'est notamment dit "très inquiète des risques d'une escalade violente".

DEMENAGEMENT

Les Etats-Unis ne déménageront "probablement" pas leur ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem avant au moins deux ans, a déclaré vendredi le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson. Regardez son allocution.

BILAN REVU A LA BAISSE

Un seul Palestinien a été tué dans les manifestations contre la reconnaissance de Jérusalem par les Etats-Unis ce vendredi et non deux, contrairement à ce que nous vous indiquions il y a quelques minutes. L'information vient du ministère de la Santé, qui avait lui-même annoncé la mort d'une deuxième personne.

RENCONTRE

Emmanuel Macron va recevoir ce dimanche à Paris le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le Président français devrait insister sur l'importance de poursuivre la solution à deux Etats, après l'onde de choc de la décision américaine sur le statut de Jérusalem.

TACLE

"J'ai tenu ma promesse de campagne, d'autres non !". D'un tweet, Donald Trump a épinglé vendredi trois de ses prédécesseurs, accusés de ne pas avoir tenu leurs promesses sur Jérusalem. Bill Clinton comme George W. Bush avaient tous les deux affirmé, durant leur campagne, être en faveur du déménagement de l'ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem avant de changer d'avis une fois au pouvoir. Barack Obama, lui, ne s'était pas montré explicite sur l'ambassade mais avait qualifié Jérusalem de "capitale d'Israël".

Urgent

DEUXIEME MORT

Selon une source ministérielle, un deuxième Palestinien a été tué à Gaza par des tirs israéliens alors qu'il participait à des manifestations contre la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël.

PREMIER MORT


Un Palestinien de 30 ans a été tué à Gaza par des tirs de l'armée israélienne, alors qu'il manifestait contre la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël.

ALERTE


Le président Vladimir Poutine se rendra à Ankara ce lundi pour discuter de la situation à Jérusalem et en Syrie, avec son homologue turc.

BETHLÉEM


Heurts sporadiques en Cisjordanie, au sud de Jérusalem, ce matin.


En Cisjordanie, à Jérusalem mais aussi en Turquie,  en Malaisie, en Indonésie, au Pakistan et en Afghanistan, des milliers de personnes sont descendus dans la rue pour protester contre la décision de Donald Trump.

APAISEMENT ?


Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a annoncé, en marge de son déplacement à Paris, que l'ambassade américaine ne serait "probablement" pas déménagée à Jérusalem avant au moins deux ans.  L'annonce de Donald Trump sur Jérusalem "ne préjuge pas de l'état final des négociations entre les parties prenantes, y compris sur les limites de la ville", a-t-il ajouté le secrétaire d'Etat lors d'une conférence de presse commune avec son homologue français, Jean-Yves Le Drian. "Les parties prenantes devront en décider par des négociations directes", a-t-il assuré.

RAMALLAH


Des affrontements - limités - ont eu lieu à Ramallah, en Cisjordanie, ce vendredi. 

AFFRONTEMENTS


La journée de vendredi, marquée par la grande prière hebdomadaire des musulmans, s'annonce comme un baromètre de la colère palestinienne.  À Jérusalem et en Cisjordanie, des heurts ont éclaté mais sont restés limités. À Hébron, Bethléem, Jéricho et près de Naplouse, les forces israéliennes ont répliqué par des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes aux jets de pierres de jeunes palestiniens. 

PAIX


"Il est essentiel, non seulement pour le peuple palestinien, que nous continuions de soutenir la direction palestinienne, mais c'est aussi essentiel 

pour la sécurité d'Israël", a argué la cheffe de la diplomatie de l'UE. "Ne pas avoir la perspective d'un Etat palestinien, avec des autorités, un contrôle du territoire, un Etat normal et indépendant, avec une capitale et des institutions qui fonctionnent est, à mes yeux, une menace majeure pour la sécurité des citoyens israéliens d'Israël, particulièrement au vu de la situation dans la région", a plaidé Mme Mogherini.

ETAT PALESTINIEN


La cheffe de la diplomatie de l'UE Federica Mogherini a reçu à Bruxelles son homologue jordanien pour discuter de la crise ouverte.  Tous deux ont assuré qu'ils ne renoncaient pas à la création d'un Etat palestinien.


"La solution est claire, c'est la solution des deux Etats" israélien et palestinien, vivant en paix côte à côte et partageant Jérusalem comme capitale, a martelé M. Safadi. "Nous ne pouvons y renoncer!".


 La Haute représentante de l'Union souhaite élargir les négociations de paix, avec l'implication de la Jordanie, de l'Egypte, de l'Arabie saoudite et de la 

Norvège comme parrains.

AFGHANISTAN


Des milliers de personnes se sont rassemblés dans différentes villes d'Afghanistan à l'issue de la prière du vendredi. "Jérusalem est palestinienne" pouvait-on lire sur leurs pancartes.

TURQUIE


Les manifestants se sont rassemblés après la prière de ce vendredi dans le quartier de la mosquée Fatih d'Istanbul, pour protester contre la décision du président américain. 


Le gouvernement turc a également fermement condamné cette mesure, le président Recep Tayyip Erdogan estimant notamment qu'elle plongeait la région dans un "cercle de feu".

APPEL À L'INTIFADA EN IRAN


L'imam de la prière du vendredi à Téhéran, nommé par le guide suprême iranien, a appelé vendredi les Palestiniens à se soulever contre Israël. 


"Trump a tiré un trait sur 70 ans de négociations" de paix, a déclaré l'ayatollah Ahmad Khatami, dans la plus grande mosquée de la capitale : Mossala. Le président américain "a prouvé que la solution pour le problème de la Palestine est seulement l'Intifada" ("guerre des pierres"), a-t-il ajouté, "tout dommage que vous pouvez infliger à ce régime occupant et criminel, c'est un geste visant à plaire à Dieu"

TURQUIE


Des milliers de manifestants défilent dans le quartier conservateur de Fatih, sur la rive européenne d'Istanbul, après la prière du vendredi, brandissant des pancartes proclamant "Jérusalem est notre honneur", "A bas l'Amérique, à bas Israël".

IRAN


Dirigeants religieux et politiques iraniens, y compris le président Hassan Rohani, ont appelé la population à participer aux rassemblements en ce "jour de rage".


Le président Rohani a jugé l'initiative de Trump "mauvaise et illégitime", parlant de "provocation très dangereuse", tandis que l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution iranienne, a vu dans la décision de Donald Trump la marque de l'"incompétence" et de l'"échec" du président américain.

TENSIONS


Le point sur la situation, en images :

MACRON


Emmanuel Macron "lance un appel au calme et à la responsabilité de tous".


"Je souhaite que les initiatives prises sur le statut de Jerusalem, qui doivent faire avant tout l'objet de négociations entre Israël et Palestiniens sous l'égide des Nations Unies, ne viennent pas ajouter de l'instabilité à la région", a-t-il précisé vendredi devant le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, présent à la conférence sur le Liban. "Aucun des problèmes de la région ne sera réglé par des décisions unilatérales, la loi du plus fort", a ajouté le président français.

REPLAY


Retrouvez l'émission 24H Pujadas - L'info en questions consacrée à la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

EN IMAGES


Retour sur les tensions survenues ce jeudi à Jérusalem.


Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira en urgence ce vendredi 8 décembre sur demande de huit pays, dont la France, pour évoquer la décision de Donald trump.

LIBAN


Alors que s'est ouvert ce matin, à Paris, la réunion du groupe international de soutien au Liban (GISL), Saad Hariri, le Premier ministre libanais a indiqué que la décision de Trump était un "défi supplémentaire pour la stabilité de la région".

PROTESTATIONS


Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés vendredi en Indonésie et en Malaisie, pays majoritairement musulmans, pour protester contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël. 


Le ministre malaisien de la Jeunesse et des Sports, Khairy Jamaluddin, qui a pris part au cortège à Kuala Lumpur, a accusé le président américain d'avoir pris une décision "illégale". "Jérusalem est un territoire occupé", a-t-il lancé.

DUPONT-AIGNAN


Mais en même temps...

PARALLÈLE


L'équivalent candien du journal satirique Le Gorafi annonce que "Les Palestiniens ont reconnu que le Texas faisait partie du Mexique"

MACRON


Après son ministre des Affaires étrangère, Emmanuel Macron tente lui aussi d'apaiser les tensions dans le Proche-Orient, en ce jour de prière. Le président de la République a notamment appelé au "calme et à la responsabilité de tous".

KLARSFELD


Pour l'avocat franco-israélien, reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël est une "évidence"

VIDÉO - Jérusalem, capitale d'Israël ? Pour Arno Klarsfeld, "C'est une décision du peuple américain"

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COUP DE TÉLÉPHONE


Des responsables du gouvernement fédéral et de l'Autorité palestinienne ont indiqué que Donald Trump avait alerté Mahmoud Abbas de sa décision, ce mardi. Le président américain a promis à son homologue palestinien que le plan de paix que préparait son administration satisferait les Palestiniens. Pas de quoi calmer les tensions :  un haut responsable du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, a annoncé hier soir que le vice-président américain Mike Pence, attendu ce mois-ci au Proche-Orient, n'était plus "le bienvenu en Palestine".

CRAINTES


Pour le député LREM, la décision de Donald Trump fait fondre les espoirs d'une paix entre Israël et la Palestine.

HUMOUR


"J'ai besoin d'échapper à l'enquête sur la Russie, qui ne cesse de s'intensifier, et de trouver un endroit sans conflit où ma 'prodigiosité' sera appréciée!"

CARICATURE

MOQUERIE


"Non, Trump ne menace pas l'équilibre du monde, c'est ridicule", estime l'éditorialiste

POUR MIEUX COMPRENDRE


Le statut de Jérusalem, une question centrale au sein du conflit israélo-palestinien

CONSTERNATION


"Cette initiative, nous la désapprouvons" parce qu'elle est "contraire au droit international" et à une "forme de consensus qui permettait d'entrevoir une solution pour le conflit israélo-palestinien", a indiqué le ministre des Affaires étrangères.


Prié de dire s'il craignait une nouvelle "intifada" dans les territoires palestiniens, Jean-Yves Le Drian a répondu : "C'est le risque, je ne la souhaite pas, je pense qu'il faut maintenant que les esprits se calment."

POPULISME


Pour Hubert Védrine, la décision de Donald Trump vise avant tout son électorat. "C'est une confirmation, il n'y a plus de processus de paix", regrette-t-il.

LIVE


Arno Klarsfeld est en direct sur LCI

ATTALI


Marc Attali était l'invité de LCI ce matin.

MEYER HABIB


Le député des Français établis hors de France, Meyer Habib (UDI), a loué ce matin sur RMC la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël. Mercredi, il avait déjà demandé à Emmanuel Macron de faire de même.

TRUMP


Le président américain se félicite d'avoir réalisé une de ses promesses de campagne, contrairement à ces prédécesseurs. 

SÉCURITÉ


Israël a déployé des centaines de forces de l'ordre à Jérusalem, craignant de nouveaux affrontements :

"Plusieurs centaines de policiers et de gardes-frontières supplémentaires ont été déployés à l'intérieur et autour de la Vieille ville", a dit à l'AFP un porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.

ESCALADE DE VIOLENCE


Retour sur les affrontements survenus ce jeudi après que le mouvement islamiste Hamas - qui contrôle la bande de Gaza - a appelé à une "nouvelle intifada".


- Au moins deux roquettes ont apparemment été tirées à partir de Gaza vers Israël, dans la soirée.


- Plus d'une vingtaine de Palestiniens ont été blessés par des balles en caoutchouc ou réelles lors de heurts avec l'armée israélienne.


- Une grève générale a été largement suivie en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville annexée par Israël.


- Des manifestations ont eu lieu également dans le reste du pays musulman : du Pakistan à la Turquie en passant par la Tunisie et la Jordanie où plusieurs 

centaines de manifestants ont scandé "Mort à Israël" et brûlé des portraits de 

Donald Trump. 

Donald Trump enfonce le clou. Malgré les risques d'embrasement et les avertissements, notamment venus de la communauté internationale, le président américain a officialisé mercredi son souhait de reconnaître la ville de Jérusalem comme capitale d'Israël. "Il est temps de reconnaître Jérusalem comme la capitale de l'Etat d'Israël", a-t-il confirmé lors d'une conférence de presse, disant vouloir rompre avec vingt ans d'atermoiements de ses prédécesseurs sur ce sujet. 


"Je pense que cela aurait dû être fait depuis longtemps. Beaucoup de présidents ont dit vouloir le faire et ne l'ont pas fait", avait-il déclaré peu avant lors d'une réunion de son cabinet. L'annonce de cette décision provoque depuis plusieurs jours de fortes tensions au Proche-Orient, au point que l'Union européenne a appelé mercredi les Palestiniens "à la retenue" dans ses réactions à l'annonce du président américain, jugeant que "le statut final de Jérusalem comme future capitale d'Israël et d'un Etat palestien doit être réglée à travers des négociations qui répondent aux aspirations des deux parties". Le pape avait également exprimé sa "profonde inquiétude". 

Conflit historique

La ville de Jérusalem compte aujourd'hui 900.000 habitants, dont 300.000 Palestiniens. La communauté internationale n'a jamais reconnu l'annexion de la partie orientale de la cité lors de la guerre de 1967 et les ambassades sont installées à Tel-Aviv, bien qu'Israël considère Jérusalem comme sa capitale "indivisible". Les Palestiniens voient également dans Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat. La Vieille ville, qui en fait partie, abrite les lieux sacrés du judaïsme, du christianisme et de l'islam. 

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