EN DIRECT - Migrants : Merkel trouve une solution avec son ministre de l'Intérieur, la crise politique évitée

ACCORD - Angela Merkel et Horst Seehofer, son ministre de l'Intérieur anti-immigration, qui menaçait de démissionner (ce qui aurait probablement fait tomber le gouvernement), ont trouvé lundi soir un compromis sur l'accueil des migrants en Allemagne. "Nous avons une solution claire pour faire cesser l'immigration clandestine à la frontière austro-allemande", a déclaré Horst Seehofer.
Live

Un centre de transit pour empêcher l'immigration illégale... que prévoit l’accord de politique migratoire conclu entre Angela Merkel et Horst Seehofer?

Allemagne : que prévoit l’accord entre Angela Merkel et Horst Seehofer ?

Allemagne : que prévoit l’accord entre Angela Merkel et Horst Seehofer ?

ACCORD

Le ministre allemand de l'Intérieur, en conflit avec Angela Merkel sur la politique migratoire, a annoncé mardi soir avoir conclu un accord sur le sujet avec la chancelière. 

"Après des négociations intensives" entre le parti de centre-droit de la chancelière (CDU) et le parti conservateur bavarois CSU "nous sommes tombés d'accord" sur des mesures pour réduire l'immigration illégale, a affirmé le ministre Horst Seehofer à l'issue d'une ultime tentative pour trouver un compromis. 

Le troisième partenaire de la coalition gouvernementale, le parti social-démocrate SPD, doit toutefois encore dire s'il accepte les termes de l'accord.

Urgent

CRISE POLITIQUE

Divorce en vue au sein de l'aile droite de la coalition d'Angela Merkel ? Son ministre de l'Intérieur (CSU) Horst Seehofer, opposé à la chancelière sur l'attitude à tenir en matière d'accueil des migrants en Union européenne et donc, en Allemagne, a annoncé sa démission dans une réunion à huis-clos, ont annoncé des cadres de la CSU à l'AFP.

CRISE MIGRATOIRE

Menacée par ses alliés de la CSU, au positionnement volontiers plus droitier sur la question migratoire, Angela Merkel a répondu à ses adversaires, ce soir.

RÉFUGIÉS

"Merci de faire le plus difficile et le plus important, à savoir sauver des vies. Et merci de ne pas vous mettre à genoux devant des politiques européennes cruelles et inhumaines. Barcelone vous attend les bras ouverts", a tweeté la mairesse de Barcelone.

OPEN ARMS

Il n'ira pas en Italie, décision du ministère de l'Intérieur oblige, ni à Malte, dont l'homologue de Matteo Salvini, Michael Farrugia, lui avait intimé d'arrêter "de répandre des informations inexactes en désignant Malte sans aucune raison". C'est donc à Barcelone que le bateau Open Arms, qui transporte 60 migrants à son bord, va finir par arriver, a annoncé la maire Podemos de la ville, Ada Colau.

CRISE POLITIQUE

La situation se complique en Allemagne pour Angela Merkel. La chancelière, confrontée à une hostilité grandissante en provenance de la branche conservatrice de sa coalition, la CSU, a dû essuyer les lourdes critiques de Horts Seehofer, le ministre de l'Intérieur, à propos des mesures qu'elle a approuvé cette semaine, au sommet de l'UE. Il a ainsi jugé que les mesures consistant à installer des plate-formes de débarquement à l'extérieur des frontières européennes n'étaient pas suffisantes et a annoncé qu'il ferait une déclaration publique dans la soirée.

Proactiva Open Arms, une ONG espagnole ayant secouru 59 migrants en provenance de la Libye, s'est vu refuser un accueil en Italie, a d'ores et déjà annoncé le ministre italien de l'Intérieur, le leader du parti d'extrême droite La Ligue, Matteo Salvini : "Le port le plus proche est Malte, l'organisation et le pavillon sont espagnols : ils peuvent oublier l'idée de rejoindre un port italien". L'ONG  a annoncé de son côté se diriger vers un "port sûr", sans qu'on sache lequel.

ANNONCE


Emmanuel Macron justifie pourquoi la France n'aura pas à créer de centre d'accueil pour migrants, contrairement à l'Italie : voilà la séquence qui n'a pas plu au chef du gouvernement transalpin

ITALIE

"Je démens. Macron était fatigué": le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte conteste les affirmations du président français Emmanuel Macron selon qui les centres d'accueil pour migrants doivent être créés dans les pays de première entrée. "Il est nulle part écrit dans l'article 6 (de l'accord) que les centres d'accueil en Europe doivent être dans des pays déterminés. Je vous invite à le relire"

"Les centre d'accueil seront sur une base volontaire dans les pays de premier accueil", avait soutenu vendredi matin le chef de l'Etat français vendredi matin à son arrivée pour la deuxième journée du sommet. "La France n'est pas un pays de première arrivée. Certains ont voulu nous pousser à cela, j'ai refusé", avait-il ajouté.

ITALIE

Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini s'est dit "satisfait et fier pour les résultats du gouvernement à Bruxelles".  "Finalement l'Europe a été obligée d'accepter la discussion sur une proposition italienne."

MACRON

VIDEO - Emmanuel Macron : "Il n'y a pas de réponse nationaliste aux défis"

MACRON

"Le jeu non coopératif et nationaliste, non seulement n'est pas digne, mais il est inefficace"

MACRON

VIDEO - "Cet accord permet à l'Europe de ne sortir ni de son rôle ni de l'Histoire"

MACRON

"Les plateformes de débarquement permettent de protéger les personnes et d'instruire les dossiers en envoyant nos équipes sur place"

"Cet accord permet à l'Europe de ne sortir ni de son rôle ni de l'Histoire. Il est conforme à nos valeurs, et nous permet d'avancer. Il ne règle en rien la crise que nous vivons, mais il permet de répondre aux crises politiques que nous vivons"

MACRON

"Le droit d'asile n'est pas la totalité du phénomène migratoire. Nous ne devons en rien nous compromettre sur ce principe"

"Il y avait plusieurs choix : celui de repli nationaliste, qui conduisait à l'absence d'accord. De l'autre côté, le choix de l'accord européen. Nous n'avons pas cédé à la tentation du pire"

"Un accord important qui n'est qu'une étape"

MACRON

Emmanuel Macron au Conseil européen : "Nous vivons sur ce sujet des migrations des temps troublés. L'Europe doit savoir trouver l'unité et l'efficacité".

"Je ne mésestime pas la pression migratoire en ce moment sur l'Europe. Cette situation ne sera pas réglée du jour au lendemain. Il ne faut céder en rien aux promesses éphémères."

Le chef de l'Etat français précise que "la France n'ouvrira pas de centres fermés" pour les migrants car "elle n'est pas un pays de première arrivée"

NOUVEAU DRAME


Les corps de trois bébés ont été repêchés et une centaine de personnes sont portées disparues après le naufrage ce matin d'une embarcation de migrants, rapporte l'AFP. Quelque 120 migrants, en majorité africains, étaient à bord de ce canot pneumatique lorsque le moteur a pris feu à six kilomètres des côtes libyennes.

L'ITALIE VERROUILLÉE


"Les ONG verront l'Italie seulement en carte postale", a affirmé ce vendredi sur une radio le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini. Il a annoncé que les ports du pays seraient fermés "tout l'été" aux ONG qui secourent le migrants en Méditerranée.

MACRON

REACTION


Comme à leur habitude, les dirigeants des quatre pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République Tchèque et Slovaquie) ont refusé de prendre activement part à la politique d'accueil : dans la matinée, ils insistaient avant tout sur l'abandon de la solidarité imposée avec des quotas.


"Il est clair que la relocalisation des migrants ne pourra pas s'effectuer sans l'accord préalable et le consentement des pays concernés. Ainsi la Hongrie restera un pays hongrois et ne deviendra pas un pays de migrants", a renchéri le Hongrois Viktor Orban. "En ce qui concerne les quotas volontaires, je serai très prudent", a également averti son homologue Slovaque Peter Pellegrini.

"EMMANUEL MACRON EST DANS L'AVEUGLEMENT"


Laurent Wauquiez a critiqué l'accord européen sur les migrants. Le patron de LR est en déplacement ce vendredi à la frontière entre l'Italie et la France. 

REACTION


Pour le secrétaire général délégué des Républicains, Geoffroy Didier, l'accord conclu cette nuit est "un accord de papier avec des déclarations de principe". "Est-ce que l'accord dit et acte le fait que plus aucun bateau ne sera accepté sur le sol européen ? Non. Est-ce qu'il refuse l'idée qu'il puisse y avoir des hot spots en Europe qui évidemment va faire que des clandestins vont continuer à arriver et qu'une fois qu'ils seront en Europe ils n'en partiront pas? Non plus. Est-ce que l'accord conditionne l'aide aux pays d'Afrique à une coopération sur la lutte contre l'immigration clandestine? Non plus", a-t-il énuméré.

SONDAGE


Au moment du sommet européen sur la question des migrants en Europe, un sondage revient sur la perception des Français sur l'accueil des migrants. Six Français sur dix (60 %) estiment que la France accueille trop de migrants, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié vendredi. Ils ne sont que 30 % à trouver que le pays accueille le "bon nombre de migrants" et 10 % déplorent qu'on en accueille "pas assez".

REACTION

REACTION

REACTION


Un accord qui ne règle pas tout. C'est, en substance, l'avis de Marine Le Pen : "Cet accord ne règle pas du tout le problème de la submersion migratoire. Mais il a un avantage: les pays ayant maintenant le droit de dire non, #Macron sera exclusivement responsable de l’immigration de masse en France", a tweeté la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN).

SOMMET


Le point sur les décisions prises à Bruxelles

REACTION


"Je suis optimiste après aujourd'hui sur le fait que nous pouvons maintenant continuer à travailler, même s'il nous reste beaucoup à faire pour rapprocher les différents points de vue", a estimé Angela Merkel, la chancelière allemande.

RÉACTION EMMANUEL MACRON


"C'est la coopération européenne qui l'a emporté", s'est félicité le président Emmanuel Macron, jugeant que "la solidarité que nous devons aux pays de première entrée a été actée".


"L'Europe aura encore à vivre longtemps avec des pressions migratoires qui viendront de pays en crise, de pays pauvres. Nous ne sommes pas une île et nous devons réussir à faire face à ce défi en étant fidèle à nos valeurs, en protégeant nos peuples et la cohésion nationale", a -t-il souligné.

RÉACTION EMMANUEL MACRON


Le président français s'est réjoui d'"une solution européenne".

ACCORD


Le président du Conseil européen Donald Tusk a partagé l'annonce de l'accord sur Twitter.

RÉACTION GIUSEPPE CONTE 


"L'Italie n'est plus seule", s'est réjoui le chef du gouvernement populiste italien Giuseppe Conte, saluant "une Europe plus responsable et plus solidaire".

DÉTAILS


Découvrez les modalités de l'accord signé dans la nuit.

Accueil des migrants : ce que prévoit l'accord européen

Accueil des migrants : ce que prévoit l'accord européen
Urgent

ACCORD


Les 28 dirigeants de l'UE ont trouvé un accord il y a quelques minutes sur les migrations. Cet accord prévoit notamment la création de centres d'accueil de migrants sur le sol européen, sur la base du volontariat, et la mise en place de plateformes de débarquement hors de l'Europe.

L'ITALIE BLOQUE LE TEXTE


Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a empêché l'adoption des déclarations communes sur le commerce et la défense au sommet européen. Celles-ci critiquaient notamment les droits de douane américains et approuvaient des mesures de rétorsion. Conte espère ainsi pousser les autres pays à s'aligner sur ses positions, notamment sur l'immigration. L'Italie réclame l'aide d'autres pays européens pour accueillir des migrants.

   

MAROC


"Le Maroc rejette et a toujours rejeté ce genre de méthodes pour la gestion de la question des flux migratoires". Rabat dit non aux centres d'accueil hors-UE suggérés par l'Union européenne en dénonçant les "solutions faciles" et les "mécanismes contre-productifs".  Le Maroc, comme la Tunisie ou l'Albanie, fait partie des pays cités comme possible localisation des centres d'accueil de migrants ou des "plateformes de débarquement hors de l'Europe".

REACTION


Un "aveuglement" sur la "crise migratoire". C'est ce que reproche Laurent Wauquiez à Emmanuel Macron ce jeudi. "La crise migratoire est le révélateur de l'incapacité européenne à protéger. La première urgence, c'est de reconduire systématiquement dans leurs ports de départ les embarcations de migrants afin d'éviter les catastrophes en mer et de neutraliser les filières mafieuses d'immigration clandestine. Cela nécessite la mise en place d'une force navale européenne pour contrôler la Méditerranée", a prôné le patron de LR.

REACTION


"Le débat sur les migrations s'enflamme de plus en plus", a souligné le président du Conseil européen, Donald Tusk, craignant que l'absence de solution européenne fournisse "un nombre croissant d'arguments" à des mouvements populistes et anti-européens "avec une tendance à l'autoritarisme manifeste".

LA MISE EN GARDE DE L'ITALIE


Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a menacé jeudi d'opposer son veto aux conclusions du sommet de l'UE. "Dans les rencontres que j'ai eues avec les dirigeants d'autres pays membres, j'ai entendu beaucoup de manifestations de solidarité. Nous attendons que ces paroles se traduisent par des faits", a-t-il insisté. Et de prévenir : "L'Italie n'a plus besoin de signes verbaux, mais de faits concrets. C'est le moment: de ce point de vue, cette rencontre devra être un choix net entre deux voies".

SOMMET


L'arrivée d'Emmanuel Macron à Bruxelles.

Urgent

Aussitôt arrivé à Bruxelles, Giuseppe Conte affiche la couleur et annonce que l'Italie menace d'un veto le sommet de l'UE si elle n'obtient pas satisfaction. "Nous attendons des actes. Ce sommet sera un choix et je suis disposé à en tirer toutes les conséquences. (Un veto) est une possibilité que je ne veux pas imaginer, mais si on devait y arriver, de mon côté, nous n'aurons pas de conclusions partagées", a déclaré M. Conte à son arrivée à Bruxelles pour ce sommet.

BRUXELLES


Emmanuel Macron vient d'arriver au sommet, suivi d'Angela Merkel.

REACTION


Pour François Bayrou, invité sur BFM ce jeudi, la crise que traverse l'Union européenne est "un rendez-vous historique, sans précédent : pour la première fois la question de la décomposition de l'Europe est à l'ordre du jour". Ajoutant : "Il va falloir poser la question de confiance et maintenir la solidarité entre ceux qui la veulent en construisant une Europe à plusieurs cercles. Il n'y a pas d'autre moyen de faire dans le blocage où nous sommes".

REACTION


La chancelière allemande Angela Merkel a averti que le "destin" de l'Europe était en jeu. "Soit nous trouvons une solution de manière à ce qu'en Afrique et au-delà les gens aient le sentiment que nous sommes guidés par des valeurs, et que nous prônons le multilatéralisme et non l'unilatéralisme, soit plus personne ne croira à nos valeurs, celles qui nous ont rendus si forts", a jugé Angela Merkel. Une piste est avancée : une "coalition des volontaires" parmi les 28 pays de l'UE pour conclure des accords permettant le renvoi des migrants dans le premier pays où ils ont été enregistrés.

REACTION


Angela Merkel met en garde. "L'Europe a beaucoup de défis mais celui lié à la question migratoire pourrait décider du destin de l'Union européenne", a déclaré la chancelière devant la chambre des députés allemands, en appelant à des solution "multilatérales" et non "unilatérales" de la part des pays membres.

IMMIGRATION

Pour Eric Ciotti, "Matteo Salvini a fait bouger les choses avec les ONG, derniers maillons de la chaîne des passeurs"

RÉACTION

Christophe Castaner était l'invité politique de LCI ce jeudi matin

VIDÉO


Les images de l'arrivée du Lifeline hier soir à Malte.

SOMMET SOUS HAUTE TENSION


Alors que le Lifeline est arrivé à Malte hier et que les migrants à son bord seront répartis dans huit pays (Malte, Italie, Espagne, France, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal), le sommet de l'UE, qui se déroule aujourd'hui et demain à Bruxelles, sera largement consacré aux questions d'immigration. Il s'annonce très tendu entre les pays favorables à l'accueil des migrants et ceux qui veulent fermer leurs frontières.


La réforme de la zone euro sera aussi à l'ordre du jour.

 Le ministre allemand de l'Intérieur, en conflit avec Angela Merkel sur la politique migratoire, a annoncé lundi soir avoir conclu un accord sur le sujet avec la chancelière, susceptible de sauver le gouvernement du pays. "Après des négociations intensives" entre le parti de centre-droit de la chancelière (CDU) et le parti conservateur bavarois CSU "nous sommes tombés d'accord" sur des mesures pour réduire l'immigration illégale, a affirmé le ministre Horst Seehofer à l'issue d'une ultime tentative pour trouver un compromis. 

Le troisième partenaire de la coalition gouvernementale, le parti social-démocrate SPD, doit toutefois encore dire s'il accepte les termes de l'accord.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Migrants : l'UE évite la crise politique

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter