EN DIRECT - Nucléaire iranien : Rohani veut que les Etats-Unis cessent "leur terrorisme économique"

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Guerre des nerfs entre l'Iran et les Etats-Unis

TENSIONS - Attaques contre des pétroliers, drones abattus... Après l'accalmie observée au sommet du G7, les tensions reprennent de l'envergure entre l'Iran et les Etats-Unis. Mais Donald Trump se dit prêt à rencontrer son homologue iranien, Hassan Rohani.

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PAS DE RENCONTRE

Hassan Rohani n'a"pas prévu" de rencontre avec DonaldTrump, en marge de la 74e session de l'Assemblée générale del'Onu, a indiqué un porte-parole de la diplomatie iranienne. Une position qui n'a rien de surprenant, l'Iran ayant prévenu à maintes reprises qu'il était hors de question pour lui de rencontrer les Etats-Unis dans un cadre bilatéral.


La condition préalable ? Que les Etats-Unis réintègrent l'accord sur le nucléaire iranien et "mettent fin à leur terrorisme économique".

ROHANI


Suite au renvoi de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale et partisan d'une attitude à l'égard de l'Iran, Donald Trump  a affirmé mardi être prêt à voir le président iranien Hassan Rohani.


Ce mercredi, le président iranien lui a répondu ce mercredi en affirmant que le "bellicisme" américain échouerait et prévenu que son pays était prêt à réduire encore davantage ses engagements pris dans le cadre de l'accord international de 2015 sur son programme nucléaire.


"Les Américains doivent comprendre que le bellicisme ne joue pas en leur faveur (...) et doit être abandonné", a déclaré M. Rohani lors d'une réunion avec son cabinet, selon le compte Twitter du gouvernement.

TRUMP


Mardi 10 septembre, malgré l'annonce de nouvelles sanctions contre Téhéran, Donald Trump s'est dit prêt à rencontrer son homologue iranien Hassan Rohani "sans conditions préalables" afin d'évoquer la question du nucléaire iranien. "Le président l'a dit clairement, il est prêt à une rencontre sans conditions préalables, mais nous maintenons la campagne de pression maximale" (sur l'Iran), a déclaré lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor.


Après un G7 fructueux, en août à Biarritz, au cours duquel l'idée d'un dialogue direct entre Trump et Rohani avait vu le jour, le président américain avait évoqué début septembre le rassemblement annuel des Nations unies à New York (programmé à la fin du mois) comme théâtre potentiel de cette rencontre. Le pensionnaire de la Maison Blanche souhaite également que ce dialogue ait lieu sans contrepartie ou condition préalable. Or le président iranien a déjà indiqué qu'une telle rencontre ne pouvait s'envisager qu'en cas de levée des sanctions contre son pays.

ISRAËL


Le Premier ministre israélien Benjamin  Netanyahu a accusé l'Iran d'avoir construit, puis détruit, un site visant à la fabrication d'armes nucléaires qui était jusqu'à présent inconnu. "Aujourd'hui nous révélons que l'Iran avait un autre site nucléaire secret", a déclaré de manière théâtrale le chef du gouvernement israélien à la presse à Jérusalem. Ces preuves sont fondées selon lui sur des documents originaux iraniens obtenus l'an dernier par Israël, qui, malgré les démentis répétés de Téhéran, accuse depuis de nombreuses années l'Iran de chercher à fabriquer l'arme nucléaire.

URGENCE

Malgré ce qui ressemble à un exercice de transparence, l'AIEA ne semble pas satisfaite des informations mises à disposition par Téhéran. En effet, l'agence a "souligné [lundi] la nécessité pour l'Iran de répondre promptement aux questions" qui lui sont adressées. 

INSTALLATIONS

L'Iran a bien avancé dans sa promesse de rompre avec ses engagements de l'accord de 2015, a jugé l'Agence internationale de l'énergie atomique, en visite à Téhéran ce week-end. Dans un communiqué publié lundi, le porte-parole de l'agence chargée du contrôle du respect de l'accord a ainsi constaté que la République islamique "avait installé ou étant en train d'installer" sur son site de Natanz 22 centrifugeuses IR-4, une IR-5, une trentaine d'IR-6. Sans surprise, puisque c'est l'installation qui avait été dévoilée par Téhéran, samedi 7 septembre.


Ces centrifugeuses permettront à l'Iran d'accroître bien au-delà de la limite des 300 kg d'uranium qu'il est autorisé à produire. Selon les termes de l'accord,  l'Iran n'était pour le moment autorisé à produire de l'uranium enrichi qu'avec des centrifugeuses de première génération (IR-1). 

VISITE


Le directeur général par intérim de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Cornel Feruta, est arrivé à Téhéran dimanche pour des rencontres de haut niveau avec des responsables iraniens, a rapporté l'agence semi-officielle Isna. 


Cette visite intervient au lendemain de l'annonce par l'Iran de la mise en route de centrifugeuses avancées devant augmenter son stock d'uranium enrichi, troisième étape de la réductions de ses engagements en matière nucléaire pris en 2015 dans le cadre d'un accord international conclu à Vienne. La visite de Feruta doit consister à "des vérifications et au suivi de l'AIEA en Iran dans le cadre du JCPOA", le nom donné à l'accord sur le nucléaire iranien qui a permis la levée de sanctions internationales contre l'Iran en échange d'une limitation de son programme nucléaire. 


Malgré le lancement de cette troisième phase de réductions de ses engagements, la République islamique a souligné qu'elle continuerait d'autoriser le même accès aux inspecteurs de l'AIEA chargés de surveiller son programme nucléaire.


En réponse, l'agence onusienne avait affirmé être "au courant" de l'annonce iranienne et que ses inspecteurs sur le terrain rendraient compte prochainement de la situation.

IRAN


L'Iran a annoncé samedi qu'il maintenait le même degré de transparence sur ses activités nucléaires vis-à-vis de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) que depuis l'accord nucléaire de 2015. Le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Behrouz Kamalvandi, a détaillé devant des journalistes les mesures de la nouvelle phase du plan de réduction des engagements pris par l'Iran devant la communauté internationale à propos de ses activités nucléaires, mais a indiqué que son pays comptait garantir le même accès que jusqu'à présent aux inspecteurs de l'AIEA. L'Iran a indiqué avoir mis en route des centrifugeuses avancées dont la production augmentera le stock d'uranium enrichi produit par le pays, 

"CHANTAGE"

Aux Etats-Unis, l'heure n'est clairement pas à la désescalade. "Le fait que l'Iran conserve une capacité massive d'enrichissement d'uranium souligne une faiblesse fondamentale de l'accord iranien", s'est indigné le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, oubliant tout de même que les Iraniens avaient jugé l'accord caduc depuis le retrait américain. 


Et le secrétaire d'Etat américain d'ajouter, comme un amical coup de pression à ses alliés européens : "Nous sommes confiants dans le fait que le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne -- des nations civilisées -- vont prendre des mesures décisives pour mettre fin au chantage nucléaire mené par l'Iran". La Russie et la Chine, qui font également partie de l'accord, apprécieront de n'avoir pas été citées dans la liste des "nations civilisées".

L'UE, en tout cas, attend beaucoup de la visite de l'Agence, dont elle loue le "rôle clé". En effet, jusqu'à présent, elle a systématiquement vérifié, lors de ses rapports, que l'Iran suivait ses engagements. De quoi partager sa "grande préoccupation" alors que la direction de l'agence va se déplacer à Téhéran ce week-end pour y rencontrer des hauts responsables du régime, qui doit dévoiler ce samedi les éléments-clé de l'accélération de son programme nucléaire.

DIPLOMATIE

Est-ce une tentative désespérée de la communauté internationale en direction de l'Iran pour que la République islamique diffère son accélération du programme nucléaire, dont elle a prévu de dévoiler les détails ce samedi ? L'Agence internationale de l'énergie atomique, qui rend compte régulièrement du respect des engagements iraniens sur le nucléaire ces dernières années (avec succès jusqu'à présent), a indiqué que son directeur général allait "se rendre à Téhéran samedi pour y rencontrer de hauts responsables iraniens, dimanche 8 septembre".


"Cette visite s'inscrit dans le cadre d'interactions en cours entre l'AIEA et l'Iran", explique l'agence, ajoutant que cela incluait le processus de "vérification et surveillance par l'AIEA en Iran en vertu" de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien. Un programme que l'Iran a ouvertement décidé de ne plus respecter ces derniers mois, après le retrait des Etats-Unis de l'accord.

REACTION

"Ils viennent d'annoncer qu'ils vont continuer à faire plus de recherche et développement sur leurs systèmes d'armes nucléaires. C'est inacceptable", a déclaré le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, en réaction aux dernières annonces iraniennes quant à leur programme nucléaire.

DIALOGUE


"Le dialogue se poursuit" sur le dossier du nucléaire iranien, a indiqué vendredi l'Elysée après un nouvel entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et Donald Trump.


Les présidents français et américain ont discuté "dans la continuité des échanges réguliers qu'ils ont eu ces derniers mois" sur l'Iran, a précisé l'Elysée.

UE


Quelques minutes après l'annonce du dévoilement samedi du plan de réduction des engagements en matière de nucléaire, l'UE demande à Téhéran de "faire marche arrière".

NOUVELLES MESURES


 L'Iran annoncera samedi le détail de la troisième phase de son plan de réduction des engagements qu'il a pris devant la communauté internationale en matière de nucléaire, écrit jeudi l'agence semi-officielle Isna.


Le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Behrouz Kamalvandi, doit dévoiler samedi lors d'une conférence de presse, la façon dont va être mis en oeuvre l'ordre donné mercredi soir par le président Hassan Rohani de faire sauter toute limite à la recherche et au développement dans le domaine nucléaire, indique l'agence.

EXPLICATION

Cette mesure est prise car "nous ne sommes pas parvenus au résultat que nous désirions" dans le cadre de la récente tentative diplomatique emmenée par la France pour tenter d’éviter que l’accord sur le nucléaire conclu en juillet 2015 à Vienne ne vole en éclats, a dit Rohani. En l'occurrence, il s'agissait d'obtenir des Etats-Unis un assouplissement des sanctions qui frappent l'économie iranienne, en vue d'accorder au pays un crédit de 15 milliards de dollars. 

IRAN

Téhéran concrétise ses menaces de revenir sur les engagements pris dans le cadre de l'accord sur le nucléaire : ce mercredi soir, Hassan Rohani a officiellement ordonné  l'"abandon" de toute limite en recherche et développement nucléaire. 


Dans une allocution à la télévision d'Etat, le président iranien a indiqué que "l'organisation de l'énergie atomique [iranienne] [recevait] l'ordre de prendre toute mesure nécessaire en matière de recherche et de développement et d'abandonner tous les engagements en place dans ce domaine".

TRUMP

"J'apprécie qu'Emmanuel Macron s'implique, mais nous n'avons pas besoin d'intermédiaire. [...] D'autres pays veulent apporter leur aide et chacun est d'accord : pas d'arme nucléaire pour l'Iran". Et d'ajouter, quelques instants plus tard : "Il n'y aura pas d'abandon des sanctions économiques."

C'EST NON, MAIS...

Malgré des positions qui semblent toujours aussi figées, Donald Trump n'est pas opposé sur le principe à une rencontre avec le président iranien lors du prochain sommet à l'ONU: "Tout est possible", a-t-il affirmé.

C'EST NON

On attendait une réaction des Etats-Unis, après la prise de position émise par Téhéran, selon laquelle l'Iran pourrait reprendre ses engagements sur l'accord nucléaire s'il lui était accordé un crédit de 15 milliards de dollars, correspondant à ses pertes d'exportation pétrolière consécutives aux sanctions économiques prises par Washington. 


C'est un refus net qu'a opposé Washington, pas décidé à céder dans le bras de fer qui l'oppose à la République islamique. Une inflexibilité qui devrait donc produire la reprise des activités nucléaires du côté de Téhéran, ainsi que l'avait annoncé le président Rohani ce matin.

ENJEUX

Malgré cette annonce, Hassan Rohani a tout de même indiqué qu'il y avait eu des "progrès" dans les négociations entre ses experts et ceux mandatés par plusieurs pays européens, réunis à Paris. "Si nous avions 20 points de contentieux par le passé, nous n'en avons plus que trois aujourd'hui".


Avant cette prise de parole, le vice-ministre des Affaires étrangères avait pourtant indiqué que Téhéran serait prêt à tenir de nouveau ses engagements dans l'hypothèse où les efforts diplomatiques européens lui octroieraient 15 milliards de dollars de crédits, soit un tiers des exportations iraniennes d'hydrocarbure en 2017. Une hypothèse envisageable dans la mesure où les Etats-Unis accepteraient un allègement des sanctions économiques qui pèsent sur Téhéran.


Visiblement, la République islamique a de sérieux doutes quant à l'idée que les efforts diplomatiques européens aillent dans ce sens.

ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN


L'Iran va annoncer "aujourd'hui ou demain" une nouvelle réduction des engagements qu'il a pris devant la communauté internationale en matière de nucléaire, a déclaré mercredi le président iranien Hassan Rohani.


Jugeant que les efforts diplomatiques menés par la France pour tenter d'éviter ces nouvelles mesures iraniennes avaient peu de chance d'aboutir avant la date butoir fixée par Téhéran, M. Rohani a déclaré en conseil des ministres que cette annonce porterait sur les "détails" de la "troisième phase" de la stratégie iranienne de réduction de ces engagements entamée en mai, indique un communiqué de la présidence iranienne.

WASHINGTON

Aux Etats-Unis, si on n'a pas officiellement réagi à la déclaration de Rohani, une dernière décision ne laisse guère d'espoirs quant à une approche diplomatique adoucie. En effet, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a indiqué avoir imposé de nouvelles sanctions au programme spatial iranien, en représailles d'une tentative iranienne "de tirer un lanceur spatial". Une initiative que le secrétaire d'Etat a qualifié de "menace" : "Les Etats-Unis ne permettront pas à l'Iran d'utiliser son programme spatial comme couverture pour faire progresser ses programmes de missiles balistiques".


Washington n'avait pas promis grand chose à l'occasion du G7, se disant simplement ouvert à l'idée d'une rencontre avec Rohani. Au vu des dernières manoeuvres, il valait mieux.

Ces dernières semaines, l'Iran a augmenté ses stocks d'uranium enrichi au-delà de la limite autorisée par l'accord, augmentant le taux d'uranium au-delà des 3,67% autorisés. Un seuil qui pourrait rapidement atteindre les 20%.

REACTION

Une prise de parole qui a déplu, à Paris, puisque le message envoyé est le suivant : une réduction des engagements nucléaires, déjà promise ces derniers mois par l'Iran en raison du retrait de l'accord sur le nucléaire par les Etats-Unis, "enverrait un mauvais signal" et "rendrait le travail plus compliqué", tandis que "la même nécessité demeurera parce qu'il n'y a pas d'autres moyens de sortir de l'escalade actuelle que ceux que nous proposons".


En l'occurrence, la France essaye de faire fléchir les Etats-Unis sur certaines sanctions économiques à l'égard de la République islamique, notamment les rétentions sur ses exportations pétrolières.


La veille, des experts français et iraniens s'étaient rencontrés à Paris pour convaincre Téhéran de reprendre ses engagements et ainsi s'interdire toute  production d'uranium enrichi. "Il y a encore beaucoup de choses à régler, cela reste très fragile mais on se parle, avec une relative confiance".

ROHANI

Journée compliquée sur le front des tensions diplomatiques autour du nucléaire iranien. Dans un discours devant le Parlement iranien, le président Rohani a exclu en début de journée l'idée de "discussions bilatérales" avec les Etats-Unis. Il a également menacé de "réduire les engagements" en matière nucléaire si les négociations avec les diplomates européens "n'aboutissent à aucun résultat".

ROHANI

Au tour du président iranien de faire parler de lui. Mardi 27 août, Hassan Rohani a demandé à son homologue américain de "faire le premier pas en levant toutes les sanctions" économiques qui frappent l'Iran. Ces dernières, rétablies après la décision américaine de se retirer de l'accord en 2018, avaient notamment eu pour conséquence d'amener l'Iran à reprendre ses activités de production d'uranium, ne se sentant plus lié par ses obligations.


"Vous devez retirer toutes les sanctions illégales, injustes et erronées contre la nation iranienne", a insisté Hassan Rohani dans un discours retransmis par la télévision d'Etat iranienne.

TRUMP ET ROHANI


Le président américain indique qu'il acceptera de rencontrer son homologue iranien "si les circonstances le permettent". "Pour le moment, [l'Iran] doit respecter les règles", a toutefois tempéré Donald Trump. "J'ai un bon pressentiment sur l'Iran, j'ai beaucoup d’amis iraniens, ce sont des gens merveilleux. Je ne veux pas de problèmes, mais il faut faire le nécessaire."

MACRON ET TRUMP


Au cours de la conférence de presse commune d'Emmanuel Macron et Donald Trump ce lundi 26 août, organisée après la session de clôture du G7, le président français a fait part de son optimisme quant à une issue à la crise :  "Je souhaite que dans les prochaines semaines (...), on puisse avoir un entretien au sommet entre les présidents Trump et Rohani. Ce rendez-vous est très important. Un accord peut être trouvé. Nous avons créé les conditions de cette rencontre et donc d'un accord."

OPTIMISME (BIS)

La chancelière allemande Angela Merkel a qualifié lundi de "grand pas en avant" les discussions engagées avec Téhéran sur le programme nucléaire iranien et la visite surprise du chef de la diplomatie iranienne dimanche en France où se déroulait le sommet du G7.


"C'est un grand pas en avant. Il y a maintenant une atmosphère qui permet des discussions", tout cela "en coordination avec les Etats-Unis et c'est déjà beaucoup", a-t-elle déclaré au cours d'un point de presse en marge du sommet du G7 à Biarritz.

OPTIMISME

S'il a jugé qu'il était encore "trop tôt" pour reprendre les discussion avec l'Iran, Donald Trump s'est toutefois réjoui que le G7 fasse preuve d'une "grande unité" sur ce dossier. Des propos à prendre avec des pincettes, tant le président américain semble vouloir mettre une pression supplémentaire sur Téhéran, quand l'UE, France et Allemagne en tête, veulent de leur côté ramener tout le monde autour de la table pour un nouvel accord.

DISCUSSIONS

Des quelques heures qu'a duré la rencontre, dont Donald Trump avait été préalablement mis au courant, Javad Zarif a voulu retenir le verre à moitié plein : "Le chemin est difficile" mais cela "vaut la peine d'essayer", s'est-il réjoui, faisant état de discussions "positives". 


Un enthousiasme partagé par son interlocuteur, qui a assuré avoir obtenu l'accord de faire parler les pays du G7 d'une même voix face à l'Iran.Mais Emmanuel Macron, qui tente, à l'unisson de l'Union européenne, de convaincre Washington d'alléger les sanctions à l'encontre de Téhéran, a du essuyer un démenti américain. "Je n'ai pas parlé de cela", a balayé Donald Trump qui, toutefois, ce lundi, a assuré avoir donné son blanc-seing au président français pour recevoir Javad Zarif. 

CONTEXTE

C'est donc Emmanuel Macron qui en a fait l'annonce, dimanche 25 août. Il a annoncé avoir rencontré, en compagnie du chef de la diplomatie tricolore Jean-Yves Le Drian, Mohammad Javad Zarif, à Biarritz, pour une discussion de quelques heures. L'enjeu était loin d'être négligeable alors que, après une année de retrait américain de l'accord iranien et la reprise des sanctions économiques contre la République islamique, cette dernière avait annoncé en juillet avoir repris sa production de nucléaire faiblement enrichi, en violation dudit accord, arguant que, puisque les Etats-Unis avaient négligé leur partie, ils n'étaient plus tenus à leurs engagements.

Dimanche 25 août, alors que sa venue était tenue secrète, le ministre des Affaires étrangères iranien est s'est fait remarquer à Biarritz, dans le cadre du G7. Une venue pour le moins inattendue, puisqu'elle s'est faite alors que Donald Trump n'était pas loin, lui qui a dénoncé l'accord sur le nucléaire iranien, occasionnant, au début de l'été, une montée des tensions entre les deux pays. A cette occasion, nous reprenons le direct consacré à cette actualité.

UN PÉTROLIER IRANIEN RETENU EN ARABIE "A ÉTÉ LIBÉRÉ" (TÉHÉRAN)


Téhéran a annoncé dimanche qu'un pétrolier iranien contraint de relâcher dans le port saoudien de Jeddah à la suite d'un problème technique fin avril avait "été libéré" par l'Arabie saoudite la veille. Le Happiness One "a été libéré à la suite de négociations et fait désormais route vers les eaux du golfe Persique", a déclaré Mohammad Eslami, le ministre des Transports iraniens. 

IRAN : L'ENQUÊTE SUR LE PÉTROLIER BRITANNIQUE "DÉPENDRA DE L'ÉQUIPAGE" 


La rapidité de l'enquête sur le pétrolier battant pavillon britannique arraisonné vendredi 19 juillet par l'Iran, "dépendra de la coopération de l'équipage", a déclaré un responsable local du transport maritime. Selon les autorités iraniennes, le navire a été saisi pour "non respect du code maritime international".

ROYAUME-UNI


Londres souhaite un "apaisement" des tensions avec l'Iran, a déclaré samedi le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt à l'issue d'une réunion interministérielle de crise consacrée à la saisie d'un pétrolier britannique par la République islamique.


M. Hunt a également déclaré sur Twitter que le tanker Stena Impero avait été arraisonné dans les eaux territoriales d'Oman "en claire violation du droit international".

L'UNION EUROPÉENNE EXPRIME SA "PROFONDE PRÉOCCUPATION"


L'Union européenne a exprimé samedi sa "profonde préoccupation" à la suite de la saisie par l'Iran d'un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz, et mis en garde contre toute "nouvelle escalade". "Dans une situation déjà tendue, ce développement alimente les risques de nouvelle escalade et sape les efforts en cours pour trouver un moyen de résoudre la crise actuelle", a ajouté le service de la diplomatie de l'UE dans un communiqué.

Crise iranienne : le détroit d'Ormuz, entre enjeux économiques et escalade militaire

Crise iranienne : le détroit d'Ormuz, entre enjeux économiques et escalade militaire

PÉTROLIER SAISI : LONDRES CONVOQUE LE CHARGÉ D'AFFAIRES IRANIEN


Londres a convoqué samedi 20 juillet au ministère des Affaires étrangères le chargé d'affaires iranien au Royaume-Uni, à la suite de la saisie par l'Iran d'un pétrolier battant pavillon britannique.

L'ARABIE SAOUDITE VA ACCUEILLIR DES SOLDATS AMÉRICAINS, UNE PREMIÈRE DEPUIS 2003


Le ministère de la Défense saoudien a annoncé vendredi 19 juillet accueillir des forces américaines sur son sol, les deux pays étant désireux de faire "tout ce qui pourrait préserver la sécurité dans la région et sa stabilité", après les nouveaux incidents dans le Golfe et la "confiscation" d'un pétrolier britannique par l'Iran.

En direct

LA FRANCE DEMANDE LA LIBÉRATION DU PÉTROLIER BRITANNIQUE


Le ministère français des Affaires étrangères a appelé les autorités iraniennes à "libérer dans les meilleurs délais" le pétrolier britannique qu'elles ont saisi la veille, estimant qu'"une telle action nuit à la nécessaire désescalade des tensions dans la région du Golfe". Toujours dans le même communiqué, la France exprime sa pleine solidarité avec le Royaume-Uni.

Pétroliers britanniques interceptés par l'Iran : l'un a été relâché, l'autre est retenu dans un port

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RÉACTIONS


Washington a immédiatement réagi à la confiscation d'un navire pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz et dénonce la "surenchère de la violence" de l'Iran. De son côté, Londres se dit "extrêmement préoccupé" par "la saisie inacceptable" de "deux navires" par l'Iran. 

ECHANGE ENTRE MACRON ET TRUMP


La Maison-Blanche rapporte qu'Emmanuel Macron et Donald Trump ont évoqué ce vendredi par téléphone le dossier iranien, réaffirmant "les efforts en cours pour s'assurer que l'Iran n'obtienne pas l'arme nucléaire".

UN TANKER BRITANNIQUE "CONFISQUÉ"


Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé ce soir avoir "confisqué" un pétrolier britannique, le Stena Impero, dans le détroit d'Ormuz. Le propriétaire suédois du navire battant pavillon britannique a confirmé avoir perdu le contact avec le pétrolier, après une "attaque". "Nous sommes actuellement incapables de contacter le navire qui fait route vers le nord en direction de l'Iran", a déclaré la compagnie Stena Bulk dans un communiqué. 


Le bâtiment a été arraisonné par la force navale des Gardiens pour "non respect du code maritime international", "à la demande de l'Autorité portuaire et maritime de la province de l'Hormozgan", indique un communiqué sur Sepahnews, le site internet des Gardiens de la Révolution.


Le guide suprême iranien Ali Khamenei avait annoncé plus tôt que son pays répondrait "au moment et à l'endroit opportuns" à l'interception le 4 juillet du superpétrolier iranien Grace One par les autorités britanniques au large de Gibraltar.

"AUCUN DOUTE" SUR LE DRONE ABATTU SELON TRUMP


Donald Trump affirme de nouveau que les Etats-Unis ont bien "abattu" un drone iranien, jeudi, au-dessus du détroit d'Ormuz, ce que l'Iran a de son côté catégoriquement démenti. "Aucun doute, nous l'avons abattu", a déclaré le président américain depuis la Maison-Blanche. "Il n'y a aucune question sur le fait qu'il s'agissait d'un drone iranien", a ajouté son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton.

RÉACTION 


Washington affirme avoir"des preuves claires" de la destruction d'un drone iranien au-dessus du détroit d'Ormuz, annoncée par Donald Trump et démentie par Téhéran. "Nous avons des preuves très claires", a indiqué un responsable américain sous couvert d'anonymat, évoquant une possible vidéo. "Si des drones s'approchent trop près, ils seront abattus", a-t-il prévenu. Le Pentagone n'a quant à lui pas confirmé ce vendredi en milieu de journée l'existence d'images vidéo prouvant la destruction du drone iranien. 

Urgent

IRAN


Les forces armées iraniennes ont assuré que tous leurs drones envoyés en mission la veille étaient "bien rentrés" à leur base, démentant les propos du président américain Donald Trump selon lesquels un navire américain aurait détruit un appareil sans pilote iranien.

"En dépit des allégations délirantes et sans fondement de Trump, tous les drones [envoyés] dans le golfe Persique et le détroit d'Ormuz, y compris celui auquel pense le président américain, sont biens rentrés à leur base", a déclaré le général de brigade et porte-parole des forces armées Abdolfazl Shékarchi, cité par l'agence Tasnim.

Urgent

ERREUR ?


Les Etats-Unis ont pu abattre "un de leurs propres" drones au-dessus du détroit d'Ormuz, a estimé vendredi le ministre des Affaires étrangères adjoint iranien Abbas Araghchi, démentant que la République islamique ait perdu un appareil sans pilote la veille. 


"J'ai peur que l'USS Boxer ait abattu un de leurs propres [drones] par erreur", écrit M. Araghchi dans un message en anglais sur Twitter.


Donald Trump avait déclaré jeudi après-midi que l'USS Boxer avait abattu au-dessus du détroit d'Ormuz un drone iranien qui s'était approché dangereusement après avoir ignoré de multiples appels à s'éloigner du vaisseau.


Selon lui, le drone iranien se serait approché à moins de 1.000 mètres du navire amphibie USS Boxer, lequel aurait alors entrepris "une action défensive". "Le drone a été détruit immédiatement", a affirmé M. Trump.

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