EN DIRECT - Nucléaire iranien : Téhéran annonce une nouvelle réduction de ses engagements

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Guerre des nerfs entre l'Iran et les Etats-Unis

TENSIONS - Attaques contre des pétroliers, drones abattus... Les tensions sont prégnantes dans le Golfe. Ce vendredi, un tanker iranien a été la cible d'explosions à une centaine de kilomètres au large de l'Arabie saoudite. Son propriétaire les attribue à des tirs de missiles.

Live

NUCLÉAIRE

Alors que l'Iran a de nouveau reculé sur ses engagements nucléaires, notre reporter Michel Scott s'est rendu dans une des centrales du secteur, véritable coeur de la diplomatie iranienne.

REACTIONS

A l'unisson de l'UE ou de la Russie, le Royaume-Uni, participant à l'accord de Vienne limitant les activités nucléaires iraniennes, a appelé Téhéran à "revenir d'urgence au plein respect" de l'accord. Le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab a jugé dans un communiqué que ces activités "contreviennent clairement à l'accord et posent un risque pour notre sécurité nationale" et a appelé à un "dialogue international constructif", à la condition "que l'Iran tienne les engagements qu'il a pris et revienne d'urgence au plein respect".

REACTIONS

En conséquence, Moscou a expliqué observer "avec préoccupation le développement de la situation car la rupture de l'accord sur le nucléaire iranien ne présage, bien sûr, rien de bon". Tout en disant "comprendre les inquiétudes" face aux sanctions américaines "sans précédent et illégales".


L'UE  a également réagi, faisant part de sa préoccupation et exhortant l'Iran "à ne pas prendre de nouvelles mesures qui mineraient davantage l'accord sur le nucléaire qui devient de plus en plus difficile à défendre".


Et la France, à son tour, a "exhorté l'Iran à revenir sur ses décisions contraires à l'accord, tant dans ce cadre que de ses autres obligations nucléaires". Et de conclure en rappelant son "engamenent plein en faveur d'une désescalade des tensions".

ENGAGEMENTS NUCLÉAIRES

Nouvelle réduction des engagements nucléaires. Dans la suite de ses précédents renoncements à l'accord sur le nucléaire de Vienne, Téhéran a annoncé, ce mardi, par la voix de son président Hassan Rohani, son intention de reprendre ses activités d'enrichissement d'uranium dans une nouvelle usine, à Fordo, au sud de Téhéran.


"A partir de demain, nous commencerons à injecter du gaz à Fordo", a lancé le président iranien au sujet de cette usine où sont stockées 1044 centrifugeuses de première génération.


Cette annonce n'est pas une surprise, puisqu'elle survient au lendemain de l'expiration du nouveau délai de 60 jours que la République islamique avait donné à ses partenaires de l'accord de Vienne (Chine, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) pour contourner les sanctions économiques américaines en matière d'exportation.


Comme à l'occasion des autres désengagements, Téhéran a indiqué se maintenir sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

KHAMENEI

Toujours vivement opposé à la moindre négociation avec les Etats-Unis sur toute forme de désarmement nucléaire, le guide suprême Khamenei a rappelé toute son intransigeance sur ce dossier, dimanche 3 novembre. Et a tancé les efforts diplomatiques d'Emmanuel Macron, lors du G7 à Biarritz, allant dans ce sens.


Il a jugé le président français "soit très naïf, soit complice des États-Unis" s'il pense qu'"une rencontre avec le président (américain) va résoudre tous les problèmes". 


En plein rapport de forces sur ce dossier hautement sensible, l'ayatollah a donné une explication à son intransigeance : "L'opposition constante à des négociations avec les États-Unis est l'un des instruments importants dont dispose l'Iran pour les empêcher de prendre pied dans notre cher pays. Cette mesure dictée par la logique interdit à l'Amérique de ré-infiltrer l'Iran. Elle est une preuve du pouvoir et de la puissance véritables de l'Iran et montre que la puissance (des États-Unis) n'est que fiction".

Bonsoir

Nous reprenons ce live suite aux propos acides de l'ayatollah Kamenei à l'égard du président Macron.

EXPLOSIONS SUR UN TANKER IRANIEN 


Nous reprenons ce direct ce vendredi 11 octobre, après qu'un tanker iranien, le Sabiti, a été touché par deux frappes de missile présumées en mer Rouge, à une centaine de kilomètres du port saoudien de Jeddah, causant une fuite de pétrole. Selon son propriétaire, la National Iranian Tanker Company (NITC), opérateur administrant la flotte de navires pétroliers de l'Iran, a annoncé que "deux explosions" avaient touché la coque du navire. "Tous les membres de l'équipage sont sains et saufs", assure la NITC.

ETAT D'ALERTE

En réaction à ces tensions, l'Iran a déclaré dimanche 29 septembre que ses infrastructures pétrolières étaient en "état d'alerte" face à toute forme de menace "matérielle ou cybernétique". 

IRAN

Le dialogue offensif se poursuit entre l'Arabie saoudite et l'Iran. Dans un entretien, ce dimanche, le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a prévenu l'Arabie saoudite que "la sécurité ne s'achète pas", en référence à ses nombreux appels à l'intervention américaine pour sanctionner les attaques contre ses bases pétrolières, le 14 septembre dernier. Dans cettemême veine, le Pentagone a annoncé jeudi dernier l'envoi de 200 militaires et de missiles Patriot au Royaume. "Les Saoudiens essaient d'acheter la sécurité [en créant des] tensions et en ouvrant la voie à l'intervention des étrangers dans la région", a ainsi jugé Zarif.

IRAN

Tout en affichant sa défiance à l'égard d'une bonne partie de la communauté internationale, l'Iran continue de se défendre de toute ambition belliqueuse dans le dossier du nucléaire. Ainsi du président Rohani, qui a argumenté contre l'idée selon laquelle Téhéran revenait sur ses engagements nucléaires pour se doter de l'arme atomique.


Ce vendredi, à la télévision publique iranienne, il a ainsi expliqué : "Certains ont dit : 'Vous voulez mettre en place des centrifugeuses modernes, cela signifie que que vus vous dirigez vers l'arme nucléaire.'" Une référence aux nombreuses accusations développées les Etats-Unis pour justifier ses sanctions économiques contre Téhéran. 


Auxquelles Hassan Rohani fait valoir le fait que l'Iran continue d'accepter les inspections de l'AEIA, l'organisme chargé de vérifier la bonne mise en oeuvre des engagements sur l'accord nucléaire de 2015 (auxquels l'Iran n'avait, jusqu'à il y a quelques semaines, jamais failli) : "Quelqu'un qui veut l'arme nucléaire limite les inspections internationales. Nous n'avons jamais limité les inspections".

NUCLEAIRE

Enfin, comme annoncé, l'Iran a lancé l'enrichissement d'uranium dans ces centrifugeuses de type IR-4 et IR-6, a constaté ce jour l'Agence internationale de l'énergie atomique. Pour mémoire, l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 leur interdisait la production d'uranium sur des modèles autres que les centrifugeuses IR-1. Mais depuis le retrait américain de cet accord, l'Iran ne se sent plus tenu de respecter ses engagements.

TENSIONS

Les choses ne risquent pas de s'arranger, au regard de l'envoi par les Etats-Unis de 200 militaires et de missiles Patriot en Arabie saoudite, ce jeudi, comme annoncé par le Pentagone. Un déploiement qui "renforcera la défense aérienne et antimissile du royaume contre les infrastructures militaires et civiles cruciales", a annoncé le Pentagone.

DIPLOMATIE

La journée de jeudi n'aura pas franchement changé de celle de la veille, dans le cadre des négociations diplomatiques autour des tensions croissantes entre les Etats-Unis et l'Iran. Au contraire, la défiance iranienne à l'égard de l'Europe s'est peut-être même accrue. 


En témoigne cette sortie de l'ayatollah Khamenei qui, depuis Téhéran, fustige ainsi leur attitude : "Ils se présentent comme des médiateurs et disent beaucoup de choses, mais ils sont tous creux."


Une sortie à replacer dans le contexte des accusations de la France, du Royaume-Uni et de l'Allemagne sur la "responsabilité" de l'Iran dans les attaques contre les bases pétrolières saoudiennes du 14 septembre.


Des accusations balayées par Rohani, le président iranien : "Nous n'avons rien à voir là-dedans".

IRAN 


Le président iranien Hassan Rohani a déclaré ce mercredi devant l'Assemblée générale de l'ONU que l'Iran ne négocierait pas avec les Etats-Unis tant qu'ils imposeraient des sanctions contre Téhéran. "Au nom de ma nation, j'aimerais annoncer que notre réponse à toute négociation tant qu'il y aura des sanctions est négative", a-t-il lancé, alors que Washington vient encore de durcir sa pression économique. Aux Européens qui appelaient à une rencontre entre Donald Trump et lui, il a répondu : "Les photos souvenir sont la dernière étape d'une négociation, pas la première."


Hassan Rohani a par ailleurs réclamé à l'Arabie saoudite d'arrêter ses opérations militaires au Yémen, neuf jours après les attaques menées le 14 septembre contre des installations pétrolières saoudiennes attribuées par Washington à Téhéran. "La sécurité de l'Arabie saoudite sera garantie avec l'arrêt de l'agression au Yémen plutôt qu'en y invitant des étrangers" à y intervenir, a-t-il déclaré.

RÉCAP

Climat, Iran... Ce qu'il faut retenir du discours d'Emmanuel Macron à l'ONU

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Urgent

MACRON

Les conditions d'une négociation USA/Iran sont réunies, estime Macron


Emmanuel Macron, qui a multiplié les va-et-vient pendant deux jours entre ses homologues américain et iranien, a estimé que "les conditions d'une reprise rapide des négociations" avaient "été créées". "Il appartient maintenant à l'Iran et aux Etats-Unis d'Amérique de se saisir de ces conditions", par une "rencontre" Trump-Rohani ou par un processus plus "progressif", a-t-il lancé.

Urgent

RENCONTRE


Macron demande à Rohani de ne pas manquer l'occasion de rencontrer Trump. "S'il (Rohani) quitte le pays sans rencontrer le président Trump, honnêtement ce sera une occasion perdue car il ne reviendra pas avant plusieurs mois"

Urgent

ROHANI


"Aujourd'hui, l'Amérique, malheureusement, est le partisan du terrorisme dans notre région - et partout où elle est allée, le terrorisme s'est développé dans la foulée."


Le président iranien Hassan Rohani a estimé que son homologue américain Donald Trump devait "rétablir la confiance" entre les Etats-Unis et l'Iran avant toute rencontre entre les deux dirigeants.


"Avant cela, nous devons créer un climat de confiance mutuelle", or "M. Trump a mis fin à cette confiance" en retirant Washington de l'accord sur le nucléaire iranien, a dit Hassan Rohani à la chaîne américaine Fox News qui l'interrogeait sur une possible rencontre cette semaine à l'ONU. "Si le gouvernement américain veut dialoguer, il doit créer les conditions nécessaires". 

Urgent

RENCONTRE

Macron rencontre une nouvelle fois Rohani, après un entretien avec Trump.


Ce second rendez-vous Macron-Rohani en 24 heures, non annoncé à l'agenda, intervient après de nouveaux échanges tendus entre les deux pays, Donald Trump ayant menacé de durcir les sanctions contre Téhéran à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU.

MÉDIATION 


Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a affirmé mardi avoir été chargé par Donald Trump d'une médiation auprès de l'Iran pour faire baisser les tensions. "Trump m'a demandé si nous pouvions contribuer à une désescalade de la situation et peut-être obtenir un nouvel accord" nucléaire, a déclaré le responsable pakistanais à des journalistes à l'ONU, après avoir rencontré séparément le président américain et le chef d'Etat iranien, Hassan Rohani.

MACRON 


Emmanuel Macron a appelé, depuis la tribune de l'ONU, les Etats-Unis et l'Iran à reprendre des "négociations" pour éviter les "risques d'embrasement" dans le Golfe. "Plus que jamais le temps est à la reprise des négociations entre les Etats-Unis d'Amérique, l'Iran, les signataires du JCPOA (accord sur le nucléaire iranien) et les puissances de la région concernées au premier titre par la sécurité et la stabilité de celle-ci", a-t-il déclaré.

NATIONS UNIES


Donald Trump a promis ce mardi de continuer à "durcir" les sanctions contre l'Iran tant que Téhéran ne changerait pas d'attitude au Moyen-Orient. "Les sanctions ne seront pas levées aussi longtemps que l'Iran gardera un comportement menaçant. Elles seront durcies", a-t-il déclaré à l'Assemblée générale des Nations unies. "Tous les pays ont le devoir d'agir. Aucun gouvernement responsable ne devrait subventionner la soif de sang de l'Iran", a-t-il également ajouté.


Une façon d'augmenter encore la pression, au moment où les pays européens multiplient les initiatives pour faire tenter de faire baisser la tension. Après avoir rencontré Hassan Rohani lundi, Emmanuel Macron doit ainsi revoir Donald Trump ce mardi après-midi. "J'ai eu une longue discussion d'une heure trente avec le président Rohani, qui je pense a permis d'esquisser des voies de passage. Elles sont très ténues", a déclaré le président de la République dans la matinée, disant espérer arriver "à avancer dans les prochaines heures".


La chancelière allemande Angela Merkel devait, elle aussi, de son côté rencontrer séparément ses homologues américain et iranien, tout comme le Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui a lui aussi tenté une médiation par le passé. Mais la tension reste palpable. Mardi matin toujours, l'Iran a rejeté le "réquisitoire irresponsable" de Berlin, Londres et Paris, qui ont accusé la veille Téhéran d'être responsable des attaques en Arabie saoudite.

DÉCRYPTAGE

Attaques dans le Golfe : "L'Iran cherche à instaurer un rapport de force"

Attaques dans le Golfe : "L'Iran cherche à instaurer un rapport de force"
Urgent

MACRON, MERKEL ET JOHNSON ACCUSENT L'IRAN


Emmanuel Macron, Angela Merkel et Boris Johnson, ont accusé lundi l'Iran d'être "responsable" de l'attaque du 14 septembre dernier contre des installations pétrolières saoudiennes, exhortant Téhéran à "s'abstenir de toute nouvelle provocation".


"Il est clair pour nous que l'Iran porte la responsabilité de cette attaque. Il n'y a pas d'autre explication plausible", déclarent ainsi les trois dirigeants européens dans un communiqué commun à l'issue d'une rencontre en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. 

RENCONTRES ENTRE MACRON, TRUMP ET ROHANI


Emmanuel Macron a annoncé la tenue de plusieurs rencontres séparées avec ses homologues américain Donald Trump et iranien Hassan Rohani, lundi 23 et mardi 24 septembre.


"J'ai eu une réunion informelle avec Trump ce matin, je verrai Rohani ce soir et de nouveau Trump demain", a annoncé le Président français, qui cherche à organiser un entretien bilatéral entre ces deux dirigeants en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

EMMANUEL MACRON


Le président français espère encore que "quelque chose se passe" sur le dossier iranien lors de l'Assemblée générale de l'ONU, même si les attaques contre l'Arabie Saoudite ont "changé la donne", a-t-il confié à quelques journalistes en route pour New York.


"Est-ce qu'on a augmenté les chances d'une rencontre" entre Donald Trump et Hassan Rohani "avec ces frappes ? Non. Il faut être lucide. On voit bien que les choses sont en train de se tendre", a-t-il déclaré dimanche soir à quelques journalistes embarqués dans son avion, dont ceux du Parisien et du Monde.


"Les Iraniens sont sur le chemin d'une montée en tension qui est une erreur stratégique", "pour eux-mêmes, comme pour la région et la sécurité collective", a-t-il souligné. 


"Il y a un enjeu à New York. Les deux protagonistes de la crise sont là. Il y a une unité de lieu et pas tout à fait une unité d’action car nous ne sommes pas en Arabie saoudite, mais quelque chose peut se passer."

ATTAQUES EN ARABIE SAOUDITE


Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a accusé Téhéran d'être derrière les attaques de deux installations pétrolières en Arabie Saoudite,  selon l'agence de presse Presse association. "Je peux vous dire que le Royaume-Uni attribue à l'Iran avec un très haut degré de probabilité les attaques d'Aramco (le géant pétrolier saoudien qui gère le site)", a déclaré le dirigeant conservateur à bord d'un avion l'emmenant à New York pour l'Assemblée générale des Nations Unies, où il doit rencontrer le président iranien Hassan Rohani. 

LE PÉTROLIER LIBÉRÉ


Le porte-parole du gouvernement iranien, Ali Rabiei, a indiqué lundi que le tanker suédois battant pavillon britannique Stena Impero, arraisonné en juillet par l'Iran dans le détroit d'Ormuz, était désormais "libre de ses mouvements".


"La procédure légale a pris fin et les conditions pour permettre de relâcher le pétrolier sont remplies de telle sorte que le tanker est désormais libre de ses mouvements", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

REPONSE

Mike Pompeo semble avoir revu à la baisse ses ambitions concernant la réponse à donner à l'Iran sur la base des accusations qui visent la République islamique : "Nous sommes ici pour bâtir une coalition destinée à parvenir à la paix et à une solution pacifique". Par la même occasion, il a assuré qu'il y avait un "consensus" dans la région pour dire que les attaques ont été commanditées et organisées par l'Iran.

REACTION

De son côté, l'Iran ne s'en laisse pas compter : dans un entretien à CNN, son ministre des Affaires étrangères a assuré que ces preuves étaient "fabriquées de toutes pièces", accusant l'Arabie saoudite comme les Etats-Unis de vouloir provoquer une guerre. "Ils veulent rejeter la faute sur l'Iran, afin de réaliser quelque chose, et c'est pour cela que je dis que c'est de l'agitation en vue d'une guerre. C'est fondé sur des mensonges et une supercherie".


Questionné quant à la réaction qu'aurait l'Iran si son territoire devait être l'objet "d'une frappe militaire américaine ou saoudienne", Zarif a répondu : "Une guerre totale".

REACTIONS

Très remonté contre la République islamique, peut-être plus encore que Donald Trump, qui joue la montre, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a de nouveau accusé l'Iran d'être derrière ces attaques, en parlant d'"acte de guerre" et indiquant qu'il allait évoquer "une réponse" avec ses alliés des Emirats arabes unis. 


La France, par la voix de Jean-Yves Le Drian, a jugé "relativement peu crédible" l'idée d'une revendications des Houthis, ces rebelles yéménites qui combattent un pouvoir lié à l'Arabie saoudite. "Manifestement, il y a eu plusieurs outils militaires qui ont été utilisés, des drones, peut-être même des missiles", a listé le patron du Quai d'Orsay, qui disait en creux que les rebelles n'étaient pas en capacité de mener ce type d'opération.

REVELATIONS

La tension va croissante autour de l'Iran. Ce matin, la chaîne CBS, citant un responsable américain, a assuré que les attaques des deux bases pétrolières en Arabie avaient été approuvées par l'ayatollah Khamenei, numéro 1 du régime iranien. A la seule condition, a-t-il poursuivi, que les Iraniens en nient la responsabilité et qu'aucune preuve ne les y lie.


Sauf que, aux dires de ce même responsable, les Américains ont à disposition des preuves reliant l'Iran aux attaques : plus que des débris de missiles qu'ils présentent comme des missiles iraniens, ils ont en leur possession des photos qui montreraient les Gardiens de la révolution islamique se préparer à cette attaque.

OPTIONS


Donald Trump dit disposer de "beaucoup d'options" pour répondre à l'Iran après les attaques samedi contre les infrastructures pétrolières saoudiennes que Washington impute à Téhéran. 


"Il y a beaucoup d'options. Il y a l'option ultime et il y a des options bien moins élevées que cela", a répondu le président américain aux journalistes l'interrogeant depuis Los Angeles, en faisant allusion à une possible réponse 

militaire à l'Iran.   


M. Trump a également précisé que le détail des nouvelles sanctions contre le régime islamique serait précisé "d'ici 48 heures", quelques heures après avoir annoncé leur durcissement "substantiel" sur Twitter. 

Urgent

TENSIONS


Pour Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, les attaques en Arabie Saoudite sont "un acte de guerre".


Il assure que l'Arabie saoudite a été frappée par une "attaque iranienne".

ENQUÊTE

A son tour, l'Onu a annoncé l'envoi d'experts en Arabie saoudite. Un envoi au titre de l'accord sur le nucléaire qui prévoit notamment un embargo sur les armes au Yémen. Ce qui est précisément ce que l'Iran est accusé d'avoir fait, s'il s'avérait qu'il avait armé les rebelles yéménites. La France a également envoyé des enquêteurs, a annoncé Paris ce matin.

ISRAËL

Si la nature des sanctions dont les Etats-Unis ont annoncé le durcissement n'est pas encore connue, la nouvelle a en tout cas fait un heureux : le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Ce dernier, que les urnes ont renvoyé dos à dos avec le centriste Benny Gantz, a salué l'annonce américaine : 


"L'attaque a été lancée depuis le Nord et a été incontestablement parrainée par l'Iran", a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Turki al-Maliki, au cours d'une présentation où ont été dévoilés des débris de "drones" et de "missiles de croisière".

ACCUSATIONS

L'Arabie saoudite a réaffirmé mercredi 18 septembre sa position quant au responsable de l'attaque de ses deux bases pétrolières : "L'attaque a été lancée depuis le Nord et a été incontestablement parrainée par l'Iran", a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Turki al-Maliki, au cours d'une présentation où ont été dévoilés des débris de "drones" et de "missiles de croisière".

SANCTIONS

Jusqu'à présent, il doutait encore. Il semblerait que ce ne soit plus le cas. Le président Trump a annoncé, mercredi 18 septembre, venir "d'ordonner au secrétaire au Trésor de durcir substantiellement les sanctions contre l'Etat iranien". Une décision qui intervient après les attaques contre deux bases pétrolières en Arabie saoudite, et dont le Royaume comme son allié américain, soupçonnent l'Iran d'être l'instigateur.

ROHANI

"L'enquête" portant sur la responsabilité des attaques contre les bases pétrolières en Arabie saoudite se poursuit. Après avoir d'abord qualifié les accusations à son encontre - notamment formulées par les Etats-Unis et l'Arabie saoudite - d'"insensées", la République islamique a écrit à Washington une "note officielle" dans laquelle elle insistait "sur le fait qu'elle n'a joué aucun rôle dans cette attaque". Et de menacer, alors que les Etats-Unis sont à Jeddah pour envisager la "réponse" à l'Iran, de réfléchir à son tour à "une réponse immédiate d'une portée bien plus grande qu'une simple menace". 


Téhéran ne s'est toutefois pas privé de donner ses impressions sur ces attaques, revendiquées par les rebelles yéménites houthis, dont il a pris le parti face aux forces légalistes, soutenues, elles par l'Arabie saoudite, grand allié des Etats-Unis : "Les Yéménites n'ont pas frappé un hôpital, une école, mais un centre industriel, attaqué pour vous mettre en garde", a souligné le président Rohani ce mercredi. Et de conseiller aux Etats-Unis de "tirer les leçons de cet avertissement" et de "considérer qu'il pourrait y avoir une guerre dans toute la région".


La France va, elle aussi, participer à l'enquête. Condamnant "fermement les attaques ayant visé des sites pétroliers", Paris a assuré l'Arabie saoudite de sa "solidarité" et annoncé l'envoi "d'experts pour faire toute la lumière sur l'origine et les modalités des attaques".

C'EST NON


Donald Trump, qui n'avait jusqu'ici pas écarté la possibilité d'un entretien avec le président iranien Hassan Rohani, a dit mardi qu'il préférait "ne pas (le) rencontrer", à l'heure où Washington se dit sûr que Téhéran est l'auteur d'une attaque contre l'Arabie saoudite.


"Je n'exclus jamais rien, mais je préfère ne pas le rencontrer" lors de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, a répondu M. Trump à un membre de la presse qui lui demandait si une rencontre avec M. Rohani était encore possible.

CONFIRMATION ?


Les Etats-Unis ont la certitude que l'attaque du week-end contre l'Arabie saoudite a été menée depuis le sol iranien et que des missiles de croisière ont été utilisés, a indiqué mardi à l'AFP un responsable américain.


Bien que l'attaque ait été revendiquée par les rebelles pro-iraniens Houthis qui tirent, depuis le Yémen, régulièrement des missiles balistiques sur des cibles dans le sud de l'Arabie saoudite, avec une précision toute relative, les services de renseignement américains disposent d'éléments qui permettent de localiser l'origine des tirs, a précisé ce responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

ETATS-UNIS

Pendant ce temps-là, la détermination des Américains à soutenir son allié saoudien ne faiblit pas : le secrétaire d'Etat Mike Pompeo décollera ainsi dans le courant de la journée pour l'Arabie saoudite pour "évoquer" la "réponse" aux attaques contre ces installations pétrolières. 

ESCALADE DES TENSIONS

Au-delà de la question du nucléaire, un autre sujet vient alimenter les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, avec l'attaque de deux installations pétrolières en Arabie saoudite, revendiquée par des rebelles Houthis du Yémen, soutenus par l'Iran. 


Lundi 16 septembre, l'Arabie saoudite a accusé, sans fournir de preuves, l'Iran d'avoir fourni les armes qui ont permis cette attaque, qui a déjà eu pour conséquence de faire augmenter le cours du pétrole et les prix à la pompe de 4 à 5 centimes en France. 


Le royaume a aussitôt pu compter sur le soutien de son allié américain, qui a affirmé avoir "la certitude que ces raids avaient été menés depuis le sol iranien" et préparait un dossier pour prouver ces accusations aux Européens, aux Nations unies, la semaine prochaine. Des accusations qualifiées d'"insensées" par les Iraniens.


Dans ce contexte houleux, Donald Trump a prêché le pour et le contre. Soutenant qu'il avait "les armements les plus puissants du monde", il a écarté un affrontement militaire avec l'Iran et n'a pas "exclu" l'hypothèse d'une rencontre avec Hassan Rohani à New York.


Une hypothèse que l'Iran a, de son côté, exclu, par la voix de son numéro 1, l'ayatollah Khamenei. La condition préalable pour une reprise du dialogue est toujours la même : "Si les Etats-Unis [...] se repentent de s'être retirés" de l'accord sur le nucléaire iranien, et qu'ils décident d'y revenir, "alors ils pourront participer aux discussions entre l'Iran et les autres membres".

PAS DE RENCONTRE

Hassan Rohani n'a"pas prévu" de rencontre avec DonaldTrump, en marge de la 74e session de l'Assemblée générale del'Onu, a indiqué un porte-parole de la diplomatie iranienne. Une position qui n'a rien de surprenant, l'Iran ayant prévenu à maintes reprises qu'il était hors de question pour lui de rencontrer les Etats-Unis dans un cadre bilatéral.


La condition préalable ? Que les Etats-Unis réintègrent l'accord sur le nucléaire iranien et "mettent fin à leur terrorisme économique".

ROHANI


Suite au renvoi de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale et partisan d'une attitude à l'égard de l'Iran, Donald Trump  a affirmé mardi être prêt à voir le président iranien Hassan Rohani.


Ce mercredi, le président iranien lui a répondu ce mercredi en affirmant que le "bellicisme" américain échouerait et prévenu que son pays était prêt à réduire encore davantage ses engagements pris dans le cadre de l'accord international de 2015 sur son programme nucléaire.


"Les Américains doivent comprendre que le bellicisme ne joue pas en leur faveur (...) et doit être abandonné", a déclaré M. Rohani lors d'une réunion avec son cabinet, selon le compte Twitter du gouvernement.

TRUMP


Mardi 10 septembre, malgré l'annonce de nouvelles sanctions contre Téhéran, Donald Trump s'est dit prêt à rencontrer son homologue iranien Hassan Rohani "sans conditions préalables" afin d'évoquer la question du nucléaire iranien. "Le président l'a dit clairement, il est prêt à une rencontre sans conditions préalables, mais nous maintenons la campagne de pression maximale" (sur l'Iran), a déclaré lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor.


Après un G7 fructueux, en août à Biarritz, au cours duquel l'idée d'un dialogue direct entre Trump et Rohani avait vu le jour, le président américain avait évoqué début septembre le rassemblement annuel des Nations unies à New York (programmé à la fin du mois) comme théâtre potentiel de cette rencontre. Le pensionnaire de la Maison Blanche souhaite également que ce dialogue ait lieu sans contrepartie ou condition préalable. Or le président iranien a déjà indiqué qu'une telle rencontre ne pouvait s'envisager qu'en cas de levée des sanctions contre son pays.

ISRAËL


Le Premier ministre israélien Benjamin  Netanyahu a accusé l'Iran d'avoir construit, puis détruit, un site visant à la fabrication d'armes nucléaires qui était jusqu'à présent inconnu. "Aujourd'hui nous révélons que l'Iran avait un autre site nucléaire secret", a déclaré de manière théâtrale le chef du gouvernement israélien à la presse à Jérusalem. Ces preuves sont fondées selon lui sur des documents originaux iraniens obtenus l'an dernier par Israël, qui, malgré les démentis répétés de Téhéran, accuse depuis de nombreuses années l'Iran de chercher à fabriquer l'arme nucléaire.

URGENCE

Malgré ce qui ressemble à un exercice de transparence, l'AIEA ne semble pas satisfaite des informations mises à disposition par Téhéran. En effet, l'agence a "souligné [lundi] la nécessité pour l'Iran de répondre promptement aux questions" qui lui sont adressées. 

INSTALLATIONS

L'Iran a bien avancé dans sa promesse de rompre avec ses engagements de l'accord de 2015, a jugé l'Agence internationale de l'énergie atomique, en visite à Téhéran ce week-end. Dans un communiqué publié lundi, le porte-parole de l'agence chargée du contrôle du respect de l'accord a ainsi constaté que la République islamique "avait installé ou étant en train d'installer" sur son site de Natanz 22 centrifugeuses IR-4, une IR-5, une trentaine d'IR-6. Sans surprise, puisque c'est l'installation qui avait été dévoilée par Téhéran, samedi 7 septembre.


Ces centrifugeuses permettront à l'Iran d'accroître bien au-delà de la limite des 300 kg d'uranium qu'il est autorisé à produire. Selon les termes de l'accord,  l'Iran n'était pour le moment autorisé à produire de l'uranium enrichi qu'avec des centrifugeuses de première génération (IR-1). 

VISITE


Le directeur général par intérim de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Cornel Feruta, est arrivé à Téhéran dimanche pour des rencontres de haut niveau avec des responsables iraniens, a rapporté l'agence semi-officielle Isna. 


Cette visite intervient au lendemain de l'annonce par l'Iran de la mise en route de centrifugeuses avancées devant augmenter son stock d'uranium enrichi, troisième étape de la réductions de ses engagements en matière nucléaire pris en 2015 dans le cadre d'un accord international conclu à Vienne. La visite de Feruta doit consister à "des vérifications et au suivi de l'AIEA en Iran dans le cadre du JCPOA", le nom donné à l'accord sur le nucléaire iranien qui a permis la levée de sanctions internationales contre l'Iran en échange d'une limitation de son programme nucléaire. 


Malgré le lancement de cette troisième phase de réductions de ses engagements, la République islamique a souligné qu'elle continuerait d'autoriser le même accès aux inspecteurs de l'AIEA chargés de surveiller son programme nucléaire.


En réponse, l'agence onusienne avait affirmé être "au courant" de l'annonce iranienne et que ses inspecteurs sur le terrain rendraient compte prochainement de la situation.

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