EN DIRECT - Offensive en Syrie : 14 civils tués vendredi malgré la trêve

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Offensive turque contre les forces kurdes en Syrie

CONFLIT - Depuis le 9 octobre, la Turquie a lancé une opération militaire dans le nord de la Syrie contrôlé par les Kurdes. Une offensive qui a déjà entraîné la mort de plusieurs centaines de personnes, dont des civils, et l'exode de dizaines de milliers d'autres. Jeudi, à l'issue d'une rencontre avec le président turc Erdogan, le vice-président américain Mike Pence a annonée un cessez-le-feu pour permettre le retrait des forces kurdes. Suivez les dernières infos.

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"DIPLOMATIE"

CRITIQUE EUROPEENNE

Plus tôt dans la journée, l'UE avait vivement critiqué le "cessez-le-feu" proposé par Ankara, en accord avec Washington. Donald Tusk, le président du Conseil européen, avait ainsi jugé qu'il s'agissait ni plus, ni moins, d'une "demande de capitulation pour les Kurdes".

BILAN HUMAIN

14 civils ont été tués dans des raids aériens perpétrés par Ankara au nord-est du pays, vendredi 18 octobre, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Un bilan qui tombe alors que, la veille, le président Erdogan avait annoncé une trêve d'une durée de cinq jours. 


"Des raids aériens et des tirs d'obus vendredi ont tué 14 civils dans le village de Bab al-Kheir et d'autres villages des environs", a précisé l'ONG.

MACRON

MACRON

"Sur la Turquie, nous avons eu une discussion à propos de notre souveraineté, et notamment en ce qui concerne Chypre, et du respect de la zone économique dy pays, en condamnant les incursions répétées de la Turquie. Nous avons aussi pris une position commune condamnant l'intervention dans le nord-est syrien, décidant de suspendre nos exports d'armes à destination de la Turquie. Nous nous coordonnerons très étroitement sur le sujet. Nous avons aussi décidé, avec le premier ministre Johnson, la chancelière Merkel, de voir le président Erdogan, à Londres. C'est une manière de remettre en cohérence qu'est l'Otan car, pour qui l'aurait oublié, la Turquie est membre de l'Otan."

L'OFFENSIVE "REPRENDRA" SI LES KURDES NE QUITTENT PAS LA ZONE


Le dirigeant turc a estimé que "sans le départ de ces organisations terroristes [YPG, Daech et YPD], la zone n’aura pas la paix". Et l'offensive "reprendra" donc dès mardi soir si l'accord n'est pas respecté.  Lors d'une conférence de presse, il a assuré cependant que dès que ces groupes quitteront la frontière, la Syrie retrouvera "l’intégralité de son territoire légitime".


Recep Tayyip Erdogan a rappelé qu'il voulait le retour d'un à deux millions de réfugiés syriens dans la zone sécurisée où des affrontements ont eu lieu. En tout, Ankara dit accueillir 3,6 millions d'exilés dont 350.000 seraient des Kurdes "ayant fui les zones occupées par le PKK/YPG".

CINQ CIVILS TUÉS, SELON L'OSDH


Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), cinq civils ont été tués dans un raid aérien turc à l'est de Ras al-Aïn, en Syrie, alors qu'une trêve a été acceptée par Ankara jeudi soir.

"C'EST DE LA DÉSINFORMATION"


Il n'y a "pas d'affrontements dans la zone de sécurité", a indiqué Recep Tayyip Erdogan, selon l'agence gouvernementale turque. Alors que des ONG, des journalistes et une photo témoignent de la reprise d'affrontements dans la ville de Ras al-Aïn, le dirigeant turc parle de "désinformation".


Une correspondante de l'AFP présente côté turc de la frontière dit avoir entendu des frappes d'artillerie et des explosions, et une photo de l'agence montre des volutes de fumée blanche dans le ciel du côté syrien.

2.300 EXILÉS EN IRAK (ONU)


Selon les Nations unies, plus de 2.300 réfugiés ont fui les combats dans le nord-est de la Syrie pour se réfugier en Irak au cours des derniers jours. La majorité sont "des femmes, des enfants et des personnes âgées", a précisé un porte-parole lors d'une conférence de presse à Genève. Alors que 1.600 exilés syriens ont été acheminés depuis la frontière jusqu'à un camp de réfugiés à environ 150 kilomètres à l'est de la Syrie, 734 personnes ont franchi la frontière dans la nuit. 


L'ONU a aussi rapporté que des réfugiés avaient raconté à leur arrivée en Irak qu'il leur avait fallu "des jours pour rejoindre la frontière car ils devaient se déplacer au milieu des bombardements et des combats".


En tout, l'organisation internationale estime qu'environ 166.000 personnes ont été contraintes de quitter leur foyer depuis l'offensive, alors que l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) en dénombre 300.000.

UNE ÉQUIPE MÉDICALE BLOQUÉE


Une équipe médicale n'a "pas été autorisée à entrer"  à Ras al-Aïn, où des "tirs sporadiques" ont lieu, selon le responsable de l'hôpital d'une ville voisine. Cité par l'AFP, Hassan Amin explique ainsi que des autorités kurdes ont tenté de dépêcher une équipe médicale sur place pour tenter d'évacuer les blessés des derniers jours. En vain. Ce responsable, pour qui "la situation des blessés est critique et leur nombre élevé", accuse des rebelles proturcs.

AMNESTY INTERNATIONAL


Le communiqué complet - en anglais - d'Amnesty International, qui accuse la Turquie de "crimes de guerre", est à retrouver ici. 

"IL FALLAIT LES LAISSER SE BATTRE"


La remarque fait déjà vivement réagir. Donald Trump a comparé la Turquie et les Kurdes à deux gamins qui se disputeraient sur un lopin, expliquant qu'il aurait sciemment laissé les deux ennemis s'affronter. "Ce n’était pas conventionnel, ce que j’ai fait, mais je me suis dit qu'il avait besoin de se bagarrer un peu", a-t-il lancé lors d’un meeting à Dallas, au Texas. Et d'ajouter : "C'est comme deux gamins, on les laisse se bagarrer un peu, et puis on les sépare." Le locataire de la Maison blanche s'est ensuite félicité d'être arrivé à demander une "pause", entre les Kurdes "nos amis" et le président Recep Tayyip Erdogan, un vrai "gentleman". Pour rappel, selon l'OSDH, l'offensive a fait au moins 71 morts parmi les civils.


Des propos décrits comme "obscène" et "ignares" par Brett McGurk, un ex-envoyé spécial du Président américain auprès de la coalition internationale.

AMNESTY DÉNONCE DES "CRIMES DE GUERRE" EN SYRIE


Amnesty International accuse la Turquie de "crimes de guerre" en Syrie, dont des "exécutions sommaires" et des attaques meurtrières contre des civils.


"Les forces militaires turques et une coalition de groupes armés soutenue par la Turquie ont fait preuve d'un mépris honteux pour les vies civiles", écrit l'ONG dans un communiqué. Un constat réalisé sur la base de témoignages de 17 sources, dont des secouristes, des travailleurs médicaux, des exilés, des journalistes ou des humanitaires, et sur l'analyse et la vérification de documents tels que de vidéos ou des constats médicaux. 

TIRS "SPORADIQUES" EN SYRIE


Comme le montre cette photo de l'AFP, des combats ont toujours lieu à la frontière syro-turque. Tandis que l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) décrit des "tirs d'artillerie sporadiques" dans la ville de Ras al-Aïn,  des médias arabes ou des journalistes locaux évoquent, eux, des "bombardements turcs".

L’UE RÉAGIT 


Les dirigeants de l'Union européenne ont pris note jeudi de la suspension de l'opération militaire lancée par la Turquie dans le nord-est de la Syrie et ont de nouveau appelé Ankara à "mettre fin à son action militaire" et à "retirer ses forces".

"DAECH EST TOTALEMENT SOUS CONTRÔLE"


La Maison Blanche publie l’annonce du président américain après le cessez-le-feu. Donald Trump un "un travail fantastique", que "personne n’a été capable depuis des années", en passant par une méthode "non conventionnelle".  


Il remercie le président turc et les Kurdes pour cet accord, précisant que "Daech est totalement sous contrôle" dans la région, où des arrestations de djihadistes "continuent d’avoir lieu". Un cessez-le-feu qu’il estime comme étant dans le "meilleur intérêt de la civilisation", qui dépasse la Turquie, la Syrie ou les Kurdes, puisque "des millions de personnes auraient pu être tuées".

CESSEZ-LE-FEU

Syrie : la Turquie accepte de suspendre son offensive pendant 120 heures, les Kurdes prêts à respecter la trêve

Syrie : la Turquie accepte de suspendre son offensive pendant 120 heures, les Kurdes prêts à respecter la trêve
Urgent

FDS


Les forces kurdes en Syrie acceptent l'initiative d'une trêve dévoilée par Washington et Ankara. "Nous sommes prêts à respecter le cessez-le-feu", a annoncé le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS) Mazloum Abdi, lors d'une intervention téléphonique sur la chaîne de télévision kurde "Ronahi".

REACTION


Donald Trump évoque un "grand jour" pour la Turquie et pour les Kurdes. "Nous avons un cessez-le-feu de cinq jours", a déclaré M. Trump depuis Fort Worth, au Texas. "Les Kurdes sont incroyablement heureux de cette solution", a-t-il ajouté, se disant particulièrement satisfait que les négociations aient abouti "aussi vite".

Urgent

La Turquie confirme la "suspension" de l'offensive en Syrie. Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu a confirmé cet accord : "Nous suspendons l'opération, nous ne l'arrêtons pas", a déclaré M. Cavusoglu à la presse. "Nous pourrons arrêter l'opération seulement lorsque (les forces kurdes) se seront retirées complètement de la région", a-t-il ajouté.

Urgent

La Turquie va suspendre son offensive dans le nord de la Syrie pendant cinq jours et y mettre fin après un retrait des forces kurdes de ce secteur durant ce délai, a annoncé jeudi le vice président américain Mike Pence à Ankara. "Des millions de vies vont être épargnées", a estimé de son côté peu de temps avant le président des Etats-Unis, sans plus de précisions.

BACHAR AL-ASSAD


Dans une déclaration, Bachar al-Assad promet de faire face à l'offensive turque "par tous les moyens  légitimes". Dénonçant l'"agression" de la Turquie, le président syrien a assuré que la Syrie "y  répondra et y fera face, sous toutes ses formes, dans n'importe quelle région  du territoire syrien et par tous les moyens légitimes disponibles", selon des  propos rapportés par les comptes de la présidence sur les réseaux sociaux.

Urgent

DES DJIHADISTES LIBÉRÉES ?


le groupe Etat islamique dit avoir "libéré" des femmes détenues par les Kurdes. Une unité "des soldats du califat" a attaqué mercredi un QG des forces  kurdes près de la ville de Raqa, "libérant des femmes musulmanes enlevées" par  les combattants kurdes, selon un communiqué posté sur les  chaînes Telegram de l'organisation jihadiste.

NAPALM OU PHOSPHORE BLANC ?


Tout au long du conflit qui ravage la Syrie depuis 2011, le terme napalm a  été utilisé pour décrire les bombes incendiaires fabriquées à base de  substances similaires au napalm comme le phosphore blanc. La napalm est composé d'essence gélifiée. Le phosphore blanc peut être utilisé notamment pour créer un écran de fumée, mais il peut aussi servir à la fabrication d'armes incendiaires  meurtrières, une utilisation interdite par le droit international.

LA TURQUIE A-T-ELLE UTILISÉ DU NAPALM ? 


 Les autorités kurdes en Syrie ont accusé  jeudi la Turquie d'utiliser des armes non conventionnelles comme le napalm dans  le nord de la Syrie, Ankara niant toutefois le recours à "des armes chimiques"  dans son offensive contre une milice kurde.


"En violation flagrante du droit et des traités internationaux, l'agression  turque contre (Ras al-Aïn) est menée avec tout type d'armes", a fustigé jeudi  dans un communiqué l'administration semi-autonome kurde.  "Face à l'échec évident de son plan, (le président turc Recep Tayyip)  Erdogan a recours aux armes interdites internationalement, comme le phosphore  ou le napalm", souligne le communiqué.

300.000 EXILÉS SELON L'OSDH 


L'offensive turque dans le nord-est de la Syrie a provoqué le déplacement de 300.000 personnes en huit jours, selon les données de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).


De nombreux déplacés ont trouvé refuge chez des proches dans des zones plus sûres, d'autres ont dormi en pleine campagne, et certains ont pu se réfugier dans l'une des quarante écoles de la province de Hassaké transformées en centres d'accueil pour déplacés, selon cette ONG qui s’appuie sur un vaste réseau de sources dans le pays.

Syrie : FDS, YPG, PKK… Que signifient ces acronymes en lien avec le conflit turco-kurde ?

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MISSION


Le vice-président des Etats-Unis Mike Pence et le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo se sont envolés mercredi vers la Turquie avec pour objectif d'obtenir qu'Ankara cesse son offensive contre les Kurdes en Syrie.  "Notre mission est de voir si nous pouvons obtenir un cessez-le-feu, si nous pouvons négocier", a déclaré Mike Pompeo à la presse avant de monter à bord de son avion.  Mike Pence rencontrera jeudi le président turc.

COURRIER


Dans une lettre dévoilée aujourd'hui, Trump invite Erdogan à ne pas "jouer au dur".

"Ne faites pas l'idiot !" : la lettre surréaliste de Trump à Erdogan contre l'offensive en Syrie

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SANCTIONS


Steven Mnuchin, secrétaire américain au Trésor, a affirmé que d’autres sanctions américaines étaient en préparation contre la Turquie si un cessez-le-feu n’était pas appliqué dans son offensive contre les Kurdes en Syrie. Elles pourraient viser d'autres ministères turcs ou des branches industrielles, a précisé le ministre des finances de Donald Trump lors d'un briefing avec des journalistes.

RÉUNION TENDUE


Lors d’une réunion sur la Syrie à la Maison Blanche, Donald Trump a traité la chef démocrate du Congrès, Nancy Pelosi, de "politicienne de bas étage". "Ce n'était pas un dialogue, c'était plutôt une diatribe, une diatribe venimeuse qui n'était pas basée sur des faits" , a rapporté Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat, après que les représentants de l’opposition ont décidé de couper court à la réunion."Nous avons vu le président craquer, c'est triste à dire", a commenté pour sa part Nancy Pelosi, qui a lancé le mois dernier une procédure de destitution contre Trump.

QUI SONT LES DJIHADISTES FRANÇAIS DÉTENUS EN SYRIE ?

VISITE OFFICIELLE


Ankara annonce ce mercredi soir que le président Erdogan va se rendre en Russie le 22 octobre pour rencontre Vladimir Poutine. La rencontre aura lieu dans la station balnéaire de Sotchi, a précisé la présidence dans un communiqué, ajoutant que Recep Tayyip Erdoğan ferait l'aller-retour dans la journée. Vladimir Poutine avait invité le président turc lors d'un entretien téléphonique mardi.

KURDES


Les forces kurdes annoncent ce mercredi soir le gel de leurs opérations contre Daech. "Nous avons gelé toutes nos activités contre Daech", a déclaré le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS) Mazloum Abdi, dans un entretien télévisé sur la chaîne kurde "Ronahi". Les FDS se contenteront d'opérations "défensives face à Daech", a-t-il ajouté. Cette déclaration intervient alors que la Turquie mène une offensive contre les zones kurdes du nord de la Syrie. 

Urgent

DONALD TRUMP


Donald Trump a affirmé ce mercredi ne pas avoir donné de "feu vert" à Erdogan pour envahir la Syrie. "Je ne lui ai pas donné de feu vert. Quand vous dites ça, c'est très trompeur", a-t-il affirmé. "C'était l'inverse d'un feu vert. D'abord, nous n'avions quasiment pas de soldats là-bas. Ils étaient partis pour la plupart."

Autre sujet évoqué, celui du PKK. "Le PKK, qui fait partie des Kurdes, comme vous le savez, est probablement pire en termes de terrorisme et un plus grande menace terroriste en bien des aspects que l'EI", a déclaré le président américain lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. 

EMMANUEL MACRON


Au cours d'une conférence de presse à Toulouse en compagnie d'Angela Merkel, Emmanuel Macron a tenu "à condamner l'offensive turque en Syrie pour qu'elle cesse le plus vite possible". Appelant la #Turquie à "prendre ses responsabilités", le président français a estimé qu'il s'agit d'une "attaque de nature à aider Daech à renaître de ses cendres".


"Je pense de plus en plus que nous obtiendrons cet accord", a dit Angela Merkel. "Nous sommes dans le sprint final". "Les échos que nous avons sont positifs", a précisé Emmanuel Macron, en soulignant "l'espoir et la volonté" des dirigeants européens "d'endosser un accord" au cours du conseil européen.

KOBANE


Les troupes du régime syrien ainsi que des soldats russes sont entrés mercredi à Kobané, une ville kurde syrienne à la frontière turque, en vertu d'un accord conclu entre Damas et les autorités kurdes pour contenir une offensive d'Ankara, selon une ONG.

Urgent

NATIONS UNIES


Dans une très courte déclaration adoptée à l'unanimité, le Conseil de sécurité de l'ONU s'inquiète "du risque de dispersion" des djihadistes retenus prisonniers dans le nord-est de la Syrie, sans toutefois réclamer la fin de l'offensive militaire turque contre les Kurdes. Les 15 membres du Conseil, incluant la Russie, acteur majeur dans le conflit déclenché il y a dix jours par Ankara, font part aussi de leur "grande préoccupation" face à l'éventualité d'une "détérioration accrue" de la situation humanitaire dans la région. 

FUITE BELGE


Deux djihadistes belges se sont échappés d'une prison kurde, relate Le Soir. D'après l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM), "deux combattants terroristes étrangers de sexe masculin se seraient échappés d'une prison du nord de la Syrie". 55 djihadistes et 69 enfants en lien avec la Belgique se trouvent actuellement dans la région, selon le directeur de l'OCAM.

LE DRIAN EN IRAK


Edouard Philippe annonce que le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian se rend dès ce soir en Irak pour y discuter du sort des djihadistes en Syrie.

TRUMP


"Les Kurdes sont très bien protégés. Et d'ailleurs, ce ne sont pas des anges", a déclaré Donald Trump ce mercredi depuis la Maison Blanche. Le président est accusé par ses alliés étrangers d'avoir "abandonné" la population kurde en retirant les troupes militaires américaines du nord-est de la Syrie. 

RENCONTRE ANNULÉE


Le président turc affirme qu'il ne rencontrera pas le vice-président des Etats-Unis, pourtant attendu à Ankara. Car selon Recep Tayyip Erdogan "les débats et les discours" en cours avec les délégations américaines en Turquie "trahissent un manque de respect" envers Ankara.


Au micro de la chaîne britannique Sky News, le dirigeant a prévenu qu'il ne "parlera qu'à Trump, s'il vient".

UNE ÉVENTUELLE "VAGUE MIGRATOIRE"


"L'Europe doit se préparer à l'éventualité d'une nouvelle vague de migrants et de réfugiés." Face aux menaces turques, d'"ouvrir les portes" aux 3,6 millions de migrants sur son sol, Athènes lève le ton à la veille de son premier conseil européen. Le Premier ministre, Kyriakos Mitsotakis juge effectivement qu'il est "inacceptable" que "l'Europe puisse faire l'objet d'un (tel) chantage". 


L'occasion pour le dirigeant conservateur de fermement condamner auprès de l'AFP "l'incursion" turque en Syrie car elle pourrait créer "une nouvelle pression migratoire" en Europe. "Le comportement d'Ankara rend la gestion du problème migratoire encore plus compliquée", a déploré Kyriakos Mitsotakis. 


Le chef de fil du parti conservateur a rappelé qu'il avait d'ores et déjà prévu de renvoyer quelque 10.000 migrants en Turquie d'ici 2020, comme l'autorise l'accord UE-Ankara de mars 2016.

LA GRÈCE MENACE DE "SANCTIONS" 


Face à une éventuelle crise migratoire, la Grèce prévient qu'elle n'acceptera pas de "gérer ce problème toute seule", comme ce fut le cas en 2015, quand un million de personnes se sont échouées sur ses côtes. Ce "fardeau", comme l'a décrit le Premier ministre lors d'un entretien avec l'AFP, devra ainsi être partagé par tous les pays dans un "exercice de solidarité européenne".


Devant le parlement grec, Kyriakos Mitsotakis avait déjà menacé de demander des "sanctions spécifiques" à l'encontre des pays européens "qui considèrent que ce n'est pas du tout leur problème".


Avec plus de 46.000 migrants arrivés en 2019, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Athènes a géré plus d'individus que l'Espagne, l'Italie, Malte et Chypre réunis. 

"NOUS N'ARRÊTERONS PAS"


Recep Tayyip Erdogan a à nouveau rejeté la mise en place d'un cessez-le-feu en Syrie, pourtant réclamé avec force par la France. "Nous n'arrêterons pas nos opérations en Syrie", a déclaré le dirigeant turc en réponse aux dirigeants occidentaux, qu'il accuse de ne pas avoir "présenté leurs condoléances" après la mort de "20 citoyens tués et des 170 citoyens blessés".


"Certains dirigeants essayent de mener une médiation. Il n'y a rien de tel dans l'histoire de la République turque que de s'asseoir à une même table avec une organisation terroriste", a-t-il affirmé.


Le dirigeant turc a ensuite "conseillé" à "tous les terroristes" se situant dans la "zone sécurisée" déterminée par son pays, de "déposer les armes avant ce soir, de détruire leurs pièges, et de quitter la zone".

"PAS DE MASSACRE DE CIVILS", SELON ERDOGAN


Le dirigeant turc a à nouveau balayé les critiques, occidentales et Kurdes, qui l'accusent notamment de tuer des civils. "La Turquie n'a jamais commis de massacre de civils dans son histoire et ne le fera jamais", a-t-il déclaré lors d'une allocution télévisée, traduite par une agence gouvernementale.


Pourtant, outre le génocide arménien, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) estime que 71 civils ont été tués par les troupes turques en sept jours d'offensive. Et une journaliste française a elle aussi témoigné de frappes visant des convois civils. 

EXIL


Au moins 500 Kurdes de Syrie ont été contraints de fuir ces quatre derniers jours vers le Kurdistan irakien alors que l'offensive de l'armée turque progresse dans le nord du pays, ont affirmé ce mercredi des responsables.


Un responsable provincial de Dohouk a confié à l'AFP que toutes ces familles avaient été escortées vers des camps de déplacés installés dans le nord-ouest de l'Irak, où des millions de déplacés irakiens avaient trouvé refuge depuis la percée de Daech en 2014.

"À L'HEURE ACTUELLE" LES CAMPS DE DJIHADISTES "PAS MENACÉS"


"A l'heure actuelle, l’offensive turque et le positionnement des Forces démocratiques syriennes n'ont pas abouti à ce que ces camps soient menacés", assure ce matin Jean-Yves Le Drian. Le ministre des Affaires étrangères a cependant rappelé que cette situation "offre toutes les possibilités pour la résurgence de Daech". Interrogé sur BFM TV, il a ainsi décrit la situation dans le nord de la Syrie comme étant "extrêmement grave". Et a critiqué une offensive turque, "inacceptable" et "condamnable". "Ce territoire est dans une situation dramatique et remet en cause notre propre sécurité."


Le ministre français a renouvelé sa volonté de réunir les ministres des Affaires étrangères des trente pays qui forment la coalition internationale pour savoir "ce qu'on fait". "Il y a un besoin de clarification: mettre tout sur la table, se dire qui fait quoi, qui continue, qui arrête."

INTERPELLATIONS À NANTES


Trois personnes, une femme et deux hommes, ont été interpellés à Nantes à 2h20 dans la nuit de mardi à mercredi alors qu’ils tentaient de mettre le feu et de dégrader le consulat général de Turquie, 20 Quai François Mitterrand. Ils ont été interpellés et placés en garde à vue. 

USA


Les Etats-Unis veulent continuer de coopérer avec les combattants kurdes des Forces démocratiques syriennes dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), selon un haut responsable du Pentagone.


"Nous allons voir quel genre de soutien nous pouvons continuer de fournir aux FDS même si nous n'avons plus de forces dans le nord" de la Syrie, a indiqué à la presse mardi ce haut responsable ayant requis l'anonymat.

Infos précédentes

La Turquie a mis sa menace à exécution. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé ce mercredi 9 octobre le début d'une nouvelle offensive militaire contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), soutenue par les pays occidentaux mais bête noire d'Ankara. "Les Forces armées turques et l'Armée nationale syrienne (des rebelles syriens soutenus par Ankara) ont débuté l'opération 'Printemps de la paix' dans le nord de la Syrie", a annoncé le chef d'État dans un message sur compte Twitter. 

Une opération militaire qui vise, selon le président Erdogan, "les terroristes des YPG et de Daech" et a pour objectif de mettre en place une "zone de sécurité" dans le nord-est de la Syrie. "La zone de sécurité que nous allons créer va permettre le retour des réfugiés syriens dans leur pays", a-t-il ajouté pour justifier l'opération.

Lire aussi

Des "raids aériens" et des tirs d'artillerie ont visé mercredi la région de Ras al-Aïn et ses environs, située dans le nord syrien à la frontière avec la Turquie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Rapportant la fuite de dizaines de civils, un correspondant de l'AFP a notamment pu voir des colonnes de fumée s'élever tout près de la frontière tandis que des avions survolaient le secteur. "Les avions de guerre turcs ont commencé à mener des frappes aériennes sur des zones civiles, il y a une forte panique parmi les gens", a indiqué de son côté un porte-parole des forces kurdes, Mustafa Bali.

Cette offensive, que la Turquie menaçait depuis plusieurs mois de lancer, est la troisième que mène Ankara en Syrie depuis 2016. Le président américain Donald Trump a semblé donner son feu vert dimanche 6 octobre à une telle opération avant de revenir sur ses propos et d'assurer que les États-Unis n'avaient "pas abandonné les Kurdes", qui ont joué un rôle crucial dans la défaite militaire de le groupe État islamique. Si les Occidentaux louent le rôle des YPG dans la bataille menée de front contre Daech, Ankara n'est pas du même avis. Elle considère ces combattants kurdes comme un groupe "terroriste" et une menace à sa sécurité en raison de ses liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui livre une guérilla sur le sol turc.

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