EN DIRECT - Macron condamne les "actes odieux" à Gaza

International
AFFRONTEMENTS - Deux jours après la mort causée par l'armée israélienne de nombreux civils palestiniens, qui manifestaient contre l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem, le Président français a condamné les exactions à Gaza, tout en tenant un discours de "fermeté" à l'endroit du Hamas.
Live

CONSÉQUENCES

A noter que, suite aux massacres, la Ligue arabe a plaidé, jeudi 17 mai, par l'intermédiaire de son secrétaire général Ahmed Aboul Gheit, pour l'ouverture d'une "enquête internationale" sur les "crimes" de l'armée israélienne.

MACRON

Interrogé en marge de son déplacement à Sofia, le Président a durement condamné les morts causés par l'armée israélienne parmi les manifestants palestiniens, à l'occasion du "Jour de rage", lundi 15 mai, en réaction à l'ouverture de l'ambassade américaine à Jérusalem. Emmanuel Macron a parlé d'"actes odieux - et ces victimes civiles - qui ont été commis en particulier sur la journée de lundi et en réalité encore dans les dernières heures"


"De la même façon, la France a appelé à des manifestations pacifiques et a condamné avec beaucoup de fermeté tous les propos tenus par le Hamas et l’ensemble des mouvements qui ont mis en danger la sécurité d’Israël".


“C’est cet équilibre que nous tenons depuis le début et donc il n’y a aucune complaisance à l’égard de qui que ce soit mais un attachement profond au respect des vies humaines et à la sécurité d’Israël”.

TURQUIE

"Si le silence persiste face à la tyrannie israélienne, le monde va s'enfoncer rapidement dans un chaos où les bandits feront la loi", a lancé Recep Tayyip Erdogan lors d'un dîner de rupture du jeûne à Ankara.

HAMAS


Un haut responsable du Hamas, le mouvement islamiste qui dirige Gaza, a affirmé mercredi que 50 des morts palestiniens de cette semaine, soit la très grande majorité d'entre eux, appartenaient au Hamas.

RUSSIE


Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a estimé mercredi qu'il est blasphématoire" de comparer à des "terroristes" les dizaines de manifestants "pacifiques", tués à Gaza par des tirs israéliens.


Vladimir Poutine a quant à lui appelé à "renoncer à la violence" à Gaza, lors d'un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan. Le président russe "a souligné l'importance de renoncer à la violence et la nécessité d'établir un processus de négociation efficace".

DIPLOMATIE


Le Luxembourg a décidé à son tour mercredi de convoquer l’ambassadrice d’Israël auprès de la Belgique et du Grand Duché à la suite des "violences inacceptables" à Gaza, a annoncé le ministère luxembourgeois des Affaires étrangères.

GAZA


Le pape François a dénoncé ce mercredi les violences commises à la frontière entre Israël et la bande de Gaza. "J'exprime ma profonde peine pour les morts et les blessés. Je suis proche dans la prière et l'affection de tous ceux qui souffrent", a déclaré le pape lors d'une audience générale devant plusieurs dizaines de milliers de personnes réunies sur la place Saint-Pierre à Rome.

GAZA


Invité d'Audrey Crespo-Mara ce mercredi, l'avocat franco-israélien Arno Klarsfeld justifie les tirs israéliens et accuse le Hamas

JÉRUSALEM


A son tour, le Guatemala a inauguré à Jérusalem sa nouvelle ambassade en Israël. Emboîtant le pas aux Etats-Unis, il rompt avec des décennies de consensus international qui veut que les ambassades soient installées en dehors de la Ville sainte compte tenu de son statut disputé et de la persistance du conflit israélo-palestinien. Une démarche qui a ulcéré les Palestiniens.

KLARSFELD


Arno Klarsfeld a également regretté la position d'Emmanuel Macron concernant les affrontements à Gaza (ndlr : le président français a condamné les tirs israéliens) : "C'est la position de la France de vouloir être ami avec tout le monde. Je tiens quand même à rappeler que, quand la France est allée en Côte d'Ivoire, face à une foule hostile, elle a tiré, fait près de 100 morts et plus de 1.000 blessés et le ministère des Affaires Etrangères avait alors parlé de légitime défense élargie."

KLARSFELD


Arno Klarsfeld est également revenu sur le fait que l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem est survenue le jour anniversaire des 70 ans de la "Nakba", l'exode palestinien qui a eu lieu en 1948. Pour lui, cela n'est pas une double provocation.


"Il y a eu des réfugiés partout dans le monde et la plupart ont été intégrés dans leur pays d'accueil. Il n'y a que les Palestiniens qui n'ont pas été intégrés. A la même date, 600.000 juifs ont été expulsés des pays arabes."

KLARSFELD


Concernant la manifestation pacifique de mardi à Gaza, Klarsfeld juge que les dirigeants du Hamas avaient "peur pour eux-même" et ont décidé de ne pas envoyer de manifestants, sous peine d'être abattus par les soldats israéliens.

KLARSFELD


"C'était effectivement un grand jour pour Israël. Que les USA transfèrent leur ambassade à Jérusalem est un grand jour" a déclaré Klarsfeld concernant l'inauguration lundi de l'ambassade américaine à Jérusalem, avant d'ajouter : "J'aurai préféré que les Palestiniens et les Israéliens aient le sourire. Mais je ne vois pas pourquoi les Israéliens devraient pleurer pour que le Hamas ricane."

KLARSFELD


Invité d'Audrey Crespo Mara ce mercredi, l'avocat franco-israélien Arno Klarsfeld, qui a notamment fait son service militaire dans les rangs du Tsahal, a évoqué le bain de sang qui a lieu en ce moment à Gaza. 


"Le Hamas est une organisation terroriste, reconnue comme telle par l'Union Européenne. On voit ce que les terroristes sont capables de faire en France avec des couteaux. En Israël, ils entrent dans les maisons et égorgent les nouveaux-nés. Donc, Israël est obligé de se défendre. Si la manifestation avait été pacifique, il n'y aurait pas eu de mort" a-t-il déclaré.

MESSAGE


Sur le tapis rouge de Cannes, l'actrice franco-libanaise Manal Issa a élevé la voix contre la répression de l'armée israélienne.

Cannes 2018 : une actrice dénonce la répression israélienne à Gaza sur le tapis rouge

Cannes 2018 : une actrice dénonce la répression israélienne à Gaza sur le tapis rouge

MANIFESTATIONS


Plus d'un millier de personnes ont manifesté mardi soir dans différentes villes françaises en soutien au peuple palestinien, rapporte l'AFP. Plusieurs manifestations sont également prévues ce mercredi.

Urgent

DIPLOMATIE


Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a rappelé le représentant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Washington.

DIPLOMATIE


Une réunion extraordinaire du Conseil des droits de l'homme de l'ONU a été annoncée pour ce vendredi à propos des événements à Gaza.

RÉACTION


Theresa May, la Première ministre britannique a appelé "toutes les parties" à la retenue après les événement de la veille.  "Il faut urgemment établir les faits après ce qui s'est passé hier", a-t-elle ajouté.

Urgent

BILAN


Un deuxième Palestinien a été tué par des tirs de soldats israéliens, à l'est du camp de réfugiés d'al-Bureij. L'identité de cet homme n'a pas été fournie.

DIPLOMATIE


Israël ordonne au consul général turc de partir, après que président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié Israël d'"Etat d'apartheid".

MACRON


Le Président de la République s’est entretenu avec le Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahu. "Il a fait part de sa très vive préoccupation sur la situation à Gaza, condamné les violences et souligné l’importance de la protection des populations civiles et du droit à manifester pacifiquement", indique L'Élysée. Emmanuel Macron "a réaffirmé l’importance du dialogue pour relancer le processus de paix israélo-palestinien. Il a évoqué avec son interlocuteur la situation en Syrie et vis-à-vis de l’Iran après la décision américaine de se retirer de l’accord nucléaire".

ACCUSATION


Le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié mardi Israël d'"Etat d'apartheid" et accusé son Benjamin Netanyahu d'avoir "du sang palestinien sur ses mains".

COUR PÉNALE INTERNATIONALE


"Mon équipe suit attentivement les développements sur place et examine tout crime présumé qui pourrait être du ressort" de la Cour pénale internationale (CPI), a déclaré la procureure de la CPI Fatou Bensouda à l'AFP, affirmant que "la violence doit cesser".

REPORTAGE


Alors que la situation reste tendue à la frontière de Gaza, les habitants israéliens de Jérusalem, plongée dans un calme relatif, sont divisés sur la politique de leur pays.

REACTION


Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a condamné mardi les "massacres" d'Israël envers les Palestiniens de Gaza, qui s'apparentent à des "crimes de guerre", l'organisation panarabe appelant la Cour pénale internationale (CPI) à lancer une enquête.

ONU


Israël "a fait preuve de retenue" lundi à Gaza. C'est ce que vient d' affirmer l'Américaine Nikki Haley durant une réunion d'urgence à l'ONU. Une réunion durant laquelle la diplomate a mis en cause la responsabilité du Hamas dans les violences qui se sont déroulées lundi. 

DIPLOMATIE


Selon son ambassadeur à l'ONU, le Koweït va proposer une résolution "pour protéger les civils". S'exprimant au début d'une réunion du Conseil de sécurité sur les évènements meurtriers à Gaza lundi, il a ajouté, sans élaborer, qu'il y avait "différentes formes possibles" pour apporter cette protection "internationale".

Urgent

Un Palestinien a été tué par des tirs israéliens à la frontière, selon le ministère de la Santé local. Nasser Ghorab, 51 ans, a été atteint par balle à l'est du camp de réfugiés d'al-Bureij, selon cette source. Les circonstances de sa mort n'ont pas été précisées.

Urgent

La Belgique convoque l'ambassadrice d'Israël et appelle à une enquête internationale

JOURNALISME


Sur sa page Twitter, un journaliste a publié une vidéo de l'incident impliquant selon lui un sniper de l'armée israélienne, lundi.

JOURNALISME


Une saisine de la Cour pénale internationale. C'est ce que Reporters Sans Frontières vient d'annoncer, suite à "des tirs directs de snipers de l'armée israélienne à l'encontre d'une vingtaine de journalistes palestiniens", lundi. "Ces violations délibérées et répétées du droit humanitaire international sont constitutifs de crimes de guerre. En saisissant la Cour pénale internationale, RSF appelle les autorités israéliennes au strict respect du droit international", a estimé le président de RSF, Christophe Deloire.

DIPLOMATIE


La Turquie a demandé mardi à l'ambassadeur d'Israël à Ankara de quitter le pays temporairement pour protester contre la mort de dizaines de Palestiniens la veille sous les balles israéliennes dans la bande de Gaza, a indiqué un responsable turc.

RÉACTION


Invitée sur LCI, la conseillère à la mission de Palestine en France, Hala Abou Hassira, a réagi aux événements.

CONVOCATION


 L'ambassadeur d'Israël en Irlande a été convoqué au ministère des Affaires étrangères ce matin. Hier, le ministre irlandais des Affaires étrangères  avait qualifié de "choquants" et "tragiques" les événements à Gaza.

L'ONU S'INQUIÈTE


"Il semble que n'importe qui peut être tué". Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a estimé mardi que tout Palestinien manifestant à Gaza, qu'il représente une menace imminente ou non, pouvait être "tué" par les forces israéliennes. Le porte-parole du Haut-Commissariat, Rupert Colville, a estimé que "la force létale ne peut être utilisée qu'en dernier recours".

FN


"Le Hamas a poussé les masses palestiniennes à franchir la frontière et les Israéliens ont défendu la frontière", a estimé ce mardi matin Louis Aliot sur Sud Radio. "Je ne pense pas que Donald Trump soit plus responsable aujourd'hui" des violences "que ne l'étaient les autres avant lui", a ajouté le député FN des Pyrénées-Orientales.

BILAN


58 Palestiniens, dont huit mineurs, ont été tués par les tirs israéliens, selon le ministère gazaoui de la Santé.

VIDÉO

VIDÉO

INTERVIEW


"Pour nous, Jérusalem est la capitale d'Israël depuis 3000 ans. La question est de savoir pourquoi le Hamas incite à la haine d'Israël" a-t-elle poursuivi avant de dénoncer l'attitude de l'ONU : "L'ONU et d'autres organisations internationales ont des chapitres consacrés à la critique d'Israël."

INTERVIEW


"C'est très important de souligner que les Etats-Unis nous soutiennent. Les autres réactions des pays de la région montrent quelque chose par rapport au changement au Moyen Orient, notamment à la réémergence de l'Iran" explique Aliza Bin-Noun. 

INTERVIEW


"Israël a toujours exprimé sa volonté de parvenir à la paix. Nous avons signé des accords de paix avec l'Egypte et la Jordanie. Il y a eu quelques essais avec les Palestiniens qui ont échoué" explique l'ambassadrice d'Israël en France.

INTERVIEW


Invitée de LCI ce mardi, l'ambassadrice d'Israël en France Aliza Bin-Noun revient sur les violences qui surviennent en ce moment à Gaza, qui ont fait 59 morts et 2.400 blessés. Selon elle, l'usage de la force n'a pas été disproportionné de la part des autorités israéliennes : "Il y a une provocation et une manipulation de la part du Hamas. Le Hamas a l'objectif de détruire Israël, il utilise la population civile, l'envoie à la frontière israélienne pour se faire tuer."

NOUVELLES TENSIONS ?


Au lendemain des affrontements les plus meurtriers depuis 2014, de nouvelles mobilisations sont attendues ce mardi dans les Territoires palestiniens. Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a annoncé une grève générale mardi, jour où les Palestiniens marquent la "Nakba", la catastrophe que représente pour eux la création en 1948 de l'Etat d'Israël.

VICTIME


Un bébé palestinien est décédé après avoir inhalé du gaz lacrymogène pendant les heurts entre manifestants palestiniens et soldats israéliens à la frontière de la bande de Gaza, a annoncé mardi le ministère de la Santé de l'enclave. L'enfant, identifiée comme étant Leila al-Ghandour, était âgée de huit mois. 

LA UNE DE LIBÉRATION


A l'intérieur du journal, Alexandra Schwartzbrod estime que "les provocateurs sont Donald Trump et Benyamin Nétanyahou. Il faut avoir un hubris démesuré ou être d’un cynisme absolu pour oser prononcer le mot 'paix' après avoir mis le feu aux Territoires."

LES ÉTATS-UNIS A PIED D'ŒUVRE A L'ONU


Selon l'Agence France Presse, les Etats-Unis ont bloqué lundi l'adoption d'un communiqué du Conseil de sécurité de l'Organisation des nations Unies demandant l'ouverture d'une enquête indépendante suite aux événements meurtriers qui se sont déroulés à Gaza. Dans ce texte, il était notamment écrit : "le Conseil de sécurité exprime son indignation et sa tristesse face à la mort de civils palestiniens exerçant leur droit à manifester pacifiquement. (Le Conseil de sécurité) appelle à une enquête indépendante et transparente sur ces actions pour garantir que des comptes soient rendus."

LA DÉFENSE ISRAÉLIENNE RESTE EN ÉTAT D'ALERTE


Sur Twitter, la défense israélienne vient d'indiquer qu'elle avait riposté tout au long de la journée à des attaques terroristes du Hamas. "Tout au long de la journée, l'organisation terroriste du Hamas a mené des attaques massives et violentes, que les troupes de la défense israélienne ont réussi à contrecarrer. En réponse à l'activité terroriste, les avions israéliens ont attaqué 11 cibles terroristes dans l'un des quartiers militaires du Hamas dans le nord de Gaza. De plus, les chars israéliens ont ciblé deux postes terroristes du Hamas à Gaza. Les forces israéliennes continueront d'empêcher les attaques terroristes de masse orchestrées en grande partie par l'organisation terroriste du Hamas. Toute activité terroriste sera accueillie avec une réponse sévère. Les troupes israéliennes continueront à défendre Israël et ses civils. Tout au long de la journée, de nombreux émeutiers ont tenté d'infiltrer Israël, environ 10 engins explosifs et plusieurs bombes incendiaires ont été utilisés, et de nombreux tirs ont été recensés."

MACRON


Voici le communiqué de l'Élysée, dans lequel Emmanuel Macron "a souligné le droit des Palestiniens à la paix et à la sécurité"

Jérusalem est une ville "trois fois sainte", pour les musulmans, les juifs et les chrétiens. Israël s'est emparé de Jérusalem-Est en 1967 et l'a annexée, pour en faire sa capitale "éternelle" et "indivisible". Depuis, les Palestiniens veulent reprendre cette partie Est, pour en faire la capitale de l’État auxquels ils aspirent. C’est donc dire si la décision de Donald Trump de déménager, ce lundi, l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à cette partie spécifique de Jérusalem suscite des tensions : condamnée par 128 des 193 pays composant l'Assemblée générale de l'ONU, elle est considérée comme une provocation grave par l'autorité palestinienne.


Des heurts ont éclaté dès ce lundi matin entre Palestiniens et soldats israéliens dans la bande de Gaza le long de la frontière avec Israël, faisant au moins 55 morts et plus de 2000 blessés, selon le ministère de la Santé local. La journée de mardi a encore très tendue.

Il s'agit de la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de l'été 2014 dans la bande de Gaza. La direction palestinienne a crié au "massacre" alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié l'usage de la force par le droit d'Israël à défendre ses frontières contre les agissements "terroristes" du mouvement islamiste Hamas, qui gouverne Gaza et auquel Israël a livré trois guerres depuis 2008. Depuis, la communauté internationale a condamné les actions de Tsahal, à la notable exception, entre autres, de Donald Trump, qui s'est félicité de l'ouverture de l'ambassade.

Ces évènements ont suscité une vive inquiétude internationale dans un contexte de tensions et d'incertitudes régionales déjà fortes. La Turquie et l'Afrique du Sud ont décidé de rappeler leur ambassadeur en Israël.


De son côté, Emmanuel Macron a condamné "les violences des forces armées israéliennes" et a réaffirmé "la désapprobation de la France" après l'installation de l'ambassade américaine à Jérusalem ce lundi.

Appel au djihad contre les Etats-Unis

Donald Trump considère que le transfert de l'ambassade permettra de favoriser la recherche d'une paix élusive en, dit-il, "retirant Jérusalem de la table". Les Palestiniens y ont vu, eux le summum de la "provocation", la date choisie précédant de 24 heures les commémorations de la "Nakba", la "catastrophe" qu'a constitué la création d'Israël pour des centaines de milliers d'entre eux, chassés ou ayant fui de chez eux en 1948. 

Gaza est depuis le 30 mars le théâtre d'une "marche du retour" qui voit des milliers de Palestiniens se rassembler le long de la frontière et qui met l'armée israélienne sur les dents : 54 Palestiniens y ont été tués par des soldats de Tsahal ces dernières semaines. De son côté, le chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a appelé dimanche au djihad contre les Etats-Unis, au motif que la décision de Washington est la preuve que les négociations et "l'apaisement" n'ont pas bénéficié aux Palestiniens.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

La présidence Donald Trump

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter