EN DIRECT - Pétrolier intercepté par l'Iran : Londres dit souhaiter un "apaisement"

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Guerre des nerfs entre l'Iran et les Etats-Unis

TENSIONS - Attaques contre des pétroliers, drones abattus... Les tensions montent dans le Golfe, un peu plus d'un an après avoir été ravivées par le retrait des Etats-Unis en mai 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien et le rétablissement de lourdes sanctions américaines contre Téhéran. Suivez les dernières informations.
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ROYAUME-UNI


Londres souhaite un "apaisement" des tensions avec l'Iran, a déclaré samedi le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt à l'issue d'une réunion interministérielle de crise consacrée à la saisie d'un pétrolier britannique par la République islamique.


M. Hunt a également déclaré sur Twitter que le tanker Stena Impero avait été arraisonné dans les eaux territoriales d'Oman "en claire violation du droit international".

L'UNION EUROPÉENNE EXPRIME SA "PROFONDE PRÉOCCUPATION"


L'Union européenne a exprimé samedi sa "profonde préoccupation" à la suite de la saisie par l'Iran d'un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz, et mis en garde contre toute "nouvelle escalade". "Dans une situation déjà tendue, ce développement alimente les risques de nouvelle escalade et sape les efforts en cours pour trouver un moyen de résoudre la crise actuelle", a ajouté le service de la diplomatie de l'UE dans un communiqué.

Crise iranienne : le détroit d'Ormuz, entre enjeux économiques et escalade militaire

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PÉTROLIER SAISI : LONDRES CONVOQUE LE CHARGÉ D'AFFAIRES IRANIEN


Londres a convoqué samedi 20 juillet au ministère des Affaires étrangères le chargé d'affaires iranien au Royaume-Uni, à la suite de la saisie par l'Iran d'un pétrolier battant pavillon britannique.

L'ARABIE SAOUDITE VA ACCUEILLIR DES SOLDATS AMÉRICAINS, UNE PREMIÈRE DEPUIS 2003


Le ministère de la Défense saoudien a annoncé vendredi 19 juillet accueillir des forces américaines sur son sol, les deux pays étant désireux de faire "tout ce qui pourrait préserver la sécurité dans la région et sa stabilité", après les nouveaux incidents dans le Golfe et la "confiscation" d'un pétrolier britannique par l'Iran.

En direct

LA FRANCE DEMANDE LA LIBÉRATION DU PÉTROLIER BRITANNIQUE


Le ministère français des Affaires étrangères a appelé les autorités iraniennes à "libérer dans les meilleurs délais" le pétrolier britannique qu'elles ont saisi la veille, estimant qu'"une telle action nuit à la nécessaire désescalade des tensions dans la région du Golfe". Toujours dans le même communiqué, la France exprime sa pleine solidarité avec le Royaume-Uni.

Pétroliers britanniques interceptés par l'Iran : l'un a été relâché, l'autre est retenu dans un port

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RÉACTIONS


Washington a immédiatement réagi à la confiscation d'un navire pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz et dénonce la "surenchère de la violence" de l'Iran. De son côté, Londres se dit "extrêmement préoccupé" par "la saisie inacceptable" de "deux navires" par l'Iran. 

ECHANGE ENTRE MACRON ET TRUMP


La Maison-Blanche rapporte qu'Emmanuel Macron et Donald Trump ont évoqué ce vendredi par téléphone le dossier iranien, réaffirmant "les efforts en cours pour s'assurer que l'Iran n'obtienne pas l'arme nucléaire".

UN TANKER BRITANNIQUE "CONFISQUÉ"


Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé ce soir avoir "confisqué" un pétrolier britannique, le Stena Impero, dans le détroit d'Ormuz. Le propriétaire suédois du navire battant pavillon britannique a confirmé avoir perdu le contact avec le pétrolier, après une "attaque". "Nous sommes actuellement incapables de contacter le navire qui fait route vers le nord en direction de l'Iran", a déclaré la compagnie Stena Bulk dans un communiqué. 


Le bâtiment a été arraisonné par la force navale des Gardiens pour "non respect du code maritime international", "à la demande de l'Autorité portuaire et maritime de la province de l'Hormozgan", indique un communiqué sur Sepahnews, le site internet des Gardiens de la Révolution.


Le guide suprême iranien Ali Khamenei avait annoncé plus tôt que son pays répondrait "au moment et à l'endroit opportuns" à l'interception le 4 juillet du superpétrolier iranien Grace One par les autorités britanniques au large de Gibraltar.

"AUCUN DOUTE" SUR LE DRONE ABATTU SELON TRUMP


Donald Trump affirme de nouveau que les Etats-Unis ont bien "abattu" un drone iranien, jeudi, au-dessus du détroit d'Ormuz, ce que l'Iran a de son côté catégoriquement démenti. "Aucun doute, nous l'avons abattu", a déclaré le président américain depuis la Maison-Blanche. "Il n'y a aucune question sur le fait qu'il s'agissait d'un drone iranien", a ajouté son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton.

RÉACTION 


Washington affirme avoir"des preuves claires" de la destruction d'un drone iranien au-dessus du détroit d'Ormuz, annoncée par Donald Trump et démentie par Téhéran. "Nous avons des preuves très claires", a indiqué un responsable américain sous couvert d'anonymat, évoquant une possible vidéo. "Si des drones s'approchent trop près, ils seront abattus", a-t-il prévenu. Le Pentagone n'a quant à lui pas confirmé ce vendredi en milieu de journée l'existence d'images vidéo prouvant la destruction du drone iranien. 

Urgent

IRAN


Les forces armées iraniennes ont assuré que tous leurs drones envoyés en mission la veille étaient "bien rentrés" à leur base, démentant les propos du président américain Donald Trump selon lesquels un navire américain aurait détruit un appareil sans pilote iranien.

"En dépit des allégations délirantes et sans fondement de Trump, tous les drones [envoyés] dans le golfe Persique et le détroit d'Ormuz, y compris celui auquel pense le président américain, sont biens rentrés à leur base", a déclaré le général de brigade et porte-parole des forces armées Abdolfazl Shékarchi, cité par l'agence Tasnim.

Urgent

ERREUR ?


Les Etats-Unis ont pu abattre "un de leurs propres" drones au-dessus du détroit d'Ormuz, a estimé vendredi le ministre des Affaires étrangères adjoint iranien Abbas Araghchi, démentant que la République islamique ait perdu un appareil sans pilote la veille. 


"J'ai peur que l'USS Boxer ait abattu un de leurs propres [drones] par erreur", écrit M. Araghchi dans un message en anglais sur Twitter.


Donald Trump avait déclaré jeudi après-midi que l'USS Boxer avait abattu au-dessus du détroit d'Ormuz un drone iranien qui s'était approché dangereusement après avoir ignoré de multiples appels à s'éloigner du vaisseau.


Selon lui, le drone iranien se serait approché à moins de 1.000 mètres du navire amphibie USS Boxer, lequel aurait alors entrepris "une action défensive". "Le drone a été détruit immédiatement", a affirmé M. Trump.

RÉACTION


Selon le président américain, le drone iranien s'est approché à moins de 1.000 mètres du navire USS Boxer, qui a entrepris "une action défensive". "Le drone a été détruit", a-t-il dit.

DES NÉGOCIATIONS ÉVENTUELLES ?


Selon le journal anglais le Guardian, le chef de la diplomatie iranienne Javad Zarif, qui se trouvait jeudi à New York pour des réunions à l'ONU, a proposé des inspections immédiates et plus complètes du programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions par Washington. Donald Trump de son côté a suggéré que la pression américaine sur l'Iran pourrait conduire à l'ouverture de  négociations. "Tout ce que nous voulons, c'est un accord juste. L'accord qui avait été conclu était mauvais", a déclaré le président américain à la presse.

RÉACTION IRANIENNE


Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, répond n'avoir "aucune information sur la perte d'un drone" après l'annonce par Donald Trump que les Etats-Unis avaient abattu un appareil iranien. "Nous n'avons aucune information sur la perte d'un drone aujourd'hui", a-t-il répété à son arrivée au siège de l'ONU pour une rencontre avec le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, avant de s'engouffrer dans un ascenseur sans prononcer d'autres paroles. 

DRONE IRANIEN ABATTU


Un porte-parole du Pentagone, Jonathan Hoffman a confirmé l'incident dans un communiqué, précisant que le drone avait été abattu à 10H00 en heure locale (5H30 GMT) alors que l'USS Boxer s'apprêtait à pénétrer dans le détroit d'Ormuz. 


Pour rappel, l'Iran avait abattu le 20 juin un drone américain qui se trouvait selon lui dans son espace aérien. Donald Trump avait affirmé deux jours plus tard avoir annulé à la dernière minute des frappes contre l'Iran pour éviter un lourd bilan humain, tout en maintenant ses menaces de représailles contre Téhéran. Un signe de la tension entre les deux pays depuis le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien.

Urgent

UN DRONE IRANIEN ABATTU


Nous reprenons ce direct alors que Donald Trump annonce ce jeudi que les Etats-Unis ont abattu un drone iranien au-dessus du détroit d'Ormuz, au sud de l'Iran, car il s'approchait dangereusement d'un navire américain. Selon le président américain, le drone iranien s'est approché à moins de 1000 mètres du navire USS Boxer, qui a entrepris "une action défensive".


À noter qu'alors que une succession d'incidents impliquant des pétroliers dans cette région sous haute tension se sont produits depuis un peu plus de deux mois, l'Iran a annoncé jeudi détenir "un tanker étranger" et son équipage, soupçonnés de se livrer à de la "contrebande" de carburant dans le Golfe.

EUROPE


La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, signataires de l'accord nucléaire conclu avec l'Iran en 2015, ont exhorté mardi Téhéran à renoncer à ses activités d'enrichissement de l'uranium non conformes à ses engagements, ont indiqué ces pays dans un communiqué commun.


"L’Iran a déclaré qu’il voulait rester dans le cadre du JCPoA (l'accord sur le nucléaire). Il doit agir en conséquence en revenant sur ces activités et en se conformant de nouveau pleinement et sans délai au JCPoA", ont averti les trois pays européens dans ce communiqué commun, co-signé par la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

MISE EN GARDE


Donald Trump a averti mercredi que les menaces émises par l'Iran risquaient de se retourner contre la République islamique, après qu'elle a déclaré qu'elle mettrait à exécution dès dimanche sa menace d'enrichir l'uranium à un degré prohibé par l'accord international sur son programme nucléaire. "Attention avec vos menaces, l'Iran. Elles peuvent se retourner contre vous d'une façon jamais vue auparavant!", a déclaré le président américain sur Twitter.

IRAN

S'adressant aux autres Etats encore parties à l'accord (Allemagne, Chine, France, Grand-Bretagne, Russie), Hassan Rohani a déclaré : "Si vous voulez exprimer des regrets, il est trop tard, et si vous devez publier un communiqué, faites-le maintenant." Il a également averti qu'il reconsidérerait la reprise du projet initial de réacteur à eau lourde dans le centre du pays, que la signature de l'accord de 2015 avait mis en sommeil.


Ce réacteur, situé à Arak, à 240 km au sud-ouest de Téhéran, avait pour objet de fournir le pays en plutonium, susceptible d'offrir une alternative à la fabrication d'une bombe atomique. Un lieu des plus stratégiques, donc, au regard de l'encadrement de la politique nucléaire iranienne.

DÉCLARATION

Sourd aux protestations de la communauté internationale, qu'il s'agisse des inflexibles adversaires américain et israélien ou de l'Union européenne, le président iranien Hassan Rohani a annoncé, mercredi 3 juillet, que son pays avait bien l'intention de produire, à partir du 7 juillet, de l'uranium enrichi à un degré supérieur au seuil maximum de 3,67% fixé par l'accord sur le nucléaire iranien de 2015. 


"Le 7 juillet, notre degré d'enrichissement ne sera plus de 3,67%. Nous mettrons cet engagement de côté. Autant que nous le voudrons, autant que nécessaire, autant que nos besoins l'imposent, nous porterons cela au-dessus de 3,67%", a poursuivi le chef d'Etat.


Un engagement "qualitatif" qui vient s'ajouter à un dépassement "quantitatif". En effet, lundi 1er juillet, la République islamique avait indiqué avoir "dépassé la limite des 300 kilogrammes" fixée par l'accord sur le nucléaire iranien. Son argumentaire pour justifier ces deux violations vient du fait que, selon sa lecture, les Etats-Unis, partie prenante de l'accord, ont violé leur engagement en se retirant de l'accord sur décision de Donald Trump.

RÉACTION

Plus mesurée, l'Union européenne a tout de même fait part de son inquiétude, mardi 2 juillet au soir, en s'associant aux diplomaties française, allemande et britannique : "Nous exhortons l'Iran à revenir sur sa décision et à s'abstenir de prendre de nouvelles mesures qui affaibliraient" l'accord de 2015, ont-il écrit dans un communiqué commun. Et de conclure, dans une menace à peine voilée : "Notre engagement vis-à-vit de l'accord sur le nucléaire dépendait du respect total par l'Iran" de ses engagements. La décision de l'Iran, concluent-ils, "remet en question un instrument essentiel de la non-prolifération nucléaire".

REACTION

Les annonces de Téhéran sur le dépassement prochain de ses réserves d'uranium faiblement enrichis continuent de faire des vagues au milieu de la communauté internationale. Dernières réactions en date, celle du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, qui a accusé l'Iran de "faire chanter" le monde, en violant "sciemment l'accord nucléaire". Le régime, poursuit le dirigeant nationaliste, "espère être en mesure de faire chanter le monde en réduisant la pression économique". Et de proposer une solution, pas surprenante étant donné l'état des relations entre les deux pays : "Il est maintenant temps d'augmenter la pression. C'est le moment de tenir bon". Soit exactement la position tenue par les Etats-Unis.

REACTION

Après l'annonce - et la confirmation - selon laquelle l'Iran allait dépasser les réserves d'uranium faiblement enrichi qu'il est autorisé à détenir par les termes de l'accord sur le nucléaire, les autres signataires commencent à se faire remarquer. Et si la Russie se veut indulgente, la France, elle, "a pris note avec préoccupation" de cette annonce. Emmanuel Macron a ainsi appelé l'Iran à "revenir sans délai" sur le dépassement de ses réserves "ainsi qu'à s'abstenir de toute mesure supplémentaire qui remettrait en cause ses obligations nucléaires".

DIPLOMATIE SUR TWITTER

En première ligne dans les tensions qui opposent son pays aux Etats-Unis, le chef de la diplomatie iranienne Javad Zarif aime à manier le sarcasme sur les réseaux sociaux. Il s'en illustre notamment ce mardi, à la lecture d'un communiqué de la Maison Blanche accusant l'Iran d'avoir "violé les termes de l'accord avant même que celui-ci existe". Un contre-sens (comment peut-on violer un accord qui n'existe pas ?) qu'il n'a pas manqué de souligner d'un commentaire sans équivoque : "Sans rire ?", se référant notamment au fait que les Etats-Unis avaient de toute façon décidé de se retirer de l'accord et n'était donc pas nécessairement les mieux placés pour porter des accusations sur une hypothétique violation.


Plus sérieux quelques heures plus tôt, Javad Zarif avait insisté sur le fait que l'Iran n'avait "PAS violé" l'accord de 2015, s'appuyant sur deux de ses articles qui l'autorisaient à s'affranchir temporairement des limites de volume d'uranium si d'autres parties de l'accord ne tenait pas ses engagements.

DONALD TRUMP


Le président américain avertit que l'Iran joue "avec le feu" en franchissant la limite imposée à ses réserves d'uranium faiblement enrichi par l'accord de 2015 sur son programme nucléaire.

LES USA DÉNONCENT "UNE ERREUR"


Les Etats-Unis "ne permettront jamais à l'Iran de développer des armes nucléaires", a affirmé lundi la Maison Blanche après que Téhéran a franchi la limite imposée à ses réserves d'uranium faiblement enrichi par l'accord de 2015 sur son programme nucléaire.


"C'était une erreur, dans l'accord sur le nucléaire iranien, de permettre à l'Iran  d'enrichir de l'uranium, quel que soit le niveau", a dénoncé dans un communiqué l'exécutif américain, réaffirmant sa volonté de poursuivre sa campagne de "pression maximale" sur Téhéran.

Urgent

NUCLEAIRE

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) confirme le dépassement par l'Iran de la limite autorisée pour ses réserves d'uranium enrichi, soit plus des 300 kg autorisés

IRAN

C'est une nouvelle qui tombe à pic, en tout cas pour Donald Trump, dans sa volonté de démontrer que l'Iran n'a pas renoncé à s'équiper en nucléaire militaire. Comme elle l'avait annoncé mi-juin, peu avant l'éclatement des tensions avec les Etats-Unis après que son armée avait abattu un drone américain, la République islamique a en effet dépassé le volume maximal de ses stocks d'uranium faiblement enrichi fixé par l'accord nucléaire de 2015, a indiqué une source diplomatique à l'AFP depuis Vienne.


"Il y a eu un dépassement", a indiqué à l'AFP cette source ayant requis l'anonymat qui n'a pu préciser la hauteur du dépassement. L'Iran avait annoncé mi-juin qu'il dépasserait le plafond de 300 kg d'uranium enrichi à 3,67% prévu par l'accord de Vienne, après avoir dit ne plus s'estimer tenu à cette limite du fait du retrait unilatéral américain du texte en mai 2018.

TRUMP


A son arrivée au G20 d’Osaka vendredi, Donald Trump a jugé que "rien ne presse" pour résoudre les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. "Nous avons beaucoup de temps. Rien ne presse, ils peuvent prendre leur temps. Il n'y a absolument pas d'urgence", a déclaré le président américain.


"Espérons que cela va finir par s'arranger. Si cela se résout, tant mieux, 

sinon vous en entendrez parler", a-t-il ajouté.

TRUMP

Moins d'une heure et demi plus tard, Donald Trump, interviewé sur Fox News, a plastronné sur l'hypothèse d'une guerre contre l'Iran : "Nous sommes dans une position très forte si quelque chose devait arriver. Nous sommes dans une position très forte, et ça ne durerait pas très longtemps, je peux vous le dire." Il a toutefois exclu l'idée d'envoyer des troupes au sol dans ce cadre.

KHAMENEI

L'accalmie voulu par le président Rohani dans la matinée n'aura vraisemblablement pas duré bien longtemps. Dans un discours diffusé par son bureau via Twitter, l'ayatollah Khameini a remis une pièce dans la machine : "La nation iranienne a été accusée et insultée par le régime le plus vicieux au monde, les Etats-Unis, à l'origine de guerres, de conflits et de pillages." Le guide suprême, frappé par une sanction économique signée par Donald Trump, lundi 24, l'empêchant "d'avoir accès à des ressources financières essentielles", a assuré que le pays "ne cédera pas sous les insultes, [...] tiendra bon, continuera son chemin avec détermination et atteindra ses buts."

ROHANI


Le président iranien Hassan Rohani a déclaré à Emmanuel Macron que son pays ne cherchait "la guerre avec aucun pays", pas même les Etats-Unis, selon l'agence officielle iranienne Irma. "L'Iran n'a aucun intérêt à faire croître les tensions dans la région et ne cherche la guerre avec aucun pays, Etats-Unis compris" a-t-il déclaré au président français.

TRUMP


Le président américain Donald Trump a estimé que la réaction de l'Iran à sa proposition de discussions était "insultante" et qu'elle témoignait de "l'ignorance" de Téhéran, dont toute attaque serait suivie de représailles américaines "écrasantes".


"La déclaration particulièrement insultante de Téhéran (qui) témoigne de son ignorance, publiée aujourd'hui, démontre simplement qu'ils ne comprennent pas quelle est la réalité", a tweeté M. Trump. 


Le président américain a ordonné lundi la mise en place de sanctions visant cette fois notamment le guide suprême iranien Ali Khamenei, tout en affirmant que la porte restait ouverte pour des négociations afin de faire retomber la tension dans le Golfe.

TENSIONS


Une violation iranienne de l'accord sur le nucléaire de 2015 serait "une grave erreur" et "une mauvaise réponse à la pression exercée par les Etats-Unis" contre Téhéran, a averti mardi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.


"La diplomatie française, allemande et britannique sont entièrement mobilisées pour faire comprendre à l'Iran que ce ne serait pas son intérêt", a-t-il souligné à l'Assemblée nationale, en appelant à "agir ensemble pour éviter l'escalade".

DIPLOMATIE

En déplacement à Jérusalem, John Bolton a remis une pièce dans la machine à tensions irano-américaine : ""L'Iran s'est livré ces tout derniers mois à une longue série d'attaques injustifiées et injustifiables. [...] Dans un tel environnement, menacer la conférence de Bahreïn est une possibilité, (les deux pays) sont proches géographiquement. [...] Ce serait une grosse erreur de la part de l'Iran que de continuer à observer ce genre de comportement, nous espérons que la conférence censée durer plusieurs jours se déroulera sans encombres;"

ROHANI

Pas en reste, le président iranien Hassan Rohani a accusé Washington ce mardi de "mentir quand il disent vouloir dialoguer avec l'Iran, comme le prouvent les nouvelles sanctions". Et d'y aller encore plus fort : "La politique de l'Amérique montre son désespoir [...] Les actes de la Maison blanche témoignent de son retard mental".

DIPLOMATIE

Sans surprise, la réponse de Téhéran a mis en colère le conseiller à la sécurité nationale John Bolton. Estimant que les Etats-Unis laissent "la porte ouverte a de véritables négociations" et que l'Iran n'a qu'à "emprunter cette porte ouverte", il a fustigé le comportement des officiels du pays qui, jugent-ils, observent "un silence assourdissant". 


Bolton a poursuivi en reparlant des causes des sanctions : "Nous n'avons tout simplement aucune preuve que l'Iran ait pris la décision stratégique de renoncer à l'arme nucléaire et d'ouvrir des discussions réalistes pour faire la démonstration de cette décision". 


Une position inverse à celle de l'agence internationale de l'énergie atomique qui, trimestre après trimestre, depuis 2016, inspecte le parc nucléaire iranien et n'a pas découvert d'activités portant sur le nucléaire militaire local.

IRAN


Téhéran accuse le président américain de fermer la porte au dialogue, après les nouvelles sanctions visant notamment le Guide suprême iranien et le chef de la diplomatie. 

"Imposer des sanctions stériles contre le guide suprême de l'Iran [l'ayatollah Ali Khamenei, NDLR] et le chef de la diplomatie iranienne [Mohammad Javad Zarif], c'est fermer de façon permanente la voie de la diplomatie avec le gouvernement prêt à tout de Trump", a écrit le porte-parole des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, sur Twitter.


"Le gouvernement [du président américain Donald] est en train de détruire tous les mécanismes internationaux existants destinés à assurer la paix et la sécurité mondiale", ajoute M. Moussavi.

ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé lundi, dans une déclaration unanime approuvée par ses 15 membres, "au dialogue" et à des mesures pour mettre fin aux tensions dans le Golfe persique.

GUERRE ÉCONOMIQUE


L'Iran demande aux Etats-Unis d'arrêter leur "guerre économique contre le peuple iranien", a déclaré lundi à des médias l'ambassadeur iranien à l'ONU, Majid Takht Ravanchi, alors que se tenait une réunion du Conseil de sécurité sur son pays.


"Pour atténuer les tensions dans l'ensemble de la région du Golfe, les Etats-Unis doivent arrêter leur aventurisme militaire, comme leur guerre économique et le terrorisme contre le peuple iranien", a-t-il dit, en jugeant que le "climat" n'était pas propice à des discussions avec Washington.

IRAN


Le ministre des Affaires étrangères iranien a estimé lundi que l'armée américaine n'avait "rien à faire dans le golfe", après que Washington eut annoncé de nouvelles sanctions contre la République islamique.


Donald Trump "a raison à 100% sur le fait que l'armée américaine n'a rien à faire dans le golfe Persique", écrit Mohammad Javad Zarif, dans un tweet, qui ne fait pas explicitement référence à ces sanctions.

USA


Les Etats-Unis sanctionnent huit hauts gradés des Gardiens de la Révolution, a annoncé le Trésor américain.

USA


Donald Trump a déclaré qu'il allait signer un ordre exécutif imposant des "sanctions dures" à l'Iran. Ce décret présidentiel empêchera notamment le Guide suprême d'accéder à des instruments financiers. Ces sanctions pourraient durer "des années", précise le président américain. 

TRUMP 2/2


"Ce que demandent les Etats-Unis à l'Iran est simple : pas d'armes nucléaires et en finir avec le financement du terrorisme", ajoute le président américain.  

TRUMP 1/2


Ce lundi, le président américain est revenu dans une paire de tweets sur les événements survenus dans le detroit d'Ormuz. "La Chine fait venir 91% de son pétrole par ce détroit, le Japon 62% et de nombreux pays en font de même, écrit Donald Trump.  Alors pourquoi protégeons-nous ces voies maritimes pour d'autres pays, moyennant aucune compensation ? Tous ces pays devraient protéger leurs propres bateaux sur ce trajet qui a toujours été dangereux". 

POMPEO EN ARABIE SAOUDITE


Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo est arrivé ce lundi en Arabie saoudite pour des consultations sur les tensions entre son pays et l'Iran. Il doit rencontre à Jeddah le roi Salmane et le prince héritier Mohammed ben Salmane, avant de se rendre aux Emirats arabes unis.

CYBERATTAQUE


Sur Twitter, le ministre des Télécommunications iranien Mohammad Javad Azari-Jahromi a assuré qu'aucune cyberattaque ennemie contre l'Iran "n'a réussi". "Les médias s'interrogent sur la véracité de présumées cyberattaques contre l'Iran (...) Aucune de leurs attaques n'a réussi alors qu'ils font beaucoup d'efforts en ce sens" a-t-il écrit après que des informations de presse américaines ont fait état de "cyberattaques" lancées par les Etats-Unis contre des systèmes de défense iranien.

Infos précédentes

En dépit des affirmations répétées de responsables américains et iraniens  selon lesquelles leur pays respectif ne cherche pas la guerre, l'escalade  récente des tensions dans le Golfe fait craindre qu'une étincelle ne mette le  feu au poudre. En Europe, c'est l'inquiétude.  Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a souligné  qu'il restait "peu de temps" pour inverser le cours des événements dans le Golfe et le chef de de la diplomatie allemande évoque, lui, un "risque de guerre." 

 

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