EN DIRECT - Trump nommera samedi un nouveau juge à la Cour suprême, les républicains en ordre de marche

EN DIRECT - Trump nommera samedi un nouveau juge à la Cour suprême, les républicains en ordre de marche
International

ETATS-UNIS - Le mardi 3 novembre, les Américains éliront leur prochain président après une campagne totalement inédite à cause de la crise sanitaire. Ils auront le choix de réélire Donald Trump pour quatre ans supplémentaires ou d'élire l'ancien vice-président Joe Biden. Sondages, déclarations, anecdotes... LCI vous fait vivre cette campagne hors norme.

Live

ILS ONT LES VOTES


L'élu républicain Mitt Romney, ennemi juré de Trump, a annoncé ce mardi qu'il ne s'opposerait pas à un vote au Sénat sur la candidate à la Cour suprême du chef de l'État avant la présidentielle du 3 novembre, consolidant ainsi la majorité du parti pour procéder à ce vote controversé.


Grand critique de Donald Trump, l'opinion de Mitt Romney était très attendue après que deux républicaines modérées ont estimé que la chambre haute du Congrès ne devait pas voter avant le scrutin. Si un vote sur la future candidate "arrive dans l'hémicycle du Sénat, je compte voter sur la base de ses qualifications", a écrit l'ex-candidat à la présidentielle. 

"SATURDAY"


Le président américain Donald Trump a indiqué mardi qu'il annoncerait samedi, depuis la Maison Blanche, le nom d'une nouvelle juge pour succéder à Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême.


"J'annoncerai ma candidate pour la Cour suprême samedi, à la Maison Blanche! L'heure exacte reste à déterminer", a tweeté le milliardaire républicain.


Donald Trump a indiqué lundi soir qu'il envisageait cinq magistrates pré-selectionnées en vue de remplacer Ruth Bader Ginsburg, la doyenne progressiste et féministe de la Cour décédée vendredi à 87 ans des suites d'un 

cancer.


Parmi les favorites figurent, en tête, Amy Coney Barrett, une catholique de 48 ans, ainsi qu'une magistrate d'origine cubaine née en Floride, Barbara Lagoa, 52 ans. 

CORONAVIRUS


Le bilan officiel de la pandémie de Covid-19 devrait atteindre 200.000 morts lundi aux Etats-Unis. Selon l'université Johns Hopkins, 199.743 habitants des Etats-Unis sont morts du coronavirus sur 6,8 millions de cas recensés, devant l'Union européenne (144.000 morts), le Brésil et l'Inde. Les Etats-Unis enregistrent encore chaque jour presque un millier de décès ce qui, rapporté à la population, est le quadruple du taux de mortalité européen, selon Our World in Data.


Ce bilan est pour Joe Biden le symbole de l'incompétence de Donald Trump face à la plus grande épreuve de son mandat.  "A cause des mensonges et de l'incompétence de Donald Trump au cours des six derniers mois, nous avons assisté à l'une des pertes de vies américaines les plus lourdes de l'Histoire", a attaqué l'ancien vice-président lundi. "Il n'était pas au niveau (pour cette crise). Il s'est figé, il n'a pas agi. Il a paniqué", a-t-il asséné. 


Plus tôt dans la journée, le président républicain s’était au contraire donné la note "A+" pour sa propre gestion de la crise, déclarant que si Biden, qui était vice-président pendant la pandémie de grippe H1N1 en 2009, avait géré la crise du coronavirus "comme il a géré la grippe porcine, 2 ou 3 millions de personnes seraient mortes".

COUR SUPRÊME


Donald Trump a assuré ce lundi qu'il désignerait "vendredi ou samedi" un nouveau juge pour la Cour suprême des Etats-Unis afin de succéder à Ruth Bader Ginsburg, emportée vendredi soir par un cancer. Il a précisé vouloir attendre, avant de lancer ce très politisé processus de succession, la fin des cérémonies d'hommage à cette icône féministe et progressiste.


Le président américain a par ailleurs estimé que le Sénat, à majorité républicaine, avait "largement le temps" de confirmer la nomination d'un nouveau juge avant l'élection présidentielle du 3 novembre. 


Cette nomination avant le scrutin suscite des réserves au sein même du parti républicain.

BIDEN


À l'inverse de Donald Trump, Joe Biden, candidat démocrate, appelle le Sénat à ne pas nommer un nouveau juge à la Cour suprême pour remplacer Ruth Bader Ginsburg, décédée vendredi soir d'un cancer du pancréas.


La volonté du président Donald Trump de remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg est "juste un exercice de pouvoir politique brutal", a-t-il ajouté lors d'une intervention depuis Philadelphie. "Le président a déjà été très clair, c'est une affaire de pouvoir. Purement et simplement. De pouvoir", a-t-il encore asséné.


Samedi, Donald Trump a appelé le Sénat à majorité républicaine à entamer le processus de nomination "sans délai". Le président américain devrait annoncer son choix, qui sera probablement selon ses dires une femme, dans la semaine prochaine.

OPPOSITION


Une deuxième sénatrice républicaine, Lisa Murkowski, a déclaré ce dimanche qu'elle ne voterait pas pour nommer un juge à la Cour suprême des Etats-Unis avant la présidentielle du 3 novembre.


"Depuis des semaines, je dis que je ne soutiendrai pas la nomination d'un juge à la Cour suprême si près de l'élection. Tristement, ce qui n'était qu'hypothétique est devenue réalité" avec la mort vendredi de la magistrate Ruth Bader Ginsburg, "mais ma position n'a pas changé", a déclaré l'élue modérée de l'Alaska dans un communiqué transmis à l'AFP.


Le président Donald Trump compte nommer au plus vite un successeur à la magistrate et son choix devra être entériné par le Sénat, où les républicains disposent d'une courte majorité de 53 élus sur 100. Outre Lisa Murkowski, une autre sénatrice républicaine modérée Susan Collins s'est dite opposée à un vote avant le scrutin. 

Urgent

COUR SUPRÊME


Donald Trump annonce qu'il proposera "très rapidement" un nom, "probablement" une femme.

SÉNAT


Le Sénat des Etats-Unis ne doit pas confirmer un nouveau juge à la Cour suprême avant la présidentielle du 3 novembre, a estimé samedi la sénatrice républicaine modérée Susan Collins, au lendemain de la mort de la juge Ruth Bader Ginsburg.


"Etant donné la proximité de l'élection présidentielle, je ne pense pas que le Sénat devrait voter sur le candidat retenu avant le scrutin", a écrit dans un communiqué l'élue du Maine, la première élue du parti républicain à prendre position en ce sens.


Les républicains disposent d'une majorité de 53 élus contre 47 aux démocrates à la chambre haute du Congrès. Susan Collins fait partie de la poignée d'élus modérés qui pourraient faire défaut en cas de vote d'approbation d'un nouveau juge que Donald Trump souhaite voir se tenir rapidement.

PORTRAIT

Qui était Ruth Bader Ginsburg, doyenne de la Cour suprême et icône des anti-Trump ?

Urgent

TRUMP


Dans un tweet, le président américain appelle les sénateurs républicains à nommer "sans délai" un ou une remplaçante à Ruth Bander Ginsburg, décédée la nuit dernière d'un cancer du pancréas.


Donald Trump lance une bataille politique qui s'annonce très tendue dans les prochaines semaines.

BIDEN


Le prochain juge à la Cour suprême des Etats-Unis, qui succèdera à Ruth Bader Ginsburg décédée vendredi, devra être désigné par le président élu lors du scrutin du 3 novembre, a affirmé le candidat démocrate Joe Biden.


"Les électeurs doivent choisir le président, et le président doit proposer un juge au Sénat", a-t-il dit dans une déclaration à la presse.


La mort de la doyenne des juges de la Cour suprême ouvre, à moins de deux mois de la présidentielle américaine, une bataille politique pour son 

remplacement dans cette institution clé du système politique des Etats-Unis.

RÉPUBLICAINS


Le chef républicain du Sénat a déclaré qu'il organiserait un vote à la chambre haute du Congrès si Donald Trump nommait avant l'élection du 3 novembre un successeur à la doyenne de la Cour suprême, Ruth Bader Ginsburg, décédée vendredi.


"Nous  avons promis de travailler avec le président Trump et de soutenir son programme, notamment ses choix remarquables pour les postes de juges fédéraux", a déclaré Mitch McConnell dans un communiqué. "Une nouvelle fois, nous tiendrons notre promesse. Le candidat du président Trump aura droit à un vote dans l'enceinte du Sénat des Etats-Unis."

RBG


La doyenne de la Cour Suprême, Ruth Bader Ginsburg, qui s'est éteinte vendredi, a dicté quelques jours avant sa mort ses dernières volontés à sa petite-fille: elle ne souhaitait pas être remplacée avant l'investiture d'un nouveau président en janvier, selon le média américain NPR.


"Mon voeu le plus cher est de ne pas être remplacée tant qu'un nouveau président n'aura pas prêté serment", a confié la juge de 87 ans à sa petite-fille Clara Spera, selon NPR.


Le décès de la juge progressiste des suites d'un cancer du pancréas a ouvert la porte à la nomination d'un remplaçant par le président républicain Donald Trump. 


Soucieux de galvaniser les électeurs de la droite religieuse, le locataire de la Maison Blanche a déjà publié une liste de juges conservateurs, pour la plupart opposés à l'avortement et favorables au port d'armes, dans laquelle il piochera pour choisir le prochain sage de la Cour suprême.


Selon la Constitution, il reviendrait alors au Sénat d'avaliser le choix du président. Le chef républicain de la majorité au Sénat, Mitch McConnell a d'ores et déjà annoncé qu'il était prêt à organiser un vote.

RUTH BADER GINSBURG


Donald Trump a salué la "vie exceptionnelle" de la juge à la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg, après avoir appris à l'issue d'un déplacement de campagne dans le Minnesota son décès vendredi à l'âge de 87 ans.


"Elle vient de mourir ? Je n'étais pas au courant. Elle a mené une vie exceptionnelle", a réagi le président républicain, qui était sur scène en train de faire un discours dans la ville de Bemidji dans le Minnesota, au moment où la haute cour annonçait la mort de la juge. 


Donald Trump n'a appris la nouvelle de son décès qu'à la fin de son meeting de campagne, quelques minutes avant d'embarquer dans l'avion présidentiel. 

DRIVE-IN


Les électeurs américains de Pennsylvanie sont restés dans leur voiture, sur un parking public, pour écouter Joe Biden. Objectif pour le candidat démocrate : remonter sur scène tout en respectant les mesures barrières. 

Pas sûr cependant qu'il renouvelle l'expérience. D'après les journalistes sur place, l'ambiance n'était pas au rendez-vous. A tel point qu'il a été demandé au public d'applaudir un peu plus....

OBAMA

 Promised Land" sortira le 17 novembre, publié simultanément en 25 langues à travers le monde. Dans sa version française, le livre s'intitulera "Une terre promise" (éditions Fayard).

   "Avoir terminé un livre est un sentiment très particulier et je suis fier de celui-ci", a tweeté l'ancien président démocrate, au pouvoir de 2009 à 2017. Il explique avoir essayé d'offrir "un récit honnête" de sa présidence.  Un deuxième tome est prévu.

"PRESQUE CRIMINEL" 


Face aux questions d'Américains rassemblés par CNN dans sa ville natale de Scranton (Pennsylvanie),  Joe Biden a combiné ce jeudi 17 septembre les charges contre la gestion de l'épidémie de Covid-19 par Donald Trump et une nouvelle ligne d'attaque. "Il savait et il n'a rien fait, a appuyé le candidat démocrate concernant la crise sanitaire qui a fait près de 200.000 morts dans le pays. C'est presque criminel."


En parallèle, Joe Biden a tenté de jouer sur ses origines, au sein de la ville ouvrière, pour se démarquer du milliardaire. "Je vois vraiment cette campagne comme une campagne entre Scranton et Park Avenue", a-t-il ajouté, mentionnant la chic avenue de Manhattan à proximité immédiate de la Trump Tower. 

POUR BIDEN, TRUMP EST DISQUALIFIÉ


Joe Biden a vivement attaqué Donald Trump en déclarant que son échec face à la gestion de la pandémie le "disqualifiait totalement" pour la présidence, lors d'un discours à Wilmington dans le Delaware. 


"La première responsabilité d'un président est de protéger le peuple américain et il ne le fait pas. Cela le disqualifie totalement", a lancé Joe Biden soulignant que le président américain refusait de mettre en place des mesures nationales de distanciation physique contre le virus. 

FAKE NEWS


Donald Trump a partagé mercredi une vidéo faisant croire que Joe Biden avait lancé sur scène un morceau de rap insultant la police.

Donald Trump retweete une vidéo truquée de Joe Biden

JOE BIDEN


Après les propos de Donald Trump sur la science qui ne saurait pas "réellement" ce qu'il en est du réchauffement climatique, son adversaire Joe Biden a réagi en répondant sur Twitter que si, "la science sait". 

ARBRES


Toujours lors de sa visite en Californie, Donald Trump a plongé une partie des Américains dans la perplexité en évoquant lundi la chute et l'"explosion" spontanée d'arbres alors que des incendies historiques ravagent l'Ouest américain. "Quand des arbres tombent, après un peu de temps, 18 mois, ils deviennent très secs. Ils deviennent vraiment comme une allumette", a-t-il expliqué. "Il n'y a plus d'eau qui passe, et ils deviennent très, très... ils explosent. Ils peuvent exploser." 


Sa remarque a été accueillie avec scepticisme et moqueries sur les réseaux sociaux même si des explosions localisées d'arbres, notamment d'eucalyptus, ont déjà été rapportées en Australie lors d'incendies et que les arbres gelés peuvent émettre des sons semblables à des coups de feu. Le président n'a pas précisé à quel phénomène il faisait référence.

CLIMATO-SCEPTIQUE


Lors d'une visite ce lundi en Californie, en proie à des incendies historiques aggravés par la sécheresse, Donald Trump a balayé les inquiétudes sur le réchauffement climatique. "Ça finira par se refroidir", a assuré le président américain, qui tient régulièrement des propos climato-sceptiques. "Je ne pense pas que la science sache réellement".


"Les preuves observées parlent d'elles-mêmes : le changement climatique est réel et il aggrave" les incendies, a répliqué Gavin Newsom, le gouverneur de Californie.

"PYROMANE DU CLIMAT"


Lors d'un discours en plein air à Wilmington, dans l'Etat du Delaware où il habite, Joe Biden a accusé Donald Trump d'être un "pyromane du climat" parce qu'il nie selon lui la réalité du changement climatique, en partie responsable des incendies meurtriers qui ravagent l'Ouest américain. "Si on donne à un pyromane du climat quatre années de plus à la Maison Blanche, comment pourrait-on s'étonner que l'Amérique s'embrase encore davantage ?" a déclaré le candidat démocrate.


Dans le même temps, Donald Trump atterrissait en Californie, l'un des Etats de la côte ouest ravagés par les incendies, où il doit effectuer une visite éclair.

AVERTISSEMENT


Alors que Donald Trump doit tenir, ce dimanche 13 septembre, son premier meeting intégralement en lieu clos depuis plusieurs mois, les autorités d'Henderson, dans le Nevada, ont prévenu que l'événement pourrait ne pas respecter les restrictions induites par la crise sanitaire. Dans la ville, les rassemblements de plus de 50 personnes ne sont pas autorisés. 


A moins de deux mois du scrutin, les deux candidats à l'élection présidentielle renforcent leurs apparitions publiques. L'équipe de Donald Trump avait ainsi communiqué sur les prises de température  à l'entrée du meeting et la remise de masque aux participants. 

FINANCEMENTS


Au moins 100 millions de dollars : c'est le soutien que Mike Bloomberg devrait apporter à la campagne de Joe Biden en Floride, selon l'entourage du milliardaire interrogé ce dimanche par le Washington Post. L'ancien maire de New York avait été l'un des candidats à la primaire démocrate cette année. Cette décision fait suite, cette semaine, à une annonce de Donald Trump : le président américain se disait prêt à financer sa campagne sur ses fonds personnels. 

11 SEPTEMBRE

Peu avares en invective depuis qu'ils sont l'un et l'autre les champions de leur camp en vue de l'élection présidentielle, Donald Trump et Joe Biden ont soigneusement évité la controverse, vendredi 11 septembre, à l'occasion de leur venue au mémorial de Shanksville, lieu du crash du troisième avion détourné par des terroristes le 11 septembre 2001. "C'est une journée solennelle, et on va faire en sorte qu'elle le reste", avait notamment indiqué en avant-goût Joe Biden, tandis que son rival a rappelé l'esprit de concorde du pays après ces attentats meurtriers.

LE DÉMENTI CHINOIS


Pékin a démenti vendredi toute volonté d'ingérence dans l'élection présidentielle américaine du 3 novembre, dénonçant des accusations "inventées de toutes pièces" du géant informatique Microsoft;


"Nous n'avons aucune envie de nous ingérer là-dedans, et nous ne nous sommes jamais ingérés là-dedans", a réagi lors d'une conférence de presse régulière Zhao Lijian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.


Tom Burt, le vice-président du géant informatique, a indiqué jeudi dans un blog avoir détecté ces dernières semaines des cyberattaques venant de Russie et de Chine. Elles auraient visé des personnes et organisations liées à la préparation de l'élection.

UN DUEL A DISTANCE POUR LE 11-SEPTEMBRE


Un 11-Septembre très politique. Pour ce 19e anniversaire des attentats les plus sanglants de l'histoire, le candidat démocrate Joe Biden s'est rendu sur le site de "Ground Zero" à New York, pour l'hommage annuel aux près de 3.000 victimes des attaques du World Trade Center. Aucun discours prévu : les interventions, enregistrées à l'avance cette année pour cause de coronavirus, sont traditionnellement réservées aux proches des victimes. 


Mais à moins de deux mois de la présidentielle, la campagne bat malgré tout son plein : une autre cérémonie était organisée, à quelques rues de là, par des dignitaires républicains, à laquelle devait notamment participer l'ex-maire républicain de New York et avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, selon la télévision locale New York 1. 


Concurrence attendue également sur un autre site des attentats, à Shanksville, en Pennsylvanie, à 500 km à l'ouest de New York, où s'écrasa un des quatre vols détournés par les militants d'Al-Qaïda. Donald Trump devait s'y rendre, accompagné de sa femme Melania, dans la matinée et y prononcer un discours. Joe Biden devait lui succéder dans l'après-midi, même si les deux adversaires ne devaient pas se croiser.

TRUMP : CONFESSIONS EXPLOSIVES SUR LE VIRUS


"Je n'ai pas menti". Donald Trump tente de clore la polémique née de la série d'entretiens qu'il a accordés à Bob Woodward. 

Dans son nouveau livre, le célèbre journaliste américain affirme que le président connaissait, depuis le début, la dangerosité du virus. Il en a la preuve: des enregistrements audio. Donald Trump y reconnait qu'il a cherché à minimiser l'ampleur de la pandémie. 

Les démocrates depuis se déchaînent. "C'est écœurant, presque criminel", dit son rival Joe Biden.

MICROSOFT 


Le géant de l'informatique Microsoft a révélé avoir détecté des cyberattaques venant de Russie et de Chine et visant des personnes et organisations politiques liées à la préparation de l'élection présidentielle américaine.


Des hackers ont ciblé les équipes de campagne du président républicain Donald Trump et du candidat démocrate Joe Biden, a précisé Microsoft sur son blog. L'entreprise précise avoir détecté 200 attaques liées à des groupes de pirates russes.

CONGRÈS


Les sénateurs démocrates ont bloqué jeudi un nouveau programme d'aide d'environ 500 milliards de dollars proposé par les républicains, le jugeant "plus qu'insuffisant" pour venir en aide aux millions d'Américains frappés par la pandémie et le chômage.


"Leur objectif est clair: pas d'aide pour les familles américaines avant" les élections présidentielle et parlementaires du 3 novembre, a tweeté le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell. 

COUR SUPRÊME


Donald Trump a présenté mercredi une liste très politique de personnalités dans laquelle il piochera s'il est réélu et qu'il doit nommer un nouveau juge à la Cour suprême.


Les sénateurs républicains Ted Cruz, Tom Cotton et Joshua Hawley, l'ambassadeur américain au Mexique Christopher Landau, ou la conseillère à la Maison Blanche Kate Todd figurent sur cette liste de 20 noms, qui complète une première sélection de 24 juristes, présentée à l'occasion de la campagne de 2016 et révisée en 2017.

INGÉRENCE RUSSE


Brian Murphy, un responsable des renseignements américains accuse la Maison Blanche de lui avoir ordonné de cesser de faire remonter des informations sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle et de se concentrer sur l'Iran et la Chine à la place, dans une plainte dévoilée mercredi.

QUI SONT LES QANON, CES COMPLOTISTES QUI SOUTIENNENT TRUMP ?


Ils sont des centaines de milliers sur les réseaux sociaux. Que signifie cette lettre "Q" que l'on voit s'afficher maintenant dans les meetings du président ? 

TRUMP DEMANDE À UN JOURNALISTE DE RETIRER SON MASQUE


"Je vais juste parler plus fort" lui répond Jeff Mason de Reuters. "Si vous ne l'enlevez pas, je ne vous entends pas bien", insiste le président. "Je vais donc parler beaucoup plus fort", réplique le journaliste qui refuse de céder. Soupir de Donald Trump...

Dans la foulée, le journaliste du Guardian pose lui sa question sans masque. Satisfaction du locataire de la Maison Blanche : "Je vous entends mieux, contrairement à tous les autres qui refusent de retirer le masque". 

SONDAGE


Joe Biden devance largement Donald Trump dans les intentions de vote des électeurs hispaniques pour la présidentielle du 3 novembre aux Etats-Unis, selon un sondage publié mardi. 65% des électeurs hispaniques envisagent de voter pour l'ancien vice-président de Barack Obama, tandis que 24% prévoient de donner leur vote à l'actuel président, selon un sondage de l'organisation NALEO et l'institut de sondage Latino Decisions.


Parmi les principales préoccupations des sondés latino-américains à s'être détachées : la pandémie, la crise économique qui en découle et le mouvement de protestation historique contre le racisme, soit les thèmes marquants de la campagne électorale. 52% des personnes interrogées ont déclaré Désapprouver fortement la gestion de la pandémie par le président républicain. 

ATTAQUE


Lors d'un meeting de campagne à Winston-Salem, en Caroline du Nord, mardi soir, Donald Trump s'en est pris avec virulence à Kamala Harris, colistière de Joe Biden. "Les gens ne l'aiment pas. Personne ne l'aime", a-t-il lancé devant une foule enthousiaste, insistant de manière moqueuse sur son prénom "Kamala". "Elle ne pourrait jamais devenir la première femme présidente. Jamais. Ce serait une insulte envers notre pays.", a-t-il ajouté, évoquant celle qui pourrait écrire un nouveau chapitre de l'histoire américaine en devenant la première femme à accéder à la vice-présidence.

FINANCES


"Si c'est nécessaire, je le ferai" : Donald Trump s'est dit prêt mardi à mettre la main à la poche si cela s'avérait indispensable dans la dernière ligne droite de sa campagne. "Nous avons beaucoup plus d'argent que la dernière fois pour les deux derniers mois", a assuré le milliardaire républicain, au moment où les médias américains pointent du doigt des dépenses faramineuses qui pourraient le mettre en difficulté. "Mais si nous avions besoin de plus, je contribuerai personnellement comme je l'ai fait lors des primaires en 2016", a-t-il ajouté.


Il y a quatre ans, il avait déboursé quelque 60 millions de dollars pour sa propre campagne (un chiffre cependant très en deçà des 100 millions qu'il avait annoncés).


L'état de la fortune personnelle de l'ancien magnat de l'immobilier est entouré d'un épais mystère. En rupture avec une tradition solidement établie dans les campagnes présidentielles américaines depuis des décennies, il a obstinément refusé jusqu'ici de publier ses déclarations d'impôt.

INSULTES


Donald Trump et Joe Biden ont échangé de vives critiques lundi en entrant dans la dernière étape de la campagne pour la présidentielle américaine. 


"Biden veut livrer notre pays au virus, ils veut livrer nos familles aux violentes hordes d'extrême gauche, et il veut livrer nos emplois à la Chine", a lancé le président républicain lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, continuant :  "La Chine profite des gens stupides, et Biden est quelqu'un de stupide".


De son côté,  Biden a jugé que Trump "a été trop lâche pour s'attaquer au Covid" car il craignait une chute de la Bourse.

VACCIN


Donald Trump a accusé Joe Biden, son rival pour l'élection présidentielle, de développer une "rhétorique anti-vaccins irresponsable" qui "met en danger des vies" et "décrédibilise la science".


Le Président américain martèle qu'un vaccin contre le Covid-19 pourrait être disponible avant l'élection du 3 novembre, ajoutant que "ce qu'ils disent [Biden et sa colistière Harris Ndlr) est très dangereux pour notre pays. Le vaccin sera très sûr et très efficace". 


Une affirmation mise en doute par son adversaire qui souhaite "voir ce qu'en disent les scientifiques", ajoutant souhaiter "une transparence totale sur ce vaccin".

DÉCRYPTAGE

Pourquoi il faut se préparer à un résultat contesté

TRUMP DANS UNE "RÉALITÉ DIFFÉRENTE"


Kamala Harris tacle Donad Trump. La colistière du candidat démocrate Joe Biden, a accusé dimanche le président Donald Trump de vivre dans une "réalité différente", en raison de ses propos niant la réalité du racisme institutionnel aux Etats-Unis.


Le milliardaire républicain et son ministre de la Justice "passent tout leur temps dans une réalité différente", a accusé la sénatrice de Californie, une femme métisse, d'origine jamaïcaine et indienne.


"Il y a bien deux systèmes judiciaires différents", pour les Noirs et pour les Blancs, a appuyé Kamala Harris, elle-même accusée par une partie de ses critiques d'avoir été particulièrement sévère contre les minorités lorsqu'elle était procureure en Californie dans les années 2000.

TRUMP ATTAQUE LA VEUVE DE STEVE JOBS


Mécontent après que la revue The Atlantic a fait état de propos insultants qu'il aurait tenus à l'égard des vétérans, Donald Trump a contre-attaqué sur Twitter. Il a relayé un tweet expliquant que Laurene Powell Jobs aurait fait un don pour la campagne de Joe Biden... et rappelant que la veuve du fondateur d'Apple était également actionnaire majoritaire de The Atlantic.


"Steve Jobs ne serait pas heureux de savoir que sa femme gâche l'argent qu'il lui a laissé en finançant un magazine radical de gauche qui est géré par un escroc et qui vomit des fake news et de la haine, a ajouté le président américaine, incitant ses partisans "à appeler, à écrire à Laurene Powell Jobs pour lui faire savoir ce que vous ressentez". 

TEXAS

Une parade navale en soutien à la campagne de Donald Trump a viré à la catastrophe, hier, sur le lac Travis, dans le Texas. Plusieurs bateaux ont coulé durant l'événement, a indiqué le bureau du shérif local.

MEFIANCE

Kamala Harris, la colistière démocrate de Joe Biden, a expliqué dans des déclarations parues samedi que si un vaccin contre le coronavirus était disponible avant les élections de novembre, elle ne croirait pas sur parole le président Trump concernant sa sécurité et son efficacité.


"Je ne croirais pas Donald Trump. Ce devrait être une source d'information crédible qui parlerait de l'efficacité et de la fiabilité" d'un vaccin, a dit Kamala Harris à CNN, alors que l'apparition d'un tel vaccin à ce moment-clé de la campagne présidentielle pourrait constituer un atout pour le président sortant.


"Je ne le croirai pas sur parole", a ajouté Kamala Harris, candidate démocrate à la vice-présidence.

Elections US : Trump et Biden se croiseront-ils à la cérémonie du 11-Septembre ?

LA RUSSIE SUSPECTÉE DE VOULOIR PESER DANS LA PRÉSIDENTIELLE


La Russie cherche à décrédibiliser l'élection présidentielle du 3 novembre aux Etats-Unis : c'est en tout cas l'avis du département de la Sécurité intérieure dans une note interne dévoilée jeudi par plusieurs médias américains. 


"La Russie est susceptible de continuer à accentuer les critiques contre le vote par correspondance (...) afin que la population perde confiance dans le processus électoral", écrivent dans la note les spécialistes en renseignement du département de la Sécurité intérieure (DHS). 


Ils estiment que les efforts russes en ce sens ont commencé au moins en mars 2020, via les médias d'Etat et les réseaux sociaux, et se sont accélérés avec la propagation aux Etats-Unis de la pandémie de Covid-19, qui devrait pousser de nombreux Américains à privilégier cette année le vote par correspondance pour la présidentielle.

LES SOLDATS MORTS, DES "LOSERS" ?


Nouvelle polémique pour Donald Trump, cette fois-ci impliquant les soldats américains morts durant la Première Guerre mondiale.  Lors d'une visite en France en novembre 2018 pour commémorer les 100 ans de la fin de la Première Guerre mondiale, le dirigeant républicain avait en effet annulé son déplacement dans un cimetière américain près de Paris, expliquant que les mauvaises conditions météorologiques rendaient impossible la visite.


Mais selon The Atlantic, un mensuel respecté aux Etats-Unis, le milliardaire new-yorkais n'en voyait tout simplement pas l'intérêt. "Pourquoi devrais-je aller à ce cimetière? C'est rempli de losers", aurait-il dit à des membres de son équipe, selon le magazine, qui a cité jeudi plusieurs sources anonymes. Toujours selon The Atlantic, Donald Trump aurait également qualifié les 1.541 soldats américains morts pendant la bataille du bois Belleau de "crétins", avant de demander "qui étaient les gentils" pendant ce conflit.


La Maison Blanche a vigoureusement démenti. "Personne n'est assez courageux pour apposer son nom à ces accusations. C'est parce qu'elles sont fausses", a notamment déclaré un des porte-parole de l'exécutif, Judd Deere.

TRUMP INVITE LES AMERICAINS A UN DOUBLE VOTE


Quand Donald Trump incite les Américains à voter... deux fois.  Même si cela est illégal, c'est pourtant ce qu'a suggéré mercredi le président américain. Objectif ? Etre certain que leur vote soit pris en compte.


Alors qu'un journaliste a annoncé ce jeudi que 600.000 personnes pourraient voter par correspondance en Caroline du Nord pour l'élection présidentielle de novembre, Donald Trump a répondu : "Laissez-les envoyer [leur bulletin de vote] et laissez-les aller voter, et si leur système est aussi bon qu'ils le disent, ils ne pourront évidemment pas voter. Si ce n'est pas le cas, ils pourront voter", a rapporté le média NBC.

QUAND DONALD TRUMP TACLE NANCY PELOSI


Donald Trump a critiqué mercredi la cheffe des démocrates au Congrès américain Nancy Pelosi pour s'être rendue dans un salon de coiffure à San Francisco, où les soins en intérieur sont interdits à cause du Covid-19, et avoir ôté son masque. "Un coup monté", s'est défendue la présidente de la Chambre des représentants, qui affirme avoir suivi les consignes du coiffeur.


Nancy Pelosi est l'une des bêtes noires du président républicain et de ses partisans. Elle éreinte régulièrement le milliardaire pour sa gestion de la pandémie, en l'exhortant à écouter les scientifiques et à encourager le port du masque. "Les vrais hommes portent des masques", avait lancé en juin la puissante "Speaker" face aux atermoiements de Donald Trump, qui ne s'était montré en public en portant un qu'en juillet. 


Mais une vidéo de surveillance montre Nancy Pelosi passer d'une pièce à l'autre dans un salon de coiffure lundi, sans masque. Or les soins restent interdits en intérieur à San Francisco, où ils viennent juste d'être ré-autorisés en extérieur seulement.

Infos précédentes

C'est la première fois qu'une campagne présidentielle est autant perturbée. Les Américains sont les témoins d'une course à la Maison Blanche hors norme à cause de l'épidémie de Covid-19. Entre les primaires démocrates qui n'ont pas eu réellement le temps d'aller à leur terme, et le président des États-Unis qui a essayé puis a renoncé à faire des meetings, dont il est si friand, cette élection présidentielle n'est pas comme les autres.

Après avoir été désigné officiellement par leur parti respectif lors de convention adaptée au climat sanitaire actuel, Joe Biden et Donald Trump vont devoir désormais "partir" en campagne. Si le président des États-Unis multiplie les déplacements depuis la mi-août, Joe Biden, accusé par les Républicains de rester "caché dans sa cave", commence lui aussi à repartir sur le terrain.

Déjà incertaine en 2016, cette nouvelle élection s'annonce encore plus indécise à cause du climat très tendu qui règne aux États-Unis depuis plusieurs mois, suite au mouvement contre le racisme et les violences policières qui a débuté après le décès de George Floyd en mai dernier.

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