EN DIRECT - Procédure de destitution de Trump : début des auditions avant la rédaction de l'acte d'accusation

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La procédure de destitution contre Donald Trump

ENQUÊTE - Une procédure d'impeachment a été lancée à l'encontre de Donald Trump, suspecté d'avoir fait pression sur l'Ukraine pour enquêter sur son potentiel adversaire à la présidentielle, Joe Biden. Après deux mois d'enquête, la commission parlementaire a rassemblé des "preuves accablantes" contre Trump. Suivez les dernières infos en direct.

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PROCÉDURE

Ce lundi, la Commission judiciaire doit commencer à rédiger les chefs d'accusation visant Donald Trump. Pour ce faire, elle commencera par entendre lundi des représentants des groupes républicain et démocrate, qui présenteront chacun leur version, aux antipodes, des conclusions à tirer de l'enquête.


Une audition "bidon", pour Donald Trump, qui ne lâche pas ses coups contre la procédure.

INTERVIEW

Convaincu de la solidité du dossier instruit contre Donald Trump, le président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, le démocrate Jerry Nadler, a assuré sur CNN que "si ce dossier était présenté à un jury, un verdict de culpabilité serait rendu en trois minutes chrono".


"L'accusation au cœur (du dossier) est que le président a placé ses intérêts au-dessus de ceux du pays à plusieurs reprises et qu'il a demandé l'ingérence d'une puissance étrangère dans nos élections à plusieurs reprises", a-t-il poursuivi, assurant avoir "un dossier en béton".

DOUBLE IMPEACHMENT

La destitution ou la campagne ? Tel est le dilemme (qui n'en est pas vraiment un) qui se pose aux candidats démocrates siégeant au Sénat, qui devront être présents lors du procès du président. En effet, la Constitution les oblige à faire acte de présence, ce qui les éloignera des Etats de l'Iowa et du New Hampshire, où se déroulent les premières élections primaires démocrates, en début d'année prochaine. 


Les leaders de l'aile gauche du parti, Bernie Sanders et Elizabeth Warren, notamment, laisseront ainsi le champ libre à leurs adversaires centristes Joe Biden et Pete Buttigieg, leurs principaux rivaux pour marquer le début de ce marathon d'une cinquantaine d'élections. Seul leur restera la possibilité de faire des conférences de presse en marge du procès. En effet, ils ne pourront pas compter sur ce dernier pour avoir une vitrine politique, puisqu'ils sont tenus au silence.

INTERVIEW

"Trump se fout de ce qui est bon pour le pays", a assuré le président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, Adam Schiff, connu notamment pour avoir mené l'enquête en destitution contre le président américain. "Il se fout de ce qui est bon pour l'Ukraine. Tout ce qui l'intéresse, c'est ce qu'il peut y gagner personnellement et s'il peut en tirer quelque chose en vue de sa réélection."

TRUMP


Le président américain Donald Trump s'est dit convaincu ce jeudi de remporter la bataille de la destitution après le lancement par les démocrates de la rédaction des articles de mise en accusation le visant.


"La bonne nouvelle est que les républicains n'ont jamais été aussi unis", a tweeté le locataire de la Maison Blanche peu après une brève allocution de Nancy Pelosi, chef des démocrates au Congrès.


"Nous gagnerons!", a-t-il ajouté.

ENQUÊTE


La chef des démocrates au Congrès américain Nancy Pelosi a demandé ce jeudi la rédaction des articles de mise en accusation de Donald Trump, qu'elle a accusé d'"abus de pouvoir".


"Le président ne nous laisse pas d'autres choix que d'agir parce qu'il a de nouveau essayé de corrompre nos élections pour son propre bénéfice", a-t-elle déclaré lors d'une brève allocution. "Je demande aujourd'hui au président (de la commission judiciaire de la Chambre des représentants Jerry Nadler) d'entamer la rédaction des articles de mise en accusation" ("impeachement"), a-t-elle poursuivi.

"COUP D'ÉTAT"


Un parlementaire républicain a suggéré que les démocrates voulaient monter un "coup d'Etat" en lançant leur procédure de destitution contre Donald Trump, à l'ouverture du débat juridique qui pourrait mener à la mise en accusation du président américain.


La procédure est une "imposture", a dénoncé Doug Collins, numéro deux de la commission judiciaire de la Chambre des représentants. Puis il a repris, ironique, une ancienne déclaration du président démocrate de la commission, Jerry Nadler, lors de la procédure de destitution de Bill Clinton : "Ce coup d'Etat partisan sera marqué d'infamie dans l'Histoire de la Nation".

UNANIMITÉ

DROIT CONSTITUTIONNEL

Invité à donner son avis sur sujet par les démocrates, le professeur de droit Noah Feldman assure que "la conduite du président Trump, telle que décrite dans les témoignages et les preuves réunies, constituent clairement un crime susceptible de lui valoir une destitution". "Il a abusé de son pouvoir en sollicitant du président de l'Ukraine une enquête sur un de ses rivaux politiques, afin d'en tirer un avantage politique, en vue de l'élection de 2020."

PROCEDURE

La commission justice de la Chambre se réunit pour la première fois dans le cadre de la procédure de destitution. Son président, l'élu démocrate Jerry Nadler, n'y va pas de main morte, accusant Donald Trump d'être "prêt à mettre en péril" la sécurité des Etats-Unis.


Réplique immédiate de Trump : le rapport parlementaire, publié hier, "est une blague".

REACTION

En réaction à ce communiqué de la commission d'enquête, le camp présidentiel a ménagé ses effets. La Maison Blanche a qualifié de "divagation" le document transmis mardi soir, tandis que le président, chose rare, n'a pas commenté l'affaire depuis son compte Twitter.

Urgent

ACCABLANT


L'enquête en destitution contre Donald Trump a rassemblé des "preuves accablantes" de "conduite inappropriée" du président républicain, selon le rapport officiel de la commission parlementaire qui a supervisé les investigations.


"L'enquête en destitution a montré que le président Trump, personnellement et par l'entremise d'agents dans et en dehors du gouvernement, a sollicité l'ingérence d'un pays étranger, l'Ukraine, pour favoriser sa campagne de réélection", selon ce rapport de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, à majorité démocrate.


"Le président a conditionné une invitation à la Maison Blanche et une aide militaire à l'Ukraine à l'annonce d'enquêtes favorables à sa campagne" et il a "entravé" les investigations, détaillent ses auteurs.

"UNE VÉRITABLE HONTE"


Donald Trump a éreinté lundi les démocrates pour avoir prévu une audition publique mercredi dans l'enquête en destitution qui le vise à Washington alors qu'il se trouve au Royaume-Uni pour un sommet de l'Otan. Ce rendez-vous a été "fixé il y a un an", a-t-il lancé avant de quitter la Maison Blanche. "C'est l'un des voyages les plus importants que les présidents fassent".


"C'est une mascarade, une véritable honte ce qu'ils font à notre pays", a-t-il tonné en direction de ses opposants démocrates qui mènent l'enquête contre lui au Congrès. Le président américain est arrivé à Londres lundi soir, pour participer au sommet marquant le 70e anniversaire de l'Otan organisé mardi et mercredi.

UKRAINE


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de nouveau nié tout accord de donnant-donnant avec son homologue américain sur l'aide militaire des Etats-Unis à son pays, malgré les témoignages en ce sens dans la procédure de destitution contre Donald Trump. "Je n'ai pas du tout parlé au président américain Trump en ces termes : 'je te donne ceci, tu me donnes cela'", a déclaré le chef d'Etat ukrainien dans une  interview publiée ou à paraître ce lundi Le Monde, Der Spiegel, le Time et la Gazeta Wyborcza.

REFUS 


Dénonçant une enquête "injuste", la Maison Blanche a refusé dimanche soir de participer à une audition au Congrès, qui marque le début d'une nouvelle phase dans la procédure en destitution ouverte contre Donald Trump. Après deux mois d'enquête, la Chambre des représentants, à majorité démocrate, entame cette semaine le débat juridique pour savoir si les faits reprochés au président sont suffisamment graves pour justifier sa mise en accusation ("impeachment").


Sa commission judiciaire doit donner le coup d'envoi à cette réflexion mercredi lors d'une audition avec des spécialistes de la Constitution. Elle avait invité le chef de l'Etat à y "participer" soit en personne, soit par l'entremise de ses avocats ou en posant des questions écrites aux témoins. Dimanche soir, elle a donc essuyé un refus.


"Concernant l'audition du 4 décembre, on ne peut légitimement attendre que nous y participions, alors que les noms des témoins n'ont pas été rendus publics et qu'il reste douteux que la commission judiciaire offre une procédure équitable", lui a écrit l'avocat de la Maison Blanche, Pat Cipollone. "Mais si vous êtes vraiment décidé à superviser une procédure équitable à l'avenir, nous pourrions envisager de prendre part" à la suite des travaux.

ACCUSATIONS

L'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'Union européenne a été accusé par trois femmes d'avoir eu des comportements sexuels inappropriés à leur égard, révèle le site Propublica. Gordon Sondland, qui avait déposé un témoignage pour le moins dérangeant pour Donald Trump dans le cadre de son audition devant la Chambre des représentants, est accusé d'avoir tenté d'embrasser de force et s'être livré à des attouchements sur leur personne. 


Témoignant sous leur nom, les trois plaignantes font état de faits remontant à une période entre 2003 et 2008. L'une d'elle l'avait sollicité pour une proposition d'investissement. La deuxième travaillait pour une compagnie d'assurance qui avait un contrat avec lui. Et la troisième était en recherche d'emploi.


Gordon Sondland, qui a reconnu avoir participé aux pressions sur l'Ukraine pour que ses dirigeants lancent une enquête contre Joe Biden, possible candidat contre Trump à la présidentielle 2020. 

TRUMP AUDITIONNÉ


La commission judiciaire de la Chambre des représentants a invité mardi Donald Trump ou ses avocats à "participer" à une audition le 4 décembre, qui marquera l'ouverture d'une nouvelle phase de l'enquête en destitution ouverte à son encontre.


"Je vous écris pour savoir si vous, ou vos avocats, comptez assister à l'audition ou souhaitez interroger les témoins", a demandé l'élu démocrate Jerry Nadler dans un courrier adressé au président américain.

UKRAINE

"Nous ne nous ingérons pas dans les élections, dans la géopolitique des Etats-Unis", a assuré lors d'un déplacement mardi 26 novembre le président ukrainien Zelensky, alors que circulent des propos conspirationnistes très en vogue du côté des soutiens de Donald Trump, qui laissent entendre que les démocrates avaient été piratés par les Ukrainiens et non par les Russes lors de la dernière élection présidentielle.


Et le chef d'Etat ukrainien d'ajouter ensuite qu'il n'y avait actuellement "aucun blocage" de l'aide militaire versée par les Etats-Unis à l'Ukraine. 

JUSTICE

Une juge américaine a indiqué lundi que les hauts responsables et ex-employés de la Maison Blanche n'avaient pas à se soustraire à une convocation du Congrès. "Les présidents ne sont pas des rois", a dit dans sa conclusion la juge fédérale Ketanji Brown Jackson, qui devait statuer sur la possibilité de convoquer l'ex-avocat de Donald Trump, DOn McGahn, considéré comme un témoin-clé dans l'enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur l'implication de la Russie dans la campagne présidentielle de 2016.


Si elle ne concerne pas directement l'enquête pour destitution, elle a toutefois son importance. En effet, le Congrès avait convoqué nombre de collaborateurs de la Maison Blanche, mais ceux-ci avaient été empêchés de le faire, sur intervention présidentielle.


"Les individus assignés à témoigner devant une commission habilitée à le faire au Congrès doivent se présenter en personne", dit en substance la magistrate, en précisant qu'ils ne "peuvent pas ignorer ou défier" ces convocations "sur ordre du président ou de tout autre". Une fois devant le Congrès, ils sont libres de s'abstenir de témoigner, explique-t-elle toutefois. 

RAPPORT


Adam Schiff, le démocrate qui mène l'enquête en destitution visant Donald Trump au Congrès américain, a indiqué dans une lettre adressée à son groupe parlementaire qu'il remettrait son rapport à la commission judiciaire à partir du 3 décembre prochain. Il a également indiqué que les "preuves des méfaits commis par le président" étaient "claires.

REVELATIONS

D'après l'ONG American Oversight, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo et l'avocat personnel de Donald Trump Rudy Giuliani se sont régulièrement parlés, peu de temps avant l'éviction de Marie Yovanovitch, brutalement évincée de son poste d'ambassadrice à Kiev. Cette dernière, qui a témoigné s'être sentie menacée par Trump, qui avait dit "qu'il lui arriverait des choses". 


Ces révélations ont leur importance puisque Rudy Giuliani est soupçonné d'avoir mis sur pattes une diplomatie parallèle pour organiser le coup de téléphone du 25 juillet, au cours duquel Donald Trump est soupçonné d'avoir demandé à son homologue ukrainien de mener une enquête contre la famille Biden, en échange d'une aide militaire.

PROCEDURE

Destitution de Trump : que va-t-il se passer après la fin des auditions à la Chambre des représentants ?

REPLAY

TRUMP

Bravache, le commander in chief a même assuré qu'il voulait "un procès". C'est en effet ce que prévoit la suite de la procédure, si le Sénat, à majorité républicaine, décide de juger le président.

TRUMP

Au lendemain du témoignage de la diplomate Fiona Hill, qui a conjuré les alliés de Trump de cesser de reprendre la théorie conspirationniste ce serait l'Ukraine et non la Russie qui aurait interféré dans la campagne de 2016, pour faire gagner Hillary Clinton, le président n'en a eu cure et l'a totalement endossée. "Vous allez voir des choses qui seront incroyables, peut-être le plus grand scandale politique de l'histoire de notre pays". "Je peux juste vous dire que nous disposons de beaucoup d'informations démontrant que beaucoup de choses terribles se sont passées".

TRUMP

Invité téléphonique de son émission favorite "Fox and Friends", Donald Trump a laissé éclater sa colère contre la procédure de destitution dont il fait l'objet. Pendant plus de 50 minutes, le président a dit tout le mal qu'il pensait des manœuvres qui le visaient et a aligné, un à un, les différents protagonistes de l'affaire, qui ont été auditionnés par la Chambre des représentants jusqu'à ce jeudi.


Difficile d'obtenir de lui un commentaire sur l'accusation dont il fait l'objet : avoir mis à contribution les Américains pour attaquer Joe Biden, son rival putatif pour la présidentielle, en faisant un chantage à l'aide militaire à l'Ukraine : "L'Allemagne et la France ne font pas assez d'efforts".


Le démocrate Adam Schiff, superviseur de l'enquête : "Il invente tout, il est malade. Cet homme a un problème. [...] Je veux que ce type... j'ai failli dire quelque chose qui aurait pu être un peu controversé. J'apprends, vous voyez, j'apprends".


Nancy Pelosi, la patronne des démocrates au Congrès ? "Elle est folle comme une punaise de lit".


L'ambassadrice Marie Yovanovitch, qui a dénoncé les attaques intimidantes de Trump à son endroit ? "Elle ne voulait pas accrocher ma photo dans l'ambassade. Ce n'est pas un ange".


Gordon Sondland, autre ambassadeur, donateur de sa campagne, qui a reconnu qu'il y avait bien eu un "donnant-donnant" entre l'Ukraine et Trump ? "C'est n'importe quoi, je le connais à peine".

"PIRE QUE NIXON" 


Adam Schiff, l’élu démocrate en charge de l’enquête en destitution contre Trump a conclu ce jeudi une série auditions publiques, assurant que les faits reprochés au magnat de l’immobilier étaient "bien plus graves" que ceux commis par l’ancien président Richard Nixon, seul président de l’histoire des Etats-Unis à avoir démissionné, empêtré dans le scandale du Watergate. A l'issue du marathon des auditions, le démocrate a fait monter la pression sur Donald Trump en le comparant au seul président de l'histoire des Etats-Unis à avoir démissionné, en 1974, pour s'éviter une destitution certaine. "Ce que nous avons ici (...) va bien au-delà de ce que Nixon a fait", a-t-il lancé en référence au scandale d'espionnage politique dit du Watergate.

AUDITION 


Interrogée par le Congrès, l'ex responsable du Conseil de sécurité nationale Fiona Hill a demandé aux élus républicains de cesser leurs mensonges, présentant l'Ukraine comme un "allié".

DEMOCRATES

En référence à la procédure en destitution qui vise Donald Trump, les démocrates ont estimé jeudi soir que ce qui était reproché au président en poste était "bien plus graves" que ceux commis par Richard Nixon, dernier président a avoir été menacé par une procédure de destitution. Accusé d'avoir autorisé l'espionnage du Parti démocrate dans l'immeuble du Watergate, le président républicain avait fini par démissionner en 1974, avant même la procédure de destitution.


"Ce que nous avons ici est bien plus grave qu'un cambriolage de troisième rang d'un QG de campagne démocrate, nous parlons (...) du gel d'une aide militaire à un allié en guerre: cela va bien au-delà de ce que Nixon a fait", a lancé Adam Schiff, superviseur démocrate de l'enquête en destitution, en clôturant une série d'auditions marathon au Congrès.

MAISON BLANCHE

Dans un style particulièrement virulent, la présidence américaine a dénoncé la "haine maladive pour le président Trump" des démocrates et "leur désir enragé de renverser l'élection de 2016". 

DEFENSE REPUBLICAINE

Voici comment les défenseurs de Trump répliquent aux témoignages qui se succèdent. 


- il n'a personnellement jamais lié l'aide aux enquêtes

- il était fondé à demander à l'Ukraine de lutter contre la corruption, quand bien même cela impliquerait un adversaire politique.

- aucun crime n'est constitué puisque l'aide a été débloquée sans que les enquêtes soient lancées

- quand bien même l'appel de Donald Trump à Zelensly était "inapproprié", il ne peut pas lui valoir une destitution.


L'acte d'accusation devrait bientôt être formalisé par les démocrates. La procédure passera ensuite au Sénat, dominé par les Républicains. Ceux-ci font, pour le moment, bloc derrière le président Trump. 

AUDITION

Nouvelle audition cruciale, ce jeudi, devant la Chambre des représentants, à majorité démocrate. L'ancienne responsable du Conseil de sécurité nationale Fiona Hill était en effet entendu ce jeudi par le Congrès, et a imploré les élus républicains de cesser leurs mensonges.


"Certains d'entre vous semblent croire que la Russie et ses services de sécurité pourraient ne pas avoir mené de campagne contre notre pays, et que peut-être, pour d'autres raisons, l'Ukraine l'a fait. C'est une fiction qui a été créée et propagée par les services de sécurité russes eux-mêmes". Et de leur demander : "S'il vous plait, ne propagez pas pour des raisons politiques des mensonges qui servent clairement les intérêts russes"


Cette requête de Fiona Hill est une référence à une théorie, très populaire dans les milieux conspirationnistes, et relayée par des alliés de Trump, selon laquelle l'Ukraine aurait piraté les e-mails du parti démocrate lors de la présidentielle américaine de 2016, et non la Russie.

L'UKRAINE S'EST INQUIÉTÉE DU SORT D'UNE AIDE MILITAIRE


L'Ukraine s'est inquiétée dès le 25 juillet, jour de l'appel controversé entre Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, du sort d'une aide militaire américaine qui avait été gelée par la Maison Blanche, a déclaré mercredi une responsable du Pentagone. Selon Laura Cooper, chargée de l'Ukraine au ministère américain de la Défense, l'ambassade ukrainienne à Washington a adressé ce jour-là des courriels à son équipe demandant en gros: "Que se passe-t-il avec l'aide sécuritaire?"


Jusqu'ici, tous les témoins entendus dans la procédure de destitution visant le président américain avaient affirmé que Kiev avait appris le gel de l'aide plus tard, vers la fin août, en tout cas après l'appel du 25 juillet au cours duquel Donald Trump a demandé à son homologue ukrainien d'enquêter sur ses adversaires démocrates.

TRUMP

Autre réaction du président américain, plus virulente, cette fois : "Cette Chasse aux Sorcières doit cesser MAINTENANT. C'est si nocif pour notre pays !" Un agacement qui point quelques instants après le témoignage de l'ambassadeur Sondland, réputé proche de lui, qui a déclaré que Trump avait bien conditionné une rencontre avec le président ukrainien au lancement d'une enquête par Kiev d'enquêtes contre Hunter Biden. Et d'ajouter avoir la conviction que, à cette rencontre bilatérale, s'ajoutait le versement d'une aide militaire à l'Ukraine, bien que le président ne lui ait jamais dit de faire ce lien.

TRUMP

Il est à noter que, il y a six semaines, Donald Trump écrivait la chose suivante à propos de son ambassadeur, qu'il ne connait donc plus très bien aujourd'hui : "J'adorerais envoyer témoigner l'ambassadeur Sondland, un homme très bon et un bon Américain."

TRUMP

Quelques instants plus tard, avant de monter à bord d'un hélicoptère, Donald Trump a assuré qu'il ne connaissait "pas très bien", Gordon Sondland, dont il a toutefois rappelé les mots que ce dernier lui a prêtés lors de son audition : "Je lui ai demandé : 'Que voulez-vous de l'Ukraine ?' Et il m'a répondu, très abruptement : 'Je ne veux rien, je ne veux pas de donnant-donnant. Dites à Zelensky de faire ce qu'il faut."

SONDLAND

C'était une des auditions les plus attendues et, pour l'instant, elle tient ses promesses. L'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne Gordon Sondland a indiqué à la commission d'enquête de la Chambre des représentants que c'était bien sur les "ordres" de Donald Trump qu'il a "travaillé avec Rudy Giuliani", l'avocat personnel de Donald Trump. 


Et d'assurer ensuite que Giuliani avait bel et bien milité pour que l'Ukraine ouvre une enquête sur les démocrates américains et le groupe gazier Burisma, où travaillait Hunter Biden, fils de Joe. C'est à cette condition que Zelensky serait alors invité à la Maison Blanche. Le fameux "donnant-donnant" qui pourrait gravement impliquer Trump.


Toutefois, tout l'enjeu, pour les démocrates, est de prouver que Donald Trump a directement demandé cela. Or, pour le moment, seule l'implication de Giuliani est prouvée. Sondland, qui avait versé un million de dollars à la campagne de Donald Trump, a d'ailleurs assuré que le président n'a "jamais dit directement que l'aide était conditionnée" à cette enquête. Tout en ajoutant aussitôt : "C'était clair pour tout le monde qu'il y avait un lien".


La "seule conclusion logique" de ces échanges était-elle que l'aide militaire à l'Ukraine faisait partie du "donnant-donnant", a ainsi demandé un des élus démocrates à Sondland ? "Oui", a répondu l'ambassadeur.

GORDON SONDLAND LE GRIL


C'est au tour de l'ambassadeur Gordon Sondland de passer en audition devant le Congrès ce mercredi. Acteur-clé de l'affaire ukrainienne, l'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'Union européenne pourrait que Donald Trump a bien conditionné la reprise d'une aide militaire gelée par Washington au lancement, par Kiev, d'une telle enquête. Ce qui constituerait selon eux un "abus de pouvoir" passible de destitution.


L'audition télévisée de Gordon Sondland est importante à plusieurs titres. D'abord, car cet homme d'affaires nommé ambassadeur après avoir financé la campagne Trump est un témoin direct, qui s'est régulièrement entretenu avec le président américain de sa politique ukrainienne. Or l'une des lignes de défense des républicains est de moquer une accumulation de témoignages de seconde main.


Ensuite, car Gordon Sondland a eu jusqu'ici quelques problèmes de mémoire. Lors de sa première déposition, mi-octobre à huis clos, l'ambassadeur avait assuré, sous serment, n'avoir "pas participé" à des actions visant à "geler de l'aide afin de faire pression" sur Kiev -- estimant même qu'une telle attitude serait "inappropriée" si elle avait comme but "d'influencer une élection américaine".

AUDITION

Témoin-clé de l'enquête en destitution qui vise Donald Trump, le lieutenant-colonel Alexander Vindman, employé au Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche, a réaffirmé avoir alerté sa hiérarchie après avoir écouté l'appel téléphonique au cours duquel Donald Trump a demandé à son homologue ukrainien d'enquêter sur Joe Biden. Un appel écouté par Jennifer Williams, conseillère de Mike Pence et que tous les deux ont jugé "inapproprié". 


Un témoignage qui a conduit le camp républicain à tenter de décrédibiliser les deux témoins. Donald Trump a assuré qu'il ne connaissait pas Alexander Vindman, tandis que la Maison Blanche a mis en doute le "discernement" du témoin. D'autres élus républicains ont suivi, accusant Vindman d'être à l'origine des fuites qui ont conduit à cette destitution.

EN UKRAINE....

Invité à réagir à la polémique qui le lie à Donald Trump, le président ukrainien Vladymir Zelensky a fait part de sa lassitude : "Tout le monde en Ukraine est tellement fatigué de Burisma", a-t-il dit lors d'une conférence de presse, mardi 19 novembre, à propos de l'entreprise où siégeait le fils de Joe Biden, mêlée à un scandale de corruption, et à propos de laquelle il lui était demandé s'il était prêt à lancer une enquête.


"Nous avons notre pays, nous avons notre indépendance, nous avons nos propres problèmes".

RETOUR DE BÂTON

Limogé sans ménagement l'an dernier, l'ancien secrétaire d'Etat de Trump, Rex Tillerson, n'a pas mâché ses mots au moment de qualifier dont était soupçonné son ancien patron. "Clairement, demander des faveurs personnelles et utiliser les ressources des Etats-Unis comme caution n'est pas acceptable", a-t-il estimé dans une interview à PBS Newshour. 


"Si vous cherchez à faire avancer vos intérêts et que vous utilisez, que ce soit l'aide américaine à l'étranger, les armes américaines ou l'influence américaine, ce n'est pas acceptable et je pense que tout monde comprend cela".

TEMOIGNAGE PRESIDENTIEL

Et si le président Trump finissait par témoigner dans l'enquête en destitution dont il fait l'objet ? Lundi 18 novembre, il a indiqué qu'il "envisageait sérieusement" de témoigner. Nancy Pelosi "la nerveuse" a suggéré "que je témoigne dans l'enquête bidon en destitution. Elle a même dit que je pourrais le faire par écrit. Même si je n'ai rien fait de mal et n'aime pas apporter de crédit à cette parodie de justice, j'aime cette idée et, afin que le Congrès puisse de nouveau se concentrer (sur son rôle législatif, ndlr), je vais envisager sérieusement" de le faire.

MAUVAISE IDÉE ?

ATTAQUE


Donald Trump a violemment attaqué l'ex-ambassadrice à Kiev qu'il a limogée, au moment même où elle était entendue au Congrès dans l'enquête en destitution qui le menace.


"Partout où Marie Yovanovitch est passée, les choses ont mal tourné", a tweeté le président américain. "Elle a débuté en Somalie, et regardez comment ça s'est terminé", a-t-il ajouté.

AUDITION

Ce vendredi, les parlementaires doivent interroger l'ex-ambassadrice des Etats-Unis à Kiev, Marie Yovanovitch. Cette dernière avait été  brusquement relevée de ses fonctions au printemps après avoir fait l'objet d'une campagne hostile menée par l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani. 

"CORRUPTION"

Voilà le mot employé par Nancy Pelosi, patronne des démocrates au Congrès américain. S'exprimant devant la presse, elle a estimé que les premières auditions avaient "corroboré les preuves de corruption mises au jour par l'enquête". Ces faits, poursuit-elle, font apparaître comme "presque petits" ceux reprochés au président Nixon, lui aussi visé par une enquête pour destitution en 1974. Le républicain avait fait l'objet de cette procédure pour avoir tenté d'espionner le parti démocrate.


Pour Nancy Pelosi, la corruption consiste à "accorder ou suspendre une aide militaire en échange d'une déclaration publique concernant une fausse enquête sur les élections", ce qui représentait "une tentative évidente de la part du président de se donner l'avantage pour l'élection de 2020". Donald Trump, lui, se défend, jugeant la conversation qu'il a eue avec Vladimir Zelensky "parfaite".

TRUMP


Lors d'une conférence de presse avec le président turc Recep Erdogan, Donald Trump a affirmé qu'il n'avait pas regardé les auditions de deux diplomates devant le Congrès.


Son Twitter prouve le contraire...

TÉMOIGNAGES


Donald Trump "s'intéressait davantage" aux enquêtes sur Joe Biden qu'à l'Ukraine, rapporte le plus haut diplomate de l'ambassade américaine à Kiev.


William Taylor a déclaré sous serment avoir appris récemment que l'ambassadeur américain auprès de l'UE, Gordon Sondland, avait fait cette déclaration le 26 juillet juste après avoir discuté avec le président Trump.


Un collaborateur de M. Taylor, qui avait entendu les deux hommes discuter, avait ensuite demandé à M. Sondland ce que le locataire de la Maison Blanche pensait de l'Ukraine. "L'ambassadeur Sondland a répondu que le président Trump s'intéressait davantage à l'enquête sur Biden", a déclaré le chargé d'affaires.

PENDANT CE TEMPS-LÀ


 Le président américain Donald Trump ne regarde pas les auditions en cours au Congrès concernant la procédure de destitution le visant, a affirmé la porte-parole de la Maison Blanche.


"Il a des réunions dans le Bureau ovale. Il ne regarde pas. Il travaille", a indiqué Stephanie Grisham.

TÉMOIGNAGES


Bill Taylor, actuel ambassadeur en Ukraine, trouve "dingue" de geler une aide pour Kiev à des fins politiques.

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