EN DIRECT - Procédure de destitution : Trump attaque violemment l'ex-ambassadrice à Kiev au moment où elle est entendue au Congrès

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La procédure de destitution contre Donald Trump

ENQUÊTE - Une procédure d'impeachment a été lancée à l'encontre de Donald Trump, suspecté d'avoir fait pression sur l'Ukraine pour enquêter sur son potentiel adversaire à la présidentielle, Joe Biden. Des commencent auditions publiques commencent ce mercredi 13 novembre. Suivez les dernières infos en direct.

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ATTAQUE


Donald Trump a violemment attaqué l'ex-ambassadrice à Kiev qu'il a limogée, au moment même où elle était entendue au Congrès dans l'enquête en destitution qui le menace.


"Partout où Marie Yovanovitch est passée, les choses ont mal tourné", a tweeté le président américain. "Elle a débuté en Somalie, et regardez comment ça s'est terminé", a-t-il ajouté.

MAUVAISE IDÉE ?

ATTAQUE


Donald Trump a violemment attaqué l'ex-ambassadrice à Kiev qu'il a limogée, au moment même où elle était entendue au Congrès dans l'enquête en destitution qui le menace.


"Partout où Marie Yovanovitch est passée, les choses ont mal tourné", a tweeté le président américain. "Elle a débuté en Somalie, et regardez comment ça s'est terminé", a-t-il ajouté.

AUDITION

Ce vendredi, les parlementaires doivent interroger l'ex-ambassadrice des Etats-Unis à Kiev, Marie Yovanovitch. Cette dernière avait été  brusquement relevée de ses fonctions au printemps après avoir fait l'objet d'une campagne hostile menée par l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani. 

"CORRUPTION"

Voilà le mot employé par Nancy Pelosi, patronne des démocrates au Congrès américain. S'exprimant devant la presse, elle a estimé que les premières auditions avaient "corroboré les preuves de corruption mises au jour par l'enquête". Ces faits, poursuit-elle, font apparaître comme "presque petits" ceux reprochés au président Nixon, lui aussi visé par une enquête pour destitution en 1974. Le républicain avait fait l'objet de cette procédure pour avoir tenté d'espionner le parti démocrate.


Pour Nancy Pelosi, la corruption consiste à "accorder ou suspendre une aide militaire en échange d'une déclaration publique concernant une fausse enquête sur les élections", ce qui représentait "une tentative évidente de la part du président de se donner l'avantage pour l'élection de 2020". Donald Trump, lui, se défend, jugeant la conversation qu'il a eue avec Vladimir Zelensky "parfaite".

TRUMP


Lors d'une conférence de presse avec le président turc Recep Erdogan, Donald Trump a affirmé qu'il n'avait pas regardé les auditions de deux diplomates devant le Congrès.


Son Twitter prouve le contraire...

TÉMOIGNAGES


Donald Trump "s'intéressait davantage" aux enquêtes sur Joe Biden qu'à l'Ukraine, rapporte le plus haut diplomate de l'ambassade américaine à Kiev.


William Taylor a déclaré sous serment avoir appris récemment que l'ambassadeur américain auprès de l'UE, Gordon Sondland, avait fait cette déclaration le 26 juillet juste après avoir discuté avec le président Trump.


Un collaborateur de M. Taylor, qui avait entendu les deux hommes discuter, avait ensuite demandé à M. Sondland ce que le locataire de la Maison Blanche pensait de l'Ukraine. "L'ambassadeur Sondland a répondu que le président Trump s'intéressait davantage à l'enquête sur Biden", a déclaré le chargé d'affaires.

PENDANT CE TEMPS-LÀ


 Le président américain Donald Trump ne regarde pas les auditions en cours au Congrès concernant la procédure de destitution le visant, a affirmé la porte-parole de la Maison Blanche.


"Il a des réunions dans le Bureau ovale. Il ne regarde pas. Il travaille", a indiqué Stephanie Grisham.

TÉMOIGNAGES


Bill Taylor, actuel ambassadeur en Ukraine, trouve "dingue" de geler une aide pour Kiev à des fins politiques.

TÉMOIGNAGES


Un canal diplomatique "irrégulier" avait été mis en place avec l'Ukraine allant "à l'encontre des objectifs à long terme de la politique américaine", affirme le plus haut diplomate de l'ambassade américaine à Kiev auditionnés par le Congrès.


Ce canal "irrégulier", qui opérait à l'écart du canal officiel, était dirigé par l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, a ajouté William Taylor lors d'une audition publique organisée dans le cadre de l'enquête en destitution contre le président américain.

CRITIQUES


L'enquête en destitution de Donald Trump est "une campagne de calomnies orchestrée avec minutie dans les médias", a dénoncé un élu républicain à l'ouverture d'auditions publiques historiques au Congrès.


Elle s'inscrit dans "une opération menée depuis trois ans par les démocrates, des médias corrompus et des bureaucrates partisans qui veulent annuler le résultat de l'élection de 2016", a déclaré Devin Nunes au nom des républicains de la commission judiciaire de la Chambre des représentants.

EXPLICATIONS


Les démocrates souhaitent mener l'enquête en destitution contre Donald Trump sans "rancoeur" ni "délai", a déclaré mercredi le parlementaire Adam Schiff en ouvrant une nouvelle phase, publique, de la procédure.


Le président républicain "a-t-il invité l'Ukraine à s'ingérer dans nos élections" ? A-t-il commis un "abus de pouvoir"?, s'est interrogé l'élu de la Chambre des représentants qui supervise l'enquête. "L'affaire est aussi simple et terrible que cela", a-t-il ajouté.

AUDITIONS


Le Congrès américain a donné le coup d'envoi d'une série d'auditions publiques historiques destinées à nourrir l'enquête en vue de destituer Donald Trump, que les démocrates accusent d'abus de pouvoir.


Sous l'oeil des caméras, la Chambre des représentants a entamé l'interrogatoire de William Taylor, ambassadeur américain par intérim à Kiev, et de George Kent, haut responsable du département d'Etat spécialiste de l'Ukraine. 

EN DIRECT


Suivez les première auditions publiques dans la procédure de destitution contre le président Donald Trump.

AU PROGRAMME

C'est aujourd'hui que débutent les auditions publiques, à la Chambre des représentants, dans le cadre de la procédure de destitution du président Trump. Vont être reçus dans un premier temps, à 10h (15h en France), les diplomates William Taylor et George Kent. Le premier est chargé d'affaires américain à Kiev, et le second, haut responsable du département d'Etat spécialiste de l'Ukraine.


William Taylor avait indiqué le 22 octobre que l'ambassadeur américain auprès de l'UE avait dit aux Ukrainiens que "l'argent pour l'aide sécuritaire ne serait pas débloqué tant que le président Zelensky ne s'engagerait pas à lancer l'enquête sur Burisma", ce groupe gazier qui comptait le fils de Joe Biden parmi ses administrateurs.


Une semaine plus tôt, George Kent avait dit aux enquêteurs parlementaires qu'il avait alerté sa hiérarchie dès la mi-août sur les pressions exercées par Washington sur Kiev. Des pressions dont il assure qu'elles étaient directement exercées par l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani.


Si Donald Trump et son entourage continuent de dire qu'il est "irréprochable", mettant en avant non un chantage économique mais une volonté de pousser à la lutte contre la corruption en Ukraine. Pour les démocrates à l'origine de l'enquête, il s'agit plutôt d'une volonté présidentielle d'obtenir "l'intervention d'une puissance étrangère dans une élection américaine".

PROCÉDURE

C'est demain, mercredi 13 novembre, que vont débuter les auditions publiques dans le cadre de la procédure de destitution de Donald Trump. Après avoir mené une série d'auditions à huis-clos, la Chambre des représentants passe la seconde, en vue d'avancer vite vers la mise en accusation du président. 


A l'issue de ces auditions, qui doivent déterminer si Donald Trump a commis un acte de "trahison, corruption ou autres crimes et délits majeures", la Chambre, à majorité démocrate, votera, à la majorité simple, des articles de mise en accusation. 


Ce sera alors au tour du Sénat de rentrer dans la danse. La chambre haute du Congrès procédera alors au procès du président sous la supervision du président de la Cour suprême. Il faudrait un vote majoritaire aux deux tiers pour arriver à la destitution de Donald Trump, qui serait alors remplacé par son vice-président, le très conservateur Mike Pence. Mais pareille issue a peu de chances d'arriver, compte tenu de la majorité républicaine au Sénat.


Si tel devait être le cas, ce serait alors une première dans l'histoire des Etats-Unis. Les démocrates Andrew Johnson et Bill Clinton étaient restés en poste, et Richard Nixon avait anticipé en démissionnant.

CONTRE-PIED

En opposition avec son parti, l'élu du Texas Will Hurd, ex-agent de la CIA, a dit son opposition à la pression mise par la Maison Blanche et l'ensemble des élus républicains pour faire auditionner le lanceur d'alerte à l'origine de la fuite du coup de téléphone entre Donald Trump et Vladimir Zelensky qui vaut au président américain cette procédure de destitution. 


"Nous devrions protéger l'identité du lanceur d'alerte", a-t-il estimé, craignant que, si sa mise au secret devait être brisée, cela ne crée une jurisprudence dans la protection des lanceurs d'alerte. En l'état, la loi américaine protège de représailles ceux qui signalent des malversations ou comportements répréhensibles dans les entreprises et les administrations.


Alors que débutent ce mercredi les auditions publiques à la Chambre des représentants, les républicains ont fait part de leur volonté d'entendre le fameux lanceur d'alerte, ainsi que Hunter et Joe Biden, potentiel adversaire de Trump à la présidentielle, accusé par le président américain d'avoir profité de la place stratégique occupée par son fils dans un conseil d'administration ukrainien.

FUITE

L'audition de George Kent, responsable du département d'Etat en charge de l'Ukraine, réalisée le 15 octobre à huis-clos, a permis de comprendre que ce dernier avait alerté dès le mois d'août sa hiérarchie. Une alerte née de la campagne menée par Rudy Giulinani appelant le pouvoir ukrainien à enquêter sur Joe Biden.


"Il était clair que l'ancien maire de New York avait de l'influence sur le président au sujet de l'Ukraine", a déclaré le diplomate. Mais "cela m'inquiétait sur un plan stratégique : demander à un autre pays de lancer des poursuites à des fins politiques affaiblit notre défense de l'Etat de droit".


Il a alors rédigé une note où il faisait part de ses inquiétudes, qu'il a transmise immédiatement à sa hiérarchie.

AUDITIONS


L'enquête en vue de destituer Donald Trump va entrer dans le vif du sujet : les premières auditions publiques de témoins vont débuter la semaine prochaine. Au programme ? Des diplomates, lesquels pourraient offrir des témoignages publics embarrassants.


Les auditions débuteront le 13 novembre avec William Taylor, chargé d'affaires américain à Kiev, et George Kent, un haut responsable du département d'Etat spécialiste de l'Ukraine.  Les parlementaires entendront ensuite le 15 novembre l'ex-ambassadrice des Etats-Unis à Kiev, Marie Yovanovitch.


"Ces auditions publiques seront l'occasion pour les Américains de jauger les témoins par eux-mêmes, de décider de la crédibilité des témoins mais aussi de découvrir les informations de première main sur les méfaits du président", a déclaré à des journalistes le chef démocrate de la commission du Renseignement, Adam Schiff.

TÉMOIGNAGE


L'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne Gordon Sondland a admis avoir conditionné une aide militaire destinée à l'Ukraine à l'ouverture d'une enquête sur l'un des rivaux démocrates de Donald Trump, Joe Biden, dans un témoignage aux parlementaires qui mènent l'enquête pour destituer le président américain.

COMPTE RENDU D'AUDITIONS

Dans un contexte toujours plus tendu entre la majorité démocrate à la Chambre des Représentants et la Maison Blanche, les opposants à Trump ont publié lundi la transcription des auditions à huis clos de hauts responsables américains dans le cadre de l'enquête visant à destituer le président.


Selon leur compte-rendu, il apparaît que ces auditions laissent entrevoir "la perversion de la politique étrangère américaine par un canal clandestin de communication parallèle qui cherchait à promouvoir les intérêts du président".


Des entretiens dont il ressort que les personnes auditionnées se sont senties menacées au moment où elles émettaient des doutes quant aux demandes émises par Trump à son homologue ukrainien.

TRUMP VEUT L'IDENTITÉ DU LANCEUR D'ALERTE


Donald Trump a de nouveau réclamé dimanche l'identité du lanceur d'alerte à l'origine de la procédure de destitution à son encontre qui, selon son avocat, se tient prêt à répondre aux questions des républicains.


"Le lanceur d'alerte a tellement tort qu'IL doit sortir de l'ombre", a tweeté le président américain dans la matinée. "Les médias bidons savent qui c'est mais, comme ils sont au service des démocrates, ils ne veulent pas le dire", a-t-il poursuivi.


"Révélez qui est le lanceur d'alerte et mettez un terme à l'arnaque de la destitution", a ajouté le locataire de la Maison Blanche qui a plusieurs fois mis en doute la crédibilité de ce témoin.


Depuis quelques jours, plusieurs médias conservateurs font circuler un nom en dépit des règles de protection des lanceurs d'alerte, et des élus républicains ont donné de l'écho à leurs articles en les retweetant.


Si cette identité est la bonne, c'est un partisan de l'ancien président démocrate Barack "Obama et il déteste Trump. C'est un radical", a déclaré à la presse le milliardaire new-yorkais plus tard dans la journée. 

ANALYSE

Le quotidien britannique The Guardian s'est longuement  interrogé sur la question de savoir si Donald Trump avait fait preuve d'un abus de pouvoir, samedi 2 novembre. Et pour les experts de la Constitution américaine interrogés par le média, il ne fait aucun doute que l'intervention présidentielle auprès de son homologue ukrainien le rend "pleinement destituable". 


"C'est précisément le genre de crimes et délits que les pères fondateurs craignaient", dit l'un d'eux : "Dans ce dossier, Trump a pris en otage l'indépendance d'un pays tiers pour favoriser ses intérêts politiques. Non seulement est-ce méprisable, mais aussi est-ce plus méprisable que ce que Nixon a fait (en l'occurrence, poser des micros dans l'immeuble du parti démocrate, ndlr)".


Inutile de parler de Clinton, autre président à avoir essuyé une procédure de destitution : "Oui, il a menti, il a violé la loi, s'est rendu coupable d'un parjure, mais il l'a fait pour se protéger dans une affaire d'ordre privé. C'est un crime, ça le discrédite, mais cela ne bouscule pas les intérêts de la nation".


En menaçant de couper ses crédits militaires à l'Ukraine, Trump, estiment ces experts, "a mis en danger les objectifs politiques américains, à savoir contenir l'expansion russe, ce que font les Etats-Unis depuis en Europe de l'Est depuis 70 ans". "De ce point de vue, c'est bien pire que ce qu'a fait Nixon".

TRUMP CONTRE-ATTAQUE

En meeting dans le Mississipi, un Etat qui lui est acquis, Donald Trump a joué la méthode coué, samedi 2 novembre. Englué dans une procédure de destitution, il a clamé être persuadé n'avoir "jamais eu autant de soutien qu'actuellement", en dépit d'une moyenne d'approbation de 40,9% parmi les Américains. Un chiffre en-deçà de la majorité, mais qui présente l'avantage d'être constitué de partisans loyaux au locataire de la Maison Blanche, qui n'avait pas remporté le vote populaire face à Hillary Clinton, en 2016.


 "Impeachment": "C'est un mot très sale, je n'arrive pas à croire que les démocrates qui ne font rien essayent de me le coller, c'est un affront. Et je pense que ça va se retourner contre eux", a-t-il notamment éructé, assurant que cette procédure lui assurerait une "majorité en colère" parmi les électeurs.


Plus tôt, dans un entretien au conservateur Washington Examiner, il avait indiqué que cette procédure avait "galvanisé [sa] base comme [il] ne l'[a] jamais vu".

SONDAGE

Effet collatéral de l'affaire ukrainienne ? Toujours est-il que Joe Biden, directement visé par ce dossier (Trump est accusé d'avoir fait chanter le président ukrainien pour que ce dernier lance une enquête sur des faits supposés de corruption qui toucheraient l'ex-vice président et son fils), est en chute libre., selon une étude relayée par le New York Times.


Dans l'Iowa, premier Etat à s'exprimer à l'occasion d'un caucus, en février 2020, le sénateur du Delaware ne pointe qu'à 17% des intentions de vote, derrière la leadeuse Elizabeth Warren (22%), le sénateur Bernie Sanders (19%), tous deux tenants d'une ligne de gauche, quand un autre candidat, centriste, Pete Buttigieg, émarge à 18%, devançant dont le septuagénaire, centriste lui aussi.


Si ce sondage doit être pris avec précaution (la marge d'erreur est de 4,7 points), il n'empêche que la tendance est lourde pour Joe Biden. Dans la moyenne calculée par le site RealClearPolitics, Biden figure en 3e place avec 15,7% des voix, contre 22,3% à Warren et 17% à Buttigieg.

RÉACTION


Le leader républicain à la chambre des représentants, Kevin McCarthy, estime qu’aujourd’hui "est un jour sombre, dont on se souviendra comme un moment où un parti politique a essayé non seulement de changer les résultats de la dernière élection, mais aussi d’influencer la prochaine".

RÉACTIONS


Seuls deux démocrates de la chambre des représentants ont voté contre la procédure de destitution. Parmi eux, l’élu Collin Peterson, qui explique être "sérieusement préoccupé par la façon dont les dépositions à huis-clos ont été gérées, et je suis sceptique quant à la mise en place d’un processus ouvert, transparent et équitable". "Sans le soutien des Républicains du Sénat, s’engager dans cette voie est une erreur", a-t-il estimé.


Jeff Van Drew, l’autre démocrate à avoir voté contre, pense que l’enquête va "davantage diviser le pays" et qu’elle "échouera finalement au Sénat".

COMBIEN DE TEMPS DURE UN PROCESSUS DE DESTITUTION ?


Malgré le vote à la chambre des représentants ce jeudi, l’issue du processus de destitution, quelle qu’elle soit, peut prendre du temps. Le média américain CNN rappelle que pour chacun des trois présidents déjà confrontés à cette situation, il a fallu attendre plusieurs mois. Pour Andrew Johson, en 1868, 94 jours sont passés entre la première action du Congrès et l’acquittement du Sénat.


Plus récemment, pour Richard Nixon et Bill Clinton, respectivement 184 et 127 jours s’étaient déroulés avant l’issue de la procédure.

RÉACTION


Dans un communiqué publié sur son compte Twitter, le candidat démocrate et potentiel adversaire de Trump en 2020, Joe Biden, estime que "le Congrès doit faire son devoir de veiller à ce que l’attaque de Donald Trump contre la Constitution ne s’étende pas au-delà de sa présidence, avec un impact durable et dévastateur sur notre démocratie".

ET MAINTENANT ?

Désormais, après une phase d'auditions qui se sont tenues à l'abri des caméras, la procédure de destitution prévoit l'organisation d'auditions publiques et autorisera le camp républicain à convoquer ses propres témoins, dans une phase de l'enquête qui sera supervisée par la commission du Renseignement.


Le texte prévoit ensuite le transfert des preuves à la commission judiciaire qui sera chargée de rédiger les articles de mise en accusation du président. A ce stade, "la participation du président et de ses avocats sera autorisée".


La défense de Donald Trump pourra ainsi demander de nouveaux témoignages et des documents, procéder à des contre-interrogatoires et soumettre des objections. Mais, si le président refuse de coopérer aux requêtes du Congrès, ses demandes pourront être refusées.


En tout état de cause, c'est au Sénat, à majorité républicaine, de juger le président. Une composition qui rend peu probable l'hypothèse d'une destitution. 

REACTION

Aussitôt la décision officialisée, Donald Trump s'est emparé de son compte Twitter pour dénoncer "LA PLUS GRANDE CHASSE AUX SORCIÈRES DE L'HISTOIRE AMÉRICAINE". Une allusion aux heures sombres du maccarthysme, qui avait vu le sénateur républicain Joseph McCarthy, dans les années 1950, mener une violente charge contre de nombreuses personnalités soupçonnées d'appartenir au parti communiste.

Urgent

DESTITUTION

C'est officiel. Après des semaines de procédure et d'audition, la chambre des représentants, à majorité démocrate, a approuvé l'ouverture d'une enquête en destitution de Donald Trump. 


232 élus ont voté en faveur du lancement de l'enquête, contre 196 qui s'y sont opposés, l'essentiel des représentant se conformant à la consigne de leur parti respectif. 

L'ANCIEN CONSEILLER A LA SÉCURITÉ NATIONALE ENTENDU BIENTÔT ? 


Cinq semaines après avoir décidé de s'engager sur la voie périlleuse de l"impeachment", les élus démocrates -- qui contrôlent la chambre basse du Congrès -- ont interrogé douze hauts responsables, dont des ambassadeurs et conseillers de la Maison Blanche.


Mercredi, ils ont invité trois nouveaux témoins, dont l'ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton, qu'ils veulent entendre le 7 novembre. S'il accepte, John Bolton, démis en septembre par Donald Trump, pourrait apporter un éclairage de première main sur les débats à la Maison Blanche. 


Le nom de John Bolton, qui a été démis de ses fonctions auprès de Donald Trump le mois dernier, avait été cité par l'une de ses anciennes collaboratrices à la Maison Blanche lorsqu'elle avait été entendue par les parlementaires.

UN VOTE AU CONGRES JEUDI


La menaçante procédure de destitution engagée contre Donald Trump entre jeudi dans une nouvelle phase avec un premier vote au Congrès qui va permettre aux élus d'interroger publiquement les témoins de l'affaire ukrainienne.


La Chambre des représentants, aux mains des démocrates, doit se prononcer sur une résolution qui donne un cadre formel aux investigations et autorise l'organisation d'auditions publiques, après cinq semaines d'interrogatoires à huis clos.


Pour déterminer si Donald Trump a utilisé les moyens de l'Etat pour faire pression sur l'Ukraine, les démocrates ont déjà entendu une douzaine de diplomates et conseillers de la Maison Blanche derrière les portes closes de la Chambre.

POINT DE PROCEDURE

Après le vote de la Chambre des représentants, où en est la procédure de destitution de Trump ?

Après le vote de la Chambre des représentants, où en est la procédure de destitution de Trump ?

DESTITUTION


La Chambre américaine des représentants votera cette semaine sur une résolution visant à formaliser l'enquête en vue d'une procédure de destitution contre Donald Trump et à autoriser des auditions publiques, a annoncé lundi sa présidente démocrate Nancy Pelosi.


Le vote se tiendra jeudi, a précisé un responsable démocrate. "Nous présenterons cette semaine dans l'hémicycle une résolution qui réaffirme l'enquête en cours", a écrit Nancy Pelosi dans une lettre adressée à son groupe parlementaire. Le texte "établit la procédure pour des auditions ouvertes aux Américains" et "énonce les droits garantis au président et à sa défense", précise-t-elle. 


Les républicains réclamaient depuis des semaines un vote formelle pour formaliser le début de l'enquête, que la Maison Blanche qualifie de "chasse aux sorcières". 

REVELATION

Selon le Washington Post, la Maison Blanche a retardé une proposition dont l'objet était de rétablir les privilèges commerciaux de l'Ukraine, au mois d'août 2019. Il s'agissait d'une recommandation des services du représentant américain au Commerce visant à renouveler une partie d'un accord préférentiel avec le pays. Les services en question ont renoncé à le faire sous la pression d'un conseiller du président Trump, rapporte le Washington Post.


Une information qui va à nouveau dans le sens de l'enquête portée par les démocrates de la chambre des représentants en vue d'enclencher une procédure de destitution de Donald Trump, soupçonné d'avoir fait chanter l'Ukraine. Menaçant son président de suspendre l'aide militaire américaine, il avait conditionné son versement au déclenchement d'une enquête contre Joe Biden, candidat démocrate putatif à la présidentielle.

MISE AU POINT

De nombreux épisodes sont passés, si bien qu'on peut avoir quelques difficultés à s'y retrouver. Voici de quoi vous y aider.

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INTRUSION RÉPUBLICAINE

Voici des images de l'intrusion.

INTRUSION RÉPUBLICAINE

Signe que les tensions sont à leur comble dans un scène politique nationale américaine plus divisée que jamais, des élus républicains du Congrès, furieux de leur manque d'implication dans l'enquête démocrate en vue d'une procédure de destitution du président Trump, ont interrompu ce mercredi un témoignage à hui clos.


C'est Laura Cooper, chargée de la Russie, l'Ukraine et l'Europe centrale au Pentagone, qui devait témoigner, et l'a finalement fait avec plusieurs heures de retard.


Ils étaient une vingtaine de représentants à s'introduire dans cette pièce, pourtant sécurisée, y pénétrant muni de leurs téléphones portables, conduisant le président de la commission Adam Schiff à quitter la salle. "Il refusait que l'audition se déroule de manière transparente", a persiflé un élu républicain, alors que la commission réunissait une trentaine d'élus, démocrates comme républicains.

"CAMPAGNE DE CALOMNIES"


Il n'a pas fallu attendre très longtemps pour avoir une réaction de la Maison Blanche.  La présidence a dénoncé mardi soir une "campagne de calomnies" contre Donald Trump après le témoignage  de Bill Taylor devant le Congrès. Ce témoignage a accentué encore un peu plus les soupçons pesant contre le président des Etats-Unis dans l'affaire ukrainienne.


"Le président Trump n'a rien fait de mal, il s'agit d'une campagne de calomnies menée par des élus d'extrême-gauche et des bureaucrates radicaux non-élus qui sont en guerre contre la Constitution", a indiqué Stephanie Grisham, porte-parole de l'exécutif américain.

LE TÉMOIGNAGE ACCABLANT DE BILL TAYLOR


Son témoignage était très attendu. Un diplomate américain en poste en Ukraine a livré mardi devant le Congrès un témoignage accablant accréditant l'idée que Donald Trump a utilisé la politique étrangère américaine à des fins politiques personnelles. 


Les élus démocrates de la Chambre des représentants ont vu dans dans le récit de Bill Taylor, chargé d'affaires américain à Kiev, la preuve que les soupçons les ayant poussé à lancer une procédure en vue de la destitution du 45e président des Etats-Unis étaient fondés.


Lors d'une déclaration à huis-clos, dont le contenu a rapidement fuité, ce diplomate de carrière a relaté comment le président de la première puissance mondiale avait essayé de faire pression sur l'Ukraine pour que ce pays enquête sur la famille de son rival démocrate Joe Biden à l'approche de l'élection de 2020. Et avait conditionné l'octroi d'une aide de Washington à Kiev à l'aboutissement de sa demande. 


Devant la Chambre des représentants, Bill Taylor, a relaté que Gordon Sondland, ambassadeur américain auprès de l'Union européenne (UE), lui avait clairement indiqué que Donald Trump avait lié le déblocage d'une aide à l'Ukraine à l'annonce par Kiev d'une enquête visant le fils de Joe Biden, qui fut au conseil d'administration d'une entreprise ukrainienne.

ENQUÊTE

Ce mardi, le chargé d'affaires américain en Ukraine Bill Taylor va être auditionné à son tour par la chambre des représentants. Il doit apporter de nouveaux éléments quant à savoir si Trump a bien utilisé l'arme diplomatique du gel des aides militaires à son avantage politique ? A-t-il fait chanter le président ukrainien pour nuire à Joe Biden ?


Si Taylor est interrogé, c'est parce qu'ont été révélés des SMS adressés à Gordon Sondland, l'ambassadeur américain auprès de l'UE, dans lequel il disait notamment : "Je trouve ça dingue de suspendre l'aide sécuritaire en échange d'un coup de main pour une campagne politique".

"LYNCHAGE"

La stratégie de la tension. Donald Trump a usé de mots particulièrement forts, ce mardi, pour donner son interprétation de la situation politique actuelle. "Tous les républicains doivent se souvenir de ce à quoi ils assistent ici : un lynchage". 


Un terme lourd de sens, dans un pays marqué par cette façon d'éliminer les Noirs, dans le Sud, en général par la pendaison. Ce qui a évidemment fait réagir. L'élu démocrate noir James Clyburn a ainsi déclaré : "Je viens du Sud. Je connais l'histoire de ce mot. C'est un mot qu'il faut utiliser avec beaucoup, beaucoup de prudence. J'ai étudié avec attention l'histoire présidentielle, nous n'avons jamais rien vu de tel". Une façon de dire que ni Andrew Johnson, ni Richard Nixon, ni Bill Clinton, les trois autres présidents à avoir fait l'objet d'une procédure de destitution, n'avaient usé de ce type de langage."

ENQUÊTE

Dans le même temps, l'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'UE, Gordon Sondland, a indiqué que Donald Trump avait personnellement imposé la présence de son avocat personnel, Rudy Giuliani, dans le dossier ukrainien. Sondland a raconté que Giuliani avait expliqué aux diplomates que le président Trump voulait que le président Zelensky fasse une déclaration politique liée à la corruption, au cours de laquelle il mentionnerait deux dossiers : la supposée implication des Ukrainiens dans la campagne démocrate de 2016 et l'implication supposée du fils Biden dans le scandale de corruption qui touche le groupe Burisma, où il travaillait.


"Je n'ai compris que bien plus tard que l'un des objectifs de M. Giuliani était peut-être (...) d'impliquer directement ou indirectement, les Ukrainiens dans la campagne de réélection du président pour 2020", a assuré l'ambassadeur.

ENQUÊTE

Jeudi 17 octobre, le secrétaire général de la Maison Blanche a admis que Trump avait conditionné cette aide militaire au déclenchement d'une enquête politique. Une aide d'un montant de 400 millions d'euros, gelée en juillet et débloquée en septembre. "Une démarche absolument appropriée", a assuré Mick Mulvaney, au sujet de cette demande, basée sur l'idée selon laquelle l'Ukraine avait aidé le parti démocrate lors de la campagne présidentielle de 2016, une thèse en réponse à l'aide dont a bénéficié le parti républicain de la part de la Russie. 


Un aveu qui a fait l'effet d'une bombe, en témoigne le tweet d'Adam Schiff, le représentant démocrate qui supervise l'enquête parlementaire contre Donald Trump : "Mulvaney vient de dire que l'aide militaire pour l'Ukraine avait été suspendue pour forcer Kiev à enquêter sur les démocrates. Les choses vont de mal en pis".


Un tollé qui a forcé ledit Mulvaney en rétropédaler, en assurant dans un communiqué que ses propos, pourtant tenus face caméra, avaient été "déformés".

ENQUÊTE

Pendant ce temps-là, la procédure, elle, avance. Les démocrates ont indiqué mardi 15 octobre avoir accumulé un nombre significatif d'éléments à charge en vue de destituer le président Trump. Des annonces qui font suite à la sértie d'auditions parlementaires tenues en dépit de l'opposition de la Maison Blanche. 


L'audition de la diplomate Fiona Hill, ex-conseillère de la Maison Blanche sur l'Ukraine et la Russie, a expliqué aux élus que l'ancien conseiller à la Sécurité nationale John Bolton s'était alarmé des efforts déployés par Rudy Giuliani, l'avocat de Donald Trump et ancien maire de New York, pour que Kiev rassemble des éléments compromettants sur Joe Biden. Au point de vouloir saisir les juristes de la présidence. 


De quoi convaincre les démocrates que Giuliani a posé les bases de l'appel de téléphonique entre Trump et Zelensky, dont il ressort que Donald Trump, aux yeux des démocrates, a conditionné une aide militaire à la tenue d'une enquête sur Joe Biden. 

HUNTER BIDEN

Dans la foulée de ce communiqué, Hunter Biden a reconnu "une erreur politique" dans le fait d'accepter le poste qui lui vaut aujourd'hui des accusations de corruption de la part du président Trump.


"Quand je me repenche sur ça, je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit de mal. Mais était-ce une erreur de jugement que de se retrouver en plein milieu de ce qui est un vrai marécage, à bien des égards ? Oui", a-t-il assuré à la télévision américaine, dimanche.


"J'ai donné l'opportunité à des personnes très immorales de faire du mal à mon père. Là, j'ai fait une erreur. Donc je reconnais ma responsabilité là-dedans. Ai-je fait quelque chose d'inapproprié ? Non, à aucun moment".

BIDEN

Hunter Biden, fils de Joe Biden et l'homme à l'origine de cette affaire, est sorti de son silence, dimanche, pour aider son père, en vue d'une éventuelle investiture démocrate et un duel belliqueux avec Donald Trump. 


Son avocat a annoncé que le ils de l'ex-vice président quitterait le 31 octobre le conseil d'administration d'une entreprise chinoise, BHR, un poste qui lui vaut les attaques du président Trump sur fond de soupçon de corruption. Qualifiant les accusations de Trump de "tir de barrage d'accusations dénuées de tout fondement", le conseil du fils Biden a assuré qu'il a "entrepris ses activités de manière indépendante" et qu'il a toujours estimé "qu'il n'aurait pas été approprié d'en discuter avec son père et il ne l'a pas fait".

COOPERATION

Le ministre de la Défense américain Mark Esper a annoncé qu'il coopérerait avec le Congrès dans le cadre de la constitution du dossier de mise en accusation de Trump, en dépit de l'annonce par la Maison Blanche de cesser toute collaboration. Une annonce faite sur la chaîne CBS, où Esper a assuré qu'il ferait "tout ce qu'il pourrait pour coopérer avec le Congrès".


Une coopération qui pourrait être limitée, puisqu'il s'agit essentiellement de documents qui ont besoin de l'aval de la Maison Blanche pour être délivrés au Congrès. "J'ignore où l'on en est sur la préparation des documents. Je ne sais pas quelles restrictions ils appliqueront en interne".

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