EN DIRECT - Procès en destitution de Donald Trump : le président "n'a rien fait de mal", assure son avocat

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La procédure de destitution contre Donald Trump

ENQUÊTE - Après deux mois d'enquête, la commission parlementaire a rassemblé des "preuves accablantes" à l'encontre de Donald Trump et les ont transmis au Sénat. Ce mardi 21 janvier, le procès en destitution du président s'est ouvert au Sénat et devrait durer entre deux et quatre semaines. Suivez les dernières infos en direct.

Live

DEFENSE

Après plusieurs jours dédiés à l'accusation, c'est au tour de la défense de s'exprimer dans le procès en destitution de Donald Trump. Et il faut croire que ce dernier a été satisfait, si on en juge par son tweet : "Toute personne honnête qui a regardé le procès au Sénat aujourd'hui a pu voir à quel point j'ai été traité de manière injuste".


En à peine de deux heures, l'avocat de Donald Trump Pat Cipollone, a accusé les adversaires politiques de Trump de vouloir organiser "la plus grande interférence dans les élections de l'histoire américaine", arguant qu'ils n'ont pas "la moindre preuve" alors qu'ils "demandent de déchirer tous les bulletins de vote de ce pays".


Le ton général peut être résumé ainsi : "Quand vous entendrez les faits (...) vous verrez que le président n'a absolument rien fait de mal".

AVOCAT DE TRUMP 


L’avocat personnel de Donald Trump, Jay Sekulow a annoncé "contester vivement le dossier présenté" par l’accusation lors d’une brève interruption de séance. "Nous le ferons de manière ordonnée et systématiques", a-t-il précisé, peut-on lire dans l’AFP. 

RÉACTION DE TRUMP 


Depuis le Forum économique de Davos, en Suisse, où Trump s’était redit dans la matinée victime d’un "coup monté", le président de 73 ans a réagi aux débats en s’exclamant "ces gens sont fous !".


Face à l’argumentaire des démocrates, le magnat de l’immobilier a utilisé son compte Twitter pour ridiculiser ses adversaires ou vanter son bilan. 

SCHIFF

Après les débats sur la forme, place au fond, mercredi 22 janvier. C'est l'élu démocrate Adam Schiff, qui occupe le rôle de procureur, qui est au micro. Il accuse notamment Donald Trump d'avoir essayé de "tricher" pour remporter un second mandat, en sollicitant "une ingérence étrangère dans nos élections pour améliorer ses chances".


"Le président a gelé des centaines de millions de dollars d'aide militaire à un allié stratégique en guerre avec la Russie pour obtenir une aide étrangère dans son élection. En d'autres mots, pour tricher", a poursuivi le procureur en chef en charge de l'enquête.


Qui ne s'arrête pas là, accusant le président d'avoir "utilisé ses pouvoirs pour entraver l'enquête" et enjoignant les sénateurs à ne pas oublier leur "serment d'impartialité

Urgent

C'EST PARTI


Le Sénat américain ouvre les débats au procès en destitution de Donald Trump. L'audience a débuté par une bataille de procédure sur les règles du jeu de ce procès historique soumises par la majorité républicaine et dénoncée par les démocrates. 

TRUCAGE


L'élu démocrate Adam Schiff, chargé de porter l'accusation au Sénat américain en vue d'une destitution de Donald trump, accuse les républicains d'organiser un "procès truqué".


"Ils compriment la durée du procès" afin que les audiences "durent tard dans la nuit", quand "les Américains ne regardent pas", a protesté le procureur en chef de ce procès historique, au sujet des règles proposées par le chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell. 


"Ce ne sont pas des règles pour un procès équitable. Ce sont des règles pour un procès truqué", a déploré Adam Schiff, évoquant aussi les documents et témoins que réclament les démocrates, mais sur lesquels les républicains n'ont encore pris aucun engagement.

"UNE FARCE"

Alors qu'il prononçait un discours aux accents climato-négationnistes, à Davos, le président américain Donald Trump a précisé les raisons pour lesquelles il s'était déplacé dans la station de ski suisse : "Nous venons rencontrer des leaders mondiaux, les gens les plus importants du monde, et nous rapportons de formidables affaires économiques".


"Le reste, c'est juste une farce, a-t-il balayé alors qu'il était interrogé sur son procès, qui débute mardi 21 juin au Sénat américain. C'est la même chasse aux sorcières qui dure depuis des années et franchement, c'est honteux". 

TRUMP


Les avocats de Donald Trump ont appelé ce lundi le Sénat américain, chargé du procès en destitution du président des Etats-Unis, à l'acquitter "immédiatement". Ce procès, qui entre mardi dans le vif du sujet, est "une perversion dangereuse de la Constitution", écrivent-ils dans un mémorandum de 110 pages soumis lundi à la chambre haute du Congrès. "Le Sénat devrait rejeter l'acte d'accusation et acquitter le président immédiatement", estiment-ils.

TRUMP

De son côté, Donald Trump, qui crie au complot depuis le début des révélations, a réagi avec sa verve habituelle : "JE SUIS MENACÉ DE DESTITUTION PARCE QUE J'AI PASSÉ UN COUP DE TÉLÉPHONE PARFAIT". Il s'est dit toutefois sûr que le procès se déroulerait très vite.

DEBUT DU PROCÈS

Avant cela, l'acte d'accusation du président républicain, le 3e de l'Histoire à subir pareil traitement, avait été lu, après qu'un groupe de sept élus démocrates, désignés procureurs par la Chambre des représentants, s'étaient présentés au Sénat, pour lire l'acte d'accusation.


"Donald John Trump, président des Etats-Unis, a été mis en accusation pour des crimes et délits graves", a lu le "procureur en chef" Adam Schiff . Il lui est reproché d'avoir "agi d'une manière contraire à la confiance placée en un président et subversive pour la conduite du gouvernement".


L'acte d'accusation précise que le président a demandé à l'Ukraine d'enquêter sur Joe Biden, rival potentiel à la présidentielle de novembre, et exercé des pressions pour obtenir gain de cause, notamment en gelant une aide militaire cruciale pour ce pays en guerre avec la Russie. Il lui est également reproché d'avoir fait entrave au Congrès dans son enquête, en interdisant à ses conseillers de témoigner ou de fournir des documents, a poursuivi Adam Schiff.

SERMENT

Les sénateurs, qui auront la charge de juger Donald Trump, ont prêté serment, jeudi 16 janvier, devant le président de la Cour suprême des Etats-Unis, John Roberts. 


Ils ont juré collectivement de "rendre la justice de manière impartiale en accord avec la Constitutions et les lois".

Urgent

MARDI


Le procès en destitution de Trump débutera "véritablement" mardi. Ce procès historique sera arbitré par le président de la Cour suprême, John Roberts, qui doit prêter serment jeudi avant de faire prêter serment les cent sénateurs, qui feront office de jurés

Urgent

ACTE D'ACCUSATION


La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a signé mercredi l'acte d'accusation contre Donald Trump. Celui-ci doit désormais être transmis au Sénat chargé d'organiser le procès en destitution du président américain.

PROCÉDURE

Le procès en destitution de Donald Trump débutera probablement mardi 21 janvier, a indiqué le 14 janvier le patron républicain du Sénat Mitch McConnell. C'est ce mercredi que l'acte d'accusation sera transmis, après un vote de la Chambre des représentants. 


Selon toute vraisemblance, pourtant, cette procédure n'aboutira pas à la destitution. En effet, si la Chambre des représentants à majorité démocrate ne fera pas de difficultés à voter cette résolution, le procès, lui, repose sur la majorité républicaine au Sénat, ouvertement pro-Trump, et qui n'a pas caché son soutien au président durant toute la procédure. 


Restera à savoir dans quelle mesure le procès se déroulera. Y aura-t-il un non lieu ? Ou se tiendra-t-il jusqu'au bout pour aboutir à un votre contre la destitution ? Réponse la semaine prochaine.

IMPEACHMENT


La chef des démocrates au Congrès américain Nancy Pelosi a donné ce vendredi 10 janvier 2020 son feu vert à l'envoi de l'acte d'accusation de Donald Trump au Sénat, essentiel pour l'ouverture de son procès en destitution, en demandant un vote la "semaine prochaine".


La présidente démocrate de la Chambre des représentants a demandé au chef de la commission judiciaire de "se tenir prêt à soumettre au vote dans l'hémicycle la semaine prochaine une résolution pour nommer des responsables" démocrates qui seront chargés d'endosser le rôle de procureurs "et à transmettre l'acte d'accusation au Sénat", a-t-elle écrit dans une lettre à son groupe parlementaire. Elle rencontrera ses élus mardi afin de débattre de "comment procéder pour la suite". 

Nous réactivons ce live.

CALENDRIER

Après la mise en accusation de Donald Trump, que va-t-il se passer ?

TWEETS 


Donald Trump est visiblement agacé par cette procédure. Et il ne manque pas de le faire savoir. En moins de 30 minutes, le président a tweeté ou retweeté par moins de 20 messages. Tous pour dénoncer cette action du Congrès. 

HELL NO


Sur Twitter, les soutiens du président s'affichent. Carton à la main ou sur un bout de table, ils postent des photos de leur vote contre la procédure de destitution. Ici, John Ratcliffe explique "s'il y a un moment où voter 'non, pas du tout', c'était maintenant"

En direct

TRUMP


Donald Trump a envoyé un tweet pour dénoncer la procédure qui le vise. Accompagné d'une photo en noir et blanc il raconte "en réalité, ils n'en ont pas après moi mais après vous". 

En direct

DÉMOCRATES


"C'est tragique, mais les actes irresponsables du président rendent sa mise en accusation nécessaire", a rétorqué Nancy Pelosi, la chef des démocrates au Congrès. "Il ne nous a pas laissé d'autre choix"

En direct

MAISON BLANCHE


"Le président a confiance dans le Sénat pour rétablir l'ordre", a réagi dans la foulée la Maison Blanche. "Il est prêt pour les prochaines étapes et a confiance dans le fait qu'il sera totalement disculpé".

UN VOTE HISTORIQUE


Ce vote, qui intervient à moins d'un an du scrutin présidentiel, est en tout point historique. Seuls deux autres présidents, Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, ont vécu une mise en accusation. Le républicain Richard Nixon, empêtré dans le scandale du Watergate, avait préféré démissionner en 1974 avant de subir telle avanie.

Urgent

2e CHEF D'ACCUSATION 

La Chambre adopte un 2e chef d'accusation contre Trump: entrave au travail du Congrès

Urgent

TRUMP ACCUSE

Avec cette décision, Donald Trump accuse les démocrates de vouloir "annuler" le vote de millions d'Américains. 

"Pendant que nous créons des emplois et que nous nous battons pour le Michigan, la gauche radicale au Congrès est rongée par l'envie, la haine et la rage, vous voyez ce qu'il se passe"

Urgent

ABUS DE POUVOIR

Donald Trump renvoyé en procès pour abus de pouvoir. Il reviendra au Sénat d'organiser son procès, probablement en janvier. Les républicains, majoritaires à la chambre haute du Congrès, ne font pas mystère de leur intention de l'acquitter.

LA RÉPONSE DE TRUMP


Le président américain Donald Trump a réaffirmé mercredi, à quelques heures d'un vote historique au Congrès sur sa mise en accusation, qu'il n'avait "rien fait de mal".


"Pouvez-vous croire que je serai mis en accusation aujourd'hui par la gauche radicale, les démocrates-qui-ne-font-rien, ALORS QUE JE N'AI RIEN FAIT DE MAL!", a-t-il écrit sur Twitter. "C'est terrible (...) Cela ne devrait jamais arriver à nouveau à un autre président. Dites une PRIERE!"

Urgent

VOTE HISTORIQUE CE MERCREDI


La Chambre des représentants votera ce mercredi 18 décembre sur la mise en accusation de Donald Trump. C'est Nancy Pelosi, la chef de file des démocrates au Congrès, qui l'a annoncé dans une lettre envoyée aux élus de son camp : "Demain (mercredi, ndlr), la Chambre des représentants exercera l'un des pouvoirs les plus solennels que lui garantisse la Constitution, quand nous nous réunirons pour approuver deux articles de mise en accusation du président".


La Chambre des représentants, au sein de laquelle les démocrates sont majoritaires, va donc très probablement mettre en accusation le Républicain Donald Trump pour "abus de pouvoir" et "entrave au travail du Congrès", dans le cadre du scandale ukrainien. Le président des Etats-Unis sera alors ensuite renvoyé en procès pour destitution.


Seuls deux présidents ont par le passé été renvoyés en procès : Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998. Les deux fois, ces procédures d'impeachment ont échoué.

Urgent

DESTITUTION

Le renvoi de Donald Trump en procès a été validé lors d'un vote préliminaire au sein de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, à majorité démocrate. Ce vote obtenu, charge ensuite à la majorité démocrate de la Chambre de voter à son tour le renvoi en procès.

Urgent

IMPEACHMENT


Deux chefs d'accusation ont été retenus contre Donald Trump : l'"abus de pouvoir" et entrave à la bonne marche du Congrès.


Si ces chefs sont ensuite adoptés en séance plénière, sans doute la semaine prochaine, Donald Trump deviendra le troisième président de l'histoire à être mis en accusation au Congrès américain. 


Il ne sera toutefois vraisemblablement pas destitué ensuite, puisque le Sénat, chargé de le juger, est contrôlé par les républicains qui font largement bloc autour de lui.


Donald Trump martèle qu'il n'a rien fait de mal et dénonce une "mascarade" montée par les démocrates parce qu'ils sont incapables, selon lui, de le battre dans les urnes.


"Mettre en accusation un président qui a prouvé à travers ses résultats, y compris en générant sans doute la plus solide économie de l'histoire de ce pays, avoir l'une des présidences les plus fructueuses de l'histoire et, plus important, qui n'a RIEN fait de mal, est de la pure folie politique", avait tweeté Donald Trump, avant cette annonce. 

CLIVAGE

Il ne faut guère s'attendre à des évolutions politiques dans les camps démocrates ou républicains, dans les jours à venir. Si les démocrates continuent à marteler que Trump "a violé son serment envers les Américains, faisant passer son propre intérêt avant notre sécurité nationale", comme l'élu démocrate de la commission judiciaire Jerry Nadler, le président peut encore compter sur ses troupes. 

CALENDRIER

Selon les informations de la presse américaine, c'est ce mardi que les parlementaires démocrates devraient divulguer les chefs d'accusation retenus contre Donald Trump. Il y en aurait deux et la mise en accusation pourrait être prononcée avant Noël. Ce calendrier tient essentiellement à un vote à venir au sein de la commission judiciaire, qui rédige justement ces actes d'accusation.

Destitution : Donald Trump tout proche d'une mise en accusation

PROCÉDURE

Ce lundi, la Commission judiciaire doit commencer à rédiger les chefs d'accusation visant Donald Trump. Pour ce faire, elle commencera par entendre lundi des représentants des groupes républicain et démocrate, qui présenteront chacun leur version, aux antipodes, des conclusions à tirer de l'enquête.


Une audition "bidon", pour Donald Trump, qui ne lâche pas ses coups contre la procédure.

INTERVIEW

Convaincu de la solidité du dossier instruit contre Donald Trump, le président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, le démocrate Jerry Nadler, a assuré sur CNN que "si ce dossier était présenté à un jury, un verdict de culpabilité serait rendu en trois minutes chrono".


"L'accusation au cœur (du dossier) est que le président a placé ses intérêts au-dessus de ceux du pays à plusieurs reprises et qu'il a demandé l'ingérence d'une puissance étrangère dans nos élections à plusieurs reprises", a-t-il poursuivi, assurant avoir "un dossier en béton".

DOUBLE IMPEACHMENT

La destitution ou la campagne ? Tel est le dilemme (qui n'en est pas vraiment un) qui se pose aux candidats démocrates siégeant au Sénat, qui devront être présents lors du procès du président. En effet, la Constitution les oblige à faire acte de présence, ce qui les éloignera des Etats de l'Iowa et du New Hampshire, où se déroulent les premières élections primaires démocrates, en début d'année prochaine. 


Les leaders de l'aile gauche du parti, Bernie Sanders et Elizabeth Warren, notamment, laisseront ainsi le champ libre à leurs adversaires centristes Joe Biden et Pete Buttigieg, leurs principaux rivaux pour marquer le début de ce marathon d'une cinquantaine d'élections. Seul leur restera la possibilité de faire des conférences de presse en marge du procès. En effet, ils ne pourront pas compter sur ce dernier pour avoir une vitrine politique, puisqu'ils sont tenus au silence.

INTERVIEW

"Trump se fout de ce qui est bon pour le pays", a assuré le président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, Adam Schiff, connu notamment pour avoir mené l'enquête en destitution contre le président américain. "Il se fout de ce qui est bon pour l'Ukraine. Tout ce qui l'intéresse, c'est ce qu'il peut y gagner personnellement et s'il peut en tirer quelque chose en vue de sa réélection."

TRUMP


Le président américain Donald Trump s'est dit convaincu ce jeudi de remporter la bataille de la destitution après le lancement par les démocrates de la rédaction des articles de mise en accusation le visant.


"La bonne nouvelle est que les républicains n'ont jamais été aussi unis", a tweeté le locataire de la Maison Blanche peu après une brève allocution de Nancy Pelosi, chef des démocrates au Congrès.


"Nous gagnerons!", a-t-il ajouté.

ENQUÊTE


La chef des démocrates au Congrès américain Nancy Pelosi a demandé ce jeudi la rédaction des articles de mise en accusation de Donald Trump, qu'elle a accusé d'"abus de pouvoir".


"Le président ne nous laisse pas d'autres choix que d'agir parce qu'il a de nouveau essayé de corrompre nos élections pour son propre bénéfice", a-t-elle déclaré lors d'une brève allocution. "Je demande aujourd'hui au président (de la commission judiciaire de la Chambre des représentants Jerry Nadler) d'entamer la rédaction des articles de mise en accusation" ("impeachement"), a-t-elle poursuivi.

"COUP D'ÉTAT"


Un parlementaire républicain a suggéré que les démocrates voulaient monter un "coup d'Etat" en lançant leur procédure de destitution contre Donald Trump, à l'ouverture du débat juridique qui pourrait mener à la mise en accusation du président américain.


La procédure est une "imposture", a dénoncé Doug Collins, numéro deux de la commission judiciaire de la Chambre des représentants. Puis il a repris, ironique, une ancienne déclaration du président démocrate de la commission, Jerry Nadler, lors de la procédure de destitution de Bill Clinton : "Ce coup d'Etat partisan sera marqué d'infamie dans l'Histoire de la Nation".

UNANIMITÉ

DROIT CONSTITUTIONNEL

Invité à donner son avis sur sujet par les démocrates, le professeur de droit Noah Feldman assure que "la conduite du président Trump, telle que décrite dans les témoignages et les preuves réunies, constituent clairement un crime susceptible de lui valoir une destitution". "Il a abusé de son pouvoir en sollicitant du président de l'Ukraine une enquête sur un de ses rivaux politiques, afin d'en tirer un avantage politique, en vue de l'élection de 2020."

PROCEDURE

La commission justice de la Chambre se réunit pour la première fois dans le cadre de la procédure de destitution. Son président, l'élu démocrate Jerry Nadler, n'y va pas de main morte, accusant Donald Trump d'être "prêt à mettre en péril" la sécurité des Etats-Unis.


Réplique immédiate de Trump : le rapport parlementaire, publié hier, "est une blague".

REACTION

En réaction à ce communiqué de la commission d'enquête, le camp présidentiel a ménagé ses effets. La Maison Blanche a qualifié de "divagation" le document transmis mardi soir, tandis que le président, chose rare, n'a pas commenté l'affaire depuis son compte Twitter.

Urgent

ACCABLANT


L'enquête en destitution contre Donald Trump a rassemblé des "preuves accablantes" de "conduite inappropriée" du président républicain, selon le rapport officiel de la commission parlementaire qui a supervisé les investigations.


"L'enquête en destitution a montré que le président Trump, personnellement et par l'entremise d'agents dans et en dehors du gouvernement, a sollicité l'ingérence d'un pays étranger, l'Ukraine, pour favoriser sa campagne de réélection", selon ce rapport de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, à majorité démocrate.


"Le président a conditionné une invitation à la Maison Blanche et une aide militaire à l'Ukraine à l'annonce d'enquêtes favorables à sa campagne" et il a "entravé" les investigations, détaillent ses auteurs.

"UNE VÉRITABLE HONTE"


Donald Trump a éreinté lundi les démocrates pour avoir prévu une audition publique mercredi dans l'enquête en destitution qui le vise à Washington alors qu'il se trouve au Royaume-Uni pour un sommet de l'Otan. Ce rendez-vous a été "fixé il y a un an", a-t-il lancé avant de quitter la Maison Blanche. "C'est l'un des voyages les plus importants que les présidents fassent".


"C'est une mascarade, une véritable honte ce qu'ils font à notre pays", a-t-il tonné en direction de ses opposants démocrates qui mènent l'enquête contre lui au Congrès. Le président américain est arrivé à Londres lundi soir, pour participer au sommet marquant le 70e anniversaire de l'Otan organisé mardi et mercredi.

UKRAINE


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de nouveau nié tout accord de donnant-donnant avec son homologue américain sur l'aide militaire des Etats-Unis à son pays, malgré les témoignages en ce sens dans la procédure de destitution contre Donald Trump. "Je n'ai pas du tout parlé au président américain Trump en ces termes : 'je te donne ceci, tu me donnes cela'", a déclaré le chef d'Etat ukrainien dans une  interview publiée ou à paraître ce lundi Le Monde, Der Spiegel, le Time et la Gazeta Wyborcza.

REFUS 


Dénonçant une enquête "injuste", la Maison Blanche a refusé dimanche soir de participer à une audition au Congrès, qui marque le début d'une nouvelle phase dans la procédure en destitution ouverte contre Donald Trump. Après deux mois d'enquête, la Chambre des représentants, à majorité démocrate, entame cette semaine le débat juridique pour savoir si les faits reprochés au président sont suffisamment graves pour justifier sa mise en accusation ("impeachment").


Sa commission judiciaire doit donner le coup d'envoi à cette réflexion mercredi lors d'une audition avec des spécialistes de la Constitution. Elle avait invité le chef de l'Etat à y "participer" soit en personne, soit par l'entremise de ses avocats ou en posant des questions écrites aux témoins. Dimanche soir, elle a donc essuyé un refus.


"Concernant l'audition du 4 décembre, on ne peut légitimement attendre que nous y participions, alors que les noms des témoins n'ont pas été rendus publics et qu'il reste douteux que la commission judiciaire offre une procédure équitable", lui a écrit l'avocat de la Maison Blanche, Pat Cipollone. "Mais si vous êtes vraiment décidé à superviser une procédure équitable à l'avenir, nous pourrions envisager de prendre part" à la suite des travaux.

ACCUSATIONS

L'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'Union européenne a été accusé par trois femmes d'avoir eu des comportements sexuels inappropriés à leur égard, révèle le site Propublica. Gordon Sondland, qui avait déposé un témoignage pour le moins dérangeant pour Donald Trump dans le cadre de son audition devant la Chambre des représentants, est accusé d'avoir tenté d'embrasser de force et s'être livré à des attouchements sur leur personne. 


Témoignant sous leur nom, les trois plaignantes font état de faits remontant à une période entre 2003 et 2008. L'une d'elle l'avait sollicité pour une proposition d'investissement. La deuxième travaillait pour une compagnie d'assurance qui avait un contrat avec lui. Et la troisième était en recherche d'emploi.


Gordon Sondland, qui a reconnu avoir participé aux pressions sur l'Ukraine pour que ses dirigeants lancent une enquête contre Joe Biden, possible candidat contre Trump à la présidentielle 2020. 

TRUMP AUDITIONNÉ


La commission judiciaire de la Chambre des représentants a invité mardi Donald Trump ou ses avocats à "participer" à une audition le 4 décembre, qui marquera l'ouverture d'une nouvelle phase de l'enquête en destitution ouverte à son encontre.


"Je vous écris pour savoir si vous, ou vos avocats, comptez assister à l'audition ou souhaitez interroger les témoins", a demandé l'élu démocrate Jerry Nadler dans un courrier adressé au président américain.

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