Procès Trump : le Sénat veut appeler des témoins, verdict retardé

Procès Trump : le Sénat veut appeler des témoins, verdict retardé

DROIT - Le Sénat s'est prononcé pour la convocation de témoins samedi au procès de l'ex-président américain Donald Trump, un développement surprise qui pourrait en retarder le verdict.

C'est un développement surprise qui pourrait retarder le verdict du procès Trump. Samedi, le Sénat a entériné la convocation de témoins pour cette deuxième procédure d'impeachment visant l'ex-président. L'issue attendue d'un acquittement rapide du milliardaire dans la journée est ainsi remise en cause. Et la plus grande confusion règne sur la longueur du délai, tant les mécanismes parlementaires de ces procès en destitution sont rares et complexes.   

Les sénateurs ont repris leurs débats comme prévu samedi à 10 heures (16 heures en France). Le chef de l'équipe des élus démocrates de la Chambre menant l'accusation, Jamie Raskin, a alors immédiatement annoncé son intention de convoquer un témoin. Sa requête a été dans la foulée confirmée par un vote soutenu par les 50 démocrates et 5 sénateurs républicains.

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Biden et Harris à la Maison Blanche

Les démocrates veulent entendre une élue républicaine de la Chambre des représentants, Jaime Herrera Beutler, qui a révélé vendredi soir dans la presse et sur Twitter la teneur d'une conversation téléphonique entre un autre élu et Donald Trump le 6 janvier.

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Alors que les parlementaires se cachaient pour échapper aux émeutiers, Donald Trump aurait éconduit le chef de la minorité républicaine à la Chambre, Kevin McCarthy, qui lui demandait d'appeler ses partisans à cesser les violences: "Eh bien, Kevin, j'imagine que ces gens sont plus en colère que vous à propos de l'élection."

Le coup de théâtre a bouleversé l'ordonnancement du procès que démocrates et républicains, pour des raisons différentes, semblaient vouloir boucler rapidement. Le président Joe Biden voudrait en particulier que le Sénat soit disponible pour voter ses textes prioritaires, comme un ambitieux plan de soutien à l'économie.

Donald Trump est jugé dans cette procédure de destitution car les démocrates veulent qu'il soit reconnu coupable d'"incitation à l'insurrection". Puis qu'il soit rendu inéligible. Pour eux, il est le responsable principal des événements du 6 janvier, lorsqu'une foule de ses partisans en colère avait envahi le Capitole, au moment où le Congrès américain s'apprêtait à confirmer sa défaite à l'élection du 3 novembre.

Les règles du procès lui sont favorables. Il faudrait que 17 sénateurs républicains votent avec les 50 élus démocrates pour former la majorité qualifiée nécessaire pour le déclarer coupable, un verdict qui ouvrirait la voie à une peine d'inéligibilité. Un deuxième acquittement en autant de procédures de destitution se profile donc pour Donald Trump. Un cas unique dans l'Histoire des États-Unis.

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Live

QUE VA DIRE DONALD TRUMP ?

Donald Trump s'exprimera dimanche soir à 21 heures (heure française), pour la première fois depuis qu'il a quitté la Maison-Blanche le 20 janvier dernier. Un discours à suivre en direct sur LCI (canal 26). 

L'ancien président veut se positionner "en leader de l'opposition républicaine", souligne notre correspondante Laurence Haïm. Il vise notamment les élections de mi-mandat, en 2022.

DISCOURS

Selon des extraits du discours que va prononcer Donald Trump, obtenus par Fox News, l'ancien président ne devrait pas prendre la route d'une division du parti républicain. "Nous n'allons pas créer de nouveaux partis, nous n'allons pas diviser notre pouvoir. Nous serons unis et puissants comme jamais avant".

PRÉSIDENTIELLE 2024


À l'occasion de sa première prise de parole depuis qu'il a quitté ses fonctions de président américain, Donald Trump compte "renforcer les bases du trumpisme", estime le spécialiste des États-Unis Jean-Eric Branaa sur LCI.


Le double objectif de l'ancien locataire de la Maison-Blanche est d'"exister avec une perspective sur 2022" et "pourquoi pas se propulser sur 2024 (...) en annonçant sa candidature dès ce soir", avance le professeur-chercheur.

QUE VA DIRE DONALD TRUMP ?

Donald Trump s'exprimera dimanche soir à 21 heures (heure française), pour la première fois depuis qu'il a quitté la Maison-Blanche le 20 janvier dernier. Un discours à suivre en direct sur LCI (canal 26). 

L'ancien président veut se positionner "en leader de l'opposition républicaine", souligne notre correspondante Laurence Haïm. Il vise notamment les élections de mi-mandat, en 2022.

PLAN DE RELANCE

Joe Biden s'est félicité de l'adoption par la Chambre américaine des représentants de son plan de relance de 1900 milliards de dollars et a appelé le Sénat à l'adopter "rapidement". "Si nous agissons avec détermination, rapidité et audace, nous pourrons enfin reprendre le dessus contre ce virus, nous pourrons enfin relancer notre économie".

Sans s'exprimer sur le sujet qui divise au sein de sa majorité, le salaire minimum, Joe Biden a toutefois souligné qu'il espérait le voir "rapidement adopté. Nous n'avons pas de temps à perdre".

ASSAUT DU CAPITOLE

Une dizaine de supporters de Trump, poursuivis pour leur implication dans l'attaque du Capitole, ont contredit l'idée que des groupes antifascistes et autres militants d'extrême-gauche étaient impliqués dans ces émeutes, contrairement à ce que sous-entendait une bonne partie des théories complotistes à succès sur cet événement.

Selon des documents judiciaires consultés par CNN, les enquêteurs ont recensés des déclarations de certains d'entre eux assurant, pour l'un, "observateur en première ligne à chaque endroit, il n'y avait pas d'antifa. Juste des patriotes qui voulaient restaurer la république".

"N'allez pas me dire qu'il y a des gens qui mettent ça sur le compte des antifas ou de Black Lives Matters : nous assumons fièrement notre assaut", écrira un autre sur sa page Facebook.

PLAN DE RELANCE

Les 1900 milliards de dollars voulus par Joe Biden sont en bon chemin. La Chambre des représentants a voté approuvé tôt, samedi 27 février, le plan de relance souhaité par le président américain pour venir en soutien aux ménages, collectivités et entreprises américaines, par 219 voix contre 212 (dont 2 démocrates). 

Déception, toutefois : le salaire minimum fédéral, qui devait passer de 7,25 à 15 dollars par mois, a été lancé en chemin. La mesure a été jugée impossible à inclure dans le projet de loi par la gardienne des procédures du Sénat, Elizabeth MacDonough. Joe Biden a annoncé aussitôt qu'il respectait la décision tout en promettant qu'il ferait avancer sa décision dans un projet de loi séparé. Bernie Sanders, chef de file de l'aile gauche des démocrates, a annoncé qu'il soumettrait un amendement pénalisant fiscalement les entreprises payant moins qu'"un minimum vital". 

Le texte sera transmis au Sénat la semaine prochaine, pour une adoption "avant le 14 mars", date de fin du versement des allocations chômage prolongées, a espéré le chef de la majorité Steny Hoyer.

Ces aides prévoient notamment un chèque de 1400 dollars aux Américains, en fonction de leur niveau de revenus et la prolongation des allocations chômage jusqu'au 30 septembre 2021. Plusieurs dizaines de milliards de dollars sont prévus pour accélérer la vaccination et 130 milliards, pour aider à la réouverture des écoles et lycées malgré la pandémie.

DIPLOMATIE

Malgré la publication du rapport sur l'assassinat de Jamal Khashoggi, qui accuse le prince ben Salmane d'avoir commandité son meurtre, les Etats-Unis entendent maintenir leur lien diplomatique avec l'Arabie saoudite. C'est ce qu'a affirmé le secrétaire d'État Anthony Blinken, vendredi à Washington, assurant que son pays ne voulait pas de "rupture" avec le royaume.

AFFAIRE KHASHOGGI

Peu de temps après la publication des renseignements américains, l'Arabie saoudite a "totalement rejeté" le rapport de Washington sur les circonstances de l'assassinat de Jamal Khashoggi, selon lequel c'est le prince héritier Mohamed ben Salmane qui aurait commandité la mort du journaliste. "Le gouvernement d'Arabie saoudite rejette totalement les conclusions fausses et préjudiciables contenues dans le rapport concernant la direction du royaume et ne peut les accepter en aucun cas", a vertement commenté le ministère des Affaires étrangères.

MEURTRE DE JAMAL KHASHOGGI


Les États-Unis ont publiquement accusé vendredi le prince héritier d'Arabie saoudite d'avoir "validé" l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, au risque d'une crise entre les deux pays alliés. "Nous sommes parvenus à la conclusion que le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane a validé une opération à Istanbul, en Turquie, pour capturer ou tuer le journaliste saoudien Jamal Khashoggi", écrit la direction du renseignement national dans un court rapport de quatre pages, déclassifié à la demande de Joe Biden, quand son prédécesseur avait tenu à le garder secret.


"Le prince héritier considérait Khashoggi comme une menace pour le royaume et plus largement soutenait le recours à des mesures violentes si nécessaire pour le faire taire", ajoute-t-elle. La Maison Blanche a annoncé que des "mesures" seraient dévoilées dans la foulée, sans plus de précisions.

MEURTRE DE JAMAL KHASHOGGI


Le rapport des services de renseignement américains sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi sera rendu public vendredi, a annoncé la Maison Blanche. "Nous prévoyons que le rapport" sera "publié plus tard dans la journée," a dit la porte-parole du président Joe Biden, Jen Psaki, à bord de l'avion Air Force One.


Ce rapport avait été rédigé peu après l'assassinat du journaliste, tué en octobre 2018 au consulat de son pays à Istanbul, mais le président américain de l'époque, Donald Trump, n'avait pas voulu le publier. Il devrait mettre directement en cause le puissant prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane.

COME-BACK

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SALAIRE MINIMUM


La hausse du salaire minimum, voulue par Joe Biden dans son plan de relance, en a été retirée. La question a été tranchée par la responsable chargée de protéger les règles du Sénat, condamnant de fait cette clause à disparaître


"Nous sommes profondément déçus par cette décision", a réagi dans un communiqué le chef de la majorité démocrate au Sénat Chuck Schumer, en s'engageant à ne "pas abandonner la lutte pour augmenter le salaire minimum à 15 dollars" de l'heure. Les démocrates pourraient désormais tenter de faire passer cette hausse dans une loi distincte. 

ARABIE SAOUDITE


Le président américain Joe Biden s'est entretenu jeudi pour la première fois avec le roi Salmane d'Arabie saoudite, lors d'un coup de téléphone qui doit être suivi rapidement de la publication d'un rapport américain potentiellement explosif sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.


Le président américain a "souligné l'importance que les États-Unis placent dans les droits humains universels et dans l'État de droit", a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué. Mais il a aussi évoqué "l'engagement des États-Unis à aider l'Arabie saoudite à défendre son territoire face aux attaques de groupes pro-Iran".

LUTTE CONTRE LE COVID 


Le président américain Joe Biden a exhorté jeudi les Américains à poursuivre leurs efforts pour endiguer l'épidémie de Covid-19, à l'occasion d'un discours marquant l'injection de la 50 millionième dose de vaccin dans le pays sous son administration. "Ce n'est pas le moment de baisser la garde", a-t-il déclaré. "Nous devons continuer à nous laver les mains, respecter la distanciation physique. Et pour l'amour du ciel, portez un masque", a-t-il imploré. "Ce n'est pas encore la fin, mais nous en approchons", a-t-il aussi encouragé.

MENACE SUR LE CAPITOLE


Des extrémistes ont menacé d'attaquer à nouveau le Capitole au moment du discours de rentrée du président Joe Biden devant les élus du Congrès, dont la date n'a pas encore été fixée, a révélé jeudi une responsable policière. "Nous savons que des membres de milices qui étaient présents le 6 janvier" lors de l'assaut sur le Capitole "ont exprimé leur désir de faire sauter le bâtiment et de tuer autant d'élus que possible en lien direct avec le discours sur l'Etat de l'Union", a-t-elle déclaré.


Ce terme fait référence au discours annuel du président américain devant les élus des deux chambres du Congrès réunies, une obligation constitutionnelle lors de laquelle il fixe le cap de son action. 

MEURTRE DE JAMAL KHASHOGGI


Le rapport du renseignement américain sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, qui doit être bientôt publié par Washington, sera "un pas important" pour que les responsables "rendent des comptes", a déclaré jeudi le porte-parole de la diplomatie américaine. "C'est un pas important vers la transparence, et la transparence est, comme souvent, un élément pour que les responsables rendent des comptes", a déclaré Ned Price devant la presse. 


Il a prévenu que les efforts américains pour qu'ils rendent des comptes ne s'arrêteraient pas là, sans toutefois dire si les États-Unis étaient prêts à sanctionner le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, s'il était considéré responsable du meurtre par le renseignement américain.

POINT SUR LA VACCINATION


Les États-Unis sont "en avance de plusieurs semaines" sur le programme de vaccination contre le Covid-19 prévu, s'est félicité jeudi Joe Biden, qui avait promis 100 millions de doses administrées en 100 jours à sa prise de fonctions en novembre.


"Je suis là aujourd'hui pour dire que nous sommes à mi-chemin, avec 50 millions de doses en seulement 37 jours depuis que je suis devenu président", a-t-il déclaré. "C'est en avance de plusieurs semaines".

TEMOIGNAGES


Lors d'une audition devant le congrès américain, la capitaine de police du Capitole Carneysha Mendoza raconte comment elle a reçu des "produits chimiques" qui lui brûlent le visage "encore aujourd'hui" lors de l'invasion du bâtiment par des supporters de Donald Trump le 6 janvier dernier.

SUITES DE L'ATTAQUE DU CAPITOLE


Un ancien politique de la police municipale new-yorkaise a été arrêté lundi inculpé pour sa participation à l'attaque du Capitole par des supporters de Donald Trump le 6 janvier dernier. Dans une vidéo sur YouTube, il avait été aperçu dans l'enceinte du bâtiment en train de crier à la foule: "Envoyez plus de patriotes, nous en avons besoins". 


Cet ancien militaire du Marine Corps devra répondre de cinq chefs d'accusation, dont l'agression d'officiers de police avec des armes dangereuses, ou encore d'obstruction contre le maintien de l'ordre. 

DIVISIONS POLITIQUES & COVID


Le Dr Anthony Fauci déclare que les "divisions politiques" aux Etats-Unis ont été un facteur aggravant, à l'origine des 500 000 morts du Covid-19, barre symbolique que le pays dépasse depuis plusieurs jours.  Selon le conseiller spécial de Joe Biden pour la gestion de la pandémie, la faute n'incombe pas seulement à la présidence de Donald Trump mais aussi à la "culture de la division" qui règnerait outre-Atlantique ces derniers mois.

Urgent

PANDÉMIE


Le président américain Joe Biden ordonnera ce lundi la mise en berne des drapeaux sur l'ensemble des bâtiments fédéraux, afin de commémorer le passage imminent du seuil des 500.000 décès dus au Covid-19 aux Etats-Unis, a annoncé la Maison Blanche.


La porte-parole de la présidence Jen Psaki a déclaré devant la presse que cette mise en berne durerait cinq jours.

BIDEN - TRUDEAU


Joe Biden participera mardi à sa première rencontre bilatérale (virtuelle), et son interlocuteur sera le Premier ministre canadien Justin Trudeau. Le nouveau locataire de la Maison Blanche soigne le chef du gouvernement canadien qui avait déjà été destinataire de son premier appel téléphonique à un dirigeant étranger, deux jours après son arrivée au pouvoir.


Cette rencontre, via écrans interposés, permettra aux deux hommes d'évoquer leurs "efforts communs" face à la pandémie de Covid-19 ou encore dans la lutte contre le changement climatique, selon la Maison Blanche. L'exécutif américain ne mentionne pas dans son communiqué le dossier le plus sensible du moment: la décision de Joe Biden de bloquer le projet d'oléoduc Keystone XL entre le Canada et les Etats-Unis. 

RUSSIE ET G7


Joe Biden ne compte pas adresser d'invitation à la Russie pour qu'elle participe au G7, a indiqué vendredi la Maison Blanche, contrairement à son prédécesseur Donald Trump qui s'était dit en faveur de l'idée.

  

"Je ne pense pas que nous adressions de nouvelles invitations à la Russie, ou que nous réitérions de nouvelles invitations à la Russie", a dit la porte-parole de l'exécutif américain, Jen Psaki, à des journalistes voyageant avec le président dans Air Force One. "Bien sûr, une invitation serait faite en partenariat avec nos partenaires du G7", a-t-elle ajouté.


La Russie a été expulsée de ce qui était alors le G8 en 2014, après son annexion de la Crimée, qui n'a jamais été reconnue par la communauté  internationale.

"L'ALLIANCE TRANSATLANTIQUE EST DE RETOUR"


Le président américain Joe Biden a promis vendredi que l'alliance transatlantique était "de retour" après quatre ans de mandat de Donald Trump, lors de son premier grand discours de politique étrangère pour la Conférence sur la sécurité de Munich.


"Je vous parle aujourd'hui comme président des Etats-Unis, au tout début de mon administration, et j'envoie un message clair au monde: l'Amérique est de retour. L'alliance transatlantique est de retour", a déclaré le 46e président des Etats-Unis depuis la Maison Blanche, ajoutant que les Etats-Unis étaient "déterminés à regagner la confiance de l'Europe".

DOSSIER IRANIEN


L'Iran a réitéré vendredi son appel aux Etats-Unis pour une levée de toutes les sanctions imposées par l'ancien président Donald Trump, après une offre de pourparlers de la part de l'administration du nouveau président Joe Biden.


Téhéran "annulera immédiatement" ses mesures de rétorsion si les Etats-Unis "lèvent sans condition toutes les sanctions imposées, réimposées ou rebaptisées par Trump", a tweeté le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. Il a souligné que l'Iran était d'accord avec la décision de l'administration Biden de revenir sur l'affirmation largement discréditée de son prédécesseur, selon lequel l'ONU avait imposé de nouvelles sanctions liées au programme nucléaire de Téhéran.

TENSIONS AVEC L'IRAN


"L'armée américaine cherche des bases de repli en Arabie saoudite pour éviter que ses troupes déployées dans le pays ne deviennent des cibles évidentes en cas de tensions avec l'Iran", a indiqué jeudi un haut responsable militaire américain. "Nous ne cherchons pas à construire de nouvelles bases", a souligné le général Kenneth McKenzie, chef du commandement central de l'armée américaine (Centcom), à l'occasion d'une tournée au Moyen-Orient.


"Nous voulons pouvoir nous déplacer vers d'autres bases à utiliser en période de risques élevés", a-t-il précisé aux journalistes qui l'accompagnent. "Ce sont des choses que tout planificateur militaire prudent veut faire  pour accroître sa flexibilité et afin qu'il soit plus difficile pour l'adversaire d'attaquer."    


Le général McKenzie s'est rendu le mois dernier en Arabie saoudite pour discuter avec les autorités saoudiennes de la possibilité d'utiliser certaines bases militaires saoudiennes dans l'ouest du pays pour servir de bases de repli aux forces américaines dans la région en cas de tensions avec Téhéran.

CORÉE DU NORD


Washington a annoncé avoir consulté conjointement jeudi la Corée du Sud et le Japon, alliés souvent en désaccord, au moment où le président Joe Biden se penche sur la stratégie à adopter vis-à-vis de la Corée du Nord. 


Le diplomate américain Sung Kim et ses homologues ont promis une "coopération étroite" lors d'une vidéoconférence et "ont exprimé leur engagement continu en faveur de la dénucléarisation et du maintien de la paix et de la stabilité dans la péninsule coréenne", a indiqué le département d'État.


L'administration Biden dit examiner comment aller de l'avant avec la Corée du Nord après quatre ans de présidence Trump. Le milliardaire républicain était le premier président américain en exercice à rencontrer, en juin 2018 à Singapour, un membre de la dynastie des Kim, qui règne sur la Corée du Nord depuis sa création. Ils se sont ensuite encore vus à deux reprises, en février 2019 à Hanoï puis en juin de la même année dans la Zone démilitarisée entre les deux Corées, mais les deux pays n'ont pas réussi à conclure un accord durable.


Joe Biden devrait adopter une approche plus discrète et son administration s'est engagée à faire part de ses préoccupations concernant la cybersécurité, le ministère de la Justice ayant inculpé mercredi trois Nord-Coréens pour une série de piratages informatiques.

ÉTATS-UNIS/IRAN


Les Etats-Unis ont procédé jeudi à  trois gestes à l'égard de l'Iran, sur fond d'intensification de discussions  pour une relance de l'accord nucléaire conclu avec Téhéran et à l'approche d'une intention iranienne de s'affranchir de nouveaux engagements.


Après une réunion virtuelle des chefs des diplomaties française, britannique, allemande et américaine, Washington a annoncé accepter une invitation de l'Union européenne à des pourparlers en présence de Téhéran pour relancer les efforts visant à restaurer cet accord.


"Les Etats-Unis acceptent une invitation du haut représentant de l'Union européenne à une réunion du P5+1 (un groupe rassemblant Etats-Unis, Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni et Russie) et de l'Iran pour évoquer la meilleure façon d'avancer concernant le programme nucléaire de l'Iran", a annoncé le porte-parole du département d'Etat, Ned Price.


L'administration de Joe Biden a annulé dans la foulée une proclamation unilatérale effectuée en septembre par le gouvernement de Donald Trump sur un retour de sanctions internationales contre l'Iran. 


Dans une lettre au Conseil de sécurité de l'ONU, l'ambassadeur américain par intérim aux Nations unies, Richard Mills, indique que les sanctions internationales "levées par la résolution 2231" de l'ONU en 2015 et confirmant l'accord nucléaire conclu la même année avec Téhéran "restent levées".


Au même moment, les restrictions aux déplacements des diplomates iraniens auprès de l'ONU à New York, considérablement alourdies par l'administration de Donald Trump, vont être allégées, a annoncé un responsable américain du département d'État.


Ces restrictions imposaient à ces diplomates comme au chef de la diplomatie iranienne de se cantonner à quelques rues autour du siège de l'ONU avec un parcours très précis pour aller et revenir de l'aéroport Kennedy. L'allègement des restrictions leur permettra de revenir à une situation précédente les autorisant à se déplacer librement à New York et dans ses proches environs.

GARDE NATIONALE


La garde nationale restera mobilisée autour du Capitole pour tout le mois de mars face au risque de déstabilisation. Près de 5 000 soldats sont déployés depuis le 6 janvier pour protéger le bâtiment, après des failles de sécurité au moment de l'invasion de supporters de Donald Trump. 


Certains d'entre eux, adeptes des théories conspirationnistes de la mouvance QAnon prétendent que l'ancien président doit revenir en poste le 4 mars prochain. De nouveaux incidents violents pourraient émailler à ce moment là estime le député démocrate Adam Smith, auditionné à ce sujet mercredi.

SUSPENS


Donald Trump ne devrait pas annoncer "pour l'instant" s'il compte se présenter à la prochaine élection présidentielle de 2024. Il est encore "trop tôt" selon lui pour se décider à briguer un second mandat.


L'ancien président n'a pas caché, dans plusieurs interviews publiées mercredi, qu'il suivait qu'un œil attentif les sondages. "J'en vois de très bon, qui percent le plafond. Je bénéficie d'un gigantesque soutien", a-t-il commenté. 

BIDEN ET NETANYAHU ONT PARLE


Un premier entretien téléphonique entre Joe Biden et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu mercredi soir. Une discussion "chaleureuse" qui a permis d'aborder les questions des "accords" de paix au Moyen-Orient, de la "menace iranienne" et de la gestion de la pandémie de Covid-19.


"Les deux leaders ont fait mention de leur relation personnelle de longue date et ont dit qu'ils allaient travailler ensemble pour continuer de renforcer l'alliance entre Israël et les Etats-Unis", ont indiqué les services du premier ministre israélien. 


Benjamin Netanyahu avait déjà qualifié Donald Trump de "meilleur ami" qu'Israël n'avait jamais eu à la tête des Etats-Unis. L'absence d'entretien entre les deux chefs d'Etat avait créé une vive polémique dans la presse israélienne. 

DIPLOMATIE DE LA SANTÉ

Les États-Unis vont remplir leurs obligations de verser d'ici fin février plus de 200 millions de dollars à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) après avoir annulé le plan de retrait de Donald Trump de cette organisation, a déclaré mercredi 17 février le secrétaire d'État Antony Blinken.


"C'est un pas en avant essentiel dans le respect de nos obligations financières" à l'égard de l'OMS "et il reflète notre engagement renouvelé à faire en sorte qu'elle bénéficie du soutien dont elle a besoin pour mener la réponse mondiale à la pandémie", a déclaré le patron de la diplomatie américaine lors d'une visioconférence du Conseil de sécurité de l'ONU consacrée à la vaccination contre le Covid-19.

EFFONDREMENT

Le Trump Plaza d'Atlantic City a été détruit, mercredi 17 février. Dernier vestige de l'implantation du milliardaire dans la ville du New Jersey, le casino avait vu le jour en 1984, et Trump l'avait vendu en 2009. L'établissement avait fini par fermer ses portes en 2014. 

VERSION FRANÇAISE


Les éditions Fayard ont annoncé mercredi qu'elles allaient publier la traduction française des poèmes de la jeune Américaine Amanda Gorman, remarquée lors de l'investiture du président Joe Biden.


En mai, doit paraître en français le poème que cette autrice de 22 ans avait déclamé lors de cette cérémonie à Washington le 22 janvier, "The Hill We Climb", avec un avant-propos de la star de la télévision américaine Oprah Winfrey. Ce livre sortira aux Etats-Unis le 30 mars.


La traduction retenue pour ce titre qui signifie "la colline que nous gravissons" n'a pas été communiquée par Fayard.


Fayard a prévu ensuite "à l'automne" le recueil complet, "The Hill We Climb and Other Poems", dont la parution aux Etats-Unis est prévue le 21 septembre.

Amanda Gorman, la poétesse qui a marqué l'investiture de Joe Biden

ATTAQUE


Donald Trump s'en est violemment pris mardi au chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell. Ce dernier avait accusé l'ex-président américain d'être "responsable" de l'assaut meurtrier du Capitole.

"Renfrogné, maussade, qui ne sourit jamais"... Trump déclare la guerre à McConnell, le boss des républicains au Sénat

LASSITUDE

TOURNER LA PAGE 


Joe Biden a fait part de sa "lassitude" de devoir continuer à répondre à des questions sur Donald Trump lors d'une émission de télévision diffusée mardi soir. Une manière d'esquiver une question sur le procès en destitution de son prédécesseur, qui traduit aussi l'envie de la nouvelle administration de tourner la page.


"Pendant quatre ans, tout ce dont on a parlé dans l'actualité, c'était Trump, a estimé le nouveau président. Pour les quatre années qui arrivent, je veux que l'on parle des Américains dans ces actualités. J'en ai marre de parler de lui."

OVATION


Les sénateurs ont félicité mardi Eugene Goodman, officier de police du Capitol, pour sa "bravoure" le 6 janvier dernier au moment de l'invasion de l'édifice par des militants pro-Trump. Un texte de loi prévoit de lui accorder la médaille d'or du Congrès. 

GUERRE OUVERTE 


Donald Trump s'en est pris directement au chef de file du parti républicain au Sénat, Mitch McConnell, dans un communiqué rendu public ce mardi. L'ancien président le qualifie de "politicien amateur, renfrogné, maussade et qui ne sourit pas" et ajoute qu'il "ne fera jamais rien de bien pour notre pays". 


"Le parti républicain ne pourra plus jamais être respecté ou fort avec des dirigeants politiques comme Mitch McConnell aux commandes", a insisté le magnat de l'immobilier, qui impute au sénateur la perte de la majorité à la chambre haute, début janvier. 


Cette déclaration intervient quelques jours après l'acquittement de Donald Trump dans son second procès en destitution. Mitch McConnell avait vivement dénoncé l'attitude de l'ancien président au moment de l'invasion du Capitol le 6 janvier dernier. Bien qu'il ait voté contre sa destitution, le sénateur avait souligné dans un discours la possibilité de suites judiciaires contre Donald Trump, qu'il juge "responsable" des incidents.

DIPLOMATIE


La vice-présidente des États-Unis Kamala Harris et le président français Emmanuel Macron ont plaidé lundi en faveur d'une "coopération bilatérale et multilatérale étroite" face au Covid-19 et au changement climatique, lors d'un entretien téléphonique.


Au cours de ce premier échange, la vice-présidente américaine et le président français se sont dits "d'accord sur le besoin d'une coopération bilatérale et multilatérale étroite pour faire face au Covid-19, au changement climatique, et soutenir la démocratie chez nous et à travers le monde", a indiqué la vice-présidence américaine dans un communiqué.


Lors de cet entretien, Mme Harris a également exprimé son engagement "à revitaliser l'alliance transatlantique", précise le communiqué.

MACRON-HARRIS


Le président Emmanuel Macron et la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris ont appelé à une "coopération bilatérale et multilatérale étroite" face à la pandémie de coronavirus et au réchauffement climatique.

ARMES À FEU 


Joe Biden a demandé au Congrès américain à agir dès maintenant pour limiter la circulation des armes à feu aux États-Unis. Un appel lancé trois ans après la tuerie de Parkland (Floride) qui avait fait 17 morts.

TRUMP BLANCHI, ET APRÈS ?


L'ancien locataire de la Maison Blanche a échappé pour la seconde fois à la procédure d'impeachment qui le visait. Une victoire sans gloire pour le milliardaire républicain qui prend date pour l'avenir. Décryptage avec Jean-Éric Branaa, spécialiste des États-Unis.

Donald Trump acquitté lors de son procès en destitution : "Il fera tout pour peser lors des prochaines élections"

PREMIER ACCROC AU SEIN DE L'ADMINISTRATION BIDEN 


La Maison Blanche a annoncé samedi qu'elle avait accepté la démission d'un porte-parole du président Joe Biden qui avait menacé une journaliste et lui avait tenu des propos sexistes lors d'un échange téléphonique.


TJ Ducklo, 32 ans, avait rejoint la Maison Blanche après l'élection présidentielle, devenant l'un des adjoints de Jen Psaki, la porte-parole de l'exécutif américain.


A la suite de l'incident, il avait initialement été suspendu sans salaire. Mais la présidence a maintenant accepté la démission qu'il a présentée, a déclaré Jen Psaki dans un communiqué.


Selon le magazine Vanity Fair, M. Ducklo avait eu une conversation téléphonique houleuse avec une journaliste du site Politico, Tara Palmeri, qui l'avait interrogé sur la relation intime qu'il entretenait depuis plusieurs mois avec une autre journaliste, Alexi McCammmond, du site Axios, et sur les questions éthiques que cela pourrait soulever. "Je vais vous détruire", avait lancé M. Ducklo à Tara Palmeri, selon le récit de l'incident fait par Vanity Fair, et il avait de plus "tenu des propos péjoratifs et misogynes" envers la journaliste.

L'AMÉRIQUE DIVISÉE


"Mon visage est figé à force de sourire". A Palm Beach, fief de Donald Trump l'annonce de son acquittement a réjoui ses partisans indéfectibles. Si l'ex-Président leur a donné rendez-vous dans les mois à venir pour "continuer [l']incroyable aventure Make Amaerica Great Again", la nouvelle n'est pas accueillie avec le même enthousiasme du côté de New York. 

"LA DÉMOCRATIE EST FRAGILE", RAPPELLE JOE BIDEN


Le président américain Joe Biden a réagi samedi à la décision du Congrès américain d'acquitter Donald Trump. "Même si le vote final n'a pas abouti à une condamnation, le fond de l'accusation n'est pas contesté", a déclaré le démocrate, dans un communiqué. "Ce triste chapitre de notre histoire nous a rappelé que la démocratie est fragile. Qu'elle doit toujours être défendue. Que nous devons toujours rester vigilants", ajoute-t-il.

TRUMP "RESPONSABLE", SELON LE CHEF DES SÉNATEURS RÉPUBLICAINS


Le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell a accusé samedi Donald Trump d'être "responsable" de l'assaut meurtrier du Capitole, juste après avoir voté pour l'acquitter lors de son procès historique au Sénat.


"Il n'y a aucun doute, aucun, que le président Trump est, dans les faits et moralement, responsable d'avoir provoqué les événements de cette journée" du 6 janvier, a déclaré l'influent sénateur, en justifiant avoir voté pour l'acquittement car il estime que le Sénat n'est pas compétent pour juger un ex-président.


Les émeutiers ont agi ainsi "car l'homme le plus puissant de la planète les avait nourris de mensonges", en refusant sa défaite lors de la présidentielle du 3 novembre, a-t-il asséné.

UN 2e ACQUITTEMENT POUR DONALD TRUMP 

TRUMP SORT DU SILENCE


Acquitté, Donald Trump salue dans un communiqué la fin d'une "chasse aux sorcières". "Notre mouvement magnifique, historique et patriotique, Make America Great Again, ne fait que commencer. Dans les mois à venir, j'aurai beaucoup de choses à partager avec vous et suis impatient de continuer notre incroyable aventure pour la grandeur de l'Amérique", écrit le milliardaire.


"Aucun président n'a jamais été traité de la sorte", ajoute-t-il, reprenant une formule régulièrement utilisée tout au long de son mandat.

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