Référendum en Catalogne : Macron redit à Rajoy son "attachement" à "l'unité constitutionnelle" de l'Espagne

RÉSULTAT - Selon le gouvernement catalan, le "oui" au référendum d'indépendance organisé hier l'a emporté avec 90% des voix. Le scrutin s'est tenu dans un climat tendu : 844 personnes ont été blessées après des charges de la police nationale qui visaient à disperser des manifestants.
Live

TUSK


Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a exhorté ce lundi Mariano Rajoy à "éviter un nouvel usage de la force" au lendemain de violences policières contre des électeurs indépendantistes catalans. Lors d'une conversation téléphonique avec le chef du gouvernement espagnol, "j'ai appelé à trouver des moyens pour éviter une nouvelle escalade et un nouvel usage de la force", a déclaré Donald Tusk sur Twitter. C'est la première fois que le dirigeant européen sort de son silence concernant le référendum d'indépendance de la Catalogne, qui s'est tenu dimanche malgré son interdiction par les autorités espagnoles.

BULLETIN DE VOTE


Selon le coordinateur du parti nationaliste catalan français "Oui au Pays Catalan", Jordi Vera, plusieurs millions de bulletins pour le référendum interdit de dimanche sur l'indépendance de la Catalogne ont été imprimés dans les Pyrénées-Orientales. "Les personnes qui ont travaillé ne souhaitent pas pour l'instant sortir de l'anonymat, car des juges espagnols pourraient les mettre en examen et lancer des mandats d'arrêt internationaux", a-t-il ajouté à l'AFP.


"Certains sont de ‘Oui au Pays Catalan’, d'autres non. Mais il fallait aider les Catalans du Sud à voter, à s'exprimer. On voulait montrer qu'on est solidaires et que les frontières ne nous séparent pas", a-t-il souligné. Créé en octobre 2016, le parti a appelé à un rassemblement "pour la démocratie" lundi à 18h30 devant le consulat d'Espagne à Perpignan, afin de "réprouver la répression antidémocratique de l'Etat espagnol".

MACRON

Le président français a dit à Mariano Rajoy son "attachement à l'unité constitutionnelle de l'Espagne", vient d'annoncer l'Elysée. Manière de dire qu'il n'en était pas au stade de donner le début d'une légitimité au référendum sur l'indépendance, dimanche en Catalogne.

ONU


Le Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Zeid Ra'ad Al Hussein a exhorté lundi les autorités espagnoles à mener des enquêtes "impartiales" sur "tous les actes de violence" commis en Catalogne à l'occasion du référendum.

BRAS DE FER


Le président du gouvernement régional de Catalogne, Carles Puigdemont, exige le retrait des forces policières déployées par Madrid. Il réclame également une médiation internationale.

UNION EUROPÉENNE 


La Commission européenne a appelé ce lundi le gouvernement espagnol et les indépendantistes catalans à dialoguer, dénonçant l'usage de la violence lors du référendum d'indépendance de la veille. "Nous appelons tous les acteurs pertinents à passer rapidement de la confrontation au dialogue", a déclaré le porte-parole de l'exécutif européen Margaritis Schinas lors d'un point presse à Bruxelles. "La violence ne peut jamais être un instrument en politique", a-t-il ajouté.

CONDAMNATION


La Commission européenne a appelé le gouvernement espagnol et les indépendantistes catalans à "passer rapidement de la confrontation au dialogue", dénonçant l'usage de la violence lors du référendum d'indépendance de la veille.

MENACE


Le ministre espagnol de la Justice, Rafael Catala, a assuré ce lundi matin que l'Etat ferait "tout ce que permet la loi" si les séparatistes catalans déclaraient unilatéralement l'indépendance après le référendum d'autodétermination interdit de dimanche. "Si quelqu'un prétend déclarer l'indépendance d'une partie du territoire par rapport à l'Espagne (...), il faudra faire tout ce que permet la loi pour que ce ne soit pas ainsi", a-t-il déclaré à la télévision publique espagnole.

REVUE DE PRESSE 


Mais c’est évidemment vers l’Espagne que les regards se tournent. Pour El Pais, journal de référence de l’autre côté des Pyrénées, "le gouvernement a empêché par la force le référendum illégal". Le quotidien de droite ABC parle d’un scrutin échoué qui "laisse une Espagne endommagée" et pointe également "la trahison des Mosos", les policiers de Catalogne, qui ont refusé de s’interposer face aux votants. Selon le journal catalan El Periodico, qui titre sur l'"insurrection", Madrid exerce une "répression intolérable". 

REVUE DE PRESSE


Les quotidiens du Vieux continent ne sont pas en reste. Au Royaume-Uni par exemple, l’édition du jour du Telegraph évoque une "crise européenne". Même son de cloche dans les colonnes du Guardian pour qui les évènements pourraient provoquer un effet domino, en Espagne comme en Europe. 

REVUE DE PRESSE 


Le vote catalan s’affiche en Une de nombreux titres de la presse française ce lundi matin. Tandis que Libération parle des interventions policières comme d’un "coup de force" du gouvernement central espagnol, Le Figaro craint que "les violences creusent le fossé entre Madrid et la Catalogne". Les Echos estiment quant à eux que "le piège du référendum se referme sur Rajoy". 

LE POINT A 6 HEURES 


- D'après le gouvernement séparatiste de Catalogne, le "oui" l'a emporté avec 90% des voix.  Il a assuré que 2,26 millions de personnes avaient voté, établissant le taux de  participation à 42,3%. En théorie, en vertu de la loi votée le 6 septembre par la majorité séparatiste au parlement catalan, l'indépendance doit être proclamée dans les  48 heures suivant une victoire du "oui".


- Le président de la Catalogne Carles Puigdemont a déclaré dimanche que les habitants de sa région avaient gagné "le droit d'avoir un Etat indépendant qui prenne la forme d'une République". Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a lui estimé qu'il n'y avait "pas eu de référendum d'auto-détermination en Catalogne". "L'Etat de droit reste en vigueur avec toute sa force", a-t-il asséné. 


- Au moins 92 personnes ont été blessées dimanche parmi les 844 ayant "sollicité assistance sanitaire pendant la journée du référendum, en relation avec les charges des forces de police de l'Etat", selon le gouvernement régional. Trente-trois policiers ont été blessés, selon le ministère de l'Intérieur. 

MOSSOS


Ils ne sont pas restés immobiles lorsque les policiers espagnols ont tenté d’empêcher la tenue du référendum. Bien au contraire. 

VIDÉO - Référendum en Catalogne : quand la police catalane s'oppose à la Guardia civil

VIDÉO - Référendum en Catalogne : quand la police catalane s'oppose à la Guardia civil

JOIE 

RÉSULTATS 

  

42,3% des 5,34 millions d'électeurs catalans ont participé à ce référendum. Soit 2,26  millions de personnes.     

PLÉBISCITE


Le gouvernement séparatiste de Catalogne vient d'annoncer que le "oui" à l'indépendance l'avait emporté à 90%. 


Quelque 2,26 millions de personnes ont participé dimanche au scrutin et 2,02 millions ont voté pour le oui, selon les chiffres publiés par le gouvernement catalan. 

 INDIGNATION 


Alors que près de 850 personnes ont été blessées par la police espagnole dimanche, le gouvernement catalan souhaite que justice soit faite. "L'Etat espagnol s'est gravement compromis et devra en rendre compte devant la justice internationale", a promis Jordi Turull, porte-parole du gouvernement catalan.  

GRÈVE


Un collectif de syndicats et associations appelle à la grève générale ce mardi en Catalogne. "Nous appelons toute la société, les organisations patronales, les chefs d'entreprise, les syndicats, les travailleurs, les indépendants, les institutions et tous les citoyens de Catalogne à un arrêt du 'pays' mardi 3 octobre."

RÉACTION


"Nous avons gagné le droit d'avoir un Etat indépendant, déclare Carles Puigdemont, le président catalan. L'UE ne peut plus regarder ailleurs." "Nous sommes des citoyens européens et souffrons d'atteintes à (nos) droits et libertés", a-t-il ajouté, en demandant à l'UE "d'agir rapidement".

BLESSÉS


Le dernier bilan des autorités catalanes s'élève à 844 blessés.

RESULTATS


Les bureaux ont pour la plupart fermés à 20 h et le dépouillement a débuté. Les autorités catalanes n'ont pas encore fait de déclaration concernant la participation ou les tendances du vote.

RAJOY


Le chef du gouvernement espagnol est en train de s'exprimer. Il remercie la police d'avoir accompli sa mission. "L'Etat de droit s'est imposé en Catalogne en empêchant le référendum", déclare-t-il tout en promettant de ne pas tourner le dos au dialogue, à condition que la loi soit respectée. Selon Mariano Rajoy, les forces de sécurité "ont fait leur devoir". "Il aurait été plus facile pour tous de regarder de l'autre côté", a ajouté le dirigeant conservateur. La consultation constituait une "véritable attaque contre l'Etat de droit (...) à laquelle l'Etat a réagi avec fermeté et sérénité".

BLESSÉS


Les ministère de la Santé catalan comptabilise 761 blessés.

BUREAUX DE VOTE


L'exécutif régional catalan annonce ce soir que 319 bureaux de vote ont été fermés par les forces de l'ordre.  Il a assuré que le vote se poursuivait dans de nombreux bureaux à travers la Catalogne, en dépit de l'interdiction du référendum par la justice et des interventions parfois violentes de la police espagnole dimanche pour empêcher le vote. 

"LÂCHE"


Bien qu'opposée à l'indépendance, la maire de Barcelone, Ada Colau, s'en est pris au chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. Il "a dépassé toutes les bornes", "c'est un lâche et il n'est pas à la hauteur de sa responsabilité d'homme d'Etat (...) Par conséquent, Mariano Rajoy doit démissionner", a-t-elle déclaré après les violences policières.

MOBILISATION


Notre journaliste sur place vous partage l'ambiance.

EN FRANCE


Les opérations de vote du référendum sur l'indépendance de la Catalogne se sont déroulées sans précipitation et dans un climat bon enfant dimanche dans le petit village de Llivia, enclave espagnole en France. Quelque 538 électeurs sur le millier que compte l'enclave pro-indépendantiste avaient voté vers 17h, a indiqué à l'AFP le maire de la commune française limitrophe Estavar. Le scrutin se déroule jusqu'à 20h.

BLESSÉS


Selon les autorités catalanes, il y aurait 337 personnes blessées, dont une qui a reçu une balle de caoutchouc dans un oeil. Pour sa part, le ministère de l'Intérieur a indiqué que neuf policiers et deux gardes civils ont également été légèrement blessés, rapporte El Mundo.

POMPIERS


Des pompiers s'interposent aussi.

POLICES


Des Mossos (policiers catalans) s'opposent à des membres de la Guardia Civil.

En direct

HUIS CLOS


Le FC Barcelone a indiqué dans un communiqué que le match l'opposant à Las Palmas se déroulera à huis clos (16h15). Le club explique que la décision a été prise après que la Ligue a refusé de reporter la date de la rencontre.


Des groupes de supporters avaient menacé d'envahir le terrain, en réponse aux actions menées par la police pour empêcher la tenue du référendum d'autodétermination.


Le FC Barcelone a également condamné les évènements de la journée, qui "ont empêché les citoyens d'exercer leur droit démocratique de liberté d'expression".

En direct

91 BLESSÉS


Alors que la tension semble s'apaiser petit à petit en Catalogne, les services de santé régionaux indiquent qu'ils ont recensés au moins 91 blessés dans les heurts.


Au total, 337 personnes ont été accueillies dans les hôpitaux et centres de santé, a précisé une porte-parole. La plupart pour des malaises ou des maux légers.

SÉCURITÉ


L'ambassade de France en Espagne recommande aux Français présents en Catalogne de se tenir éloignés des rassemblements et de suivre les consignes des autorités.

FOOTBALL BIS


La tenue du match entre le FC Barcelone et Las Palmas, prévue à 16h15 au Camp Nou, est incertaine. La rencontre est menacée de suspension pour des questions de sécurité. Une réunion doit avoir lieu pour décider de son maintien ou non.

FOOTBALL


Le club de Las Palmas, qui doit jouer à 16h15 contre le FC Barcelone au Camp Nou, a indiqué qu'il allait broder un drapeau espagnol sur son maillot à l'occasion de la rencontre, "pour témoigner sans véhémence (son) espérance dans l'avenir de ce pays". 


"Nous croyons dans l'unité de l'Espagne", ajoute le club.

VOTE


Si de nombreux bureaux de vote sont bloqués par la police, certains restent encore accessible, témoigne notre journaliste sur place. 

Urgent

POLICIERS BLESSÉS


Selon un tweet du ministère espagnol de l'Intérieur, 11 membres des forces de l'ordre ont été blessés depuis le début de la journée. Neuf policiers et deux hommes de la garde civile précise le message.

FC BARCELONE


Le défenseur du FC Barcelone Gerard Piqué et les anciens capitaines Xavi Hernandez et Carles Puyol ont apporté leur soutien aux Catalans désireux de voter. 

Urgent

FARCE


Le gouvernement espagnol presse les dirigeants catalans d'arrêter la "farce" du  référendum 

ET APRES ?


Que se passera-t-il si le vote du "Oui" l 'emporte ? Voici des éléments d'explication.

Cinq questions pour tout comprendre au référendum sur l’indépendance de la Catalogne

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TENSIONS


Voici les images des tensions devant l'école Ramon Llul à Barcelone. 

PAR LA FORCE


Près de Gérone, les forces de l'ordre sont entrées de force dans un bureau de vote pour saisir les urnes. 

ÉVACUATION DES BLESSÉS


Les secours ont dû évacuer des blessés après l'intervention de la police dans différentes localités. Certains ont dû être transportés sur civière, la tête maintenue par une minerve, comme dans cette vidéo filmée près de Gérone.


"Sur le total des blessés, 35 l'ont été légèrement, trois plus gravement. Neuf d'entre eux ont dû être transportés vers un centre médical. Il s'agit essentiellement de contusions, de vertiges et d'attaques de panique", ont précisé les services d'urgence de Catalogne.

"RAJOY DÉMISSION"


La maire de Barcelone Ada Colau exige la démission de Mariano Rajoy, mettant en cause les "actions policières contre la population pacifique"

PROJECTILES


Un journaliste et professeur catalan a pris en photo les types de projectiles en caoutchouc utilisés par la police.

MILITANTS


Le président de Catalogne Carles Puigdemont s'est rendu au centre sportif où il devait initialement voter (avant l'intervention des focres de l'ordre) pour s'offrir un bain de foule avec les militants séparatistes. 


Il tient à la main un oeillet, fleur symbolique du mouvement.

Urgent

BLESSÉS


Selon les services d'urgence catalans, 38 personnes ont été blessées par des charges policières.

BALLES EN CAOUTCHOUC


Selon des témoins relayés par l'AFP, la police tirerait des balles en caoutchouc sur les manifestants.


Le président de la Catalogne dénonce une "violence injustifiée" de l'Etat espagnol, évoquant également des "coups de matraque" et des "agressiosn indiscriminées".

Les séparatistes catalans organisaient dimanche un référendum sur l'indépendance de la Catalogne, malgré son interdiction par le gouvernement espagnol. La question posée était : "Voulez-vous que la Catalogne soit un Etat indépendant sous forme de république ?" 


En théorie, en vertu de la loi votée le 6 septembre par la majorité séparatiste au parlement catalan, l'indépendance doit être proclamée dans les 48 heures suivant une victoire du "oui". Quelque 5,3 millions d'électeurs étaient appelés à se prononcer. Et le gouvernement catalan a annoncé dans la nuit la victoire écrasante des indépendantistes. Sur les 2,26 millions de personnes ayant participé au scrutin, 2,02 millions ont voté pour le oui. 

844 blessés selon les Catalans

Urnes et matériel électoral saisis, portes de bureaux de vote défoncées, charges à coups de matraque et tirs de balles en caoutchouc : les forces de l'ordre ont tout fait pour empêcher la tenue du scrutin. Elles "ont fait leur devoir" et "respecté le mandat de la justice", qui avait déclaré le référendum anticonstitutionnel, s'est félicité le chef du gouvernement Mariano Rajoy. "L'Etat de droit reste en vigueur avec toute sa force", en conclut le Premier ministre, qui assène qu"aujourd'hui, il n'y a pas eu de référendum d'autodétermination en Catalogne". Au prix de plus d'au moins 92 blessés parmi les 844 personnes ayant "sollicité assistance sanitaire pendant la journée du référendum, en relation avec les charges des forces de police de l'Etat", selon le gouvernement régional.


"Nous avons gagné le droit d'avoir un Etat indépendant", a déclaré le président indépendantiste catalan Carles Puigdemont, qui a dénoncé la "violence injustifiée" de la police nationale. 33 policiers ont été blessés, selon le ministère de l'Intérieur, qui affirme que certains ont essuyé des jets de pierre. 10.000 membres des forces de l'ordre ont été envoyés en renfort en 

Catalogne par Madrid, selon le journal El Pais.

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