EN DIRECT - Soldats tués au Mali : Macron invite les 5 présidents des pays du Sahel à Pau le 16 décembre

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Collision d’hélicoptères au Mali : treize militaires français tués

CÉRÉMONIE - Un hommage national est rendu ce lundi 2 décembre aux Invalides aux treize militaires français qui ont trouvé la mort lors d’une opération de combat contre des djihadistes au Mali. Suivez notre édition spéciale et les dernières informations.

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RÉUNION


Emmanuel Macron a invité à Pau le 16 décembre les présidents des cinq pays du Sahel, afin qu'ils "clarifient et formalisent leurs demandes à l'égard de la France" pour sa présence militaire antiterroriste au Sahel, a-t-il annoncé ce mercredi à l'issue du sommet de l'Otan.


"Nous devons à très court terme reclarifier le cadre et les conditions politiques de notre intervention au Sahel avec les cinq Etats africains membres du G5 Sahel" (Mali, Burkina, Niger, Tchad, Mauritanie), a-t-il dit, en dénonçant "des ambiguïtés à l'égard des mouvements antifrançais".

HOMMAGE


La cérémonie s'achève, le chef de l'Etat doit dorénavant rencontrer, en privé, les familles des victimes.

HOMMAGE

HOMMAGE


Les cercueils des 13 soldats sont emmenés par leurs camarades alors que résonne la marche funèbre de Chopin.

HOMMAGE


Une minute de silence est respectée aux Invalides en hommage aux 13 soldats tués. Elle est suivie de La Marseillaise.

HOMMAGE


Emmanuel Macron vient d'achever son discours et remet désormais la légion d'honneur à titre posthume aux 13 soldats.

HOMMAGE


Emmanuel Macron : "Soldats, nous ferons bloc pour cette vie de peuple libre conquise grâce à nos armées, grâce à vous."

HOMMAGE

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HOMMAGE


Le président de la République poursuit son allocution en égrenant à présent les noms et parcours des 13 militaires tués au Mali.

HOMMAGE


Emmanuel Macron : "Nous sommes aux côtés de l'armée de terre, de toute la communauté militaire et de défense. Nos 13 soldats sont tombés. Treize noms, 13 familles, 13 destins."

HOMMAGE


Emmanuel Macron : "Au nom de la Nation, je m'incline devant leur sacrifice. Je m'incline devant la douleur des familles, devant les parents qui pleurent un fils, les épouses les compagnes qui perdent l'être aimé. Devant les enfants que ce drame laissent orphelins. (...)"

HOMMAGE


Emmanuel Macron débute son allocution. "La liberté a souvent hélas le goût du sang versé. L'histoire de notre pays l'enseigne", commence le chef de l'Etat.

HOMMAGE


Les cercueils des 13 soldats sont dorénavant au centre de la cour d'honneur des Invalides, où règne un silence total. Les soldats défunts ont été portés par leurs camarades au son des tambours, avant d'être disposés sur les pavés, devant quelque 2.500 personnes. 

HOMMAGE

HOMMAGE


Les cercueils des 13 soldats font leur entrée dans la cour d'honneur.

HOMMAGE


La Marseillaise est jouée, le chef de l'Etat se recueillant devant le quatrième régiment de chasseurs. Emmanuel Macron, avec gravité, passe en revue les troupes présentes. 

HOMMAGE


La voiture d'Emmanuel Macron est arrivé aux Invalides en compagnie de son épouse. Première personnalité à le saluer : le président malien, Boubacar Keita.

HOMMAGE


Le Premier ministre Edouard Philippe est présent à l'entrée de la cour des Invalides, le protocole prévoyant qu'il lui revient d'accueillir le chef de l'Etat. A noter que les quatre maires des quatre villes où se situe les régiments touchés par le drame sont présents à ses côtés : François Bayrou, le maire de Pau, Roger Didier, le maire de Gap, Jean-Luc Corbet, le maire des Varces, et Henri Bonnefoy, maire de Saint-Christol d’Albion. 

HOMMAGE


François Hollande fait son arrivée dans la cour des Invalides, où se trouve déjà Nicolas Sarkozy. Les ministres du gouvernement Edouard Philippe sont eux aussi arrivés.

HOMMAGE

HOMMAGE

HOMMAGE


Les cercueils vont bientôt être portés de la Cathédrale à la cour d’honneur pour la cérémonie officielle. La cour des Invalides commencent à se remplir.

HOMMAGE


Une cérémonie privée se déroule actuellement dans la cathédrale Saint Louis des Invalides.

HOMMAGE 


Le cortège se dirige vers les Invalides. Durant ce court trajet, les hommages militaires sont rendus aux 13 soldats.

HOMMAGE


Les cérémonies s'apprêtent à débuter. Le cortège va quitter le Grand Palais, direction les Invalides.

HOMMAGE

Comment va se dérouler l'hommage national aux militaires morts au Mali ?

RAPATRIEMENT DES CORPS 


Les corps des treize militaires tués dans la collision de deux hélicoptères au Mali sont arrivés en France, a indiqué le le porte-parole de l'état-major, Frédéric Barbry. Il a également précisé que désormais, l'heure était "au temps des familles" avant l'hommage national qui se déroulera ce lundi 2 décembre à Paris. 


A Gao, tous leurs frères d'armes, alignés sur la base, ont fait le salut militaire au passage des cercueils avant qu'ils n'empruntent la rampe pour s'engouffrer dans le cargo, selon d'autres photos diffusées par l'état-major. Les cercueils étaient recouverts du drapeau aux couleurs de la France. Un soldat brandissait un étendard portant la mention "Opération Barkhane", du nom de l'opération française antijidiste au Sahel.

GAO 


Le dernier hommage des soldats de la force Barkhane à leurs collègues décédés la semaine dernière, lors d'une opération au Mali. 

HOMMAGE 


L'hommage au treize soldats tués au Mali aura lieu ce lundi 2 décembre à Paris. Il sera présidé par Emmanuel Macron et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta sera présent. 

RÉACTION DE LA FRANCE INSOUMISE


Jean-Luc Mélenchon a estimé dans le JDD qu'il était "indispensable de définir les moyens" pour "ramener vite à la maison" les forces françaises déployées au Sahel, dans une tribune publiée dimanche.


Dans ce texte cosigné avec le député Bastien Lachaud, le chef de file des insoumis reconnaît toutefois qu'il "est impossible de retirer immédiatement les forces françaises: nos accords de défense nous l'interdisent". Mais il demande de "travailler à une nouvelle attitude en identifiant les impasses" de la situation actuelle au Sahel.

MINISTRE DES ARMEES 


La bataille menée par la France contre les jihadistes au Sahel "relève du temps long", réaffirme la ministre française des Armées Florence Parly dans un entretien publié dans le Journal du Dimanche, à la veille d'un hommage national en mémoire de 13 soldats français morts en opération au Mali.


"Ce combat-là relève du temps long", a insisté la ministre, interrogée sur l'intention du président Emmanuel Macron de réexaminer la stratégie des forces anti-djihadistes françaises au Sahel, dans un contexte sécuritaire régional explosif.


"Toutes les options sont sur la table pour donner toute son efficacité à cette opération majeure contre le terrorisme au Sahel", explique-t-elle dans les colonnes du JDD, avant d'assister lundi à Paris aux côtés du chef de l'Etat français à une cérémonie en l'honneur des treize militaires tués dans la collision de deux hélicoptères au cours d'une opération de combat, dans le nord-est du Mali.

CONTROVERSE

13 soldats morts au Mali : épinglé par un haut gradé, Charlie Hebdo défend son "esprit satirique"

L'ARMÉE DÉMENT


La collision entre les deux hélicoptères lundi soir au Mali, qui a causé la mort de 13 soldats français, n'est pas due à des tirs ou à une action des djihadistes qu'ils combattaient, a affirmé vendredi le chef d'état-major de l'armée française. 


Dans une interview à Radio France Internationale, le général François Lecointre a démenti l'affirmation avancée la veille par le groupe État islamique, qui se réjouissait que des tirs de djihadistes avaient mené à la collision. 


"C'est absolument faux", a-t-il déclaré. "Ce qui est vrai, c'est qu'il y a eu collision dans une opération de combat très complexe, qui nécessite (…) une très fine coordination."

ON FAIT LE POINT


Lundi après-midi, un hommage national aux Invalides présidé par Emmanuel Macron sera rendu aux 13 soldats morts au Mali. 

Comment va se dérouler l'hommage national aux militaires morts au Mali ?

DAECH 


Le groupe djihadiste Etat islamique a affirmé jeudi avoir provoqué la collision entre les deux hélicoptères français. Dans un communiqué publié sur ses chaînes Telegram habituelles, Daech affirme avoir tendu une embuscade à un convoi de soldats français dans la région de Ménaka.


Un hélicoptère transportant des renforts pour aider les troupes au sol a tenté d'atterrir sur le lieu de l’embuscade, mais "les soldats du califat ont tiré en direction de l'appareil, le forçant à se retirer et au final il est entré en collision avec un autre hélicoptère causant la mort de 13 soldats", selon le communiqué.


Selon l'armée française, ils avaient été appelés en appui de commandos parachutistes engagés contre des ennemis, dans un secteur où la force antidjihadiste française Barkhane mène régulièrement des opérations contre les groupes armés, dont le groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).

MACRON 


À l'issue d'une rencontre avec le patron de l'Otan à l'Elysée ce jeudi, Emmanuel Macron se dit prêt à réexaminer les "modalités d'intervention" de la France au Sahel. 


"Le contexte que nous sommes en train de vivre au Sahel nous conduit aujourd'hui à regarder toutes les options stratégiques", a déclaré le président français, réclamant une "plus grande implication" de ses alliés.

POLÉMIQUE 


Un message posté mardi 26 novembre sur twitter par la CGT chômeurs du Morbihan, "toutes nos pensées aux familles de militaires morts pour le colonialisme au #Mali", a suscité une polémique ce jour sur le réseau social et été "condamné fermement" par la centrale syndicale. 


Dans un communiqué, "La Confédération générale du travail condamne fermement et se désolidarise des propos tenus dans un  tweet de « chômeurs CGT 56".  "Ce tweet est le résultat d’une initiative personnelle qui ne saurait engager ni le Comité de chômeurs 56, ni l’Union locale CGT de Lorient, ni l’Union départementale CGT du Morbihan", écrit le syndicat. 

En direct

A GAO


La ministre des Armées Florence Parly est arrivée sur la base de Gao au Mali pour un hommage aux 13 militaires tués accidentellement lundi lors d'une opération contre des jihadistes, a annoncé son ministère.


Elle doit se recueillir dans l'enceinte de la chapelle ardente où les 13 corps ont été réunis avant leur transfert vers la France et rencontrer les frères d’armes des victimes, a précisé le ministère des Armées dans un communiqué.

Urgent

HOMMAGE NATIONAL


Un hommage national aux 13 militaires décédés au Mali aura lieu lundi 2 décembre aux Invalides, a indiqué mercredi la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.


La cérémonie aura lieu dans l'après-midi et devrait inclure les régiments et les communes concernées par la mort d'un militaire, avec la présence d'élèves et de représentants de corps militaires.


D'ici lundi, la ministre des Armées Florence Parly doit se rendre sur la base de Gao au Mali, avec le chef d'état-major des armées François Lecointre, pour s'incliner devant les 13 cercueils avant le retour des corps en France.

RÉACTION


"La lutte contre le terrorisme est un combat au long court", a estimé Bernard Cazeneuve.

"Nous avions le devoir d'intervenir au Mali, pour la sécurité du Sahel mais aussi notre propre sécurité", affirme Bernard Cazeneuve

RÉACTION

RAPATRIEMENT


Les corps des treize militaires tués "sont maintenant dans une emprise française" et "les opérations de rapatriement vers la métropole vont pouvoir débuter", a affirmé  le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l'état major des armées chez nos confrères de BFMTV.

TÉMOIGNAGE


Hervé Morin, ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, se rappelle sur LCI à quel point il est dur de perdre des soldats quand on a ce poste de ministre.

Urgent

ENQUÊTE


Les boîtes noires des deux hélicoptères ont été récupérées, annonce le porte-parole de l'armée.


"Les deux boîtes noires des hélicoptères ont été récupérées, elles seront remises aux autorités compétentes à des fins d'analyse", a déclaré le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l'état major des armées.


"Il est trop tôt pour pouvoir préjuger de la date de ces différentes analyses, on va laisser aux spécialistes le temps qu'il convient pour analyser tous les paramètres de vol qui sont dans ces boîtes noires", a-t-il poursuivi. "Aucune piste n'est écartée, c'est au bureau enquête-accident qu'il reviendra de déterminer les causes de cette collision supposée."

HOMMAGES ET ÉMOTIONS


Plusieurs hommages ont été rendus au 13 soldats morts lundi soir un peu partout en France.

LA PRESSE S'INTERROGE


Alors que La Croix et Le Figaro font leur Une sur la mort des 13 soldats français au Mali (avec le même titre "la France pleure ses soldats") tout comme Le Parisien - Aujourd'hui en France (avec les portraits des 13 victimes et le titre "Morts au combat"), Libération ou L'Humanité n'ont pas fait le même choix en ce mercredi 27 novembre.


A l'intérieur, au-delà de l'émotion, reviennent des questions dans les textes des éditorialistes de la presse française : "Faut-il rester au Mali ?" (La Provence), "Où va Barkhane ?" (Nice-Matin


Pour Jean-Michel Servant, dans Midi-Libre, un retrait de la région de l'armée française ne serait pas une bonne solution : "Un retrait entraînerait immédiatement le massacre de nombreux civils et la déstabilisation d'un continent. Pour notre armée, elle serait vécue comme une désertion. Comme un insupportable abandon. Une insulte faite à la mémoire de ses héros".

LA UNE DE LA PROVENCE

TÉMOIGNAGE


L'émotion de Jean-Marie Bockel, père de Pierre Bockel. 

"Il savait ce qu'il faisait" : Jean-Marie Bockel rend hommage à son fils Pierre, tué au Mali

EXPLICATIONS

Infos précédentes

Emmanuel Macron a annoncé ce mardi le décès de treize militaires français survenu au Mali, dans la soirée du lundi 25 novembre 2019. Ils ont succombé "dans l’accident de leurs deux hélicoptères, lors d’une opération de combat contre des djihadistes", a annoncé l'Elysée par communiqué. Un hélicoptère de combat Tigre est entré en collision avec un hélicoptère 

de manœuvre et d'assaut Cougar, selon des sources de la défense. C'est l'un des plus lourds bilans humains essuyé par l'armée française depuis l'attentat du Drakkar, à Beyrouth en 1983.

Cet accident porte à 38 le nombre de militaires français tués au Mali depuis le début de l'intervention française dans ce pays du Sahel en 2013, avec l'opération Serval.

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Le Président de la République a salué "avec le plus grand respect la mémoire de ces militaires de l’armée de terre, six officiers, six sous-officiers et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel".

Dans la suite du communiqué, Emmanuel Macron a adressé "ses plus sincères condoléances" aux familles des victimes, à leurs proches et camarades de l'armée de terre et des armées françaises. "Il tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel et leur détermination à poursuivre leur mission. Il les assure de son entière confiance", a conclu la Présidence.

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