REVIVEZ - Sommet de l'Otan : "Nous restons sur nos engagements", assure Macron

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TRUMP VS LES AUTRES - Donald Trump a de nouveau vivement critiqué jeudi matin, lors de la seconde journée du sommet, le niveau de dépenses militaires de ses alliés. Au point de provoquer une réunion spéciale sur le sujet qui n'était pas à l'ordre du jour.
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DÉPART


Après être resté après sa conférence de presse pour des réunions, Emmanuel Macron vient de quitter Bruxelles. Donald Trump est de son côté déjà arrivé à Londres, où il restera ce week-end pour une visite officielle.

MACRON

"Avec les Etats-Unis, nous avons des histoires qui nous obligent l'un à l'autre. J'ai une souveraineté qui m'oblige à avoir des relations exemplaires avec le président des Etats-Unis. Nous avons des désaccords. Mais mon devoir, c'est de le convaincre d'aller dans l'intérêt de nos deux peuples. Après, quand ce n'est pas possible, j'en prends acte. Il est sorti du sommet de Paris, par exemple, mais ça n'a pas eu d'impact."

MACRON

Angela Merkel a-t-elle été maltraitée ? "D'abord, sur ce sujet, nous avons partie liée avec l'Allemagne, la moindre décision qui n'est pas bonne pour l'Allemagne n'est pas bonne pour la France. Après, j'ai entendu des commentaires, vu des messages en 140 caractères, mais j'ai assisté aux débats : ils étaient respectueux et exigeants."

MACRON

2 ou 4% du PIB consacré au budget de l'Otan ? "Le communiqué est clair, il réaffirme nos engagements", répond Emmanuel Macron. Ce sera donc 2. "La France est à 1,81% cette année, et des augmentations chaque année pour tendre à cet objectif. La réunion de ce matin a permis de dire d'où nous venons, quelle est notre stratégie budgétaire. Mais aujourd'hui, nous restons sur ces objectifs".

MACRON

"Ces efforts [financiers] doivent se poursuivre, ils sont renforcés par la crédibilité croissante d'une stratégie européenne. [...] C'est un engagement franco-allemand très fort".

MACRON

"Nous voulons une Otan moderne dans la gestion des ressources. [...] Unie et solidaire. Ensemble, les chefs d'Etat et de gouvernement l'ont réaffirmé. C'est d'ailleurs au coeur de la déclaration du président américain. Notre engagement est ce qui garantit son efficacité collective. Celle de l'Amérique du Nord comme de l'Europe. Elle ne se mesure pas qu'en termes comptables. Même si, sur ce sujet, le sommet a permis d'avancer, avec l'augmentation de la part européenne et la tendance pour arriver jusqu'à 2% du PIB en termes d'engagement".

Face au terrorisme, l'Otan a un rôle à jouer, au niveau national, européen, international. 

MACRON

"Nous avons pris des mesures pour accroitre la flexibilité et la mobilité de nos forces, nous accroissons le commandement de l'Otan, et nous avançons dans la cyberdéfense."

MACRON

"Nous avons convenu d'améliorer le dispositif et de collaborer davantage."

MACRON

Au tour du président français de se présenter face aux micros.

TRUMP


Poutine est "un concurrent", pas "un ennemi", dit le président américain à propos de son homologue russe.

TRUMP


Le président américain indique que les pays de l'Otan ont accepté de porter leur niveau de dépenses militaires au-delà de 2% de leur PIB. Il dit également qu'il "croit en l'Otan". 

MERKEL


La chancelière allemande estime que le résultat du sommet est un engagement très clair de la part de tous en faveur de l'Otan.

Urgent

SESSION SPÉCIALE


Après de nouvelles vives critiques de Trump sur les dépenses militaires de chacun des alliés, qu'il estime trop faibles, l'Otan organise une nouvelle réunion consacrée au sujet. Celle-ci n'était pas prévue au programme du sommet.


Le président américain "a profité de son temps de parole pour revenir sur la question" des dépenses militaires, a expliqué une source diplomatique. Le  secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg "a donc convoqué une réunion", a-t-elle ajouté.

VIDÉO


Regardez la déclaration de Macron à son arrivée ce matin.

DEBRIEF


Emmanuel Macron donnera une conférence de presse à la fin du sommet. Nous la diffuserons en direct entre 13h30 et 14h15.

"ATMOSPHÈRE APAISÉE"


A son arrivée ce matin au sommet, Emmanuel Macron a fait "d'une atmosphère apaisée" en dépit d'une première journée marquée par la poursuitedu bras de fer entre Washington et ses alliés sur la question de l'effort de Défense.


"Nous avançons, les réunions de travail se sont très bien passées hier sur les différents sujets qui étaient à l'ordre du jour", a-t-il dit avant le début des réunions.

MACRON, L'HOMME QUI NE DORT JAMAIS ?


C'est la question que pose notre confrère Grégory Viscusi, en faisant remarquer qu'Emmanuel Macron était en Russie mardi soir pour France-Belgique, est revenu en France dans la nuit de mardi à mercredi avant de présider le Conseil des ministres à Paris dans la matinée. Le tout avant de repartir pour Bruxelles et le sommet de l'Otan, où il a encore trouvé le temps en soirée d'aller manger avec Charles  Michel, le Premier ministre belge.

SECONDE JOURNÉE


Débuté hier mercredi, le sommet de l'Otan se termine ce matin. Au lendemain d'une journée dominée par des querelles budgétaires, les dirigeants de l'Otan aborderont la question du soutien à l'Afghanistan et celle de l'élargissement à l'Est, source de tensions avec Moscou.

RETROUVAILLES


Donald Trump et Justin Trudeau ont discuté mercredi en marge du sommet de l'Otan de la renégociation de l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna), et des conséquences à cet égard de l'élection du nouveau président mexicain, a indiqué une source gouvernementale canadienne.


Les deux chefs d'Etat ont eu une "bonne conversation", selon la source canadienne. Il s'agissait du premier face-à-face entre le président américain et le Premier ministre canadien depuis le fiasco du sommet du G7 au Québec, début juin, à l'issue duquel Trump avait retiré sa signature de l'accord final et accusé Trudeau de malhonnêteté et de faiblesse. 

REACTIONS 


En séance plénière, Donald Trump a insisté pour que les alliés respectent l'engagement pris en 2014 de consacrer 2% de leur produit intérieur brut à la défense en 2024 puis leur a demandé de porter ces dépenses à 4% de leur PIB, selon l'exécutif américain. La déclaration commune adoptée mercredi par les dirigeants de l'Alliance ne fait aucune mention de cette requête.


"Donald Trump a commencé par dire qu'il avait beaucoup d'estime pour les Européens et, deux secondes plus tard, il a lancé son discours sur le partage du fardeau pour les dépenses de défense", a expliqué à l'AFP le chef de la diplomatie luxembourgeoise Jean Asselborn, évoquant les 4%. "Cette approche comptable est un peu absurde", a-t-il ajouté.


"L'Otan n'est pas un marché où l'on peut acheter la sécurité", a renchéri le président de la Bulgarie Roumen Radev lors d'une conférence de presse. 

TWEET 


Donald Trump s'en est une nouvelle fois pris à l'Allemagne. Dans un tweet posté ce mercredi soir, le président américain va jusqu'à s'interroger sur l'intérêt de l'OTAN. "A quoi sert l'OTAN si l'Allemagne paye à la Russie des milliards de dollars pour le gaz et l'énergie? Pourquoi seuls 5 des 29 pays ont-ils rempli leur engagement? Les États-Unis paient pour la protection de l'Europe, puis perdent des milliards sur le commerce. Doit payer IMMEDIATEMENT 2% du PIB, pas d'ici 2025", a-t-il tweeté. 



En début de journée, Donald Trump avait fustigé les membres de l'Alliance atlantique, en particulier à l'Allemagne, qui "ne payent pas ce qu'ils devraient" pour leurs dépenses militaires, tout en affirmant un peu plus tard qu'il n'y avait "pas de rupture des relations entre les Etats-unis et l'Europe". 

DECLARATION 


L'Otan a invité la Macédoine à ouvrir des négociations pour intégrer l'Alliance atlantique après l'accord avec la Grèce sur le nom du pays. "La porte de l'Otan est et restera ouverte. Nous sommes convenus d'inviter le gouvernement de Skopje à commencer des discussions d'adhésion, a expliqué M. Stoltenberg lors d'une conférence de presse. Une fois que toutes les procédures nationales auront été terminées pour finaliser l'accord sur le nom" du pays.

"Je suis heureux de retrouver Donald Trump"

"Ne pas fragiliser l'Alliance"


Sur fond de tensions entre Trump et Merkel, Emmanuel Macron a appelé les membres de l'Otan à "ne pas fragiliser l'Alliance" à l'occasion de la première réunion dans le cadre du sommet qui s'est ouvert en début d'après-midi au siège de cette organisation à Bruxelles, selon la présidence.


Cette réunion à huis clos s'est ouverte dans "une ambiance générale plutôt bonne et constructive", a indiqué l'Elysée. Au cours de sa courte intervention, le chef de l'Etat a averti qu'une désunion de l'Otan "serait à terme la source de dépenses encore plus importantes" pour ses membres, confrontés alors à un "contexte encore plus incertain" en Europe.


Pour lui, même si les médias parlent beaucoup de désunion, l'Otan "démontre sa capacité à faire et à rassurer" et que "la réaction des Alliés a été à la hauteur des défis posés par l'environnement stratégique" ces dernières années, selon l'Elysée.

DECLARATION 


Angela Merkel s'est déclarée satisfaite de l'échange de vues avec Donald Trump. "Nous avons eu l'occasion d'échanger sur des questions telles que la migration et l'avenir de nos relations commerciales, a indiqué la chancelière. Nous sommes des partenaires, nous sommes de bons partenaires et nous souhaitons continuer à coopérer à l'avenir".

TRUMP-MACRON


Les deux présidents américain et français se rencontrent mutuellement en marge du sommet. Emmanuel Macron a notamment dit à son homologue qu'il espérait que leurs divergences sur le commerce allaient se résoudre. Il a également affirmé qu'il ne partageait pas le point de vue de Trump sur l'Allemagne, qui serait aux mains de la Russie.

DECLARATION 


Donald Trump assure avoir de "très bonnes relations" avec Angela Merkel.  "Nous discutons des dépenses militaires et de commerce. Nous avons de très bonnes relations", a soutenu le président américain devant la presse après avoir accusé quelques heures plus tôt l'Allemagne d'"enrichir la Russie" avec ses achats de gaz et de ne pas contribuer assez aux dépenses pour la défense.


Il a déclaré avoir abordé avec la chancelière allemande les  problèmes que lui pose Nord Stream 2, le projet de gazoduc dans la Baltique entre la Russie et l'Allemagne, sans en donner de détails.

VIDÉO


Retrouvez la déclaration de Trump sur l'Allemagne ce matin.

ARRIVÉES


Tous les participants au sommet, dont Emmanuel Macron, sont arrivés sur place. Le chef de l'Etat rencontrera Donald Trump en marge de la réunion.

RÉPLIQUE


Angela Merkel a affirmé que son pays prenait ses décisions de façon "indépendante". "Nous pouvons mener nos propres politiques, nous pouvons prendre des décisions indépendantes", a-t-elle lancé. 


Ce matin, le président américain avait accusé l'Allemagne d'être "prisonnière" de la Russie car elle achète, selon lui, à Moscou "une grande partie de son énergie". 

RENCONTRE TRUMP-MERKEL


La Maison Blanche annonce que le président américain et la chancelière allemande auront une entrevue en marge du sommet.

VIDÉO


Ce sommet s'annonce tendu. Voici pourquoi.

TRUMP ATTAQUE


Arrivé mardi soir à Bruxelles, Donald Trump a lancé une première attaque ce matin en accusant l'Allemagne d'être "prisonnière" de la Russie car elle achète à Moscou "une grande partie de son énergie". "Ils paient des milliards de dollars à la Russie et nous devons les défendre contre la Russie (...) Ce n'est pas normal", a-t-il martelé.

PAYS


Pour rappel, l'Otan (pour Organisation du traité de l'Atlantique nord) comporte aujourd'hui 29 pays. 


Vingt-deux font déjà partie de l'UE : Belgique, Bulgarie, Croatie, Danemark, République Tchèque, Estonie, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pays Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne et Royaume-Uni.


S'y ajoutent l'Albanie, le Canada, l'Islande, la Turquie, la Norvège, le Monténégro et les Etats-Unis. 

PROGRAMME


Emmanuel Macron doit arriver sur place vers 13h30-14h. Avant la séance plénière, il doit notamment rencontrer Donald Trump en tête-à-tête vers 16h.

BONJOUR


Bienvenue à tous dans ce Live consacré au sommet de l'Otan qui se déroule aujourd'hui et demain à Bruxelles.

Emmanuel Macron a estimé jeudi que l'Otan sortait "beaucoup plus fort" de son sommet de deux jours, notamment parce que Donald Trump a "réaffirmé son engagement (...) d'avoir un Otan fort". Au cours d'une conférence de presse à l'issue du sommet à Bruxelles, il a par ailleurs affirmé que jamais M. Trump n'avait dit, au cours des réunions, "que les Etats-Unis pouvaient se retirer de l'Otan", contrairement à des rumeurs ayant couru dans la matinée.

Interrogé sur les vives critiques de M. Trump vis-à-vis de l'Allemagne, M. Macron a réaffirmé que Paris et Berlin avaient "destin lié" et que l'Allemagne était "un partenaire indispensable" de la France.  Le président américain n'a eu de cesse de réclamer aux Européens, et à l'Allemagne en particulier, d'accroître leurs dépenses militaires afin de respecter leur engagement de les porter à 2% de leur PIB.

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