EN DIRECT - Fiasco du G7 : Merkel juge les tweets de Trump "déprimants"

DIPLOMATIE - Les dirigeants des pays du G7 ont participé à un sommet plus tendu que jamais au Canada, alors que Donald Trump a engagé un bras de fer sur plusieurs sujets brûlants : commerce, accord sur le nucléaire iranien, environnement. Après de longues tractations en vue d'aboutir à une déclaration commune, un accord avait été trouvé... Finalement annulé par Donald Trump en un seul tweet.
Live

TRUMP VS ALLEMAGNE


Le président américain a directement visé l'Allemagne, qui ne donne selon lui qu'1% de son PIB pour l'Otan, tandis que les Etats-Unis donnent 4%, avec un PIB largement supérieur. "On protège l'Europe (ce qui est bien) pour un coût financier élevé, et après on se fait matraquer injustement sur le commerce. Ça va changer!", prévient Trump.

CRITIQUES


Donald Trump s'est encore largement exprimé sur Twitter dans la nuit de dimanche à lundi, s'en prenant une fois de plus aux Européens. Il explique que "les Etats-Unis paient la quasi totalité du coût de l'Otan - protégeant les mêmes pays qui nous volent sur le commerce". Selon lui, l'Union européenne, qui a un excédent commercial de 151 milliards de dollars (avec les Etats-Unis) devrait payer plus pour sa sécurité.

REACTION


Les tweets de Donald Trump à l'issue du G7 ? "Déprimant", a estimé Angela Merkel. "C'est dur, c'est décevant cette fois-ci, mais ça n'est pas la fin" du G7, a-t-elle dit, lors d'un entretien à la télévision publique allemande ARD. Son ministre des Affaires étrangères Heiko Maas avait martelé plus tôt que Donald Trump avait détruit "une quantité incroyable de confiance avec un tweet". 

TRUDEAU


Après le coup de sang de Trump, qui l'a violemment pris à partie, le Premier ministre canadien veut voir le verre à moitié plein

ANGELA MERKEL

 

L'Allemagne accuse Trump de "détruire la confiance" avec ses tweets du G7 

COUP DE POIGNARD


Trudeau "nous a poignardé dans le dos" affirme un haut conseiller de Trump.

HOLLANDE

Sur France 3, François Hollande estime que "c'est un coup dur pour le G7". "Cela peut même être un coup fatal", ajoute l'ancien président de la République. "Car à quoi ça sert de passer 24 heures, même davantage pour les conseillers, pour écrire un communiqué final puis le balayer en partant même avant la fin d'un sommet de cette importance ?" "Plus grave" selon François Hollande, Donald Trump "ne respecte rien, ni les formes, ni les accords, pas davantage sa parole"

GRAND JURY

VIDEO - Le député LREM Gabriel Attal, invité du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, estime que face à Donald Trump, "on a une Europe unie". "Le ciment de l'union, c'est la France"

MERKEL

L'Allemagne "s'en tient au communiqué commun adopté à l'issue du G7", annonce le porte-parole d'Angela Merkel

G7

Le face-à-face avec Donald Trump photographié par les équipes de chaque dirigeant

MACRON

"Nous avons passé deux jours à avoir un texte et des engagements. Nous y tenons", annonce l'Elysée. "Et quiconque les quitterait le dos retourné montre son incohérence et son inconsistance"

"La France et l’Europe maintiennent leur soutien à ce communiqué tout comme nous l’espérons l’ensemble des membres signataires"

MACRON

Première réaction de l'Elysée après la volte-face de Donald Trump : "La coopération internationale ne peut dépendre des colères ou de petits mots. Soyons sérieux et dignes de nos peuples. Nous nous engageons et nous tenons"

LA PHOTO DU G7

MACRON

Samedi soir, Emmanuel Macron se félicitait encore de l'accord trouvé, estimant que le G7 avait été "plus favorable qu'on ne pouvait s'y attendre". "La déclaration n'est pas un point d'aboutissement mais évite des divergences supplémentaires", prévenait-il.

ETATS-UNIS

Le nouveau coup de théâtre diplomatique de Donald Trump a suscité une pluie de réactions aux Etats-Unis, comme celle du sénateur républicain John McCain, assurant les pays alliés "qu'une majorité d'Américains restent favorables au libre-échange et aux alliances fondées sur 70 ans de valeurs partagées, même si ce n'est pas le cas de notre président".

TRUMP

"Justin Trudeau s'est montré docile et modéré pendant nos réunions au G7, tout cela pour donner une conférence de presse après mon départ dans laquelle il déclare que 'les droits de douane américains sont presque insultants' et qu'il ne 'se laissera pas bousculer'", a déclaré Trump sur Twitter, qualifiant le Premier ministre canadien de "très malhonnête et faible".

Le gouvernement canadien a répondu que Justin Trudeau n'avait "rien dit qu'il n'ait pas déjà déclaré auparavant".

L'ACCORD SABORDE

Alors que les dirigeants du G7 pensaient se quitter avec un accord négocié durant de longues heures, une déclaration de Justin Trudeau a mis le feu aux poudres. Donald Trump, dans un tweet rageur, a annulé in extremis la déclaration commune.

POIGNE DE FER 


Le journaliste de "Quotidien" Paul Larrouturou demande (encore) qui a gagné de bras de fer... mentionnant une photo de la main de Donald Trump, marquée après avoir été serrée par Emmanuel Macron. "Ce n'est pas une technique de négociations", dément ce dernier avec un sourire. "Depuis le début de cette relation les poignées de main et les gestes sont amplement commentés. Sur ces sujets, personne ne peut gagner le bras de fer. Le coeur même de la philosophie du G7, c'est que personne ne peut gagner contre tous les autres." 

COMMUNIQUÉ


Les pays du G7 s'engagent à empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire .

COMMUNIQUÉ


Malgré les différends sur les taxes douanières entre les Etats-Unis et leurs alliés, la déclaration finale du G7 dénonce le "protectionnisme". "Nous soulignons le rôle crucial d'un système commercial international fondé sur des règles et continuons à combattre le protectionnisme", peut-on lire dans le communiqué final, qui ajoute : "Nous nous engageons à moderniser l'OMC (Organisation mondiale du commerce, ndlr) afin de la rendre plus juste dès que possible. Nous ferons tout notre possible pour réduire les barrières tarifaires, les barrières non-tarifaires et les subventions".

MACRON


Le prochain G7 se tiendra en France, à Biarritz, à l'été 2019.

MACRON


Le Président veut dresser un bilan positif de ce G7 qui a permis un "travail utile de coordination". Il salue d'abord "l'efficacité d'un front européen" uni. La réunion a permis selon lui de 'lever les malentendus profonds" sur le commerce, d'"éviter les divergences supplémentaires et d'aller vers un apaisement". 

MACRON


Sur les sujets climatiques, il évoque un "dissensus américain" sur la référence à l'accord de Paris sur le climat, la déclaration n'étant signée que par les six autres Etats. Sur le plastique, l'objectif est 100% de recyclable à l'horizon 2030.

MACRON

MACRON


"Une déclaration n'efface pas tous les désaccords", et elle ne remet pas en cause le différend commercial sur les taxes douanières avec les Etats-Unis.

COMMUNIQUE FINAL


Le texte précise qu'il n'y a pas de consensus sur le climat, les Etats-Unis se dissocient.

COMMUNIQUE FINAL


Le G7 appelle la Russie à cesser de "saper les systèmes démocratiques".

MACRON


"Nous avons fait adopter la mention d'une réforme de l'OMC" afin qu'elle soit "plus efficace". Il annonce une prochaine conférence qui doit aborder le sujet. "Nous n'aurons pas accepté une déclaration qui n'aurait pas fait référence à ces règles communes".

TRUMP


Le président américain vient de publier une salve de tweets pour commenter le G7. L'occasion de réitérer sa fermeté sur les taxes douanières, au coeur des discussions durant deux jours. 

MACRON


Le président évoque des discussions "fructueuses" et se félicite du "front uni européen" qui a permis d'arrêter une "position commune forte."

TRUMP


Alors que le Premier ministre canadien s'exprime pour tirer un bilan du G7, Donald Trump publie un tweet pour saluer le nouveau Premier ministre italien.

BILAN


Dans un communiqué final, adopté à l'unanimité, le G7 défend le rôle de "règles commerciales collectives" et dénonce le protectionnisme.

ECONOMIE


Justin Trudeau annonce que le Canada va maintenir ses tarifs douaniers de représailles contre les Etats-Unis.

EDUCATION DES FEMMES


Le Canada et ses partenaires annoncent un investissement historique de 2,5 milliards d'euros dans l’éducation des femmes et des filles en situation de crise et de conflit. Les objectifs sont nombreux : doter les femmes et les filles des compétences nécessaires aux emplois de demain; améliorer la formation des enseignants afin d’offrir un meilleur programme d’éducation aux femmes et aux filles; améliorer la qualité des données disponibles sur l’éducation des femmes et des filles.

BILAN


Un G7 marqué par des échanges rugueux.

BILAN


Justin Trudeau prend la parole pour conclure le sommet, déclarant que des décisions ont été prises. "Nous avons un communiqué", annonce d'emblée le Premier ministre canadien. Cinq pays ont ainsi décidé de s'accorder sur une "charte plastique", afin d'aller vers des plastiques à 100% recyclables à horizon 2030.

G7

REACTION


Une guerre commerciale a-t-elle été évitée ? Pour Emmanuel Macron, le G7 a surtout permis d'éviter "des déclarations qui nous aurait fait revenir en arrière par rapport à Hambourg et à Taormina", les précédents sommets. Avant de mettre en avant une Europe qui s'exprime d'une seule voix : "Le fait que l’Europe ait fait front uni, que dès le premier jour nous nous soyons réuni pour coordonner nos positions, que nous ayons tenu le même langage, le fait que la présidence canadienne comme le Japon ont été totalement sur cette ligne a permis d’avoir une déclaration conjointe à sept sur ce sujet."

OPTIMISME


Devant quelques journalistes, Emmanuel Macron a assuré que le G7 s'oriente vers une déclaration conjointe. "Je crois qu’après les semaines passées qui étaient des semaines de forte tension et même ces derniers jours, cet accord à Sept qui se dessine est une bonne nouvelle et marque - je crois pouvoir le dire - une volonté collective de stabiliser les choses", a estimé le président. Avant d'ajouter :  "Je ne considère pas qu’avec une déclaration tout est obtenu et il est évident que nous devrons dans les semaines prochaines, les prochains mois, continuer à travailler. C’est d’ailleurs l’engagement collectif que nous avons pris en particulier avec les Etats-Unis d’Amérique".

COMMUNIQUE FINAL 


Emmanuel Macron confirme une "déclaration conjointe sur le commerce" mais "qui ne règle pas tout".

G7

CONTE S'OFFRE UN COUP D’ÉCLAT


 Fraîchement nommé à la tête du gouvernement italien, Giuseppe Conte a commencé par un coup d'éclat qui a pris de court ses homologues européens vendredi. "Je suis d'accord avec le président Donald Trump : la Russie devrait réintégrer le G8, c'est dans l'intérêt de tous", a-t-il tweeté. Une façon de marquer sa différence et se faire connaitre... quitte à prendre ses distances avec la ligne de l'Union européenne, pour qui l'annexion de la Crimée par la Russie depuis 2014 justifie son éviction depuis lors du club des pays industrialisés.

 Une heure plus tard, il a donc fait marche arrière lors d'une réunion avec ses homologues européens, mais a fini par obtenir une subtile concession : sur le communiqué final de la rencontre figure la mention d'un "dialogue" avec la Russie.

L’UNANIMITÉ (OU PRESQUE)


La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé samedi que les dirigeants du G7 s'étaient mis d'accord sur une position commune sur le commerce, bien que des divergences persistent. Ce texte, traditionnel point final de chaque sommet du G7, marquera en revanche l'exception américaine sur les questions environnementales et climatiques, sur un format "6+1", comme lors de précédentes réunions internationales avec les Etats-Unis.

IMAGE


Le G7, vu de l'intérieur.

ETATS UNIS


Donald Trump vient de s'envoler du Canada, direction Singapour pour son sommet avec Kim

TRUMP, AUSSITÔT ARRIVE AUSSITÔT REPARTI


Le président américain est arrivé le dernier et reparti le premier du cossu hôtel surplombant le Saint-Laurent, où les chefs d'Etat et de gouvernement se sont réunis pendant deux jours. Il est par exemple arrivé en retard samedi pour un petit-déjeuner de travail consacré à l'égalité entre les sexes. Et a tout simplement séché une session consacrée au climat.

MACRON

LA RUSSIE NON MERCI


La chancelière allemande Angela Merkel a assuré vendredi que la "position commune" des pays européens du G7 (Allemagne, Italie, France, Royaume-Uni) était de s'opposer à une réintégration de la Russie en l'absence de "progrès substantiel" dans le dossier ukrainien.

Urgent

Selon l'Elysée, il y a une "forte probabilité" d'un communiqué final de compromis au G7.

Le G7, la réunion de sept grandes puissances économiques (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Russie, Royaume-Uni, Italie, Canada) qui a lieu chaque année, s'est déroulée ce week-end au Canada dans un climat de tension jamais vu depuis longtemps. Le président américain Donald Trump avait notamment appelé ses six homologues à envisager la réintégration de la Russie, qui avait été exclue en 2014 du G8 après son annexion de la Crimée. 


En amont de ce sommet, Donald Trump a aussi mis en place des taxes douanières visant l'Union européenne, le Canada et le Mexique. Les discussions commerciales ont entraîné des échanges très tendus dans la soirée de vendredi, avant que de très longues tractations ne permettent aux leaders politiques d'aboutir à une déclaration commune. Alors que l'accord semblait acquis, samedi soir, une déclaration du Premier ministre canadien Justin Trudeau a suscité la colère du président américain, qui a immédiatement sabordé l'accord. 

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