EN DIRECT - Tensions USA/Iran : Trump promet "les sanctions les plus sévères jamais imposées à un pays"

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Guerre des nerfs entre l'Iran et les Etats-Unis

TENSIONS - Attaques contre des pétroliers, drones abattus... Après l'accalmie observée au sommet du G7, les tensions reprennent de l'envergure entre l'Iran et les Etats-Unis.

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REPONSE

Mike Pompeo semble avoir revu à la baisse ses ambitions concernant la réponse à donner à l'Iran sur la base des accusations qui visent la République islamique : "Nous sommes ici pour bâtir une coalition destinée à parvenir à la paix et à une solution pacifique". Par la même occasion, il a assuré qu'il y avait un "consensus" dans la région pour dire que les attaques ont été commanditées et organisées par l'Iran.

REACTION

De son côté, l'Iran ne s'en laisse pas compter : dans un entretien à CNN, son ministre des Affaires étrangères a assuré que ces preuves étaient "fabriquées de toutes pièces", accusant l'Arabie saoudite comme les Etats-Unis de vouloir provoquer une guerre. "Ils veulent rejeter la faute sur l'Iran, afin de réaliser quelque chose, et c'est pour cela que je dis que c'est de l'agitation en vue d'une guerre. C'est fondé sur des mensonges et une supercherie".


Questionné quant à la réaction qu'aurait l'Iran si son territoire devait être l'objet "d'une frappe militaire américaine ou saoudienne", Zarif a répondu : "Une guerre totale".

REACTIONS

Très remonté contre la République islamique, peut-être plus encore que Donald Trump, qui joue la montre, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a de nouveau accusé l'Iran d'être derrière ces attaques, en parlant d'"acte de guerre" et indiquant qu'il allait évoquer "une réponse" avec ses alliés des Emirats arabes unis. 


La France, par la voix de Jean-Yves Le Drian, a jugé "relativement peu crédible" l'idée d'une revendications des Houthis, ces rebelles yéménites qui combattent un pouvoir lié à l'Arabie saoudite. "Manifestement, il y a eu plusieurs outils militaires qui ont été utilisés, des drones, peut-être même des missiles", a listé le patron du Quai d'Orsay, qui disait en creux que les rebelles n'étaient pas en capacité de mener ce type d'opération.

REVELATIONS

La tension va croissante autour de l'Iran. Ce matin, la chaîne CBS, citant un responsable américain, a assuré que les attaques des deux bases pétrolières en Arabie avaient été approuvées par l'ayatollah Khamenei, numéro 1 du régime iranien. A la seule condition, a-t-il poursuivi, que les Iraniens en nient la responsabilité et qu'aucune preuve ne les y lie.


Sauf que, aux dires de ce même responsable, les Américains ont à disposition des preuves reliant l'Iran aux attaques : plus que des débris de missiles qu'ils présentent comme des missiles iraniens, ils ont en leur possession des photos qui montreraient les Gardiens de la révolution islamique se préparer à cette attaque.

OPTIONS


Donald Trump dit disposer de "beaucoup d'options" pour répondre à l'Iran après les attaques samedi contre les infrastructures pétrolières saoudiennes que Washington impute à Téhéran. 


"Il y a beaucoup d'options. Il y a l'option ultime et il y a des options bien moins élevées que cela", a répondu le président américain aux journalistes l'interrogeant depuis Los Angeles, en faisant allusion à une possible réponse 

militaire à l'Iran.   


M. Trump a également précisé que le détail des nouvelles sanctions contre le régime islamique serait précisé "d'ici 48 heures", quelques heures après avoir annoncé leur durcissement "substantiel" sur Twitter. 

Urgent

TENSIONS


Pour Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, les attaques en Arabie Saoudite sont "un acte de guerre".


Il assure que l'Arabie saoudite a été frappée par une "attaque iranienne".

ENQUÊTE

A son tour, l'Onu a annoncé l'envoi d'experts en Arabie saoudite. Un envoi au titre de l'accord sur le nucléaire qui prévoit notamment un embargo sur les armes au Yémen. Ce qui est précisément ce que l'Iran est accusé d'avoir fait, s'il s'avérait qu'il avait armé les rebelles yéménites. La France a également envoyé des enquêteurs, a annoncé Paris ce matin.

ISRAËL

Si la nature des sanctions dont les Etats-Unis ont annoncé le durcissement n'est pas encore connue, la nouvelle a en tout cas fait un heureux : le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Ce dernier, que les urnes ont renvoyé dos à dos avec le centriste Benny Gantz, a salué l'annonce américaine : 


"L'attaque a été lancée depuis le Nord et a été incontestablement parrainée par l'Iran", a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Turki al-Maliki, au cours d'une présentation où ont été dévoilés des débris de "drones" et de "missiles de croisière".

ACCUSATIONS

L'Arabie saoudite a réaffirmé mercredi 18 septembre sa position quant au responsable de l'attaque de ses deux bases pétrolières : "L'attaque a été lancée depuis le Nord et a été incontestablement parrainée par l'Iran", a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Turki al-Maliki, au cours d'une présentation où ont été dévoilés des débris de "drones" et de "missiles de croisière".

SANCTIONS

Jusqu'à présent, il doutait encore. Il semblerait que ce ne soit plus le cas. Le président Trump a annoncé, mercredi 18 septembre, venir "d'ordonner au secrétaire au Trésor de durcir substantiellement les sanctions contre l'Etat iranien". Une décision qui intervient après les attaques contre deux bases pétrolières en Arabie saoudite, et dont le Royaume comme son allié américain, soupçonnent l'Iran d'être l'instigateur.

ROHANI

"L'enquête" portant sur la responsabilité des attaques contre les bases pétrolières en Arabie saoudite se poursuit. Après avoir d'abord qualifié les accusations à son encontre - notamment formulées par les Etats-Unis et l'Arabie saoudite - d'"insensées", la République islamique a écrit à Washington une "note officielle" dans laquelle elle insistait "sur le fait qu'elle n'a joué aucun rôle dans cette attaque". Et de menacer, alors que les Etats-Unis sont à Jeddah pour envisager la "réponse" à l'Iran, de réfléchir à son tour à "une réponse immédiate d'une portée bien plus grande qu'une simple menace". 


Téhéran ne s'est toutefois pas privé de donner ses impressions sur ces attaques, revendiquées par les rebelles yéménites houthis, dont il a pris le parti face aux forces légalistes, soutenues, elles par l'Arabie saoudite, grand allié des Etats-Unis : "Les Yéménites n'ont pas frappé un hôpital, une école, mais un centre industriel, attaqué pour vous mettre en garde", a souligné le président Rohani ce mercredi. Et de conseiller aux Etats-Unis de "tirer les leçons de cet avertissement" et de "considérer qu'il pourrait y avoir une guerre dans toute la région".


La France va, elle aussi, participer à l'enquête. Condamnant "fermement les attaques ayant visé des sites pétroliers", Paris a assuré l'Arabie saoudite de sa "solidarité" et annoncé l'envoi "d'experts pour faire toute la lumière sur l'origine et les modalités des attaques".

C'EST NON


Donald Trump, qui n'avait jusqu'ici pas écarté la possibilité d'un entretien avec le président iranien Hassan Rohani, a dit mardi qu'il préférait "ne pas (le) rencontrer", à l'heure où Washington se dit sûr que Téhéran est l'auteur d'une attaque contre l'Arabie saoudite.


"Je n'exclus jamais rien, mais je préfère ne pas le rencontrer" lors de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, a répondu M. Trump à un membre de la presse qui lui demandait si une rencontre avec M. Rohani était encore possible.

CONFIRMATION ?


Les Etats-Unis ont la certitude que l'attaque du week-end contre l'Arabie saoudite a été menée depuis le sol iranien et que des missiles de croisière ont été utilisés, a indiqué mardi à l'AFP un responsable américain.


Bien que l'attaque ait été revendiquée par les rebelles pro-iraniens Houthis qui tirent, depuis le Yémen, régulièrement des missiles balistiques sur des cibles dans le sud de l'Arabie saoudite, avec une précision toute relative, les services de renseignement américains disposent d'éléments qui permettent de localiser l'origine des tirs, a précisé ce responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

ETATS-UNIS

Pendant ce temps-là, la détermination des Américains à soutenir son allié saoudien ne faiblit pas : le secrétaire d'Etat Mike Pompeo décollera ainsi dans le courant de la journée pour l'Arabie saoudite pour "évoquer" la "réponse" aux attaques contre ces installations pétrolières. 

ESCALADE DES TENSIONS

Au-delà de la question du nucléaire, un autre sujet vient alimenter les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, avec l'attaque de deux installations pétrolières en Arabie saoudite, revendiquée par des rebelles Houthis du Yémen, soutenus par l'Iran. 


Lundi 16 septembre, l'Arabie saoudite a accusé, sans fournir de preuves, l'Iran d'avoir fourni les armes qui ont permis cette attaque, qui a déjà eu pour conséquence de faire augmenter le cours du pétrole et les prix à la pompe de 4 à 5 centimes en France. 


Le royaume a aussitôt pu compter sur le soutien de son allié américain, qui a affirmé avoir "la certitude que ces raids avaient été menés depuis le sol iranien" et préparait un dossier pour prouver ces accusations aux Européens, aux Nations unies, la semaine prochaine. Des accusations qualifiées d'"insensées" par les Iraniens.


Dans ce contexte houleux, Donald Trump a prêché le pour et le contre. Soutenant qu'il avait "les armements les plus puissants du monde", il a écarté un affrontement militaire avec l'Iran et n'a pas "exclu" l'hypothèse d'une rencontre avec Hassan Rohani à New York.


Une hypothèse que l'Iran a, de son côté, exclu, par la voix de son numéro 1, l'ayatollah Khamenei. La condition préalable pour une reprise du dialogue est toujours la même : "Si les Etats-Unis [...] se repentent de s'être retirés" de l'accord sur le nucléaire iranien, et qu'ils décident d'y revenir, "alors ils pourront participer aux discussions entre l'Iran et les autres membres".

PAS DE RENCONTRE

Hassan Rohani n'a"pas prévu" de rencontre avec DonaldTrump, en marge de la 74e session de l'Assemblée générale del'Onu, a indiqué un porte-parole de la diplomatie iranienne. Une position qui n'a rien de surprenant, l'Iran ayant prévenu à maintes reprises qu'il était hors de question pour lui de rencontrer les Etats-Unis dans un cadre bilatéral.


La condition préalable ? Que les Etats-Unis réintègrent l'accord sur le nucléaire iranien et "mettent fin à leur terrorisme économique".

ROHANI


Suite au renvoi de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale et partisan d'une attitude à l'égard de l'Iran, Donald Trump  a affirmé mardi être prêt à voir le président iranien Hassan Rohani.


Ce mercredi, le président iranien lui a répondu ce mercredi en affirmant que le "bellicisme" américain échouerait et prévenu que son pays était prêt à réduire encore davantage ses engagements pris dans le cadre de l'accord international de 2015 sur son programme nucléaire.


"Les Américains doivent comprendre que le bellicisme ne joue pas en leur faveur (...) et doit être abandonné", a déclaré M. Rohani lors d'une réunion avec son cabinet, selon le compte Twitter du gouvernement.

TRUMP


Mardi 10 septembre, malgré l'annonce de nouvelles sanctions contre Téhéran, Donald Trump s'est dit prêt à rencontrer son homologue iranien Hassan Rohani "sans conditions préalables" afin d'évoquer la question du nucléaire iranien. "Le président l'a dit clairement, il est prêt à une rencontre sans conditions préalables, mais nous maintenons la campagne de pression maximale" (sur l'Iran), a déclaré lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor.


Après un G7 fructueux, en août à Biarritz, au cours duquel l'idée d'un dialogue direct entre Trump et Rohani avait vu le jour, le président américain avait évoqué début septembre le rassemblement annuel des Nations unies à New York (programmé à la fin du mois) comme théâtre potentiel de cette rencontre. Le pensionnaire de la Maison Blanche souhaite également que ce dialogue ait lieu sans contrepartie ou condition préalable. Or le président iranien a déjà indiqué qu'une telle rencontre ne pouvait s'envisager qu'en cas de levée des sanctions contre son pays.

ISRAËL


Le Premier ministre israélien Benjamin  Netanyahu a accusé l'Iran d'avoir construit, puis détruit, un site visant à la fabrication d'armes nucléaires qui était jusqu'à présent inconnu. "Aujourd'hui nous révélons que l'Iran avait un autre site nucléaire secret", a déclaré de manière théâtrale le chef du gouvernement israélien à la presse à Jérusalem. Ces preuves sont fondées selon lui sur des documents originaux iraniens obtenus l'an dernier par Israël, qui, malgré les démentis répétés de Téhéran, accuse depuis de nombreuses années l'Iran de chercher à fabriquer l'arme nucléaire.

URGENCE

Malgré ce qui ressemble à un exercice de transparence, l'AIEA ne semble pas satisfaite des informations mises à disposition par Téhéran. En effet, l'agence a "souligné [lundi] la nécessité pour l'Iran de répondre promptement aux questions" qui lui sont adressées. 

INSTALLATIONS

L'Iran a bien avancé dans sa promesse de rompre avec ses engagements de l'accord de 2015, a jugé l'Agence internationale de l'énergie atomique, en visite à Téhéran ce week-end. Dans un communiqué publié lundi, le porte-parole de l'agence chargée du contrôle du respect de l'accord a ainsi constaté que la République islamique "avait installé ou étant en train d'installer" sur son site de Natanz 22 centrifugeuses IR-4, une IR-5, une trentaine d'IR-6. Sans surprise, puisque c'est l'installation qui avait été dévoilée par Téhéran, samedi 7 septembre.


Ces centrifugeuses permettront à l'Iran d'accroître bien au-delà de la limite des 300 kg d'uranium qu'il est autorisé à produire. Selon les termes de l'accord,  l'Iran n'était pour le moment autorisé à produire de l'uranium enrichi qu'avec des centrifugeuses de première génération (IR-1). 

VISITE


Le directeur général par intérim de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Cornel Feruta, est arrivé à Téhéran dimanche pour des rencontres de haut niveau avec des responsables iraniens, a rapporté l'agence semi-officielle Isna. 


Cette visite intervient au lendemain de l'annonce par l'Iran de la mise en route de centrifugeuses avancées devant augmenter son stock d'uranium enrichi, troisième étape de la réductions de ses engagements en matière nucléaire pris en 2015 dans le cadre d'un accord international conclu à Vienne. La visite de Feruta doit consister à "des vérifications et au suivi de l'AIEA en Iran dans le cadre du JCPOA", le nom donné à l'accord sur le nucléaire iranien qui a permis la levée de sanctions internationales contre l'Iran en échange d'une limitation de son programme nucléaire. 


Malgré le lancement de cette troisième phase de réductions de ses engagements, la République islamique a souligné qu'elle continuerait d'autoriser le même accès aux inspecteurs de l'AIEA chargés de surveiller son programme nucléaire.


En réponse, l'agence onusienne avait affirmé être "au courant" de l'annonce iranienne et que ses inspecteurs sur le terrain rendraient compte prochainement de la situation.

IRAN


L'Iran a annoncé samedi qu'il maintenait le même degré de transparence sur ses activités nucléaires vis-à-vis de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) que depuis l'accord nucléaire de 2015. Le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Behrouz Kamalvandi, a détaillé devant des journalistes les mesures de la nouvelle phase du plan de réduction des engagements pris par l'Iran devant la communauté internationale à propos de ses activités nucléaires, mais a indiqué que son pays comptait garantir le même accès que jusqu'à présent aux inspecteurs de l'AIEA. L'Iran a indiqué avoir mis en route des centrifugeuses avancées dont la production augmentera le stock d'uranium enrichi produit par le pays, 

"CHANTAGE"

Aux Etats-Unis, l'heure n'est clairement pas à la désescalade. "Le fait que l'Iran conserve une capacité massive d'enrichissement d'uranium souligne une faiblesse fondamentale de l'accord iranien", s'est indigné le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, oubliant tout de même que les Iraniens avaient jugé l'accord caduc depuis le retrait américain. 


Et le secrétaire d'Etat américain d'ajouter, comme un amical coup de pression à ses alliés européens : "Nous sommes confiants dans le fait que le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne -- des nations civilisées -- vont prendre des mesures décisives pour mettre fin au chantage nucléaire mené par l'Iran". La Russie et la Chine, qui font également partie de l'accord, apprécieront de n'avoir pas été citées dans la liste des "nations civilisées".

L'UE, en tout cas, attend beaucoup de la visite de l'Agence, dont elle loue le "rôle clé". En effet, jusqu'à présent, elle a systématiquement vérifié, lors de ses rapports, que l'Iran suivait ses engagements. De quoi partager sa "grande préoccupation" alors que la direction de l'agence va se déplacer à Téhéran ce week-end pour y rencontrer des hauts responsables du régime, qui doit dévoiler ce samedi les éléments-clé de l'accélération de son programme nucléaire.

DIPLOMATIE

Est-ce une tentative désespérée de la communauté internationale en direction de l'Iran pour que la République islamique diffère son accélération du programme nucléaire, dont elle a prévu de dévoiler les détails ce samedi ? L'Agence internationale de l'énergie atomique, qui rend compte régulièrement du respect des engagements iraniens sur le nucléaire ces dernières années (avec succès jusqu'à présent), a indiqué que son directeur général allait "se rendre à Téhéran samedi pour y rencontrer de hauts responsables iraniens, dimanche 8 septembre".


"Cette visite s'inscrit dans le cadre d'interactions en cours entre l'AIEA et l'Iran", explique l'agence, ajoutant que cela incluait le processus de "vérification et surveillance par l'AIEA en Iran en vertu" de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien. Un programme que l'Iran a ouvertement décidé de ne plus respecter ces derniers mois, après le retrait des Etats-Unis de l'accord.

REACTION

"Ils viennent d'annoncer qu'ils vont continuer à faire plus de recherche et développement sur leurs systèmes d'armes nucléaires. C'est inacceptable", a déclaré le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, en réaction aux dernières annonces iraniennes quant à leur programme nucléaire.

DIALOGUE


"Le dialogue se poursuit" sur le dossier du nucléaire iranien, a indiqué vendredi l'Elysée après un nouvel entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et Donald Trump.


Les présidents français et américain ont discuté "dans la continuité des échanges réguliers qu'ils ont eu ces derniers mois" sur l'Iran, a précisé l'Elysée.

UE


Quelques minutes après l'annonce du dévoilement samedi du plan de réduction des engagements en matière de nucléaire, l'UE demande à Téhéran de "faire marche arrière".

NOUVELLES MESURES


 L'Iran annoncera samedi le détail de la troisième phase de son plan de réduction des engagements qu'il a pris devant la communauté internationale en matière de nucléaire, écrit jeudi l'agence semi-officielle Isna.


Le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Behrouz Kamalvandi, doit dévoiler samedi lors d'une conférence de presse, la façon dont va être mis en oeuvre l'ordre donné mercredi soir par le président Hassan Rohani de faire sauter toute limite à la recherche et au développement dans le domaine nucléaire, indique l'agence.

EXPLICATION

Cette mesure est prise car "nous ne sommes pas parvenus au résultat que nous désirions" dans le cadre de la récente tentative diplomatique emmenée par la France pour tenter d’éviter que l’accord sur le nucléaire conclu en juillet 2015 à Vienne ne vole en éclats, a dit Rohani. En l'occurrence, il s'agissait d'obtenir des Etats-Unis un assouplissement des sanctions qui frappent l'économie iranienne, en vue d'accorder au pays un crédit de 15 milliards de dollars. 

IRAN

Téhéran concrétise ses menaces de revenir sur les engagements pris dans le cadre de l'accord sur le nucléaire : ce mercredi soir, Hassan Rohani a officiellement ordonné  l'"abandon" de toute limite en recherche et développement nucléaire. 


Dans une allocution à la télévision d'Etat, le président iranien a indiqué que "l'organisation de l'énergie atomique [iranienne] [recevait] l'ordre de prendre toute mesure nécessaire en matière de recherche et de développement et d'abandonner tous les engagements en place dans ce domaine".

TRUMP

"J'apprécie qu'Emmanuel Macron s'implique, mais nous n'avons pas besoin d'intermédiaire. [...] D'autres pays veulent apporter leur aide et chacun est d'accord : pas d'arme nucléaire pour l'Iran". Et d'ajouter, quelques instants plus tard : "Il n'y aura pas d'abandon des sanctions économiques."

C'EST NON, MAIS...

Malgré des positions qui semblent toujours aussi figées, Donald Trump n'est pas opposé sur le principe à une rencontre avec le président iranien lors du prochain sommet à l'ONU: "Tout est possible", a-t-il affirmé.

C'EST NON

On attendait une réaction des Etats-Unis, après la prise de position émise par Téhéran, selon laquelle l'Iran pourrait reprendre ses engagements sur l'accord nucléaire s'il lui était accordé un crédit de 15 milliards de dollars, correspondant à ses pertes d'exportation pétrolière consécutives aux sanctions économiques prises par Washington. 


C'est un refus net qu'a opposé Washington, pas décidé à céder dans le bras de fer qui l'oppose à la République islamique. Une inflexibilité qui devrait donc produire la reprise des activités nucléaires du côté de Téhéran, ainsi que l'avait annoncé le président Rohani ce matin.

ENJEUX

Malgré cette annonce, Hassan Rohani a tout de même indiqué qu'il y avait eu des "progrès" dans les négociations entre ses experts et ceux mandatés par plusieurs pays européens, réunis à Paris. "Si nous avions 20 points de contentieux par le passé, nous n'en avons plus que trois aujourd'hui".


Avant cette prise de parole, le vice-ministre des Affaires étrangères avait pourtant indiqué que Téhéran serait prêt à tenir de nouveau ses engagements dans l'hypothèse où les efforts diplomatiques européens lui octroieraient 15 milliards de dollars de crédits, soit un tiers des exportations iraniennes d'hydrocarbure en 2017. Une hypothèse envisageable dans la mesure où les Etats-Unis accepteraient un allègement des sanctions économiques qui pèsent sur Téhéran.


Visiblement, la République islamique a de sérieux doutes quant à l'idée que les efforts diplomatiques européens aillent dans ce sens.

ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN


L'Iran va annoncer "aujourd'hui ou demain" une nouvelle réduction des engagements qu'il a pris devant la communauté internationale en matière de nucléaire, a déclaré mercredi le président iranien Hassan Rohani.


Jugeant que les efforts diplomatiques menés par la France pour tenter d'éviter ces nouvelles mesures iraniennes avaient peu de chance d'aboutir avant la date butoir fixée par Téhéran, M. Rohani a déclaré en conseil des ministres que cette annonce porterait sur les "détails" de la "troisième phase" de la stratégie iranienne de réduction de ces engagements entamée en mai, indique un communiqué de la présidence iranienne.

WASHINGTON

Aux Etats-Unis, si on n'a pas officiellement réagi à la déclaration de Rohani, une dernière décision ne laisse guère d'espoirs quant à une approche diplomatique adoucie. En effet, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a indiqué avoir imposé de nouvelles sanctions au programme spatial iranien, en représailles d'une tentative iranienne "de tirer un lanceur spatial". Une initiative que le secrétaire d'Etat a qualifié de "menace" : "Les Etats-Unis ne permettront pas à l'Iran d'utiliser son programme spatial comme couverture pour faire progresser ses programmes de missiles balistiques".


Washington n'avait pas promis grand chose à l'occasion du G7, se disant simplement ouvert à l'idée d'une rencontre avec Rohani. Au vu des dernières manoeuvres, il valait mieux.

Ces dernières semaines, l'Iran a augmenté ses stocks d'uranium enrichi au-delà de la limite autorisée par l'accord, augmentant le taux d'uranium au-delà des 3,67% autorisés. Un seuil qui pourrait rapidement atteindre les 20%.

REACTION

Une prise de parole qui a déplu, à Paris, puisque le message envoyé est le suivant : une réduction des engagements nucléaires, déjà promise ces derniers mois par l'Iran en raison du retrait de l'accord sur le nucléaire par les Etats-Unis, "enverrait un mauvais signal" et "rendrait le travail plus compliqué", tandis que "la même nécessité demeurera parce qu'il n'y a pas d'autres moyens de sortir de l'escalade actuelle que ceux que nous proposons".


En l'occurrence, la France essaye de faire fléchir les Etats-Unis sur certaines sanctions économiques à l'égard de la République islamique, notamment les rétentions sur ses exportations pétrolières.


La veille, des experts français et iraniens s'étaient rencontrés à Paris pour convaincre Téhéran de reprendre ses engagements et ainsi s'interdire toute  production d'uranium enrichi. "Il y a encore beaucoup de choses à régler, cela reste très fragile mais on se parle, avec une relative confiance".

ROHANI

Journée compliquée sur le front des tensions diplomatiques autour du nucléaire iranien. Dans un discours devant le Parlement iranien, le président Rohani a exclu en début de journée l'idée de "discussions bilatérales" avec les Etats-Unis. Il a également menacé de "réduire les engagements" en matière nucléaire si les négociations avec les diplomates européens "n'aboutissent à aucun résultat".

ROHANI

Au tour du président iranien de faire parler de lui. Mardi 27 août, Hassan Rohani a demandé à son homologue américain de "faire le premier pas en levant toutes les sanctions" économiques qui frappent l'Iran. Ces dernières, rétablies après la décision américaine de se retirer de l'accord en 2018, avaient notamment eu pour conséquence d'amener l'Iran à reprendre ses activités de production d'uranium, ne se sentant plus lié par ses obligations.


"Vous devez retirer toutes les sanctions illégales, injustes et erronées contre la nation iranienne", a insisté Hassan Rohani dans un discours retransmis par la télévision d'Etat iranienne.

TRUMP ET ROHANI


Le président américain indique qu'il acceptera de rencontrer son homologue iranien "si les circonstances le permettent". "Pour le moment, [l'Iran] doit respecter les règles", a toutefois tempéré Donald Trump. "J'ai un bon pressentiment sur l'Iran, j'ai beaucoup d’amis iraniens, ce sont des gens merveilleux. Je ne veux pas de problèmes, mais il faut faire le nécessaire."

MACRON ET TRUMP


Au cours de la conférence de presse commune d'Emmanuel Macron et Donald Trump ce lundi 26 août, organisée après la session de clôture du G7, le président français a fait part de son optimisme quant à une issue à la crise :  "Je souhaite que dans les prochaines semaines (...), on puisse avoir un entretien au sommet entre les présidents Trump et Rohani. Ce rendez-vous est très important. Un accord peut être trouvé. Nous avons créé les conditions de cette rencontre et donc d'un accord."

OPTIMISME (BIS)

La chancelière allemande Angela Merkel a qualifié lundi de "grand pas en avant" les discussions engagées avec Téhéran sur le programme nucléaire iranien et la visite surprise du chef de la diplomatie iranienne dimanche en France où se déroulait le sommet du G7.


"C'est un grand pas en avant. Il y a maintenant une atmosphère qui permet des discussions", tout cela "en coordination avec les Etats-Unis et c'est déjà beaucoup", a-t-elle déclaré au cours d'un point de presse en marge du sommet du G7 à Biarritz.

OPTIMISME

S'il a jugé qu'il était encore "trop tôt" pour reprendre les discussion avec l'Iran, Donald Trump s'est toutefois réjoui que le G7 fasse preuve d'une "grande unité" sur ce dossier. Des propos à prendre avec des pincettes, tant le président américain semble vouloir mettre une pression supplémentaire sur Téhéran, quand l'UE, France et Allemagne en tête, veulent de leur côté ramener tout le monde autour de la table pour un nouvel accord.

DISCUSSIONS

Des quelques heures qu'a duré la rencontre, dont Donald Trump avait été préalablement mis au courant, Javad Zarif a voulu retenir le verre à moitié plein : "Le chemin est difficile" mais cela "vaut la peine d'essayer", s'est-il réjoui, faisant état de discussions "positives". 


Un enthousiasme partagé par son interlocuteur, qui a assuré avoir obtenu l'accord de faire parler les pays du G7 d'une même voix face à l'Iran.Mais Emmanuel Macron, qui tente, à l'unisson de l'Union européenne, de convaincre Washington d'alléger les sanctions à l'encontre de Téhéran, a du essuyer un démenti américain. "Je n'ai pas parlé de cela", a balayé Donald Trump qui, toutefois, ce lundi, a assuré avoir donné son blanc-seing au président français pour recevoir Javad Zarif. 

CONTEXTE

C'est donc Emmanuel Macron qui en a fait l'annonce, dimanche 25 août. Il a annoncé avoir rencontré, en compagnie du chef de la diplomatie tricolore Jean-Yves Le Drian, Mohammad Javad Zarif, à Biarritz, pour une discussion de quelques heures. L'enjeu était loin d'être négligeable alors que, après une année de retrait américain de l'accord iranien et la reprise des sanctions économiques contre la République islamique, cette dernière avait annoncé en juillet avoir repris sa production de nucléaire faiblement enrichi, en violation dudit accord, arguant que, puisque les Etats-Unis avaient négligé leur partie, ils n'étaient plus tenus à leurs engagements.

Dimanche 25 août, alors que sa venue était tenue secrète, le ministre des Affaires étrangères iranien est s'est fait remarquer à Biarritz, dans le cadre du G7. Une venue pour le moins inattendue, puisqu'elle s'est faite alors que Donald Trump n'était pas loin, lui qui a dénoncé l'accord sur le nucléaire iranien, occasionnant, au début de l'été, une montée des tensions entre les deux pays. A cette occasion, nous reprenons le direct consacré à cette actualité.

UN PÉTROLIER IRANIEN RETENU EN ARABIE "A ÉTÉ LIBÉRÉ" (TÉHÉRAN)


Téhéran a annoncé dimanche qu'un pétrolier iranien contraint de relâcher dans le port saoudien de Jeddah à la suite d'un problème technique fin avril avait "été libéré" par l'Arabie saoudite la veille. Le Happiness One "a été libéré à la suite de négociations et fait désormais route vers les eaux du golfe Persique", a déclaré Mohammad Eslami, le ministre des Transports iraniens. 

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