EN DIRECT - Trump estime que Hong Kong aurait été "anéanti en 14 minutes" sans son intervention

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Hong Kong se soulève contre Pékin

CRISE – La colère ne retombe pas à Hong Kong malgré le retrait du texte sur les extraditions qui avait mis le feu aux poudres. Des affrontement entre manifestants pro-démocratie et forces de l'ordre paralysent l'ex-colonie britannique depuis des semaines. Suivez les dernières infos.

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DIPLOMATIE

Moment d'autosatisfaction, du côté de Donald Trump, ce vendredi. Alors qu'il restituait, auprès de Fox News, sa conversation téléphonique avec Xi Jinping, le président chinois, il a indiqué avoir dit la chose suivante à son homologue, qui menaçait alors de faire intervenir son armée à Hong Kong : "Vous feriez une grave erreur. Cela aura un effet terriblement négatif sur l'accord commercial" entre les deux pays. 


Et d'assurer : "Sans moi, Hong Kong aurait été anéanti en 14 minutes. Il a un million de soldats en position à l'extérieur de Hong Kong, ils n'y vont pas uniquement parce que je le lui ai demandé". 

PORT DU MASQUE


La police peut continuer de sanctionner pendant sept jours le port du masque par les manifestants à Hong Kong, a décidé la Haute Cour vendredi.
  

La Haute cour entend ainsi donner le temps au gouvernement local de faire appel du jugement qu'elle a rendu lundi déclarant anticonstitutionnelle l'interdiction du port du masque décidée le mois dernier par l'exécutif hongkongais.


Face à la plus grave crise politique dans l'ex-colonie britannique depuis sa rétrocession en 1997, les autorités locales pro-Pékin avaient décidé en octobre d'interdire le port du masque lors des manifestations. Pour ce faire, elles avaient invoqué des dispositions d'urgence datant de 1922, et qui n'avaient plus été appliquées depuis la fin des années 1960.


Pour ne pas être identifiés et éviter les poursuites judiciaires, les manifestants pro-démocratie ont depuis juin pris l'habitude de défiler avec des masques.
  

Selon les nouvelles dispositions, les manifestants portant des masques sont passibles d'un an de prison.

AMBIANCE


Les élections de dimanche permettent de désigner des élus chargés de la gestion des activités culturelles, des fonds publics, ou encore du ramassage des ordures. Elles sont dominées par les candidats pro-Pékin. 


Mais la contestation pourrait rebattre les cartes. Et les pro-démocratie espèrent bien surfer sur le mécontentement d'une partie des Hongkongais, notamment des jeunes.

CAMPUS


L'Université polytechnique (PolyU) de Hong Kong se réveille chaque jour un peu plus déserte, à mesure que ses reclus décident de se rendre aux forces de sécurité qui les assiègent, dans l'espoir d'une hypothétique clémence de la justice.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, au moins six radicaux ont ainsi renoncé, quittant le campus vers trois heures du matin, main dans la main, selon des journalistes présents dans la PolyU.

CE QU'IL FAUT RETENIR


Le Congrès américain (représentants et sénateurs) a voté mercredi 20 novembre, à la quasi-unanimité, une résolution soutenant les « droits de l’Homme et la démocratie » à Hong Kong, provoquant la colère de Pékin. Le texte est maintenant sur le bureau de Donald Trump qui pourrait l’approuver, sur fond de guerre commerciale avec la Chine.

ELECTIONS


Les différents rassemblements, parfois violents et quasi quotidiens, pourraient également perturber les élections de district. La campagne elle-même a été particulièrement compliquée. Plusieurs candidats ont notamment subi des agressions violentes. L'un d'entre eux, Junius Ho (candidat pro-Pékin), a été poignardé par des contestataires début novembre. 


Ces élections locales étant un des rares moyens de faire entendre la voix des manifestants à Pékin, il est tout à fait possible que les Hongkongais se déplacent pour voter malgré la situation qui n'a jamais été aussi tendue. 

CONTESTATION


Alors que Hong Kong s'apprête à rejoindre les urnes ce dimanche 24 novembre pour des élections locales, la situation chaotique dans le territoire rend l'événement incertain. Les mots d'Abraham Lincoln et d'autres slogans se répandent dans la ville en crise.

TENSIONS


La Chine a accusé vendredi les Etats-Unis de "provocation" après le passage cette semaine de deux navires de guerre près d'archipels revendiqués par Pékin en mer de Chine méridionale, sur fond de tensions entre les deux pays. La Chine et les Etats-Unis sont aux prises avec une guerre commerciale depuis un an et demi et s'affrontent diplomatiquement ces derniers mois autour de la situation à Hong Kong, territoire autonome chinois secoué par des manifestations en faveur de la démocratie.

UN ENFANT DE 12 ANS CONDAMNÉ


La BBC rapporte qu'un garçon âgé de 12 ans a été condamné pour sa participation aux manifestations contre le gouvernement, faisant de lui le plus jeune protestataire à subir une condamnation depuis le début du mouvement en juin dernier. Selon la chaîne britannique, l'adolescent a reconnu, lors de l'audience, avoir écrit des slogans revendicateurs sur les murs d'un commissariat de police et d'une station de métro. 

HYMNE


Les cols blancs de Central reprennent l'hymne de la contestation "Glory To Hong Kong" durant la pause-déjeuner en soutien aux étudiants. 


Cette marche cantonaise a été composée et écrite par un musicien sous le pseudonyme de "Thomas dgx yhl", avec la contribution d'un groupe d'internautes hongkongais du forum en ligne LIHKG lors des manifestations de 2019 à Hong Kong.

SOUTIEN


Comme on peut le constater sur cette vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, les cols blancs se sont réunis à l'International Finance Centre en soutien aux manifestants pro-démocratie à Hong Kong, où quelques contestataires jusqu'au-boutistes restaient encore retranchés ce jeudi sur un campus assiégé par la police.

CHINE


La Chine a promis ce jeudi de "riposter" après l'adoption aux Etats-Unis d'une résolution de soutien aux manifestants pro-démocratie à Hong Kong, où quelques contestataires jusqu'au-boutistes restaient retranchés sur un campus assiégé depuis cinq jours par la police.


Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a a estimé que cette résolution revenait à encourager les "criminels violents" et à "semer le chaos voire de détruire Hong Kong".

ECONOMIE


Comme on peut le voir sur cette vidéo du China Daily, recueillant des réactions de hongkongais, les convulsions sociales refroidissent les investisseurs et font fuir les touristes, ce qui a pour conséquence d'étrangler les petits commerces et l'économie hongkongaise - désormais en récession.

A RETENIR CE JEUDI MATIN


Des dizaines de manifestants pro-démocratie jusqu’au-boutistes restent retranchés ce jeudi sur un campus de Hong Kong assiégé par la police, alors que l’adoption aux États-Unis d’une résolution de soutien aux protestataires menace d’enflammer les relations sino-américaines.

RÉACTION


Pékin n'avait pas réagi dans l'immédiat à l'adoption mercredi par le Congrès américain d'une résolution soutenant les "droits de l'homme et la démocratie" à Hong Kong. Un clair soutien aux protestataires de l'ex-colonie britannique, qui réclament le suffrage universel.


La Chine a agité la menace de représailles si le texte était transformé en loi. Avant d'être promulguée, elle doit encore être signée par Donald Trump. 


"Certains espèrent que cela dissuadera Pékin d'agir. C'est faire preuve de naïveté", a prévenu le tabloïd chinois Global Times, réputé proche du pouvoir et connu pour son ton nationaliste.

"Si nous prenons ce projet de loi américain au sérieux et si nous reculons face aux émeutes, Hong Kong subira un effondrement accéléré de l'État de droit et sera effacé du monde moderne".

BOURSE


La Bourse de Hong Kong a ouvert jeudi en forte chute, après l'adoption la veille par le Congrès américain d'une résolution soutenant les manifestants hongkongais, une initiative qui pourrait faire dérailler les négociations commerciales Chine-Etats-Unis. 


Dans les premiers échanges, l'indice composite Hang Seng plongeait de 1,62% à 26.455,21 points. Les places de Chine continentale ont elles aussi ouvert en baisse pour la même raison. La Bourse de Shanghai abandonnait 0,29% à 2.902,55 points, et celle de Shenzhen reculait de 0,39% à 1.628,72 points.

DIPLOMATIE

C'était annoncé, c'est officiel. Le Congrès américain a adopté à une écrasante majorité une résolution soutenant les "droits humains et la démocratie" à Hong Kong face à Pékin. Il avait été adopté par le Sénat ce mardi, c'est la Chambre des représentants qui a pris ensuite le relais, à une écrasante majorité. 


Au-delà de la déclaration de principe, ce texte menace tout de même de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l'ancienne colonie britannique.


Donald Trump doit promulguer le texte pour qu'il soit officiel, mais il pourrait encore y mettre son veto. Toutefois, le large soutien dont il bénéficie devrait lui permettre de passer au-dessus de cette interférence et d'encore accroître l'agacement de Pékin, qui a convoqué un diplomate américain à Pékin pour lui faire part de son courroux.

DIPLOMATIE

Le Sénat américain a officiellement soutenu les manifestants en adoptant un texte soutenant les "droits de l'Homme et la démocratie" à Hong Kong et voté une mesure interdisant la vente de gaz lacrymogène, de balles en caoutchouc et autre arsenal répressif à la police locale. De quoi énerver les autorités chinoises, qui ont menacé de représailles les Etats-Unis en cas d'adoption définitive de la loi et ont protesté contre le texte en convoquant le chargé d'affaires par intérim de l'ambassade des Etats-Unis pour "une protestation solennelle".

RESISTANCE

Ce mercredi, des dizaines de manifestants pro-démocratie sont toujours retranchés dans le campus de l'université polytechnique de Hong Kong (PolyU). Bastion du mouvement, l'établissement est occupé depuis dimanche.700 arrestations se sont produites depuis le début de l'occupation, et les conditions d'occupation n'ont cessé de se détériorer, a indiqué l'un d'entre eux, indiquant que les réserves d'eau et de nourriture diminuaient. 


Pas de quoi décourager certains occupants, tel celui-ci, 15 ans qui, interrogé par l'AFP, son arc à la main, assurait qu'il "se battra[it] jusqu'au bout", quand bien même la police a menacé de répliquer aux attaques létales avec des tirs à balles réelles.

CAMPUS

Les assiégés du campus de PolyU continuaient de braver les appels à se rendre, mardi soir. Exténués mais déterminés, ils sont sur place depuis dimanche et répondent aux appels à la reddition et autre tentatives de délogement par des tirs de catapulte artisanale, desjets de briques, decocktails Molotov, en dépit des menaces de la police à tirer à balles réelles.


Face à la situation, la cheffe de l'exécutif de Hong Kong Carrie Lam a exigé des "émeutiers" qu'ils "cessent les violences", "rendent les armes et sortent pacifiquement en écoutant les instructions de la police", tout en promettant que les mineurs parmi eux ne seraient pas arrêtés. Les majeurs, eux, risquent 10 ans d'emprisonnement pour participation à une émeute.


Une perspective loin de rassurer les assiégés, qui sont encore une centaine d'après les derniers décomptes. "Même si nous nous rendons, ils nous mettront en prison", a commenté un étudiant en mécanique. "On nous donne l'impression qu'on a deux options. Dans les faits, il n'y en a qu'une seule: la prison".

CAMPUS


Des dizaines de manifestants pro-démocratie ont réussi lundi soir à s'échapper d'une université de Hong Kong assiégée par la police, a constaté un journaliste de l'AFP. Auparavant retranchés dans l'Université polytechnique, ces protestataires sont descendus en rappel depuis une passerelle, puis ont été récupérés sur une route en contrebas par des personnes à moto.

CHINE


L'ambassadeur chinois à Londres, Liu Xaoming, met en garde. Il a prévenu lundi que Pékin ne "resterait pas sans rien faire" si la situation devient "incontrôlable" à Hong Kong : "Je pense que le gouvernement de Hong Kong déploie tous ses efforts pour garder la situation sous contrôle mais si la situation devient incontrôlable, le gouvernement central ne restera certainement pas sans rien faire", a déclaré le diplomate, estimant que la Chine avait "assez de détermination et de pouvoir pour mettre fin au soulèvement".

EMOTION


Les parents des étudiants de l'Université polytechnique retranchés dans le campus se sont agenouillés et ont prié la police hongkongaise de laisser leurs enfants partir. De plus en plus de médias craignent un "Tianamen 2019"

POPULATION


Alors que des manifestants hongkongais tiennent toujours un campus
assiégé et que la police menace de son côté de répondre avec des "balles
réelles" aux "armes létales", ceux qui ne participent pas au combat subissent les conséquences du chaos et tentent de se protéger du gaz lacrymogène.

CAMPUS


Selon le journaliste hongkongais Damon Pang, "Derek Liu (à gauche sur la photo de son tweet), directeur des étudiants de l'Université polytechnique, a déclaré qu'une centaine de manifestants étaient pris au piège sur le campus, après s'être rendus près de l'université pour tenter de "secourir" environ 500 à 600 personnes à l'intérieur du campus."

SANS RÉPIT 


La police de Hong Kong a lancé des bombes lacrymogènes sur les manifestants qui tentaient de s'échapper d'une université assiégée après une nuit d'affrontements, tandis que des centaines d'autres militants pour la démocratie étaient restés cloîtrés à l'intérieur, armés d'armes à feu et d'autres armes, attendant une opération prévue pour les expulser.

CHOC


La vidéo du véhicule blindé de la police qui a tenté ce dimanche de s'introduire dans l'Université Polytechnique et qui a fini littéralement bombardé de cocktails Molotov a considérablement marqué les esprits

ORDRE


"Restaurer l'ordre" à Hong Kong "est la tâche la plus urgente", a indiqué lundi à Bangkok un porte-parole du ministère chinois de la Défense.

La Chine a maintes fois averti qu'elle ne tolérerait pas la dissidence, et l'inquiétude monte à Hong Kong face à la possibilité d'une action de Pékin pour en finir avec un mouvement de protestation qui s'installe dans la durée et se radicalise avec une nouvelle escalade des violences ces derniers jours.

CHAOS


Au moins 40 personnes arrêtées devant l'hôtel Icon à Tsim Sha Tsui. Un officier sur les lieux a déclaré que certains seraient venus sauver des étudiants assiégés par la police et bloqués à l'intérieur du campus universitaire.

"C'EST UNE GUERRE"


Les manifestants pro-démocratie mettent le feu pour tenir la police à distance

DROIT


L'interdiction du port du masque décidée le mois dernier par l'exécutif hongkongais pour tenter de désamorcer la contestation pro-démocratie a été jugée lundi anticonstitutionnelle par la Haute cour.


Pour ne pas être identifiés et éviter les poursuites judiciaires, les manifestants ont depuis juin pris l'habitude de défiler avec des masques. Certains portent aussi des casques, des lunettes de protection ou des masques à gaz afin de se protéger des gaz lacrymogènes et des projectiles tirés par la police.

INCENDIE


Dimanche soir, un incendie d'envergure faisait rage à l'entrée du campus de l'université polytechnique de Hong Kong, où étaient retranchés des  centaines de protestataires.  Ceux-ci ont lancé des cocktails Molotov sur les policiers pour les repousser. La police a déclaré le secteur zone "d'émeute" et menacé de détruire les barricades érigées par les manifestants pro-démocratie.

LA POLICE MENACE DE TIRER À BALLES RÉELLES


La police de Hong Kong a prévenu dans la nuit de dimanche à lundi qu'elle pourrait utiliser des "balles réelles" si elle continue à faire face à des manifestants utilisant des "armes létales", premier avertissement de ce type depuis le début de la crise il y a presque six  mois. "S'ils (les manifestants) continuent des actions aussi dangereuses, nous n'aurions pas d'autre choix que d'utiliser la force de façon minimale, dont l'usage de balles réelles", a déclaré le porte-parole de la police dans une vidéo diffusée en direct sur Facebook. 

UN POLICIER BLESSÉ PAR UNE FLÈCHE


Un policier hongkongais a été blessé dimanche au mollet par une flèche tirée par un manifestant, lors de violents heurts entre protestataires et forces de l'ordre sur la péninsule de Kowloon, a annoncé la police. Des photographies diffusées par les forces de l'ordre montraient la flèche plantée dans le mollet du policier, qui était déployé dans le cadre des affrontements près de l'Université polytechnique (PolyU). L'arc et les flèches ont fait leur apparition durant ces manifestations alors que la police a, elle, utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau.

LENDEMAIN DE CHAOS


Des militaires chinois ont été brièvement déployés samedi hors de leur caserne à Hong Kong, afin d'aider au nettoyage des rues encombrées par les barricades et débris laissés par les manifestants pro-démocratie, a confirmé l'armée.

CAMPUS


Le chaos s'est également propagé à plusieurs universités de Hong Kong, où des étudiants et d'autres protestataires masqués ont occupé les campus. Certains s'y sont entraînés au lancer de cocktails Molotov et à l'utilisation d'arcs et de flèches. Mais le nombre de ces manifestants radicaux a commencé à diminuer vendredi soir. C'était notamment le cas à l'Université chinoise de Hong Kong.

CRISE


Des manifestants se sont réunis samedi à Hong Kong pour afficher leur soutien à la police, durement éprouvée après une semaine de chaos et de violence où des militants pro-démocratie radicaux ont paralysé l'ex-colonie britannique. 

La mobilisation pro-démocratie est née en juin du rejet d'un projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale, où la justice est sous l'influence du Parti communiste.

Le texte a été retiré en septembre mais les manifestants avaient entre-temps élargi leurs revendications, exigeant notamment le suffrage universel pour l'élection du chef de l'exécutif hongkongais.

PRISE À PARTIE

En visite à Londres, la ministre de la Justice Teresa Cheng est tombée par terre, jeudi 14 novembre, alors qu'elle était entourée par un groupe de manifestants pro-démocratie qui la traitaient de meurtrière. Braquant leurs lampes-torches sur son visage, à la manière des policiers hong-kongais sur les manifestants, ils ont également filmé la scène, avant que celle-ci ne tombe et ne soit relevée puis escortée par des agent de sécurité.


Alors que la ministre, à l'origine de la réforme autorisant l'extradition en Chine de ressortissants de Hong-Kong, qui a mis le feu aux poudres dans la ville, a été légèrement touchée au bras, la cheffe de l'exécutif Carrie Lam a, de son côté, dramatisé l'incident. Condamnant une "agression barbare", elle a également indiqué que Teresa Cheng avait été "grièvement blessée".


Pékin lui a immédiatement emboîté le pas en accusant le Royaume-Uni de "jeter de l'huile sur le feu" et en exigeant "qu'il enquête immédiatement sur les faits, fasse le maximum pour en arrêter les auteurs, les défère en justice et garantisse la sécurité et la dignité de tous les fonctionnaires chinois".

AUTONOMIE MENACÉE ?

Si les manifestations devaient se poursuivre, Pékin y réfléchirait à deux fois avant de maintenir le statut semi-autonome de Hong Kong. C'est ce qu'a dit, en substance, le président chinois Xi Jinping, ce jeudi. "Les activités illégales violentes remettent gravement en cause le principe 'Un pays, deux systèmes'", a-t-il indiqué depuis Brasilia auprès du Quotidien du peuple, l'organe de presse du PCC. 

CONTEXTE


Après plus de cinq mois de manifestations, le mouvement de protestation dans l'ex-colonie britannique a adopté en début de semaine une nouvelle tactique dite de "l'éclosion généralisée". 


Elle consiste à multiplier les actions simultanées dans une multitude de quartiers de la mégapole, y compris pendant la semaine de travail alors que les actions avaient jusque là lieu le soir ou le week-end.  Menées par des petits groupes, elles ont pour objectif de mettre à l'épreuve la police : barricades sur les rues, gares vandalisées et multiples confrontations avec la police anti-émeute.

BILAN


Un homme de 70 ans est décédé après avoir été blessé par un jet de brique au cours d'affrontements à Hong Kong entre manifestants pro et anti-gouvernementaux, a annoncé vendredi l'hôpital où il était soigné. "L'état du patient a continué à se détériorer. Il est décédé" jeudi soir, a déclaré un porte-parole de l'hôpital Prince de Galles de Hong Kong dans un communiqué.


Déjà tendue depuis le décès vendredi d'un étudiant de 22 ans qui avait chuté d'un parking, la situation est devenue imprévisible à Hong Kong. Elle s'est encore détériorée lundi matin quand un policier a blessé au torse, par balle, un manifestant non armé, toujours dans un état critique. Il s'agit du troisième cas confirmé de manifestant touché par un tir policier à balle réelle depuis juin.

TACTIQUE


Les manifestants pratiquent désormais "l'éclosion généralisée" pour paralyser au maximum l'ex-colonie britannique. Cette nouvelle stratégie, qui se traduit par une multiplication des foyers de protestation, a entraîné la fermeture de centres commerciaux, commerces, écoles et de nombreuses station d'un métro vital au fonctionnement de la ville. Au point qu'un responsable policier a estimé que la mégapole de 7,5 millions d'habitants était "au bord de l'effondrement total".

PARALYSIE


Les rues de Hong Kong continuent d'être bloquées. Ailleurs, des carrefours sont jonchés de pavés, de vélos, de débris et d'obstacles divers, ostensiblement laissés par des protestataires afin de perturber la circulation.

RÉSISTANCE


De plus en plus extrêmes, les manifestants ont fabriqué une catapulte, visant l'autoroute. Plusieurs d'entre eux occupent des postes de guet, dont un armé d'un arc et d'une flèche.

CIRCULATION


Mercredi, pour la troisième journée consécutive, la plupart des lignes du métro, qui transporte quotidiennement plus de la moitié des 7,5 millions d'habitants, étaient fermées à la suite d'actes de vandalisme.

Afin de rejoindre leur travail, les habitants devaient se résoudre à faire la queue de longues heures durant pour attendre des bus ou des taxis.

De nombreux centres commerciaux et des écoles sont demeurés fermés. Plusieurs carrefours étaient jonchés de pavés, de vélos, de débris et d'obstacles divers laissés par des protestataires afin de perturber la circulation.

VANDALISME


De petits groupes de protestataires se donnent rendez-vous via les réseaux sociaux et  prennent pour cible différents quartiers de la ville afin de perturber au maximum son fonctionnement quotidien et de mettre les forces de l'ordre à l'épreuve.

CHAOS


De plus en plus de vidéos révélant des affrontements entre civils et manifestants surgissent sur les réseaux sociaux. Comme celle, édifiante, se déroulant dans les rues de Sheung Shui et publiée par le journaliste Damon Pang. 

GAMER 


Esquiver les balles en caoutchouc, renvoyer les lacrymos, échapper aux policiers... Les Hongkongais rentrant de manifestations peuvent reprendre une dose d'adrénaline grâce à un jeu vidéo intitulé "Libérez Hong Kong", recréant les heurts avec les forces de l'ordre qui illustre encore la créativité de la mouvance pro-démocratie.

DE PLUS EN PLUS EXTRÊME 


Les manifestants pro-démocratie hongkongais ont encore intensifié leurs actions tous azimuts mercredi pour paralyser au maximum l'ex-colonie britannique, théâtre depuis le début de la semaine de scènes d'une rare violence

TRONÇONNEUSE


Sur cette vidéo, on peut voir un manifestant arborer une tronçonneuse comme arme, avec de se raviser et de la laisser sur le bas-côté, sur conseil de ses camarades.

Infos précédentes

 "Nous montons en régime." C’est ainsi qu’une jeune femme résume la situation. Ce vendredi 5 octobre, la situation s'est encore enflammée à Hong Kong alors qu’une nouvelle mesure a été activée par l’exécutif hongkongais. Les manifestants pro-démocratie n'ont désormais plus le droit de porter un masque lors des mobilisations. Objectif totalement assumé, et même jugé "extrêmement nécessaire" par la Chine : "dissuader" les "manifestants violents et émeutiers ".  En réaction les manifestants ont saccagé des stations de métro dans la nuit et des commerces. Pour eux," l'interdiction des masques ne change rien", expliquait un étudiant à l’AFP. Visage caché et bout des doigts recouverts de sparadrap pour ne pas laisser d'empreintes, il veut à tout prix éviter les poursuites judiciaires 

Car depuis plus d’un mois, des manifestations monstres déferlent sur la ville de Hong Kong. Contre le gouvernement local pro-Pékin, et pour la démocratie, les militants font entendre leur soif de liberté. Alors que les rassemblements virent parfois aux affrontements violents entre des contestataires radicaux et la police, la mobilisation ne faiblit pas. Partie du rejet d'un projet de loi –  désormais suspendu – visant à autoriser les extraditions vers la Chine, le mouvement s'est élargi à des exigences plus vastes concernant la préservation des acquis démocratiques et des libertés, dont cette ancienne colonie britannique revenue dans le giron chinois en 1997 jouit, théoriquement jusqu'en 2047, aux termes de l'accord de rétrocession.

Vêtus de noir, le visage souvent masqué et casqué, ces militants, sont souvent jeunes étudiants qui ont fait vœu de désobéissance civile contre le gouvernement. Défilant par plusieurs centaines de milliers chaque semaine, ils exigent la démission de la cheffe de l'exécutif local Carrie Lam, que Pékin soutient de tout son poids, le retrait pur et simple du texte sur les extraditions, une enquête indépendante sur les violences policières supposées et l'amnistie des personnes arrêtées.

En vidéo

VIDÉO - Manifestants passés à tabac à Hong Kong : le retour des triades ?

Voir aussi

Le gouvernement a suspendu son texte mais les protestataires exigent son retrait définitif, la démission de la cheffe de l'exécutif Carrie Lam et l'arrêt des poursuites contre les manifestants arrêtés. Carrie Lam, qui bat des records d'impopularité, fait profil bas depuis qu'elle a dû suspendre son texte. "Ce qui s'est passé ces derniers mois a provoqué des conflits et des disputes entre le gouvernement et les habitants", a-t-elle reconnu en juillet.

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