EN DIRECT - Venezuela : l'aide humanitaire est arrivée, Maduro rompt ses relations avec la Colombie

International
DirectLCI
TENSIONS - La crise politique continue de faire rage au Venezuela. L'opposant Juan Guaido a annoncé samedi à la mi-journée l'entrée au Venezuela d'un premier camion d'aide humanitaire par la frontière brésilienne, malgré l'ordre donné par le président Nicolas Maduro de la maintenir fermée.
Live

TENSIONS


Selon les services colombiens de l’immigration, deux camions  d'aide ont été incendiés à la frontière avec la Colombie. Une députée pro-Guaido, Gaby Arellano - qui a évoqué "un camion" - a accusé les forces de l'ordre vénézuéliennes de l'avoir incendié sur ordre du président Maduro.

BILAN


Au moins deux personnes, dont un garçon de 14 ans, ont été tuées samedi à la frontière entre le Venezuela et le Brésil où l'armée vénézuélienne bloque les convois d'aide humanitaire, a annoncé une organisation de défense des droits humains.


"Les deux décès sont le résultat de la répression des militaires lors des heurts à Santa Elena de Uairén. Tous deux ont été tués par balles, l'un d'eux en pleine tête", a indiqué Olnar Ortiz, militant de l'ONG Foro Penal, opposée au gouvernement de Caracas.

ARMEE


L'armée serait-elle en train de basculer dans le camp Guaido ? Au moins 23 membres des forces de sécurité du Venezuela, dont 20 militaires, ont déserté samedi, passant en Colombie alors que la tension montait à la frontière fermée par le gouvernement de Nicolas Maduro pour bloquer l'entrée de l'aide humanitaire. 

Juan Guaido, qu'une cinquantaine de pays ont reconnu comme président par intérim du Venezuela, a promis une amnistie aux militaires qui rompraient avec le régime de Nicolas Maduro, accusé d'avoir été réélu frauduleusement à la présidence. "Les soldats avec lesquels j'ai parlé ont suivi leur désir de vie et d'avenir pour leurs enfants que l'Usurpateur ne leur garantit pas. Soldat vénézuélien, le message est clair: fait ce que te commande la Constitution. Il y aura une amnistie et des garanties pour ceux qui se mettent du côté du peuple", a-t-il écrit sur  Twitter.

DIPLOMATIE


La vice-présidente de Colombie, Marta Lucia Ramirez, a réagi à l'annonce samedi par le Venezuela de la rupture des relations diplomatiques bilatérales, en répondant qu'il ne pouvait rompre des relations inexistantes ,et a à nouveau qualifié le président Nicolas Maduro de "dictateur".

TENSIONS


Un camion transportant de l'aide humanitaire a été incendié samedi à la frontière avec la Colombie quand la police et l'armée vénézuelienne sont intervenues pour bloquer un convoi, a indiqué la député d'opposition Gaby Arellano.


"Les gens sont en train de protéger la cargaison du premier camion et de veiller à l'aide humanitaire que (le président Nicolas) Maduro, le dictateur, a demandé de bruler", a affirmé à la presse Mme Arellano, qui se trouvait près du pont Santander marquant la frontière avec la Colombie où se déroulent des heurts.

DIPLOMATIE


Le torchon brûle entre le Venezuela et la Colombie. "J'ai décidé de rompre les relations politiques et diplomatiques avec le gouvernement fasciste de Colombie dont les ambassadeur et consuls ont 24 heures pour quitter le Venezuela", a déclaré Nicolas Maduro devant un rassemblement de ses partisans à Caracas. Pour Maduro, tout de rouge vêtu, "la patience est à bout, nous ne pouvons continuer de supporter que le territoire de Colombie se prête à une agression contre le Venezuela". 

AIDE HUMANITAIRE


Quatre camions d'aide tentent de forcer le passage depuis la Colombie, selon la télévision vénézuélienne.  Les quatre camions se trouvaient à l'entrée du pont séparant les deux pays à hauteur de Las Tienditas, qui fait face côté vénézuélien à la ville colombienne de Cucuta.

HEURTS


La tension monte à la frontière entre la Colombie et le Venezuela. Des militaires vénézueliens ont tiré samedi des grenades lacrymogènes pour disperser des manifestants qui tentaient de se rendre sur le Pont Simón Bolívar, à San Antonio Táchira (est) pour demander l'entrée de l'aide humanitaire, ont constaté des journalistes de l'AFP.


Ces incidents, qui font suite à des heurts similaires sur un autre pont frontalier avec la Colombie, ont éclaté dans les rues de la ville quand des centaines de personnes se sont dirigées vers le pont.

AIDE HUMANITAIRE


L'opposant Juan Guaido a annoncé samedi à la mi-journée l'entrée au Venezuela d'un premier camion d'aide humanitaire par la frontière brésilienne, malgré l'ordre donné par le président Nicolas Maduro de la maintenir fermée.


"Attention Venezuela: nous annonçons officiellement QU'EST ENTRE le premier chargement d'aide humanitaire depuis notre frontière avec le Brésil. C'est un grand succès, Venezuela!" écrit M. Guaido sur Twitter.

AIDE HUMANITAIRE


Après plusieurs jours d'impasse, la situation est en passe de se débloquer : l'aide humanitaire envoyée par les Etats-Unis et leurs alliés "est en route pour le Venezuela", a annoncé samedi l'opposant Juan Guaido. Il a ainsi donné le coup d'envoi depuis la Colombie au processus visant à lui faire franchir la frontière, fermée par le régime chaviste.


Le chef de file de l'opposition vénézuélienne a réitéré son appel à l'armée à laisser passer l'aide, qui s'accumule notamment dans des entrepôts de Cucuta depuis le 7 février, mais que le régime de Nicolas Maduro refuse, y voyant un préalable à une intervention militaire américaine pour l'évincer du pouvoir.


"L'appel aux forces armées est très clair: bienvenus du côté correct de l'histoire, bienvenus les militaires qui aujourd'hui se mettent du côté de la Constitution", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, en référence notamment aux quatre soldats de la Garde nationale bolivarienne qui ont déserté samedi et franchi la frontière colombienne. 

PROPOSITION


Les Etats-Unis sont prêts à exempter de sanctions les responsables militaires qui rallieraient l'opposant Juan Guaido, président autoproclamé du Venezuela par intérim.


John Bolton, conseiller à la sécurité nationale, a fait cette proposition sur son compte Twitter. "Faites le bon choix !", a-t-il lancé aux militaires vénézuéliens.

DÉBLOCAGE


Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a accusé ce mercredi le régime de Nicolas Maduro de "bloquer" l'aide humanitaire envoyée au Venezuela, notamment par les Etats-Unis, en coordination avec le camp du président autoproclamé Juan Guaido.


"Le régime de Maduro doit PERMETTRE A L'AIDE DE PARVENIR AU PEUPLE AFFAME", a-t-il tweeté.

DES MILITAIRES BLOQUENT UN PONT


Des militaires vénézuéliens ont bloqué un pont à la frontière avec la Colombie, alors qu'était attendue une aide humanitaire internationale pour faire face à la 

grave pénurie de vivres et de médicaments au Venezuela, a dénoncé un député de l'opposition, Franklyn Duarte.

TRUMP : "NOUS SOUTENONS LE PEUPLE"


Le président Donald Trump a assuré les Vénézuéliens du soutien américain dans leur "quête de liberté", lors de son discours du State of the Union. "Nous soutenons le peuple du Venezuela dans sa noble quête de liberté", a-t-il déclaré.

" RÉPUGNANT ET RISIBLE "


Le président vénézuélien Nicolas Maduro a jugé lundi "répugnant et risible" l'appel lancé par le Groupe de Lima, qui réclame un changement de régime au Venezuela et exhorte l'armée à cesser de le soutenir

UN MILLIER


Près d'un millier de personnes ont été arrêtées au Venezuela depuis le début des mouvements de protestation contre le président Nicolas Maduro, a annoncé lundi l'ONG Foro Penal. 

APPEL


Les pays américains du Groupe de Lima ont exhorté ce lundi à l'armée vénézuélienne de se ranger derrière l'opposant Juan Guaido, autoproclamé président par intérim, appelant à un changement de régime "sans usage de la force" dans ce pays exsangue.


Onze des 14 pays latino-américains qui composent le groupe avec le Canada, ont demandé, dans une déclaration commune au terme d'une réunion de crise à Ottawa, aux forces armées du Venezuela de "démontrer leur loyauté au président par intérim", Juan Guaido. Ils ont par ailleurs souhaité que la transition démocratique dans ce pays se fasse "rapidement" mais sans violence, ni ingérence étrangère armée.

USA


Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo s'est félicité lundi de la reconnaissance par plusieurs pays européens du chef de l'opposition Juan Guaido comme président du Venezuela par intérim, invitant tous les autres pays à en faire de même.


"Nous encourageons tous les pays, dont les autres pays membres de l'Union européenne, à soutenir le peuple vénézuélien en reconnaissant le président par intérim Guaido, et en soutenant les efforts de l'Assemblée nationale pour le retour d'une démocratie constitutionnelle au Venezuela", a déclaré dans un communiqué le chef de la diplomatie américaine.

GUAIDO


Juan Guaido accuse Maduro d'essayer de transférer 1,2 milliard de dollars vers l'Uruguay. Le président par intérim a demandé à Montevideo d'arrêter ce transfert de fonds. "Ils sont en train d'essayer de transférer depuis la BANDES (Banque de développement du Venezuela, ndlr) l'argent qui est sur l'un des comptes, vers l'Uruguay. J'appelle l'Uruguay à ne pas se prêter à ce hold-up (...) nous sommes en train de parler de 1 à 1,2 milliard de dollars", a déclaré Juan Guaido.

REACTION

SANCTIONS


Le Venezuela a annoncé qu'il allait réévaluer ses relations diplomatiques avec les pays européens reconnaissant l'opposant Juan Guaido, qui s'est déclaré président par intérim, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères vénézuélien.


Caracas "va réévaluer intégralement les relations bilatérales avec ces gouvernements à partir de cet instant, jusqu'à ce qu'ils renoncent à soutenir les plans putschistes", indique le texte. S'il a fait part de son "inquiétude" face à l'évolution de la situation, Antonio Guterres n'a pas précisé les groupes auxquels il faisait allusion.

LE SOUTIEN DU CANADA


Justin Trudeau sort le chéquier. "Aujourd'hui, le Canada monte en puissance et annonce (une aide de) 53 millions de dollars pour répondre aux besoins les plus urgents des Vénézuéliens sur le terrain, notamment les près de trois millions de réfugiés", a déclaré le Premier ministre canadien à l'ouverture d'une réunion à Ottawa des pays du Groupe de Lima. Ce groupe réuni la dizaine de pays latino-américains du Groupe de Lima auxquels sont également associés les Etats-Unis et l'Union européenne.

BLOCAGE DE L'ITALIE 


L'Italie a bloqué l'adoption d'une position commune de l'UE reconnaissant à Juan Guaido la légitimité pour organiser une nouvelle présidentielle après le refus du président Nicolas Maduro de convoquer un nouveau scrutin. "Il n'y aura surement pas de déclaration commune de l'UE car certains Etats membres s'y opposent", a averti le chef de la diplomatie espagnole Josep Borell lors d'un point de presse à Bruxelles où il participe à une réunion ministérielle entre l'UE et la Ligue arabe pour préparer le sommet de Charm-el-Cheik.


Quatre sources diplomatiques ont confirmé à l'AFP l'impossibilité de faire adopter cette déclaration commune, précisant que l'Italie a refusé d'entériner le texte, tandis que la Grèce a, elle, émis des réserves.


Pour l'heure, quatorze Etats membres de l'UE - Espagne, France, Royaume-Uni, Danemark, Pays-Bas, Lituanie, Lettonie, Estonie, Portugal, Autriche, République tchèque, Suède, Finlande et Luxembourg - ont reconnu individuellement Juan Guaido comme président en charge pour organiser une nouvelle élection, rôle que lui confie la Constitution du Venezuela. La Belgique a pour sa part annoncé par la voix de son ministre des Affaires étrangères Didier Reynders son "soutien à Juan Guaido dans sa mission d'organiser de nouvelles élections libres et transparentes".

MADURO EN APPELLE AU PAPE (ET À L'EUROPE)


Nicolas Maduro annonce, dans un entretien lundi avec la chaîne de télévision italienne SkyTG24, avoir écrit au pape François pour demander son aide et sa médiation. "J'ai envoyé une lettre au pape François", déclare le chef de l'Etat au cours de cette interview enregistrée à Caracas. "Je lui dis que je suis au service de la cause du Christ (...) et dans cet esprit je lui demande son aide, dans un processus de facilitation et de renforcement du dialogue."


"Les gouvernements du Mexique et de l'Uruguay, tous les gouvernements des Caraïbes au sein du Caricom et celui de la Bolivie ont demandé une conférence pour le dialogue pour le 7 février", ajoute-t-il. "Je demande au pape de faire ses plus grands efforts, d'y mettre sa volonté, pour nous aider sur la voie du dialogue. J'espère recevoir une réponse positive."


L'Union européenne et l'Uruguay ont annoncé dimanche la première réunion du groupe de contact pour favoriser l'organisation de nouvelles élections au Venezuela pour le 7 février à Montevideo. L'UE et huit de ses États membres (Allemagne, Espagne, France, Italie, Portugal, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) en font partie, ainsi que la Bolivie, le Costa Rica, l'Équateur et l'Uruguay pour les pays d'Amérique latine.


Alors qu'une dizaine de pays européens - mais pas l'Italie - ont reconnu dans la matinée son opposant Juan Guaido comme président par intérim, Nicolas Maduro appelle l'Europe à "ne pas se laisser entraîner par les folies de Donald Trump". 

BERLIN DANS LE SILLAGE DE SES VOISINS


Après la France, l'Espagne ou encore le Royaume-Uni, l'Allemagne vient à son tour de reconnaître Juan Guaido comme président "par intérim" du Venezuela, en lui demandant de préparer une période de transition menant à des élections "crédibles".

MOSCOU DÉNONCE UNE "INGÉRENCE"


La Russie s'insurge contre une "ingérence" des Européens après la reconnaissance par plusieurs pays - France, Espagne, Royaume-Uni... - de Juan Guaido comme président du Venezuela, à la suite de l'expiration de leur ultimatum adressé à Nicolas Maduro, allié de Moscou. "Nous percevons les tentatives de légitimer l'usurpation du pouvoir comme une ingérence directe et indirecte dans les affaires internes du Venezuela", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Urgent

LA FRANCE RECONNAÎT JUAN GUAIDO


La France reconnaît Juan Guaido comme "président en charge pour mettre en œuvre un processus électoral" au Venezuela, écrit Emmanuel Macron sur Twitter, soulignant que "les Vénézuéliens ont le droit de s’exprimer librement et démocratiquement".

LONDRES ET MADRID RECONNAISSENT GUAIDO


Le Royaume-Uni, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt, et l'Espagne, par celle de son chef de gouvernement Pedro Sanchez, viennent de reconnaître officiellement Juan Guaido comme président du Venezuela. Une décision justifiée par les deux pays par le refus de Nicolas Maduro de convoquer une nouvelle élection présidentielle.

LE DRIAN


Invité de France Inter, le ministre des Affaires étrangères, dans la droite ligne de sa collègue aux Affaires européennes sur LCI ce dimanche, a confirmé que la France considérait désormais que le président du Parlement vénézuélien Juan Guaido avait "la légitimité pour organiser des élections" présidentielles.


Une annonce qui intervient à la suite de l'expiration de l'ultimatum lancé par la France et d'autres pays de l'UE à destination de Nicolas Maduro, exigeant de lui la convocation d'une nouvelle élection présidentielle. Un ultimatum balayé par le président vénézuélien. Cela ne signifie pas encore que Guaido, qui s'est autoproclamé "président par intérim" le 23 janvier, est reconnu par l'UE : "Nous nous consulter avec nos amis européens aujourd'hui, a annoncé à cet égard l'ancien président de la région Bretagne.

REFUS


Dans un entretien donné à la chaîne de télévision espagnole La Sexta, Nicolas Maduro a rejeté l'ultimatum européen, qui lui demandait d'organiser une nouvelle élection présidentielle. Le chef de l'Etat vénézuelien a déclaré qu'il ne ferait pas preuve de "lâcheté face aux pressions" de ceux qui réclament son départ.


"Pourquoi faut-il que l'Union européenne dise à un pays du monde qui a déjà 

organisé des élections qu'il doit refaire son élection présidentielle, parce 

que ce ne sont pas ses alliés de droite qui l'ont gagnée?", a interrogé Maduro depuis Caracas. "Que l'UE s'occupe de ses propres problèmes, la crise économique, l'immigration", a lancé le successeur de Hugo Chavez.

AGENDA


La première réunion du groupe de contact international constitué par l'UE pour favoriser l'organisation d'une nouvelle présidentielle au Venezuela aura lieu le 7 février à Montevideo, ont annoncé dimanche la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini et le président uruguayen Tabare Vazquez.

DIPLOMATIE


"L'ultimatum se termine ce soir. Si, d'ici ce soir, M. Maduro ne s'engage pas à organiser des élections présidentielles, nous considèrerons que M. Guaido est légitime pour les organiser à sa place et nous le considèrerons comme le président par interim jusqu'à des élections légitimes", a-t-elle déclaré durant l'émission politique Le Grand Jury organisée conjointement par les médias français RTL, LCI et Le Figaro.

UNE "FARCE"


Sur LCI, la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau a qualifié dimanche de "farce" la proposition du président vénézuélien Nicolas Maduro d'organiser des législatives anticipées, et exigé qu'il s'engage à organiser un scrutin présidentiel faute de quoi Paris reconnaîtra son rival, Juan Guaido, comme chef de l'Etat par interim.

ÉLECTIONS


Le président vénézuélien Nicolas Maduro s'est déclaré samedi favorable à la tenue d'élections législatives anticipées dans le courant de cette année, alors qu'elles sont prévues en 2020 et que le Parlement est actuellement contrôlé par l'opposition. L'Assemblée constituante, fidèle au pouvoir en place, appelle à "des élections législatives anticipées cette année (...) Je suis d'accord et je m'engage en faveur de cette décision", a déclaré Nicolas Maduro devant des milliers de partisans rassemblés à Caracas. 

NOUVELLE MOBILISATION


Devant des milliers de partisans à Caracas, Juan Guaido, a annoncé une nouvelle manifestation contre le chef de l'Etat Nicolas Maduro le 12 février. En appelant les manifestants à "poursuivre leur mobilisation dans la rue", Juan Guaido a appelé à "deux manifestations importantes", une le Jour de la jeunesse au Venezuela, le 12 février, et l'autre liée à l'arrivée d'une aide humanitaire, dont il n'a pas précisé la date. 

AIDE HUMANITAIRE


Juan Guaido, qui s'est proclamé président, a annoncé l'arrivée dans les prochains jours d'une aide humanitaire destinée au pays pétrolier à la frontière colombienne, au Brésil et sur une "île des Caraïbes", en demandant à l'armée de la laisser entrer. 


"Nous avons déjà trois centres de collecte pour l'aide humanitaire: Cucuta (Colombie), et il y en aura deux autres, l'une au Brésil et l'autre sur une île des Caraïbes", a déclaré chef de l'opposition devant des milliers de partisans rassemblés à Caracas.

MANIFESTATION


L'opposition vénézuélienne, dirigée par le président autoproclamé Juan Guaido, défie samedi dans la rue le chef de l'Etat Nicolas Maduro pour exiger qu'il abandonne le pouvoir, à l'occasion du très symbolique 20e anniversaire de la révolution bolivarienne du défunt Hugo Chavez. Une foule massive de partisans de l'opposant défile dans le quartier de Las Mercedes, rapporte un témoin, alors que Juan Guaido doit prendre la parole.

JOURNALISTES ARRÊTÉS


Bonne nouvelle : les deux journalistes de Quotidien ont été libérés, selon le Twitter de l'émission. Ils filmaient le palais présidentiel quand ils ont été interpellés.


Ils avaient été arrêtés avec leur producteur dans le pays, Rolando Rodriguez, a précisé le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP).

JOURNALISTES ARRÊTÉS


Paris "exige la libération" des deux journalistes français arrêtés au Venezuela, annonce le Quai d'Orsay.

SOUTIEN EUROPÉEN À GUAIDO


Le Parlement européen a reconnu jeudi l'opposant vénézuélien Juan Guaido comme "président par intérim légitime" de son pays et appelé tous les pays de l'UE à faire de même en adoptant une "position ferme et unifiée", dans une résolution votée à Bruxelles. Les eurodéputés apportent leur "soutien entier à l'égard de son programme", dans ce texte proposé en commun par les principaux groupes politiques de l'assemblée.

JOURNALISTES ARRÊTÉS


L'Union européenne exige la libération de tous les journalistes détenus sans raison au Venezuela, a annoncé jeudi à Bucarest la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini. "Nous allons en discuter avec les ministres des Affaires étrangères", a-t-elle ajouté à l'issue d'une réunion informelle avec les ministres de la défense de l'UE. 

ARMÉE


Le soutien de l'armée vénézuélienne est "crucial" pour parvenir à renverser du pouvoir le président Nicolas Maduro, a écrit le président autoproclamé Juan Guaido dans une tribune publiée ce mercredi par le New York Times


M. Guaido a indiqué que des réunions secrètes ont eu lieu avec des membres des forces de sécurité et assuré que la plupart de ses interlocuteurs ont été d'accord pour affirmer que le status quo au Venezuela ne pouvait plus continuer.


"Le retrait du soutien de l'armée à M. Maduro est crucial pour permettre un changement de gouvernement, et la majorité de ceux en uniforme sont d'accord que les tourments actuels dans le pays sont intenables", écrit Juan Guaido.


"La transition aura besoin du soutien des principaux contingents militaires. Nous avons eu des entretiens secrets avec des membres des forces armées et des forces de sécurité", poursuit-il. 

DONALD TRUMP 


Le président américain indique sur Twitter avoir parlé ce mercredi avec le "président par intérim" Juan Guaido pour "le féliciter de son accession historique à la présidence". Donald Trump déclare également avoir fait part "du soutien des Etats-Unis à la lutte que mène le Venezuea pour regagner sa démocratie" et conclut ainsi son message, saluant les nouvelles manifestations contre Nicolas Maduro : "Le combat pour la liberté a commencé !". 

DÉCLARATION


Le président vénézuélien Nicolas Maduro s'est dit favorable à des élections législatives anticipées pour mettre fin à la crise politique qui déchire le pays, dans un entretien à l'agence publique russe RIA Novosti.


"Ce serait très bien d'organiser des élections législatives plus tôt, cela constituerait une très bonne forme de discussion politique, une bonne solution par le vote populaire", a déclaré le président socialiste alors que l'opposition appelle à manifester contre lui ce mercredi.

DÉCLARATION


Nicolas Maduro se redit "prêt à négocier" avec l'opposition (entretien à une agence russe). "Je suis prêt à m'asseoir à la table des négociations avec l'opposition, pour parler pour le bien du Venezuela, pour la paix et son futur", a déclaré le président socialiste.

PAS D'INTERVENTION MILITAIRE


Le Groupe de Lima s'est déclaré contre toute intervention militaire au Venezuela.  "En tant que Groupe de Lima, nous avons dit que nous ne soutenons aucune intervention militaire au Venezuela", a dit le ministre péruvien à la presse. 

Le Groupe de Lima a été créé en 2017 pour contribuer à une solution pacifique 

de la crise au Venezuela. 

GUAIDO INTERDIT DE QUITTER LE VENEZUELA


Le Tribunal suprême de justice (TSJ) du Venezuela a interdit à Juan Guaido, autoproclamé président, de quitter le pays et a gelé ses comptes bancaires. Le chef du Parlement de 35 ans, objet d'une enquête préliminaire, est soumis à une "interdiction de sortir du pays jusqu'à la fin de l'enquête", la justice décidant aussi le "gel des comptes bancaires" de l'opposant n)1 au régime, a annoncé le président du TSJ, Maikel Moreno.

ETATS-UNIS


Les Etats-Unis ont appelé les ressortissants américains à "ne pas se rendre" au Venezuela en raison des risques pour leur sécurité en pleine crise politique et diplomatique. L'avertissement aux voyageurs, qui encourageait jusque-là les Américains à éviter de se rendre sur place, a été relevé au plus haut niveau d'alerte après la reconnaissance par Washington comme président par intérim de l'opposant Juan Guaido. Le département d'Etat américain met notamment en garde contre la criminalité, les manifestations qui peuvent dégénérer et les "arrestations arbitraires de citoyens américains", soulignant que les Etats-Unis n'ont qu'une "capacité limitée à fournir une assistance d'urgence" en raison du rappel du personnel diplomatique non essentiel.

Le Venezuela a-t-il un président ? Mercredi 23 janvier au soir, le président du Parlement vénézuélien, contrôlé par l'opposition, s'est autoproclamé "président en exercice" du pays devant des dizaines de milliers de manifestants, réunis à Caracas, la capitale, pour protester contre le président Nicolas Maduro. 


"Je jure d'assumer formellement les compétences de l'exécutif national comme président en exercice du Venezuela pour parvenir (...) à un gouvernement de transition et obtenir des élections libres", a-t-il lancé depuis une tribune, obtenant immédiatement la reconnaissance officielle de Donald Trump, puis celle du Canada, du Brésil, du Pérou et de plusieurs pays latino-américains.

Alors que plusieurs dirigeants étrangers, à l'instar de Donald Trump, ont officiellement reconnu Juan Guaido comme président, marquant leur ferme opposition à Nicolas Maduro, ce dernier compte sur l'appui de l'armée - qui a rejeté cette autoproclamation - pour contrecarrer le soutien international. Le gouvernement compte également sur la Cour suprême qui devrait se réunir ce jeudi. Peu avant la proclamation de Juan Guaido, la plus haute juridiction du pays, composée de fidèles au régime, avait annoncé avoir ordonné une enquête pénale contre les membres du Parlement en les accusant d'usurper les prérogatives du président. 

D'où viennent ces manifestations?

La situation politique est des plus chaotique. Ces mobilisations sont organisées dans un climat explosif, deux jours après le bref soulèvement d'un groupe de 27 militaires qui se sont retranchés quelques heures dans une caserne du nord de Caracas, en lançant des appels à l'insurrection. Ils ont été rapidement arrêtés. 


Sept personnes dont un mineur de seize ans sont mortes dans des violences, pendant la nuit qui a précédé les manifestations. Les opposants, vêtus de blanc, exigent un "gouvernement de transition" et de nouvelles élections. Le président vénézuélien a été investi le 10 janvier pour un deuxième mandat, contesté par l'opposition et non reconnu par les Etats-Unis, l'Union européenne et de nombreux pays d'Amérique latine. 


De leur côté, les partisans du gouvernement, habillés de rouge pour la plupart, se sont retrouvés dans d'autres points de la capitale pour apporter leur soutien au chef de l'Etat et rejeter les revendications de l'opposition, qu'ils considèrent comme une tentative de coup d'Etat orchestrée par Washington. Les commerces, écoles et institutions sont restés fermés mercredi, tandis que de rares véhicules étaient visibles dans les rues. Les violentes manifestations de 2017 qui ont fait 125 morts sont encore dans toutes les mémoires. 


L'Union Européenne,  à travers la voix de sa Haute représentante, Frederica Mogherini, a appelé à écouter la "voix" du peuple du Venezuela et a réclamé des élections "libres". "L'UE appelle à l'ouverture immédiate d'un processus politique débouchant sur des élections libres et crédibles, conformément à l'ordre constitutionnel", a ajouté la cheffe de la diplomatie européenne dans un communiqué. Soutien notoire du régime chaviste en France, Jean-Luc Mélenchon a, lui, jugé la situation comme "une tentative de coup d'Etat".

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter