EN DIRECT - Venezuela : Guaido appelle à des manifestations pour convaincre l'armée de lâcher Maduro

EN DIRECT - Venezuela : Guaido appelle à des manifestations pour convaincre l'armée de lâcher Maduro
International

TENSIONS - Soutenu par un groupe de soldats, le président autoproclamé du Venezuela Juan Guaido a de nouveau appelé à la destitution du chef d'Etat en place, Nicolas Maduro. Les partisans du régime dénoncent, eux, une "tentative de coup d'Etat". Alors que plusieurs dizaines de personnes ont été blessées lors d'affrontements à Caracas, la communauté internationale redoute l'escalade. Les dernières informations en direct.

Live

"BÂILLONNÉE"


Le chef de file de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido a accusé le pouvoir chaviste de vouloir "bâillonner" l'Assemblée nationale. Les accès sont bloqués par les forces de l'ordre, empêchant les députés de siéger.


A l'aube, des effectifs de la police, de la Garde nationale bolivarienne, un corps militarisé, et des services de renseignement (Sebin) ont été déployés autour du Palais fédéral et en ont interdit l'accès toute la journée aux députés et aux journalistes, a constaté l'AFP. Le Parlement est la seule institution vénézuélienne contrôlée par l'opposition à Nicolas Maduro auquel Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, réfute toute légitimité.

JUGÉS POUR RÉBELLION


L'Assemblée constituante du Venezuela, proche du président Nicolas Maduro, a levé mardi l'immunité de cinq autres députés de l'Assemblée nationale contrôlée par l'oppositio. Au total, 14 parlementaires seront jugés pour rébellion

GUAIDO

Aveu d'échec pour le président autoproclamé du Venezuela ? S'il continue d'assurer que le changement était "très proche" au pays dirigé par Nicolas Maduro, Juan Guaido a en tout cas rejeté la responsabilité du manque de réussite de son "opération Liberté", lancée mardi 30 avril, sur certains qui "n'ont pas tenu parole". Une opération qualifiée "d'escarmouche putschiste" en haut lieu.


Le pari du principal opposant au pouvoir chaviste, qui reposait sur le soulèvement des militaires d'ordinaire fidèles aux dirigeants, a échoué. Toutefois, dans cet entretien à l'AFP, il veut croire que "le mécontentement généralisé" et ouvert la porte à "une coopération étrangère pour surmonter la crise". Un appel du pied à l'armée américaine, qu'il n'avait jusqu'à présent formulé qu'avec timidité ? C'est "l'option polémique", a-t-il éludé.

GUAIDO 


L'opposant vénézuélien Juan Guaido a appelé à manifester "en paix" samedi devant les bases militaires du pays pour demander à l'armée de lâcher le président socialiste Nicolas Maduro, lequel est passé jeudi à l'offensive contre "les putschistes", deux jours après une tentative ratée de soulèvement.


"Samedi 4 : mobilisation nationale en paix vers les principales unités militaires pour qu'elles se rallient à la Constitution", a tweeté dans la nuit de jeudi à vendredi M. Guaido.

GUAIDO 


L'opposant vénézuélien Juan Guaido a appelé à manifester "en paix" samedi devant les bases militaires du pays pour demander à l'armée de lâcher le président socialiste Nicolas Maduro, lequel est passé jeudi à l'offensive contre "les putschistes", deux jours après une tentative ratée de soulèvement.


"Samedi 4 : mobilisation nationale en paix vers les principales unités militaires pour qu'elles se rallient à la Constitution", a tweeté dans la nuit de jeudi à vendredi M. Guaido.

ETATS-UNIS

Par ailleurs, Donald Trump, qui menace régulièrement Nicolas Maduro d'une intervention militaire américaine, a appelé dans la journée à mettre fin à la "répression brutale" au Venezuela. Dans le même temps, son secrétaire d'Etat Mike Pompeo n'écartait pas une intervention militaire : "Si c'est nécessaire, c'est ce que feront les Etats-Unis." Une issue à laquelle s'oppose vivement l'Onu.

OPPOSANT


L'Espagne a officiellement refusé ce soir de livrer l'opposant Leopoldo Lopez, réfugié à l'ambassade ibère, aux autorités du Venezuela. Le pouvoir maduriste avait exigé que le quadragénaire, fondateur du parti Volontad popular, le parti de Juan Guaido, était en résidence surveillée après avoir été emprisonné pendant trois ans. Accusé d'être un putschiste, Leopoldo Lopez, incarnation de l'opposition radicale à Maduro, avait organisé en 2014 des manifestations anti-chavistes qui avaient fait 43 morts.

VICTIMES

L'opposition a fait savoir que quatre personnes sont mortes dans les manifestations depuis le début des échauffourées qui ont opposé les anti-Maduro aux forces de l'ordre. Deux adolescents, touchés par balle, ont succombé à leurs blessures, jeudi 2 mai, a appris l'AFP auprès de l'opposition et de leur famille. Yosner Graterol, 16 ans, et Yoifre Hernandez, 14 ans, rejoignent ainsi Samuel Mendez, 24 ans, mort mardi et Jurubith Rausseo, 27 ans, morte mercredi, a détaillé un observatoire proche du camp pro-Guaido.

MORT


Une femme de 27 ans a été tuée par balle pendant les manifestations anti-Maduro selon une ONG. Elle a reçu une balle dans la tête. "Nous condamnons l'assassinat de la jeune Jurubith Rausseo" par "impact de balle dans la tête pendant une manifestation", a tweeté l'Observatoire vénézuélien des conflits sociaux.

HEURTS


Des heurts entre forces de l'ordre et manifestants ont eu lieu à Caracas, faisant au moins 27 blessés, dont une par balle. Ces heurts sont survenus au milieu d'un défilé en soutien à l'opposant Juan Guaido, ont annoncé les services sanitaires locaux.

WASHINGTON


Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a dit au ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov que Moscou "déstabilisait" le Venezuela, et a de nouveau demandé à la Russie de cesser de soutenir le président socialiste Nicolas Maduro. M. Pompeo a souligné "que l'intervention de la Russie et de Cuba était déstabilisante pour le Venezuela et pour la relation bilatérale Etats-Unis/Russie", a affirmé la porte-parole du département d'Etat Morgan Ortagus.

ONU


Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a mis en garde mercredi les autorités vénézuéliennes contre un "usage excessif de la force" contre les manifestants, appelant toutes les parties à "renoncer à la violence". "Le bureau des Nations unies pour les droits de l'homme est extrêmement préoccupé par les informations faisant état d'un usage excessif de la force par les forces de sécurité contre des manifestants au Venezuela, qui aurait fait des dizaines de blessés", a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat, Marta Hurtado, dans un communiqué. "Nombre d'entre eux auraient également été détenus", a-t-elle ajouté.

HEURTS AVEC DES PARTISANS DE GUAIDO


Des heurts opposent à Caracas des partisans de l'opposant Juan Guaido à des effectifs de la Garde nationale bolivarienne, un corps militarisé chargé du maintien de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP. Les manifestants tentaient de bloquer une autoroute qui longe la base militaire aérienne de La Carlota, d'où Juan Guaido avait assuré mardi avoir le soutien d'un groupe de soldats, et lançaient des pierres en direction des forces de l'ordre, qui répondaient par des tirs de gaz lacrymogène.

RUSSIE 


Serguei Lavrov, ministre des affaires étrangères répond à Mike Pompeo que "l'influence destructrice" des Etats-Unis bafoue le droit international. 

ETATS-UNIS 


Le chef du Pentagone Patrick Shanahan a annulé mercredi à la dernière minute un voyage prévu en Europe alors que Washington a indiqué qu'une intervention militaire américaine au Venezuela était "possible".


"Le ministre de la Défense par intérim ne se rendra finalement pas en Europe car il a décidé que rester à Washington lui permettrait de se coordonner plus efficacement avec le Conseil de sécurité nationale (de la Maison Blanche) et le département d'Etat sur le Venezuela", a annoncé son porte-parole, le lieutenant-colonel Joe Buccino.

ETATS-UNIS


Une intervention militaire américaine "possible si nécessaire", a déclaré Mike Pompeo. Le président Trump "se tient prêt, si nécessaire, à faire intervenir l'armée américaine au Venezuela", où de violents heurts ont suivi le soulèvement mardi d'un groupe de soldats contre le président Nicolas Maduro. 


"Une intervention militaire est possible. Si c'est nécessaire, c'est que ce feront les Etats-Unis", a dit le chef de la diplomatie américaine.

RÉACTION 


Téhéran soutient le gouvernement vénézuélien du président Nicolas Maduro, a indiqué mercredi le chef de la diplomatie iranienne, saluant l'"échec du coup d'Etat" après les heurts mardi entre manifestants et forces de l'ordre à Caracas.


"Nous pensons que le gouvernement constitutionnel vénézuélien doit être maintenu", a déclaré Mohammad Javad Zarif à des journalistes en marge d'une rencontre sur la coopération en Asie à Doha, capitale du Qatar.


"Nous sommes heureux d'avoir vu le peuple vénézuélien faire échouer le coup d'Etat, mais nous continuons de croire en la nécessité d'un dialogue (interne) comme l'a suggéré le gouvernement" vénézuélien, a-t-il ajouté.

RÉACTION


La Syrie condamne la tentative de "coup d'Etat raté" au Venezuela, estimant que son échec était une "claque sévère" pour les Etats-Unis, accusés de poursuivre une politique de "déstabilisation" dans ce pays, selon l'agence officielle Sana.


La Maison Blanche avait appelé mardi le ministre de la Défense vénézuélien et plusieurs autres responsables du régime de M. Maduro à rallier l'opposant Juan Guaido, au moment où celui-ci revendiquait le soutien d'un groupe de "militaires courageux".

LE POINT SUR LA SITUATION 


- Lors de manifestations contre Nicolas Maduro, une femme a été tuée par balles. De nombreuses autres ont été blessées.


- Juan Guaido a appelé mercredi à une grève générale et à une poursuite des manifestations au Venezuela dans l'espoir de chasser du pouvoir le président Nicolas Maduro. Ce dernier a promis de châtier les "traîtres" responsables du soulèvement militaire raté de mardi.


- De très violents heurts s'étaient déroulés en effet mardi 30 avril. Un groupe de militaires vénézuéliens s'était soulevé en soutien à l'opposant Juan Guaido, qui avait affirmé qu'il n'y avait "plus de retour en arrière" possible.


- Nicolas Maduro a évoqué une "escarmouche putschiste" mise en échec. Il a évoqué des poursuites pénales. Pour le gouvernement vénézuélien, ce soulèvement est une "tentative de coup d'Etat".


- Des soldats vénézuéliens ont demandé asile à l'ambassade du Brésil à Caracas, lors du soulèvement de militaires contre le président Nicolas Maduro. 


- Le gouvernement vénézuélien a suspendu la diffusion de BBC Mundo, de CNN International et de RCR, ont affirmé cette radio locale et un syndicat de journalistes vénézuéliens.


- Air France a fait revenir un vol Paris - Caracas en raison des événements. 

"COUP D’ÉTAT"


Le président Nicolas Maduro a affirmé dans une allocution que l'"escarmouche putschiste" de soldats qui ont fait défection pour rallier l'opposant Juan Guaido avait été mise en échec. Selon lui, cinq soldats et trois policiers ont été blessés par balle lors des heurts, qu'il qualifie de "tentative de coup d'Etat". Il a ajouté vouloir lancer des "poursuites pénales" pour les délits commis.


Enfin, il a démenti les propos du secrétaire d'État américain Mike Pompeo, selon lesquels il comptait fuir le Venezuela pour se rendre à Cuba.

RISQUES SANITAIRES


Le secrétaire à la Santé des Etats-Unis, Alex Azar, a affirmé que l'afflux de migrants vénézuéliens dans la région avait des conséquences sanitaires importantes, nombre d'entre eux étant selon lui porteurs de maladies infectieuses. "Nous constatons que des milliers de cas de maladies évitables grâce à la  vaccination - qui étaient rares ou totalement éradiquées comme la rougeole ou la diphtérie - atteignent nos zones frontalières et se propagent dans les communautés locales", a-t-elle déclaré ce mardi à Lima.

APPEL A LA MANIFESTATION


L'opposant vénézuélien Juan Guaido a appelé à la poursuite des manifestations contre le président Nicolas Maduro. "J'appelle les Forces armées à continuer d'avancer dans l''opération liberté'. Demain, 1er mai, nous continuerons (...). Dans tout le Venezuela, nous serons dans la rue", a dit ce mercredi Juan Guaido dans un message vidéo diffusé sur les réseaux sociaux.

HEURTS À CARACAS 


Au moins 69 personnes ont été blessées, dont deux par balle, dans les heurts survenus à Caracas au cours des manifestations en soutien au groupe de soldats qui a fait défection pour rallier l'opposant Juan Guaido, ont annoncé les services de santé locaux. Selon les médias vénézuéliens cités par l'AFP, une troisième personne a été blessée par balle au cours de ces échauffourées survenues lors de ce que le gouvernement de Nicolas Maduro qualifie de "tentative de coup d'Etat". 

ETATS-UNIS


Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a affirmé que le président vénézuélien Nicolas Maduro était prêt à s'envoler mardi matin pour Cuba, avant d'en être dissuadé par la Russie. "Il avait un avion sur le tarmac, il était prêt à partir ce matin, d'après nos informations, et les Russes lui ont dit de rester", a déclaré le secrétaire d'Etat sur CNN, précisant que le successeur d'Hugo Chavez avait l'intention de trouver refuge à La Havane.


Plus tôt, Donald Trump avait appelé Cuba à cesser son soutien militaire au régime, menaçant d'instaurer un embargo "total" sur l'île.

UE


L'Union européenne appelle à la "plus grande retenue" sur la situation au Venezuela. "L'Union européenne suit de près les derniers événements au Venezuela. Nous réaffirmons qu'il ne peut y avoir qu'une solution politique, pacifique et démocratique pour sortir des crises multiples qu'affronte le pays", a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans un communiqué.

"L'union européenne rejette toute forme de violence et appelle à la plus grande retenue pour éviter la perte de vies et une escalade des tensions", a-t-elle poursuivi, ajoutant que l'UE se tenait "fermement au côté du peuple vénézuélien et de ses aspirations démocratiques légitimes".

AIR FRANCE


La compagnie aérienne Air France a décidé de faire revenir à Paris un avion parti pour Caracas, "en raison des événements au Venezuela". "Après analyse de la situation, il a été décidé de faire revenir à Paris-Charles de Gaulle le vol AF368" a indiqué un porte-parole du groupe. 

LEOPOLDO LOPEZ


L'un des leaders de l'opposition vénézuélienne, Leopoldo López, libéré mardi de sa résidence surveillée par les militaires soutenant Juan Guaido, s'est réfugié avec son épouse et l'un de ses trois enfants dans l'ambassade du Chili à Caracas, a annoncé le ministère chilien des Affaires étrangères.

"Lilian Tintori et sa fille sont entrés comme invités de notre mission diplomatique à Caracas. Son époux Leopoldo Lopez les a rejointes il y a quelques minutes et reste dans cet endroit avec sa famille. Le Chili réaffirme son engagement auprès des démocrates vénézuéliens", a indiqué le ministère chilien sur Twitter.

LE CANADA APPELLE AU DÉPART DE MADURO


"Les Vénézuéliens sont dans la rue aujourd'hui pour manifester leur désir de retour à la démocratie, même face à une répression violente", a déclaré Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères du Canada, lors d'un point de presse. "Le Canada salue leur courage et nous appelons le régime de Maduro à se retirer et à permettre la résolution pacifique de cette crise conformément à la Constitution vénézuélienne", a-t-elle dit.

WASHINGTON


La Maison Blanche a appelé le ministre de la Défense vénézuélien et plusieurs autres responsables du régime à rallier l'opposant Juan Guaido. "Il est très important que des figures centrales du régime qui ont parlé à l'opposition sur les trois derniers mois (...) s'impliquent dans le transfert pacifique du pouvoir au président par intérim Juan Guaido", a déclaré John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.


Washington a également martelé que les événements en cours n'étaient en aucun cas "un coup d'Etat" et a réaffirmé que "toutes les options" étaient sur la table, sans donner d'autres précisions.

DONALD TRUMP


Si disant informé de très près de la situation, Donald Trump assure que les Etats-Unis "se tiennent aux côtés du peuple vénézuélien et de leur liberté".

UN VÉHICULE BLINDÉ FONCE SUR DES MANIFESTANTS


Un véhicule blindé a foncé sur un groupe de personnes qui manifestaient à Caracas en soutien aux militaires soulevés contre le président vénézuélien Nicolas Maduro, selon des images diffusées sur des chaînes locales et étrangères. L'AFP rapporte que le blindé a chargé sur un groupe de manifestants qui protestaient devant La Carlota, la base aérienne d'où l'opposant Juan Guaido a annoncé dans la matinée le ralliement de militaires à sa cause.

ERDOGAN


Sur Twitter, le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné une "tentative de coup d'Etat" de Juan Guaido. "En tant que pays qui a combattu contre les coups d'Etat et connu les conséquences négatives causées par les coups d'Etat, nous condamnons la tentative de coup d'Etat au Venezuela", a-t-il écrit. "Le monde entier doit respecter les préférences démocratiques des Vénézuéliens".

UN SOLDAT BLESSÉ PAR BALLE


Un soldat vénézuélien fidèle au président Nicolas Maduro a été blessé par balle au cours du soulèvement de militaires en soutien au chef de l'opposition Juan Guaido, a annoncé le ministre de la Défense. "Je dénonce la violente agression dont a été victime le colonel Yerzon Jimenez Baez (...), blessé par balle à la hauteur du cou sur l'autoroute Francisco Fajardo", face à la base aérienne de La Carlota à Caracas, d'où Juan Guaido a annoncé le ralliement à sa cause d'un groupe de militaires, a déclaré le ministre sur Twitter. Il a désigné comme responsables "les dirigeants politiques de l'opposition".

"RESTER DANS LA RUE"


Le représentant aux Etats-Unis de Juan Guaido a appelé le peuple vénézuélien à "rester dans la rue" pour accentuer la pression contre le président socialiste Nicolas Maduro. "L'appel que nous lançons maintenant à notre peuple, c'est de rester dans la rue pour conquérir sa liberté (...). C'est le moment (pour Maduro) de quitter le pouvoir. Il est temps que (son) ambition cesse de causer davantage de souffrances au Venezuela", a dit à des journalistes à Washington Carlos Vecchio, que les Etats-Unis reconnaissent comme l'ambassadeur du Venezuela. 

ONU


Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres exhorte "toutes les parties à éviter de recourir à la violence" au Venezuela et leur demande de "prendre des mesures immédiates pour faire revenir le calme", a déclaré son porte-parole. 

Il exhorte aussi "toutes les parties à observer la plus grande retenue", alors que l'opposant vénézuélien Juan Guaido a revendiqué le ralliement de soldats depuis une base militaire de Caracas, aux abords de laquelle ont éclaté des échauffourées avec des forces loyalistes au président Nicolas Maduro.

BAIN DE SANG


Le ministre de la Défense du Venezuela, le général Vladimir Padrino, a rejeté sur l'opposition la responsabilité d'un éventuel "bain de sang" après le soulèvement de militaires contre le président Nicolas Maduro. "Je les tiens responsables pour tout acte de violence, décès ou bain de sang", a-t-il averti dans un discours en présence du haut commandement militaire, au cours duquel il a réitéré son soutien au président Maduro, défié par l'opposant Juan Guaido.

FAIRE CHUTER MADURO


Aux alentours de 17h sur Twitter, Juan Guaido a appelé ses partisans à descendre dans la rue jusqu'à obtenir la chute du président Nicolas Maduro, assurant qu'il n'y avait "plus de retour en arrière" après le soulèvement d'une partie des militaires. "C'est le moment! Les 24 Etats du pays se sont engagés sur le même chemin: il n'y a plus de retour en arrière. L'avenir nous appartient: le peuple et l'armée unis pour mettre fin à l'usurpation".

LE POINT SUR LA SITUATION AU VENEZUELA CE MARDI


L'opposant vénézuélien Juan Guaido, engagé dans un bras-de-fer depuis trois mois avec le président Nicolas Maduro, a revendiqué le soutien de "soldats courageux" depuis une base militaire de Caracas. Le gouvernement a dénoncé une "tentative de coup d'Etat" et assuré qu'il pouvait compter sur "l'entière loyauté" des chefs de l'armée.

Dans la journée, après l'annonce de Guaido, des échauffourées ont éclaté aux alentours de la base aérienne de Caracas où il avait annoncé qu'un groupe de militaires s'était soulevé contre le gouvernement.

Le numéro 2 du pouvoir vénézuélien, Diosdado Cabello, a appelé les partisans de Nicolas Maduro à un rassemblement au palais présidentiel de Miraflores à Caracas.

Les Etats-Unis ont affiché leur soutien au peuple vénézuélien dans sa "quête de liberté", réaffirmant leur appui sans faille à l'opposant Juan Guaido. "Aujourd'hui, le président par intérim Juan Guaido a annoncé le début de l'Opération Liberté", a tweeté le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. "Le gouvernement américain soutient pleinement le peuple vénézuélien dans sa quête de liberté et de démocratie", a-t-il ajouté.

Le ministre Brésilien des Affaires étrangères Ernesto Araujo a estimé "positif" le ralliement de militaires vénézuéliens à l'opposant Juan Guaido et a réitéré le soutien de Brasilia au "processus de transition démocratique". Le président Jair Bolsonaro a exprimé mardi sa "solidarité" envers un peuple vénézuélien "réduit en esclavage par un dictateur".

Madrid a appelé à éviter "une effusion de sang". "Nous appuyons un processus démocratique pacifique" et appelons "à la convocation immédiate d'élections", a déclaré devant la presse la porte-parole du gouvernement espagnol Isabel Celaa. Le président colombien Ivan Duque, quant à lui, a appelé les militaires vénézuéliens à rejoindre M. Guaido.

La Russie a accusé l'opposition soutenue par les Etats-Unis de provoquer la confrontation au Venezuela, et a appelé à des pourparlers, mettant en garde contre un bain de sang.

EN DIRECT


Nous reprenons ce direct ce mercredi 30 avril, alors que l'opposant Juan Guaido, soutenu par un groupe de soldats, a appelé au rassemblement des forces armées pour réclamer la destitution du président Nicolas Maduro, dans une "lutte pacifique". Les partisans de Maduro dénoncent, eux, une "tentative de coup d'Etat" du chef d'Etat autoproclamé du Venezuela.

BRAS DE FER

Venezuela : l'immunité de Juan Guaido levée par l'Assemblée constituante

ACCUSATIONS

Après cette arrestation, Juan Guaido a accusé le pouvoir en place de vouloir l'"intimider". "Qu'ils viennent mais ils ne pourront nous dévier de la route que nous sommes en train de tracer". Soutiens respectifs de Guaido, l'UE et les Etats-Unis ont chacun réclamé la libération de Roberto Marrero. L'Onu a, de son côté, appelé les "acteurs au Venezuela à prendre des mesures immédiates pou apaiser les tensions et empêcher toute action qui pourrait amener à une nouvelle escalade".

ACCUSATIONS

Le bras droit de l'opposant vénézuélien Juan Guaido, arrêté dans la nuit à Caracas, est accusé de "terrorisme", a annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur Nestor Reverol en direct à la télévision. Roberto Marrero, qui exerce le mandat de député et la fonction de chef de cabinet auprès du président autoproclamé du pays, est également accusé d'avoir "détenu une quantité importante d'armes" à son domicile, a ajouté le ministre.

INTERVIEW EXCLUSIVE

Les journalistes de TF1 sont allés à la rencontre du président autoproclamé du Venezuela.

EXCLU - "Ma seule peur, que ce régime affame le peuple" : rencontre avec Juan Guaido, président autoproclamé du Venezuela

LES ACTIVITÉS REPRENNENT


Le travail reprendra ce jeudi 14 mars au Venezuela après une semaine d'interruption due à la gigantesque panne électrique qui a paralysé le pays depuis le 7 mars.


"Le président Nicolas Maduro a décidé que les activités scolaires et le travail pourront reprendre demain jeudi", a indiqué le ministre de 

l'Information Jorge Rodriguez en direct à la télévision, affirmant que le courant était "rétabli à 100% " dans le pays.

"VICTOIRE !"


Nicolas Maduro a déclaré mardi soir que le Venezuela avait gagné la "guerre électrique" contre les États-Unis, tout en affirmant détenir "des preuves qu'il s'agissait d'une cyberattaque menée depuis Houston et Chicago". Depuis le début de la panne électrique géante qui touche le pays depuis cinq jours, le président vénézuélien affirme que les États-Unis sont les responsables du chaos.


Par ailleurs, alors que l'électricité revient petit à petit, notamment dans la capitale, Maduro a annoncé la création d'une "commission d'enquête présidentielle" : "Je vais demander l'appui de l'ONU, de la Chine, de la Russie, de l'Iran, de Cuba, des pays qui ont une grande expérience des cyber-attaques", a détaillé Maduro lors d'une réunion avec ses ministres retransmise à la télévision.

LIBRE


Arrêté lundi pour "sabotage" par les services de renseignement vénézuéliens, Le journaliste et militant des droits de l'homme Luis Carlos Diaz a été libéré mardi à Caracas. "Ils ont libéré Luis Carlos Diaz", s'est réjoui la radio "Union Radio" pour laquelle il travaille.

JUSTICE


Mardi, la justice vénézuélienne a annoncé l'ouverture d'une enquête visant  le chef de l'opposition et président par intérim autoproclamé Juan Guaido pour "sabotage électrique". Le pays est touché depuis cinq jours par une énorme panne de courant. 


"J'annonce l'ouverture d'une enquête contre le citoyen Juan Guaido en raison de son implication présumée dans le sabotage du système électrique du Venezuela", a déclaré à la presse le procureur Tarek William Saab.

DIPLOMATIE


Les Etats-Unis vont retirer tout le personnel diplomatique encore présent dans leur ambassade à Caracas en raison de l'aggravation de la crise au Venezuela, a annoncé lundi le secrétaire d'Etat Mike Pompeo.


"Cette décision reflète la dégradation de la situation au Venezuela ainsi que le constat selon lequel la présence de personnel diplomatique à l'ambassade américaine est devenue une contrainte pour la politique des Etats-Unis", a tweeté Mike Pompeo.

Urgent

POLITIQUE 


Les Etats-Unis retirent du Venezuela tout leur personnel diplomatique restant 

Infos précédentes

Une "tentative de coup d’Etat". Le gouvernement vénézuélien a vivement dénoncé mardi le soutien apporté par un groupe de militaires à l’opposant Juan Guaido. Debout devant un petit groupe de "valeureux soldats" en uniformes depuis une base militaire de Caracas, le président autoproclamé du Venezuela s'est adressé à ses concitoyens à la veille des manifestations du 1er-Mai dans une vidéo postée sur Twitter. 

Après des "années de persécution et de peur", celui qui se désigne comme le "président légitime et chef des armées", convoque les "forces armées à se ranger du côté du peuple, du futur […] du progrès" pour accompagner sa "lutte non-violente" le 1er mai.  "C'est le moment !", a lancé plus tard Juan Guaido. "Il n'y a plus de retour en arrière. L'avenir nous appartient : le peuple et l'armée unis pour mettre fin à l'usurpation."

Les partisans de Maduro appellent à se rassembler

Cet appel à regagner la "souveraineté nationale" lancé à "tous les Vénézuéliens" est interprété par les partisans de Maduro, le président en place, comme une "tentative de coup d’Etat" orchestrée par "la droite putschiste", comme le dénonce sur Twitter le ministre de la Communication Jorge Rodriguez. 

Un autre fidèle du successeur controversé d'Hugo Chavez a quant à lui appelé les partisans du pouvoir à un rassemblement au Palais présidentiel de Miraflores, à Caracas. "Ils ne vont pas y arriver. Nous sommes déjà déployés et lançons un appel à tout le peuple de Caracas : venez à Miraflores. Nous verrons ce qu'ils sont capables de faire contre notre peuple", a déclaré Diosdado Cabello, président de l'assemblée constituante dominée par le camp chaviste, sur la chaîne de télévision publique VTV. Nicolas Maduro a affirmé, mardi après-midi, avoir "l'entière loyauté" des chefs de l'armée. 

Inquiétude de la communauté internationale

Si le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, a assuré sur Twitter que la situation était à la  "normale" dans les casernes, la communauté internationale s’inquiète. La Colombie demande une réunion d’urgence du Groupe de Lima sur le Venezuela, s’inquiétant devant l’évolution de la situation dans les heures à venir. 

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Crise au Venezuela

De son côté, Madrid a appelé à éviter "une effusion de sang". "Nous appuyons un processus démocratique pacifique" et appelons "à la convocation immédiate d'élections", a déclaré devant la presse la porte-parole du gouvernement espagnol Isabel Celaa. De leur côté, les Etats-Unis ont affiché leur soutien à Juan Guaido et au peuple vénézuélien "dans sa quête de liberté et de démocratie".

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