EN DIRECT - Venezuela : Washington demande à Maduro de débloquer l'aide humanitaire américaine

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TENSIONS - La crise politique continue de faire rage au Venezuela. Ce mercredi, les États-Unis ont accusé le régime de Nicolas Maduro de "bloquer" l'aide humanitaire envoyée dans le pays. Les dernières informations en direct.
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PROPOSITION


Les Etats-Unis sont prêts à exempter de sanctions les responsables militaires qui rallieraient l'opposant Juan Guaido, président autoproclamé du Venezuela par intérim.


John Bolton, conseiller à la sécurité nationale, a fait cette proposition sur son compte Twitter. "Faites le bon choix !", a-t-il lancé aux militaires vénézuéliens.

DÉBLOCAGE


Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a accusé ce mercredi le régime de Nicolas Maduro de "bloquer" l'aide humanitaire envoyée au Venezuela, notamment par les Etats-Unis, en coordination avec le camp du président autoproclamé Juan Guaido.


"Le régime de Maduro doit PERMETTRE A L'AIDE DE PARVENIR AU PEUPLE AFFAME", a-t-il tweeté.

DES MILITAIRES BLOQUENT UN PONT


Des militaires vénézuéliens ont bloqué un pont à la frontière avec la Colombie, alors qu'était attendue une aide humanitaire internationale pour faire face à la 

grave pénurie de vivres et de médicaments au Venezuela, a dénoncé un député de l'opposition, Franklyn Duarte.

TRUMP : "NOUS SOUTENONS LE PEUPLE"


Le président Donald Trump a assuré les Vénézuéliens du soutien américain dans leur "quête de liberté", lors de son discours du State of the Union. "Nous soutenons le peuple du Venezuela dans sa noble quête de liberté", a-t-il déclaré.

" RÉPUGNANT ET RISIBLE "


Le président vénézuélien Nicolas Maduro a jugé lundi "répugnant et risible" l'appel lancé par le Groupe de Lima, qui réclame un changement de régime au Venezuela et exhorte l'armée à cesser de le soutenir

UN MILLIER


Près d'un millier de personnes ont été arrêtées au Venezuela depuis le début des mouvements de protestation contre le président Nicolas Maduro, a annoncé lundi l'ONG Foro Penal. 

APPEL


Les pays américains du Groupe de Lima ont exhorté ce lundi à l'armée vénézuélienne de se ranger derrière l'opposant Juan Guaido, autoproclamé président par intérim, appelant à un changement de régime "sans usage de la force" dans ce pays exsangue.


Onze des 14 pays latino-américains qui composent le groupe avec le Canada, ont demandé, dans une déclaration commune au terme d'une réunion de crise à Ottawa, aux forces armées du Venezuela de "démontrer leur loyauté au président par intérim", Juan Guaido. Ils ont par ailleurs souhaité que la transition démocratique dans ce pays se fasse "rapidement" mais sans violence, ni ingérence étrangère armée.

USA


Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo s'est félicité lundi de la reconnaissance par plusieurs pays européens du chef de l'opposition Juan Guaido comme président du Venezuela par intérim, invitant tous les autres pays à en faire de même.


"Nous encourageons tous les pays, dont les autres pays membres de l'Union européenne, à soutenir le peuple vénézuélien en reconnaissant le président par intérim Guaido, et en soutenant les efforts de l'Assemblée nationale pour le retour d'une démocratie constitutionnelle au Venezuela", a déclaré dans un communiqué le chef de la diplomatie américaine.

GUAIDO


Juan Guaido accuse Maduro d'essayer de transférer 1,2 milliard de dollars vers l'Uruguay. Le président par intérim a demandé à Montevideo d'arrêter ce transfert de fonds. "Ils sont en train d'essayer de transférer depuis la BANDES (Banque de développement du Venezuela, ndlr) l'argent qui est sur l'un des comptes, vers l'Uruguay. J'appelle l'Uruguay à ne pas se prêter à ce hold-up (...) nous sommes en train de parler de 1 à 1,2 milliard de dollars", a déclaré Juan Guaido.

REACTION

SANCTIONS


Le Venezuela a annoncé qu'il allait réévaluer ses relations diplomatiques avec les pays européens reconnaissant l'opposant Juan Guaido, qui s'est déclaré président par intérim, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères vénézuélien.


Caracas "va réévaluer intégralement les relations bilatérales avec ces gouvernements à partir de cet instant, jusqu'à ce qu'ils renoncent à soutenir les plans putschistes", indique le texte. S'il a fait part de son "inquiétude" face à l'évolution de la situation, Antonio Guterres n'a pas précisé les groupes auxquels il faisait allusion.

LE SOUTIEN DU CANADA


Justin Trudeau sort le chéquier. "Aujourd'hui, le Canada monte en puissance et annonce (une aide de) 53 millions de dollars pour répondre aux besoins les plus urgents des Vénézuéliens sur le terrain, notamment les près de trois millions de réfugiés", a déclaré le Premier ministre canadien à l'ouverture d'une réunion à Ottawa des pays du Groupe de Lima. Ce groupe réuni la dizaine de pays latino-américains du Groupe de Lima auxquels sont également associés les Etats-Unis et l'Union européenne.

BLOCAGE DE L'ITALIE 


L'Italie a bloqué l'adoption d'une position commune de l'UE reconnaissant à Juan Guaido la légitimité pour organiser une nouvelle présidentielle après le refus du président Nicolas Maduro de convoquer un nouveau scrutin. "Il n'y aura surement pas de déclaration commune de l'UE car certains Etats membres s'y opposent", a averti le chef de la diplomatie espagnole Josep Borell lors d'un point de presse à Bruxelles où il participe à une réunion ministérielle entre l'UE et la Ligue arabe pour préparer le sommet de Charm-el-Cheik.


Quatre sources diplomatiques ont confirmé à l'AFP l'impossibilité de faire adopter cette déclaration commune, précisant que l'Italie a refusé d'entériner le texte, tandis que la Grèce a, elle, émis des réserves.


Pour l'heure, quatorze Etats membres de l'UE - Espagne, France, Royaume-Uni, Danemark, Pays-Bas, Lituanie, Lettonie, Estonie, Portugal, Autriche, République tchèque, Suède, Finlande et Luxembourg - ont reconnu individuellement Juan Guaido comme président en charge pour organiser une nouvelle élection, rôle que lui confie la Constitution du Venezuela. La Belgique a pour sa part annoncé par la voix de son ministre des Affaires étrangères Didier Reynders son "soutien à Juan Guaido dans sa mission d'organiser de nouvelles élections libres et transparentes".

MADURO EN APPELLE AU PAPE (ET À L'EUROPE)


Nicolas Maduro annonce, dans un entretien lundi avec la chaîne de télévision italienne SkyTG24, avoir écrit au pape François pour demander son aide et sa médiation. "J'ai envoyé une lettre au pape François", déclare le chef de l'Etat au cours de cette interview enregistrée à Caracas. "Je lui dis que je suis au service de la cause du Christ (...) et dans cet esprit je lui demande son aide, dans un processus de facilitation et de renforcement du dialogue."


"Les gouvernements du Mexique et de l'Uruguay, tous les gouvernements des Caraïbes au sein du Caricom et celui de la Bolivie ont demandé une conférence pour le dialogue pour le 7 février", ajoute-t-il. "Je demande au pape de faire ses plus grands efforts, d'y mettre sa volonté, pour nous aider sur la voie du dialogue. J'espère recevoir une réponse positive."


L'Union européenne et l'Uruguay ont annoncé dimanche la première réunion du groupe de contact pour favoriser l'organisation de nouvelles élections au Venezuela pour le 7 février à Montevideo. L'UE et huit de ses États membres (Allemagne, Espagne, France, Italie, Portugal, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) en font partie, ainsi que la Bolivie, le Costa Rica, l'Équateur et l'Uruguay pour les pays d'Amérique latine.


Alors qu'une dizaine de pays européens - mais pas l'Italie - ont reconnu dans la matinée son opposant Juan Guaido comme président par intérim, Nicolas Maduro appelle l'Europe à "ne pas se laisser entraîner par les folies de Donald Trump". 

BERLIN DANS LE SILLAGE DE SES VOISINS


Après la France, l'Espagne ou encore le Royaume-Uni, l'Allemagne vient à son tour de reconnaître Juan Guaido comme président "par intérim" du Venezuela, en lui demandant de préparer une période de transition menant à des élections "crédibles".

MOSCOU DÉNONCE UNE "INGÉRENCE"


La Russie s'insurge contre une "ingérence" des Européens après la reconnaissance par plusieurs pays - France, Espagne, Royaume-Uni... - de Juan Guaido comme président du Venezuela, à la suite de l'expiration de leur ultimatum adressé à Nicolas Maduro, allié de Moscou. "Nous percevons les tentatives de légitimer l'usurpation du pouvoir comme une ingérence directe et indirecte dans les affaires internes du Venezuela", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Urgent

LA FRANCE RECONNAÎT JUAN GUAIDO


La France reconnaît Juan Guaido comme "président en charge pour mettre en œuvre un processus électoral" au Venezuela, écrit Emmanuel Macron sur Twitter, soulignant que "les Vénézuéliens ont le droit de s’exprimer librement et démocratiquement".

LONDRES ET MADRID RECONNAISSENT GUAIDO


Le Royaume-Uni, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt, et l'Espagne, par celle de son chef de gouvernement Pedro Sanchez, viennent de reconnaître officiellement Juan Guaido comme président du Venezuela. Une décision justifiée par les deux pays par le refus de Nicolas Maduro de convoquer une nouvelle élection présidentielle.

LE DRIAN


Invité de France Inter, le ministre des Affaires étrangères, dans la droite ligne de sa collègue aux Affaires européennes sur LCI ce dimanche, a confirmé que la France considérait désormais que le président du Parlement vénézuélien Juan Guaido avait "la légitimité pour organiser des élections" présidentielles.


Une annonce qui intervient à la suite de l'expiration de l'ultimatum lancé par la France et d'autres pays de l'UE à destination de Nicolas Maduro, exigeant de lui la convocation d'une nouvelle élection présidentielle. Un ultimatum balayé par le président vénézuélien. Cela ne signifie pas encore que Guaido, qui s'est autoproclamé "président par intérim" le 23 janvier, est reconnu par l'UE : "Nous nous consulter avec nos amis européens aujourd'hui, a annoncé à cet égard l'ancien président de la région Bretagne.

REFUS


Dans un entretien donné à la chaîne de télévision espagnole La Sexta, Nicolas Maduro a rejeté l'ultimatum européen, qui lui demandait d'organiser une nouvelle élection présidentielle. Le chef de l'Etat vénézuelien a déclaré qu'il ne ferait pas preuve de "lâcheté face aux pressions" de ceux qui réclament son départ.


"Pourquoi faut-il que l'Union européenne dise à un pays du monde qui a déjà 

organisé des élections qu'il doit refaire son élection présidentielle, parce 

que ce ne sont pas ses alliés de droite qui l'ont gagnée?", a interrogé Maduro depuis Caracas. "Que l'UE s'occupe de ses propres problèmes, la crise économique, l'immigration", a lancé le successeur de Hugo Chavez.

AGENDA


La première réunion du groupe de contact international constitué par l'UE pour favoriser l'organisation d'une nouvelle présidentielle au Venezuela aura lieu le 7 février à Montevideo, ont annoncé dimanche la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini et le président uruguayen Tabare Vazquez.

DIPLOMATIE


"L'ultimatum se termine ce soir. Si, d'ici ce soir, M. Maduro ne s'engage pas à organiser des élections présidentielles, nous considèrerons que M. Guaido est légitime pour les organiser à sa place et nous le considèrerons comme le président par interim jusqu'à des élections légitimes", a-t-elle déclaré durant l'émission politique Le Grand Jury organisée conjointement par les médias français RTL, LCI et Le Figaro.

UNE "FARCE"


Sur LCI, la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau a qualifié dimanche de "farce" la proposition du président vénézuélien Nicolas Maduro d'organiser des législatives anticipées, et exigé qu'il s'engage à organiser un scrutin présidentiel faute de quoi Paris reconnaîtra son rival, Juan Guaido, comme chef de l'Etat par interim.

ÉLECTIONS


Le président vénézuélien Nicolas Maduro s'est déclaré samedi favorable à la tenue d'élections législatives anticipées dans le courant de cette année, alors qu'elles sont prévues en 2020 et que le Parlement est actuellement contrôlé par l'opposition. L'Assemblée constituante, fidèle au pouvoir en place, appelle à "des élections législatives anticipées cette année (...) Je suis d'accord et je m'engage en faveur de cette décision", a déclaré Nicolas Maduro devant des milliers de partisans rassemblés à Caracas. 

NOUVELLE MOBILISATION


Devant des milliers de partisans à Caracas, Juan Guaido, a annoncé une nouvelle manifestation contre le chef de l'Etat Nicolas Maduro le 12 février. En appelant les manifestants à "poursuivre leur mobilisation dans la rue", Juan Guaido a appelé à "deux manifestations importantes", une le Jour de la jeunesse au Venezuela, le 12 février, et l'autre liée à l'arrivée d'une aide humanitaire, dont il n'a pas précisé la date. 

AIDE HUMANITAIRE


Juan Guaido, qui s'est proclamé président, a annoncé l'arrivée dans les prochains jours d'une aide humanitaire destinée au pays pétrolier à la frontière colombienne, au Brésil et sur une "île des Caraïbes", en demandant à l'armée de la laisser entrer. 


"Nous avons déjà trois centres de collecte pour l'aide humanitaire: Cucuta (Colombie), et il y en aura deux autres, l'une au Brésil et l'autre sur une île des Caraïbes", a déclaré chef de l'opposition devant des milliers de partisans rassemblés à Caracas.

MANIFESTATION


L'opposition vénézuélienne, dirigée par le président autoproclamé Juan Guaido, défie samedi dans la rue le chef de l'Etat Nicolas Maduro pour exiger qu'il abandonne le pouvoir, à l'occasion du très symbolique 20e anniversaire de la révolution bolivarienne du défunt Hugo Chavez. Une foule massive de partisans de l'opposant défile dans le quartier de Las Mercedes, rapporte un témoin, alors que Juan Guaido doit prendre la parole.

JOURNALISTES ARRÊTÉS


Bonne nouvelle : les deux journalistes de Quotidien ont été libérés, selon le Twitter de l'émission. Ils filmaient le palais présidentiel quand ils ont été interpellés.


Ils avaient été arrêtés avec leur producteur dans le pays, Rolando Rodriguez, a précisé le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP).

JOURNALISTES ARRÊTÉS


Paris "exige la libération" des deux journalistes français arrêtés au Venezuela, annonce le Quai d'Orsay.

SOUTIEN EUROPÉEN À GUAIDO


Le Parlement européen a reconnu jeudi l'opposant vénézuélien Juan Guaido comme "président par intérim légitime" de son pays et appelé tous les pays de l'UE à faire de même en adoptant une "position ferme et unifiée", dans une résolution votée à Bruxelles. Les eurodéputés apportent leur "soutien entier à l'égard de son programme", dans ce texte proposé en commun par les principaux groupes politiques de l'assemblée.

JOURNALISTES ARRÊTÉS


L'Union européenne exige la libération de tous les journalistes détenus sans raison au Venezuela, a annoncé jeudi à Bucarest la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini. "Nous allons en discuter avec les ministres des Affaires étrangères", a-t-elle ajouté à l'issue d'une réunion informelle avec les ministres de la défense de l'UE. 

ARMÉE


Le soutien de l'armée vénézuélienne est "crucial" pour parvenir à renverser du pouvoir le président Nicolas Maduro, a écrit le président autoproclamé Juan Guaido dans une tribune publiée ce mercredi par le New York Times


M. Guaido a indiqué que des réunions secrètes ont eu lieu avec des membres des forces de sécurité et assuré que la plupart de ses interlocuteurs ont été d'accord pour affirmer que le status quo au Venezuela ne pouvait plus continuer.


"Le retrait du soutien de l'armée à M. Maduro est crucial pour permettre un changement de gouvernement, et la majorité de ceux en uniforme sont d'accord que les tourments actuels dans le pays sont intenables", écrit Juan Guaido.


"La transition aura besoin du soutien des principaux contingents militaires. Nous avons eu des entretiens secrets avec des membres des forces armées et des forces de sécurité", poursuit-il. 

DONALD TRUMP 


Le président américain indique sur Twitter avoir parlé ce mercredi avec le "président par intérim" Juan Guaido pour "le féliciter de son accession historique à la présidence". Donald Trump déclare également avoir fait part "du soutien des Etats-Unis à la lutte que mène le Venezuea pour regagner sa démocratie" et conclut ainsi son message, saluant les nouvelles manifestations contre Nicolas Maduro : "Le combat pour la liberté a commencé !". 

DÉCLARATION


Le président vénézuélien Nicolas Maduro s'est dit favorable à des élections législatives anticipées pour mettre fin à la crise politique qui déchire le pays, dans un entretien à l'agence publique russe RIA Novosti.


"Ce serait très bien d'organiser des élections législatives plus tôt, cela constituerait une très bonne forme de discussion politique, une bonne solution par le vote populaire", a déclaré le président socialiste alors que l'opposition appelle à manifester contre lui ce mercredi.

DÉCLARATION


Nicolas Maduro se redit "prêt à négocier" avec l'opposition (entretien à une agence russe). "Je suis prêt à m'asseoir à la table des négociations avec l'opposition, pour parler pour le bien du Venezuela, pour la paix et son futur", a déclaré le président socialiste.

PAS D'INTERVENTION MILITAIRE


Le Groupe de Lima s'est déclaré contre toute intervention militaire au Venezuela.  "En tant que Groupe de Lima, nous avons dit que nous ne soutenons aucune intervention militaire au Venezuela", a dit le ministre péruvien à la presse. 

Le Groupe de Lima a été créé en 2017 pour contribuer à une solution pacifique 

de la crise au Venezuela. 

GUAIDO INTERDIT DE QUITTER LE VENEZUELA


Le Tribunal suprême de justice (TSJ) du Venezuela a interdit à Juan Guaido, autoproclamé président, de quitter le pays et a gelé ses comptes bancaires. Le chef du Parlement de 35 ans, objet d'une enquête préliminaire, est soumis à une "interdiction de sortir du pays jusqu'à la fin de l'enquête", la justice décidant aussi le "gel des comptes bancaires" de l'opposant n)1 au régime, a annoncé le président du TSJ, Maikel Moreno.

ETATS-UNIS


Les Etats-Unis ont appelé les ressortissants américains à "ne pas se rendre" au Venezuela en raison des risques pour leur sécurité en pleine crise politique et diplomatique. L'avertissement aux voyageurs, qui encourageait jusque-là les Américains à éviter de se rendre sur place, a été relevé au plus haut niveau d'alerte après la reconnaissance par Washington comme président par intérim de l'opposant Juan Guaido. Le département d'Etat américain met notamment en garde contre la criminalité, les manifestations qui peuvent dégénérer et les "arrestations arbitraires de citoyens américains", soulignant que les Etats-Unis n'ont qu'une "capacité limitée à fournir une assistance d'urgence" en raison du rappel du personnel diplomatique non essentiel.

SOUTIEN AMÉRICAIN


L'administration américaine a formellement donné à l'opposant vénézuélien autoproclamé président Juan Guaido, dont elle a reconnu l'autorité, le contrôle des comptes bancaires de son pays aux Etats-Unis, a annoncé mardi le département d'Etat américain. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a signé vendredi un texte qui confie à Juan Guaido "les comptes du gouvernement du Venezuela ou de la Banque centrale du Venezuela auprès de la Réserve fédérale de New York ou de toute autre banque américaine", a précisé le porte-parole du département d'Etat Robert Palladino dans un communiqué. "Cette certification va aider le gouvernement légitime du Venezuela à préserver ces avoirs au bénéfice du peuple vénézuélien." Le Venezuela détient quelque huit milliards de dollars de réserves étrangères à travers le monde.

SANCTIONS


Le procureur général du Venezuela, Tarek William Saab, a demandé au Tribunal suprême de justice (TSJ) d'interdire à l'opposant Juan Guaido, autoproclamé président, de quitter le pays et de geler ses comptes bancaires. Lors d'une conférence de presse aux portes du TSJ, le procureur général, réputé proche du président socialiste Nicolas Maduro, a annoncé l'ouverture d'"une enquête préliminaire" et demandé l'application de "mesures de précaution" contre Juan Guaido, dont "l'interdiction de sortir du pays" et "le blocage de ses comptes".

BILAN


Le porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, Rupert Colville, a déclaré aux journalistes qu'"un peu plus de 40 personnes avaient été apparemment tuées dans diverses circonstances".  Lundi, plusieurs ONG locales ont fait état de 35 morts. 

EN FRANCE

Tête de liste aux élections européennes pour la France insoumise, l'ancienne porte-parole d'Oxfam Manon Aubry a appelé à de nouvelles élections au Venezuela. Elle se différencie, ce faisant, du fondateur du mouvement Jean-Luc Mélenchon, qui formule le voeu que Nicolas Maduro "tienne". Toutefois, Manon Aubry, comme le député de Marseille, qualifient tous les deux l'autoproclamation de Juan Guaido de "tentative de coup d'Etat". Son soutien à l'idée d'organiser des élections la tient ainsi éloignée d'autres membres de la France insoumise, relève Le Figaro, qui cite ainsi Manuel Bompard, numéro 2 de la liste aux européennes, qui a rappelé la tenue d'un référendum révocatoire l'an dernier, dont Nicolas Maduro était sorti victorieux.

KREMLIN

Cette dénonciation des actions américaines de la part de Moscou s'inscrit en droite ligne du soutien affiché à Nicolas Maduro. Soutien qu'a renouvelé ce mardi le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, promettant de faire "tout ce qui est en [son] pouvoir pour soutenir le gouvernement légitime du président Maduro".

KREMLIN

Les sanctions américaines décrétées contre la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne sont "illégales", a dénoncé Moscou ce mardi matin, par la voix du porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, qui voit dans la décision une "concurrence déloyale". La Russie a d'autant plus de raisons de dénoncer cette "ingérence flagrante"que le pays a investi des milliards de dollars dans les hydrocarbures et les armes au Venezuela.

TRUMP


Le président du Parlement Juan Guaido, qui s'est proclamé président du Venezuela par intérim avec le soutien des Etats-Unis, a déclaré lundi qu'il s'était entretenu au téléphone avec le président américain Donald Trump.


"Oui, nous avons discuté avec le président (Trump), de même qu'avec d'autres présidents de la région et du monde", a dit M. Guaido, 35 ans, au cours d'une interview accordée à la chaîne de télévision CNN en Español.


"J'ai eu des conversations non seulement avec l'exécutif américain", mais aussi, notamment, avec les présidents Ivan Duque (Colombie), Sebastian Piñera (Chili), Mauricio Macri (Argentine) et avec le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, a déclaré M. Guaido.

RÉPLIQUE 


En réponse aux sanctions américaines signifiées un peu plus tôt contre la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne, Nicolas Maduro vient, lui, d'annoncer des poursuites contre les Etats-Unis.  

ARMÉE


Washington a appelé ce lundi 28 janvier l'armée vénézuélienne à accepter le transfert "pacifique" et "démocratique" du pouvoir de Nicolas Maduro à Juan Guaido, reconnu par les États-Unis comme le président par intérim. "Nous appelons l'armée vénézuélienne et les forces de sécurité à accepter la transition pacifique, démocratique et constitutionnelle du pouvoir", a déclaré lors d'un point de presse John Bolton, conseiller à la sécurité nationale américaine. Interrogé sur une possible intervention militaire, il a réaffirmé, comme l'avait fait Donald Trump, que "toutes les options" étaient sur la table.

SANCTIONS


Les États-Unis ont annoncé ce lundi 28 janvier de nouvelles sanctions contre la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne PDVSA, dans un effort pour accentuer la pression sur le régime de Maduro. PDVSA est accusée par le Trésor américain d'être "un véhicule de corruption". Les raffineries de Citgo, filiale de PDVSA, pourront continuer à fonctionner, les transactions financières passant par un compte bloqué, a précisé le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

Le Venezuela a-t-il un président ? Mercredi 23 janvier au soir, le président du Parlement vénézuélien, contrôlé par l'opposition, s'est autoproclamé "président en exercice" du pays devant des dizaines de milliers de manifestants, réunis à Caracas, la capitale, pour protester contre le président Nicolas Maduro. 


"Je jure d'assumer formellement les compétences de l'exécutif national comme président en exercice du Venezuela pour parvenir (...) à un gouvernement de transition et obtenir des élections libres", a-t-il lancé depuis une tribune, obtenant immédiatement la reconnaissance officielle de Donald Trump, puis celle du Canada, du Brésil, du Pérou et de plusieurs pays latino-américains.

Alors que plusieurs dirigeants étrangers, à l'instar de Donald Trump, ont officiellement reconnu Juan Guaido comme président, marquant leur ferme opposition à Nicolas Maduro, ce dernier compte sur l'appui de l'armée - qui a rejeté cette autoproclamation - pour contrecarrer le soutien international. Le gouvernement compte également sur la Cour suprême qui devrait se réunir ce jeudi. Peu avant la proclamation de Juan Guaido, la plus haute juridiction du pays, composée de fidèles au régime, avait annoncé avoir ordonné une enquête pénale contre les membres du Parlement en les accusant d'usurper les prérogatives du président. 

D'où viennent ces manifestations?

La situation politique est des plus chaotique. Ces mobilisations sont organisées dans un climat explosif, deux jours après le bref soulèvement d'un groupe de 27 militaires qui se sont retranchés quelques heures dans une caserne du nord de Caracas, en lançant des appels à l'insurrection. Ils ont été rapidement arrêtés. 


Sept personnes dont un mineur de seize ans sont mortes dans des violences, pendant la nuit qui a précédé les manifestations. Les opposants, vêtus de blanc, exigent un "gouvernement de transition" et de nouvelles élections. Le président vénézuélien a été investi le 10 janvier pour un deuxième mandat, contesté par l'opposition et non reconnu par les Etats-Unis, l'Union européenne et de nombreux pays d'Amérique latine. 


De leur côté, les partisans du gouvernement, habillés de rouge pour la plupart, se sont retrouvés dans d'autres points de la capitale pour apporter leur soutien au chef de l'Etat et rejeter les revendications de l'opposition, qu'ils considèrent comme une tentative de coup d'Etat orchestrée par Washington. Les commerces, écoles et institutions sont restés fermés mercredi, tandis que de rares véhicules étaient visibles dans les rues. Les violentes manifestations de 2017 qui ont fait 125 morts sont encore dans toutes les mémoires. 


L'Union Européenne,  à travers la voix de sa Haute représentante, Frederica Mogherini, a appelé à écouter la "voix" du peuple du Venezuela et a réclamé des élections "libres". "L'UE appelle à l'ouverture immédiate d'un processus politique débouchant sur des élections libres et crédibles, conformément à l'ordre constitutionnel", a ajouté la cheffe de la diplomatie européenne dans un communiqué. Soutien notoire du régime chaviste en France, Jean-Luc Mélenchon a, lui, jugé la situation comme "une tentative de coup d'Etat".

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