L'otage de l'assaillant de Liège témoigne : "Tu es dans une école, tu ne peux pas faire ça"

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BELGIQUE – Deux policières et un passant ont été tués mardi 29 mai à Liège. L'auteur, dont on a appris qu'il était fiché pour radicalisation, avait également tué son ancien codétenu, la veille de l'attaque. Il a été abattu. Le dossier a été confié à un juge d'instruction antiterroriste.
Live
Info tf1/lci

POLICE


Le frère du terroriste a été retrouvé par les autorités belges hier. Après avoir été entendu par les enquêteurs, il a été relâché. Aucune charge n'a été retenue contre lui, selon nos informations.

TÉMOIGNAGE

Témoin clé de l'attaque de Liège, l'otage de Benjamin H. s'est confiée à LCI : "Quand j'ai fermé les portes de l'école, je me suis retournée, j'ai vu le monsieur devant moi. [...] Je lui ai dit : 'Ecoute-moi, tu es dans une école, tu peux pas faire ça, c'est pas bien, ce que tu fais.' Il m'a dit : 'Regarde-moi, je vais te poser deux questions. Tu es quoi, toi, tu es musulmane ?' J'ai répondu oui. 'Tu fais le ramadan ?' J'ai dit oui. Alors il m'a dit : 'Je vais rien te faire. Tu m'écoutes et je te ferai rien.' J'ai répondu : 'Ça va.'"

HOMMAGE


Qui sont les victimes du terroriste ?

Attentat de Liège : qui sont les victimes du terroriste ?

Attentat de Liège : qui sont les victimes du terroriste ?
Urgent

DAECH


Selon le spécialiste en terrorisme Wassim Nasr, Daech, par l'intermédiaire de son agence de presse, revendique l'attentat.

HOMMAGE


Natif de Liège, le joueur de tennis David Goffin engagé à Roland-Garros a signé la caméra en rendant hommage à sa ville, endeuillée par un attentat survenu mardi. L'actuel 9e joueur mondial vient se qualifier pour le 3e tour après avoir battu le Français Corentin Moutet.

RECIT


Après son triple homicide à Liège, Benjamin Herman avait brièvement pris en otage une employée d'un groupe scolaire. Aucun enfant n'avait été blessé. "J'ai été impressionné par la conversation qu'elle a menée avec le terroriste", a dit mercredi le Premier ministre belge au sujet de la femme de ménage prise en otage. "Elle a été très courageuse et, peut-être, a-t-elle évité plus de victimes dans l'école", a-t-il estimé au micro de Bel-RTL. "Tu ne dois pas être ici, c'est une école, des enfants!", a notamment dit à l'assaillant l'employée, prénommée Darifa, après avoir répondu par l'affirmative quand il lui a demandé si elle était musulmane, selon son témoignage rapporté par la Dernière Heure.

ENQUÊTE


Des détails émergent sur le profil de l'assaillant. Né le 12 janvier 1987, élevé dans une famille de Rochefort, dans le sud de la Belgique, Benjamin Herman connaît ses premiers démêlés avec la justice à 16 ans. En 2003 il se retrouve placé dans un centre fermé pour jeunes délinquants à Everberg, dans le Brabant flamand (centre). Ses premiers délits selon le journal La Meuse : "des faits d'incendies volontaires, de coups et blessures, de rébellion".

HOMMAGE

MINUTE DE SILENCE


Revivez l'hommage rendu aux victimes de l'attaque perpétrée mardi à Liège. 

"Je ne comprends pas, je ne comprends pas comment ça a pu arriver". La mère de Cyril, le jeune homme de 22 ans tué lors de l'attentat,  raconte à Het Nieuwsblad comment son fils, qui venait déposer ses travaux de fin d'études dans une rue voisine, a été froidement abattu par Benjamin H. : "Il a été tué sous mes yeux. Je vois encore cet homme s’avancer vers nous puis tirer sur mon enfant", livre Fabienne. 

En direct

Une minute de silence est actuellement observée en Belgique,  en hommage aux victimes de l'attentat de Liège. 

"L'enquête se concentre actuellement sur la question de savoir s'il a agi seul. Le parquet souligne que l'intervention rapide de la police a permis d'éviter des faits sans doute plus graves encore."

"Les premiers éléments de l'enquête font penser à un attentat terroriste, parmi lesquels le modus operandi, auquel l'EI fait régulièrement appel sur internet : attaquer des policiers au couteau et leur piquer leur arme de service, mais aussi crier Allah Akbar. Par ailleurs, le fait que B.H. était en contact avec des organisations islamistes. Les faits sont qualifiés d'assassinats terroristes et de tentative d'assassinat terroriste."

"Le parquet fédéral tient à exprimer ses condoléances aux familles et aux collègues des victimes. Trois personnes sont mortes : S.B., 44 ans, L.G., 54 ans, toutes les deux de la police de Liège, et le passager, C.V., 22 ans. Les victimes et les proches des victimes décédées sont toutes accompagnées par le parquet fédéral."

"Lundi 28 mai, à 7h30, il avait quitté la prison dans le cadre d'un congé pénitentiaire. Il aurait du réintégrer la prison hier soir à 19h30. Il est également suspecté d'un meurtre commis à On [ndlr, une suspicion que le ministre de l'Intérieur a mise à l'indicatif, ce matin en interview]. Les circonstances de ces faits font l'objet d'une enquête distincte, qui est traitée par le parquet du Luxembourg. Le meurtre a été commis dans la nuit de lundi à mardi."

"L'auteur est Benjamin H, né le 12 janvier 1987, de nationalité belge. Il avait eu à faire à la justice à plusieurs reprises, avait déjà été condamné pour vol avec violence, consommation de stupéfiant et rébellion."

"Il a ensuite pris en otage une femme en otage. Il est sorti au bout d'un moment en criant "Allah Akbar" et en tirant. Des coups de feu ont été échangés avec la brigade anti-banditisme et le suspect a succombé à ses blessures. Durant cette phase, 4 policiers ont été blessés : l'un à la jambe, l'autre dans le bras, deux autres ont été blessés. L'otage est saine et sauve."

"Il a ensuite tiré sur un véhicule où il a tiré à plusieurs reprises sur le passager, qui a été mortellement blessé, et est décédé sur place. Il a tiré sur un autre véhicule, puis s'est dirigé vers un lycée. Deux agents de la police l'ont poursuivi alors que, en chemin, il criait à plusieurs reprises 'Allah Akbar'"

PRISE DE PAROLE

La porte-parole du parquet fédéral prend la parole : "L'auteur a donné deux coups de couteau à deux victimes puis a tiré sur les policères. Il est entré à plusieurs reprises dans des cafés du coin, sans faire de victimes, plus personne ne s'y trouvant.

CONFIRMATION

Le ministre de l'Intérieur belge Jan Jambon a confirmé, ce mercredi sur Bel RTL, que Benjamin Herman avait bien tué son ex-codétenu la veille de l'attaque à Liège.

ENQUÊTE


De nouveaux détails émergent sur le profil de l'assaillant. Décrit comme un délinquant plusieurs fois condamné pour vols, coups et blessures ou trafic de stupéfiants, Benjamin Herman était incarcéré depuis 2003 mais en permission de sortie lorsqu'il est passé à l'acte mardi. Il avait déjà bénéficié d'une vingtaine de congés pénitentiaires qui s'étaient bien déroulés, d'après le ministre belge de la Justice Koen Geens. 


Il était dans "une fuite en avant" après avoir "commis un meurtre la nuit dernière" à On, entre Marche et Rochefort (sud), a précisé une source à l'AFP. Selon les médias locaux, un toxicomane de 30 ans a été retrouvé mort à son domicile à On, probablement tué avec un marteau. Mais le parquet de la province belge de Luxembourg, compétent sur cette zone, s'est refusé à établir un lien "à ce stade" avec la tuerie de Liège.

TEMOIGNAGE


La belle-mère du jeune homme tué a réagi.

SOLIDARITÉ

Urgent

L'assaillant était fiché pour ses contacts avec des islamistes, selon une source proche de l'enquête.

CONFÉRENCE DE PRESSE


Christian Beaupère : "Il ne voulait pas tuer dans l'école mais s'en prendre à l'institution de la police."

CONFÉRENCE DE PRESSE


Christian Beaupère, chef de la police de Liège  : Les policiers ont fait preuve d'un courage exemplaire, puisque quand l'auteur a exécuté les deux policiers, abattu jeune de 22 ans, s'est réfugié dans une école en prenant deux personnes en otages. Ils se sont trouvés face à l'auteur, qui a fait feu sur eux, qui sont certes entraînés pour ce genre de comportement, qui sont équipés, mais vu le nombre de balles tirés deux policiers ont reçu une balle dans une jambe. Un des quatre policiers est sorti de l’hôpital, les trois autres sont toujours hospitalisés."

CONFÉRENCE DE PRESSE


Willy Demeyer : "Nous devons également déplorer deux décès dans le corps de police et quatre blessés. Je tiens à exprimer toutes nos condoléances aux familles des victimes, à notre soutien aux personnes blessées et leurs familles."

CONFÉRENCE DE PRESSE


Les autorités organisent une conférence de presse. Véronique Baccus, porte-parole de la police de Liège, précise que le périmètre de sécurité est toujours en place. Willy Demeyer, bourgmestre de Liège, déclare pour sa part que l'école où s'est réfugié l'assaillant sera fermée mercredi. "Rien ne nous a été épargné aujourd'hui, puisque le jeune homme tué dans le véhicule était un élève de la Haute-Ecole de Liège, qui allait être diplômé dans quelques semaines."

ENQUÊTE


Selon Paris Match en Belgique, un coran et un tapis de prière ont été retrouvés dans la cellule de l'assaillant.

PROFIL


L'homme âgé de 36 ans était encore en prison, la veille

Attentat de Liège : que sait-on de Benjamin H., l’auteur de la fusillade ?

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MACRON

"J'exprime la solidarité du peuple français à l'égard du peuple belge. Nous avons appris en réunion ce matin ce qui s'est passé en Belgique. Il semblerait que ce soit de nature terroriste, d'après le parquet. Il est trop tôt pour s'exprimer, mais nous apportons notre solidarité à la Belgique."

TÉMOIGNAGE

"On aurait dit que les gens ont mis un sacré temps avant de comprendre que c'était une attaque. J'ai vu qu'il tirait sur la voiture, qu'il tirait sur tout ce qu'il pouvait tirer", raconte Isabelle, témoin de la scène, sur LCI. "Il criait Allah Akbar, les armes à la main".

RÉACTION

Le Premier ministre belge Charles Michel a brièvement réagi : "Je veux évidemment annoncer notre soutien aux familles des victimes. Nous aurons l'occasion de donner des informations supplémentaires dès qu'elles seront confirmées. Je n'ai pas l'intention de donner des informations qui ne sont pas stables. Nous continuons à suivre la situation."

VIDÉO


Les images de la fusillade à Liège captées par un témoin :

ASSAILLANT


L'assaillant qui a été abattu s'appelle Benjamin Herman, selon les autorités locales.

NIVEAU DE SÉCURITÉ


L'organe de coordination pour l'analyse de la menace a décidé que le niveau de sécurité serait maintenu au niveau 2, comme c'est le cas depuis le mois de janvier.

AUTORITÉS


Le roi, le Premier ministre belge et le ministre de la justice se rendent actuellement sur place.

DEMEYER


Willy Demeyer indique que les parents des élèves de l'école de Waha ont été alertés et qu'aucun enfant n'a été blessé, ni menacé.


Une minute de silence sera organisée prochainement.

PROCUREUR


Le tireur s'est emparé de leurs armes et les a abattu. Il est ensuite parti à pied et a tiré à bout portant sur le passager d'une voiture, avant de trouver refuge dans une école de quartier où il a procédé à une prise d'otage. Il a pris un membre du personnel comme "bouclier".


Le peloton anti-banditisme est intervenu rapidement sur place et a abattu l'individu.


"Une instruction a été ouverte pour infraction à caractère terroriste", a signalé le procureur du roi.

PROCUREUR


"Ce matin à 10h30, un individu muni d'une arme blanche" a agressé à de multiples reprises deux policières, les poignardant dans le dos, indique le procureur du roi

Les autorités belges tiennent actuellement une conférence de presse sur la fusillade suivie d'une prise d'otage, survenue ce matin à Liège.

ENQUÊTE


L'enquête sur la fusillade survenue mardi matin à Liège (est de la Belgique) a été confiée au parquet fédéral belge - compétent en matière de terrorisme - a indiqué à l'AFP une porte-parole du parquet de Liège, Catherine Collignon.

PALAIS ROYAL

JOURNALISTE LOCAL


L'assaillant aurait pris en otage deux femmes de ménage, dans un lycée.

ASSAILLANT


Selon nos confrères de la RTBF, l'individu était en "congé pénitentiaire" depuis lundi, l'équivalent en Belgique d'une permission de sortie. Il avait été condamné pour des faits de droit commun, notamment pour des faits de drogue et se serait radicalisé à la prison de Lantin


Il s'agirait d'un contrôle de police qui a mal tourné. Muni d'un couteau, l'individu âgé de 36 ans, décrit comme marginal et violent, se serait emparé de l'arme d'un des policiers avant de faire feu.

TÉMOIN


Un habitant dont l'immeuble donne sur le boulevard d’Avroy dit avoir entendu des coups de feu, puis vu une quinzaine de véhicules de police, de pompiers et d'ambulance arriver sur les lieux. Le périmètre de sécurité a été peu à peu élargi. La situation semble être plus calme actuellement, selon un tweet plus récent.

Il salue également le travail des forces de l'ordre "qui nous protègent chaque jours et qui font un travail magnifique. Respect infini"

PREMIER MINISTRE


Charles Michel s'est exprimé face à la presse : "Je veux dores et déjà adresser mes condoléances et mon soutien, au nom de tout le gouvernement, aux familles des victimes", a-t-il déclaré. 


"Il y a un incident grave qui se déroule à Liège en ce moment. Nous suivons la situation avec le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice et avec le centre de crise", a ajouté le Premier ministre avant d'expliquer qu'il livrerait plus d'informations quand la situation serait plus "stable".


Il se rend actuellement sur place, selon nos confrères de la RTBF.

VICTIMES


Selon la police belge, les victimes sont les deux policiers et le passager d'une voiture qui circulait dans le quartier au moment de l'attaque. La femme de ménage prise en otage aurait donc été libérée. 

DIRECT


"On est passé pas loin d'une catastrophe d'une plus grande ampleur"

Un homme a tué trois personnes mardi matin à Liège, dans l'est de la Belgique. Après avoir attaqué à coups de couteaux deux policières - qui sont décédées - aux abords du lycée Athénée Léonie de Waha, il a ensuite utilisé les revolvers des deux membres des forces de l'ordre pour faire feu et toucher mortellement un jeune homme âgé de 22 ans, qui se trouvait dans une voiture en stationnement. 


L'auteur, identifié comme Benjamin H., un détenu qui préparait ce jour-là sa réinsertion, a été finalement abattu par les forces de l'ordre. 

Le tireur, Benjamin H. âgé de 31 ans, était encore en prison la veille, incarcéré pour des faits de droit commun. Fiché à la Sûreté de l'Etat en raison de sa radicalisation, ce détenu était à l'extérieur dans le cadre de la préparation à sa réinsertion. 

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