En exil à Bruxelles, Carles Puigdemont interpelle l'UE et dénonce le "coup d'Etat" de Rajoy contre la Catalogne

En exil à Bruxelles, Carles Puigdemont interpelle l'UE et dénonce le "coup d'Etat" de Rajoy contre la Catalogne

APPEL - Lors d'une conférence devant un parterre de maires séparatistes réunis à Bruxelles, le président déchu de la Catalogne a appelé les membres de l'UE à arrêter de soutenir les agissements de Madrid.

Le président destitué de la Catalogne, l'indépendantiste Carles Puigdemont, a demandé ce mardi aux dirigeants de l'Union européenne de cesser de soutenir ce qu'il qualifie de "coup d'Etat" contre sa région, qui vit sous la tutelle de Madrid depuis fin octobre. Et de s'interroger à leur endroit, alors que se profilent de nouvelles élections régionales, le 21 décembre, pouvant déboucher sur une victoire du camp séparatiste : "Accepterez-vous le résultat du vote des Catalans ?"

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Indépendance de la Catalogne : la crise sans fin avec Madrid

La mise sous tutelle, un "coup d’Etat"

Devant 200 maires indépendantistes venus spécialement à Bruxelles, il a qualifié de "coup d'Etat" la mise sous tutelle de la région, décidée par le gouvernement central quelques heures après une déclaration d'indépendance votée au parlement régional sur la base d'un référendum d'autodétermination organisé le 1er octobre en dépit de son interdiction. Le oui l'avait emporté ce jour-là à 90% avec 43% de participation, des chiffres invérifiables faute d'une commission électorale indépendante.

Plus tôt, Carles Puigdemont avait défendu un front commun indépendantiste à ces élections, imposées en Catalogne par Madrid pour tenter d'apaiser la crise. Les partis de cette coalition potentielle, qui irait de la gauche radicale (CUP) au parti libéral-centriste de Carles Puigdemont, doivent faire savoir ce mardi à minuit à la commission électorale s'ils entendent former des coalitions pour les élections régionales. "Nous n'avons d'autre choix que de nous présenter tous ensemble", a déclaré Carles Puigdemont à la radio publique catalane.

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Éviter "une vague de violence"

Huit des 13 ministres-conseillers de l'exécutif régional destitué par Madrid sont écroués après avoir été inculpés notamment pour rébellion, sédition et détournements de fonds publics. Carles Puigdemont est également visé par ces poursuites, mais il se trouve à Bruxelles avec quatre autres membres de l'ancien gouvernement, dans l'attente de l'examen par la justice belge d'un mandat d'arrêt international émis par l'Espagne.

   

Carles Puigdemont, qui a assuré s'être "exilé" pour faire connaître sa cause au reste de l'Europe, a déclaré qu'il avait aussi cherché à éviter "une vague de violence" en Catalogne. Son avocat avait expliqué à nos confrères de l'AFP qu'il craignait une spirale d'agitation et de répression en réaction à son éventuelle arrestation.

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