EN IMAGES - Pays-Bas : des heurts éclatent en marge de manifestations contre le couvre-feu instauré samedi

Le couvre-feu imposé aux Pays-Bas ce week-end pour la première fois dans le pays depuis la Seconde Guerre mondiale a été très mal perçu. Amsterdam, Rotterdam, La Haye… Plusieurs villes ont été le théâtre d’émeutes lundi pour la deuxième nuit consécutive donnant lieu à des affrontements et des actes vandalisme contre des commerces notamment.

COLÈRE - Le couvre-feu instauré samedi aux Pays-Bas passe mal. Ce dimanche, des heurts ont éclaté dans plusieurs villes du pays en marge de manifestations pour protester contre la mesure. Retour en images sur ces débordements.

Les Pays-Bas ont entamé samedi leur premier couvre-feu depuis la Seconde Guerre mondiale. Renouvelable tous les soirs au moins jusqu'au 9 février, il contraint les Néerlandais à rester chez eux de 21h à 4h30 du matin, sous peine d'une amende de 95 euros. Alors qu'ils n'avaient encore jamais dû justifier leurs déplacements, cette mesure passe mal chez certains. Ce dimanche, des heurts avec la police et des pillages ont éclaté dans plusieurs villes du pays en marge de manifestations contre le couvre-feu.

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À Amsterdam, un canon à eau et des chiens de police ont été déployés sur le Museumplein, une place du centre d'Amsterdam, pour disperser des centaines de manifestants, selon la télévision publique NOS. Au moins 100 personnes ont été arrêtées en marge du rassemblement, a affirmé dimanche dans un communiqué la mairie de la capitale, qui estime le nombre de manifestants présents ce dimanche à environ 1.500.

A Eindhoven, dans le sud du pays, des heurts ont éclaté entre les manifestants et les forces de l'ordre. Elles ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser une foule de plusieurs centaines de personnes, selon la télévision régionale Omroep Brabant. 

Plusieurs véhicules ont été incendiés, comme ici, devant la gare centrale d'Eindhoven.

Des commerces de la gare ont également été pillés, rapporte Omroep Brabant. La photo ci-dessous montre une supérette, complètement saccagée après le passage de casseurs.

Sur une vidéo relayée par un journaliste de France Télévisions, on peut apercevoir une bonne vingtaine d'individus entrant et sortant en courant du magasin, quelques articles dans les bras.

Selon la police d'Eindhoven à l'AFP, "au moins trente personnes ont été arrêtées". Elle affirme ne pas disposer de bilan sur d'éventuels blessés. La compagnie néerlandaise des chemins de fer NS a cependant appelé les voyageurs à "éviter" la gare d'Eindhoven Centraal où la circulation des trains était interrompue en raison, selon elle, de l'intervention des services de secours à proximité.

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Samedi soir, un centre de dépistage du Covid-19 avait également été incendié dans le village d'Urk, dans le nord du pays, alors que le couvre-feu national imposé par le gouvernement entrait en vigueur, ont indiqué les autorités locales. "L'incendie dans un centre de dépistage d'Urk dépasse toutes les limites", a déclaré dimanche le ministre de la Santé Hugo de Jonge.

Mardi 15 décembre, le gouvernement néerlandais a décrété un confinement strict de 5 semaines, qui a par la suite été prolongé jusqu'au 9 février. Si les citoyens sont invités à rester chez eux, ceux-ci n'ont cependant aucun justificatif à présenter s'ils décident de sortir. En revanche, les commerces, musées, cinémas ou encore écoles sont fermés. Début septembre, le pays a abandonné le port du masque obligatoire. Celui-ci n'est plus obligatoire que dans les transports en commun.

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