En voyage au Qatar, Emmanuel Macron décroche plus de 11 milliards d’euros de contrats pour l’industrie française

En voyage au Qatar, Emmanuel Macron décroche plus de 11 milliards d’euros de contrats pour l’industrie française

JACKPOT - Le Qatar a signé jeudi 7 décembre des contrats de plus de onze milliards d'euros pour l'achat notamment d'au moins 12 avions de combat Rafale et 50 Airbus A321, lors d'une visite du président français à Doha.

Comme on dit, il n’a pas fait le voyage pour rien. À peine Emmanuel Macron a-t-il posé le pied au Qatar, où il est ce jeudi en déplacement officiel, qu’on a vu l’émir cheikh Tamim ben Hamad al-Thani signer des contrats dont les montants cumulés s’élèvent à 11,1 milliards d’euros, selon Le Monde. Plusieurs groupes français du transport et de la défense sont impliqués.


Un protocole d’accord dévoilé ce jeudi stipule ainsi que l’exploitation du métro de Doha, la capitale du Qatar, a été confiée à RKH Qitarat une coentreprise incluant la RATP et la SNCF. Un marché de 3 milliards d’euros sur vingt ans, soufflé au nez et à la barbe des géants mondiaux du transport public, l’Allemand Arriva, le Hongkongais MTR, le Britannique Serco ou le Japonais JR-West/Mitsubishi, qui avaient tous répondu à l’appel d’offres.

En outre, le Qatar a officiellement validé une commande de quelque 50 Airbus de dernière génération, les A321 Neo, pour 5,5 milliards d’euros, annonce l’Elysée. S’y ajoute l’achat de 12 avions de combat Rafale, contre 1,1 milliard d’euros. Des appareils sans module nucléaire, mais équipés du pod Sniper, un capteur optique et laser qui permet d’envoyer bombes à guidage lase, dont les pilotes qataris seront formés en France une d’ici quatre ans.


Une lettre d’intention pour l’achat de 490 véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI) a aussi été signée. Le montant pourrait s’élever, en fonction des armements ensuite choisis, à 3,2 milliards d’euros. Ce sera la toute première exportation pour ces blindés à huit roues pesant 30 tonnes.

Les autorités du Qatar ont, enfin, signé un contrat de dépollution des lagunes d'Al Karaana avec le groupe Suez pour environ 100 millions d'euros. Les deux pays ont par ailleurs signé plusieurs accords stratégiques, dont une "déclaration d'intention sur la coopération bilatérale en matière de lutte contre le terrorisme, le financement du terrorisme et la radicalisation". 


L’idée générale étant (en plus de faire affaire) d’atténuer l’isolement du Qatar, faisant l’objet, depuis le 5 juin, d’un blocus économique et diplomatique de la part de ses voisins sunnites du Golfe, principalement l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis. Deux pays où Emmanuel Macron s’est récemment rendu, provoquant ainsi quelques tensions dans la région. L’Élysée affirme aujourd’hui que "la France ne choisit pas un camp contre un autre".

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