"Ensemble", 1500 milliards, Iran… les 5 choses à retenir du premier discours sur l’état de l’Union de Trump

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UN AN DE TRUMPISME - Donald Trump s'est posé mardi en président rassembleur, appelant démocrates et républicains à travailler ensemble, sans pour autant renoncer à sa ligne dure sur l'immigration ni à la construction d'un mur à la frontière mexicaine. Découvrez les cinq principales choses à retenir de du discours sur l'état de l'Union du mandat du 45e président américain.

Il était attendu. Mardi soir, devant les représentants et les sénateurs américains, réunis en Congrès au Capitole de Washington, Donald Trump a prononcé le premier discours sur l’état de l’Union de son mandat. Voici les cinq principales choses à retenir de la prestation du président américain.

"Ensemble"

En règle générale, ce traditionnel discours sur l’état de l’Union aux États-Unis - suivi en direct par des dizaines de millions de téléspectateurs - permet au président en place de dresser un bilan de son action durant l’année écoulée. C’est la raison pour laquelle cette version 2018 s’apparentait réellement comme le premier du genre pour Trump, celui de 2017 ayant eu lieu juste après son investiture. Et l’idée-force de cette grande première du chef de l'Etat devant le Congrès, c’est bel et bien le rassemblement. Au terme d’une année marquée par les divisions, les polémiques et les scandales, le locataire de la Maison-Blanche a usé d’un ton rassembleur pas forcément habituel venant de sa part. "Ensemble, nous construisons une Amérique sûre, forte et fière", a notamment tonné Trump, appelant démocrates et républicains à travailler ensemble. "Ce soir, je veux vous parler (...) du type de pays que nous allons devenir. Nous tous, ensemble, comme une seule équipe, un seul peuple et une seule famille américaine."

Un plan d’investissement de 1500 milliards

Sur le plan économique, le 45eme président des États-Unis, sur la lancée de son récent discours de Davos, s’est félicité des chiffres de la croissance (2,3% en 2017 contre 1,5% l’année précédente), de l’évolution de l’emploi et a appelé de ses vœux un immense plan d’investissement de 1500 milliards de dollars, sans pour autant faire d’annonce concrète, si ce n’est "construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables travers le pays." "Pendant des années, les entreprises et les emplois nous quittaient. Aujourd'hui, ils reviennent." Là encore, Donald Trump, soudain rassembleur, a fait appel à l’union des élus américains pour avancer et financer "les infrastructures sûres, rapides, fiables  et modernes dont l'économie a besoin et que le peuple mérite."

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Donald Trump a-t-il tenu ses promesses un an après son arrivée à la Maison Blanche ?

Il "tend la main"… mais pas trop

Au moment d’évoquer l’immigration, un thème qui lui est cher, là encore Donald Trump a offert un visage ouvert… tout en fustigeant les anciennes politiques : "Ce soir, je tends la main aux élus des deux partis, démocrates comme républicains, pour protéger nos citoyens, quelles que soient leurs origines, leur couleur de peau ou leur religion. Pendant des décennies, les frontières ouvertes ont permis à la drogue et aux gangs de déferler sur nos communautés les plus vulnérables. Elles ont permis à des millions de travailleurs mal payés d'entrer en concurrence pour les emplois et les salaires avec les Américains les plus pauvres. Encore plus tragiquement, elles ont coûté la perte de nombreuses vies innocentes."

Les menaces Moscou et Pékin, soutien au peuple iranien

Sur le plan international, Donald Trump a réaffirmé sa détermination à lutter contre le terrorisme et le groupe Etat Islamique ("Il reste beaucoup à faire. Nous allons poursuivre notre combat jusqu'à ce que l'EI soit défait") tout en mettant de nouveau en garde contre "la complaisance et les concessions" face à la menace nord-coréenne. "La dangereuse quête de missiles nucléaires par la Corée du Nord pourrait très prochainement menacer notre territoire. Nous menons une campagne de pression maximale pour éviter que cela arrive." Autre menace selon Trump, les "rivaux" russe et chinois qui, selon lui,  mettent en cause "nos intérêts, notre économie et nos valeurs". Face à ces deux pays, le milliardaire pense que "la faiblesse est la voie la plus sûre vers le conflit." En revanche, le successeur de Barack Obama entend se tenir "aux côtés du peuple iranien dans sa lutte courageuse pour la liberté." 

Et Melania dans tout ça ?

Absente à Davos le week-end dernier, Melania Trump est réapparue pour ce premier discours sur l’état de l’Union de son mari. Mais sa "prestation" n’a pas complètement convaincue alors que les rumeurs sur de probables tensions au sein du couple ont fait un retour en force ces derniers jours. 

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VIDÉO - Portrait en 7 lettres de l'insaisissable Melania Trump

Impassible et austère, la Première dame, vêtue d’un tailleur pantalon blanc, est arrivée au Congrès avant son époux alors que la tradition veut que le couple s’y présente ensemble. Les dernières révélations du Wall Street Journal sur le paiement par Donald Trump pendant sa campagne d’une somme de 130 000 dollars pour acheter le silence d’une ancienne actrice pornographique afin de taire une ancienne relation n’y sont probablement pas étrangères. 

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