Équateur : le sort de Julian Assange suspendu au résultat de la présidentielle

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EN ATTENTE - L'Equateur élit ce dimanche son nouveau président. Les citoyens ont le choix entre garder le cap du socialisme ou virer à droite. Et Julian Assange , le fondateur de Wikileaks, pourrait voir sa protection s'envoler. Explications.

En Equateur, c'est la fin de l'ère de Rafael Correa, le président sortant, élu pour la première fois en 2006. Ce dimanche 2 avril, le pays vote pour choisir son futur président. Le 19 février, outre des élections législatives qui ont donné au parti de Correa une majorité, le premier tour de la présidentielle a abouti à un duel clair : l'ancien vice-président socialiste Lenin Moreno et l'ex-banquier Guillermo Lasso, au coude-à-coude dans les sondages.

Ce dimanche soir, nous saurons donc si l'Equateur maintient le cap du socialisme, comme récemment l'Uruguay et le Nicaragua, ou bien s'il tourne la page, à l'instar de l'Argentine, du Pérou et du Brésil. Et il y en a un qui attend avec impatience de connaître le résultat final : Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks.

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Si la droite l'emporte, Assange serait extradé

Réfugié à l'ambassade équatorienne de Londres depuis juin 2012, une victoire de la droite remettrait en effet en question la protection dont Assange bénéficie de la part de l'exécutif équatorien. Guillermo Lasso a ainsi déjà fait savoir qu'il compte "réviser l'asile" accordé au fondateur de WikiLeaks, réclamé par la justice suédoise pour un viol qu'il nie. L'Australien craint d'être aussi extradé dans la foulée aux Etats-Unis pour la publication de documents confidentiels, notamment sur les guerres en Irak et en Afghanistan.

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ARCHIVE VIDEO (24/06/2015) - Julian Assange sur TF1 : l'intégralité de l'interview

De son côté, Lenin Moreno, paraplégique depuis une agression à main armée en 1998, a réaffirmé à l'AFP qu'il maintiendrait la décision "que M. Assange reste dans l'ambassade tant qu'un sauf-conduit ne lui aura pas été accordé" pour gagner le pays de son choix.  Le successeur de Rafael Correa prendra ses fonctions le 24 mai. Les bureaux de vote ferment à 22h, heure de Paris.

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