Éruption d'un volcan Nouvelle-Zélande: six corps récupérés au cours d'une opération ultra-risquée

Éruption d'un volcan Nouvelle-Zélande: six corps récupérés au cours d'une opération ultra-risquée
International

WHITE ISLAND - Six des huit corps des personnes portées disparues depuis lundi, après l'éruption du volcan de White Island en Nouvelle-Zélande, ont été récupérés ce vendredi. Les secours recherchent toujours ceux de deux autres victimes.

Cinq jours après le drame, l'armée néo-zélandaise a récupéré cevendredi les corps de six personnes tuées en début de semaine par un volcan sur l'île de White Island, lors d'une opération menée sous la menace toujours présente d'une nouvelle éruption. Les dépouilles ont été évacuées par les airs par une équipe de huit militaires d'élite de l'armée néo-zélandaise, a annoncé la police après plus de cinq heures d'attente. 

Deux hélicoptères avaient décollé de Whakatane aux premières lueurs de l'aube pour White Island, où l'éruption de lundi dernier aurait tué au moins 16 personnes en visite touristique, selon un bilan provisoire. L'objectif de cette équipe, composée de démineurs, était de récupérer les restes humains de huit personnes demeurées sur l'île pour les transporter sur une frégate militaire ancrée au large. "Cette équipe a fait preuve d'un courage incroyable pour permettre que les corps de ces six personnes soient restitués à leurs proches", a déclaré à la presse Mike Bush, commissaire de police soulignant que cette mission avait été exécutée dans des conditions "imprévisibles et difficiles" .

Lire aussi

Une opération risquée et "unique"

 Le commissaire de police a affirmé que les opérations visant à localiser les restes de deux autres personnes se poursuivent.

Des plongeurs effectuent des recherches dans l'eau après qu'un corps a été repéré mardi, flottant dans une mer agitée.

Des hélicoptères effectuent également des vols au-dessus de la baie de l'Abondance (Bay of Plenty). Mike Bush n'a pas exclu la possibilité d'un retour sur l'île lorsque les conditions seront jugées plus sûres. Le commandant des forces spéciales, Rian McKinstry s'est déclaré "incroyablement fier" de l'équipe, composée de six hommes et de deux femmes qui ont mené à bien "cette opération unique".

Alors que l'opération commençait, la police a emmené les familles en deuil près de l'île sur un bateau et une bénédiction maorie a été organisée. Les proches des victimes avaient fait pression sur les autorités pour que cette mission de récupération soit menée au plus vite, même si les risques d'une nouvelle éruption importante étaient évalués à entre 50% et 60%.

Des volcanologues ont suivi en direct les relevés d'activité sismique du volcan toujours fumant, pendant que les militaires récupéraient les corps. Au moindre signe d'un risque d'éruption, l'opération pouvait être interrompue.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent