Et si Donald Trump n'était finalement pas élu ?

Et si Donald Trump n'était finalement pas élu ?
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CHANGEMENT DE CAP - Larry Lessing, universitaire américain et éphémère candidat à la primaire démocrate, a affirmé qu'au moins 20 grands électeurs l'avaient consulté pour connaître les recours juridiques dans le cas où ils décideraient de retourner leur veste.

Les grands électeurs vont-ils valider l’élection de Donald Trump ? Car si les Américains ont voté massivement pour Hillary Clinton (plus de deux millions de voix d'écart à ce jour), c’est bien le milliardaire qui a été élu à la présidence des Etats-Unis le 8 novembre dernier, soulevant un vent de contestations et de colère dans plusieurs grandes villes américaines. La stupéfaction fut telle, qu'une pétition a été lancée pour demander l'annulation de sa nomination et qu’Art Sisneros, l’un des 538 grands électeurs appelés à valider leur vote le 19 décembre, avait présenté sa démission le 29 novembre, ne voyant pas en quoi Donald Trump était "bibliquement qualifié pour remplir la fonction présidentielle". 

Lors d’une interview accordée ce mardi à la chaîne MSNBC et relayée par The Independent, Larry Lessing, universitaire et candidat déchu de la primaire démocrate, a confié qu’au moins 20 grands électeurs, peut-être même une trentaine, l’avait consulté pour savoir ce qu’ils risquaient dans le cas où ils voudraient finalement voter contre le magnat de l’immobilier.

Le Collège électoral a précisément été créé pour cette élection- Larry Lessing

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Fondateur de "Elector Trust", un mouvement offrant des conseils juridiques aux électeurs qui voudraient retourner leur veste et leur permettant de communiquer en privé sur leurs intentions, Larry Lessing tente par tous les moyens de contrer l’élection de Donald Trump. "En examinant les trois groupes qui soutiennent les électeurs républicains, nous pensons qu'il y en a 20 actuellement - certains me disent que le nombre est plus élevé que cela, il pourrait tourner autour de 30 - mais je reste confiant en disant qu'il y en a au moins 20", a-t-il déclaré, rappelant qu’il fallait que 37 grands électeurs changent d’avis pour que l’élection du milliardaire soit nulle.

Les grands électeurs "ont une obligation éthique et morale une fois qu'ils sont engagés [...] de voter (en fonction de la couleur politique de leur Etat, ndlr) à moins qu'il n'y ait une raison morale importante pour voter autrement. L'échec d'un candidat à remplir ses fonctions serait une raison", a-t-il souligné, alors que les questions se multiplient sur les potentiels conflits d'intérêt que la présidence Trump pourrait amener. "C'est exactement la question soulevée par ce vote, précise Lessig. Le Collège électoral a précisément été créé pour cette élection."

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