Etat d’urgence au Texas après la mort d’un enfant infecté par une amibe "mangeuse de cerveau"

Des traces du micro-organisme ont été retrouvée sur le robinet du tuyau d'arrosage de la famille (image d'illustration).
International

ETATS-UNIS – Un garçon de six ans est décédé, le 8 septembre, d’une maladie causée par la "Naegleria fowleri", un organisme présent dans les eaux chaudes et stagnantes. Une infection rare mais souvent fatale.

Selon ses grands-parents, Josiah McIntyre aurait pu inhaler de l’eau contaminée sur une aire de jeu du centre-ville de Lake Jackson. Peu de temps après, l’enfant serait tombé malade. L'infection, causée par une amibe dite "mangeuse de cerveaux", a causé sa mort le 8 septembre, à l’âge de six ans, et la déclaration d’état d’urgence par le gouverneur du Texas ce dimanche 27 septembre. 

La "Naegleria fowleri" est un organisme microscopique que l’on retrouve dans les eaux douces chaudes. Elle peut ainsi être détectée dans des lacs, des rivières, mais aussi des sources géo-thermales ou des piscines mal-entretenues. Si l’amibe est aspirée par le nez, elle peut alors remonter aux tissus neuronaux et provoquer une méningo-encéphalite amibienne primitive (MEAP). 

À la suite de la contamination de Josiah McIntyre, des traces de la "Naegleria fowleri" ont été découvertes dans le robinet du tuyau d’arrosage de sa famille, selon un porte-parole de la ville cité par des médias américains. Mais aussi dans la fontaine d’un centre municipal et d’une borne incendie, a détaillé Modesto Mundo. Plusieurs communes du comté de Brazoria ont depuis demandé à leurs résidents d’éviter l’utilisation de l’eau courante pour boire, cuisiner ou se laver. L’avertissement a pris fin samedi soir, mais les autorités recommandent toujours de bouillir l’eau avant utilisation. 

Les cas d’infection liés à cette amibe sont toutefois rares : le Texas en dénombre officiellement 28 entre 1983 et 2010. En France, le décès en 2008 d’un garçon de 9 ans après une baignade en Guadeloupe a poussé l’Anses à se pencher sur une évaluation des risques. L’agence souligne dans son rapport, publié en 2014, que la MAEP constitue "une maladie peu fréquente mais mortelle dans 95% des cas". "Depuis 50 ans, 310 cas ont été recensés dans le monde, et seulement 11 personnes ont survécu", ajoute-t-elle. 

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