"Etat de l’Union" : mur avec le Mexique, Corée du nord, invités surprenants… ce qu'il faut attendre du discours de Donald Trump

"Etat de l’Union" : mur avec le Mexique, Corée du nord, invités surprenants… ce qu'il faut attendre du discours de Donald Trump
International
ETATS UNIS - Donald Trump doit s'exprimer mardi soir devant le Congrès réuni au grand complet pour son discours sur "l'état de l'Union". Un moment très attendu au cours duquel, chaque année, le président expose son programme et sa vision de l'avenir. Que faut-il en attendre ? Eléments de réponse.

Donald Trump dresse son "état de l'Union". Comme chaque début d'année, le président des Etats-Unis doit exposer son programme et sa vision de l'avenir du pays devant les membres du Congrès. Un exercice délicat, surtout cette année : le climat politique est houleux à Washington, où le "shutdown" est encore dans tous les esprits, et le projet de mur de Donald Trump est plus controversé que jamais.

Nancy Pelosi, une adversaire en première ligne

Pour ce traditionnel discours en prime time sur "l'état de l'Union", le président américain a promis un appel à l'unité, au compromis, et une tonalité résolument optimiste. Seulement voilà : lors de ce rendez-vous toujours minutieusement mis en scène, les millions de téléspectateurs américains devraient voir Donald Trump face à son pupitre avec, dans le champ de la caméra, Nancy Pelosi. Les moindres faits et gestes de la nouvelle "Speaker" de la Chambre des représentants, première opposante au républicain, seront scrutés. Surtout si le chef de l'Etat évoque son mur à la frontière avec le Mexique, dont elle ne cesse de fustiger le projet.

Des annonces sur Kim Jong-Un et le mur avec le Mexique ?

Sur le fond, la tonalité du texte que va dévoiler Donald Trump nourri les discussions depuis plusieurs jours aux Etats-Unis. Relancera-t-il le débat sur l'immigration? Profitera-t-il de l'occasion, comme il l'a laissé entendre, pour déclarer une "urgence nationale", procédure exceptionnelle qui lui permettrait de contourner le Congrès pour financer le mur frontalier? Le président américain pourrait aussi profiter de ce rendez-vous pour annoncer le lieu et la date de son prochain sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un avec lequel il existe, assure-t-il, "une incroyable alchimie".

Des invités surprenants

De nombreuses personnalités et des figures anonymes ont été invitées par les parlementaires américains. La tradition permet en effet aux 535 membres du Congrès de choisir des invités pour les accompagner lors de ce discours annuel. 


Un élu républicain, Jeff Fortenberry, s'est dit "honoré" d'avoir pour invitée Nadia Murad. Enlevée par le groupe Etat islamique (EI) en 2014, cette femme, comme des milliers d'autres de sa communauté yazidie, a subi tortures, viols collectifs, vente puis multiples reventes sur les marchés aux esclaves des jihadistes. Rescapée, elle a reçu le prix Nobel de la paix 2018. Marco Rubio, sénateur républicain et féroce critique du président vénézuélien Nicolas Maduro, a lui annoncé qu'il avait invité l'opposant Carlos Vecchio, nommé par Juan Guaido nouveau chargé d'affaires du Venezuela. Le sénateur républicain Thom Tillis a pour sa part invité le pasteur américain Andrew Brunson, libéré en octobre dernier par la justice turque après un an et demi de détention. 


Au travers des invités transparaissent aussi les divisions partisanes entre républicains et démocrates. Le sénateur démocrate Jeff Merkley viendra ainsi en compagnie d'une mère et de sa fille guatémaltèques, représentant les milliers d'enfants séparés de leurs parents sans papiers à la frontière avec le Mexique sous Donald Trump. Fuyant la violence dans leur pays, elles ont été séparées deux mois en 2018. Des républicains ont eux invité des représentants de la police des frontières qui défendent vigoureusement la politique de lutte contre l'immigration clandestine du président.


Le président a lui aussi droit à plusieurs invités, qu'il ne dévoile parfois qu'au dernier moment. Un nom a déjà filtré : celui de Joshua Trump. Il n'est pas de la famille du milliardaire mais il est moqué à l'école à cause de son nom. "Il aime la science, l'art, l'histoire", a expliqué la Maison Blanche dans une courte note présentant la douzaine d'invités du couple présidentiel pour le discours sur l'état de l'Union.

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