Etat islamique : le plan d'Obama pour "détruire" les djihadistes

Etat islamique : le plan d'Obama pour "détruire" les djihadistes

TERRORISME - Le président américain s'est dit prêt mercredi à frapper l'Etat islamique en Syrie et à étendre les raids menés en Irak depuis un mois, promettant, lors d'une allocution solennelle, de "détruire" le groupe djihadiste ultra-radical.

Quinze minutes pour convaincre. Après avoir longuement tergiversé , le président américain Barack Obama a dévoilé mercredi soir sa stratégie pour "détruire" l’Etat islamique . "Notre objectif est clair : nous affaiblirons, et, à terme, détruirons l'EI", a martelé Barack Obama, estimant que les djihadistes sunnites qui ont décapité deux journalistes américains appartenaient à "une organisation terroriste qui n'a d'autre vision que le massacre de tous ceux qui s'opposent à elle".

D’éventuelles frappes en Syrie
"Je n'hésiterai pas à agir contre l'EI en Syrie, comme en Irak", a estimé le président américain. Un engagement qui devrait prendre la forme d’un soutien aux rebelles syriens, entre des équipements et de l’entraînement. Un sujet délicat pour l'administration Obama, qui a désormais un ennemi commun avec le président Bachar al-Assad. Signe de la sensibilité politique du sujet, les républicains se réuniront jeudi matin à huis clos pour débattre de la marche à suivre. Lors d'une conversation téléphonique quelques heures avant cette allocution, Barack Obama et le roi Abdallah d'Arabie saoudite avaient par ailleurs souligné qu'une opposition syrienne modérée plus forte était "essentielle" pour faire face aux djihadistes ainsi qu'au régime Assad "qui a perdu toute légitimité".

Aucun Américain engagé dans les combats
Tout en réaffirmant que l'envoi de troupes américaines de combat au sol était exclu, M. Obama a annoncé l'envoi de 475 conseillers militaires supplémentaires en Irak pour soutenir les forces kurdes et irakiennes en termes d'équipement, de formation et de renseignement. Cela portera à environ 1.600 le nombre de militaires américains présents dans le pays. M. Obama, qui a toujours affiché sa volonté de tourner la page d'une "décennie de guerre", a assuré que cette campagne s'inspirerait de celles menées depuis des années contre les islamistes au Yémen ou en Somalie et serait fondamentalement "différente" des guerres en Afghanistan et Irak, initiées par son prédécesseur, George W. Bush. Le chef de la diplomatie américaine a, comme le président, écarté l'idée d'envoyer des troupes de combat. Mais a ouvert une brèche : "A moins bien sûr qu'il ne se passe quelque chose de très, très grave".

Une grande coalition internationale
Les Etats-Unis ont déjà reçu l'appui de nombreux pays. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a précisé mercredi que la France participerait "si nécessaire" à une action militaire aérienne en Irak. François Hollande doit d'ailleurs se rendre vendredi sur le sol irakien . Les détails devraient être réglés ce lundi : Paris organise une conférence sur l'Irak, à laquelle participera John Kerry. Celui-ci a entamé cette semaine à Bagdad une tournée destinée à mettre en place cette coalition. Il se rendra mercredi soir à Amman puis jeudi à Jeddah, dans l'ouest de l'Arabie saoudite. Il y rencontrera les chefs de la diplomatie des six monarchies arabes du Golfe ainsi que des représentants d'Irak, de Jordanie, d'Egypte et de Turquie. Objectif, obtenir le soutien des monarchies du Golfe qui, après avoir été accusées de financer des groupes radicaux, ont pris récemment conscience de la menace que représente l'EI pour leur propre stabilité.

Lire aussi >> "Bienvenue dans l'Etat islamique" : la vidéo choc de l'administration Obama
 

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