48% des Américains souhaitent la destitution de Donald Trump

International
ETATS-UNIS - Un sondage publié mardi dans la presse américaine indique que près de la moitié des personnes interrogées soutiendrait une procédure de destitution contre Donald Trump.

Donald Trump traverse une sérieuse zone de turbulences. Eviction du directeur du FBI James Comey, révélations d’informations sensibles à des diplomates russes ou encore tentative de faire cesser une enquête contre l’un de ses conseillers, les affaires brûlantes s’accumulent à la Maison Blanche. Dans ce contexte, le journal politique de Washington The Hill a questionné un panel de 692 personnes regroupant des votants de chacun des ex candidats à la présidentielle américaine, pour établir ce qu’ils pensaient de leur président.


Il ressort du sondage que les personnes interrogées ne croient pas, dans l’état actuel des choses, à un futur radieux pour Donald Trump à la Maison Blanche. Ils sont 45% à penser que sa présidence ne durera pas aussi longtemps que les quatre ans prévus dans son mandat. 48% affirment qu’ils soutiendraient une procédure d’impeachment à son encontre, quand 41% s’opposeraient à une telle mesure. Pour rappel, l’impeachment permet au pouvoir législatif américain de destituer un haut fonctionnaire, dont le président. La procédure doit être votée à la majorité par la Chambre des représentants, avant un procès devant le Sénat. 

En 1974, Richard Nixon avait été conduit à démissionner après le scandale du Watergate pour éviter une probable destitution. Certains observateurs ont noté des similitudes entre cet épisode de l’histoire politique américaine et celle concernant le limogeage du patron du FBI James Comey par Donald Trump.


Les bookmakers avaient d’ailleurs observé une très nette hausse des paris sur une possible destitution du président depuis l’épisode James Comey. Mais les républicains détenant les deux chambres du Congrès (Sénat et Chambre des représentants), une telle procédure à peu de chance d’être enclenchée. Reste qu’à mi-mandat, en novembre 2018, un tiers du Sénat et la totalité des sièges de la Chambre des représentants seront renouvelés. Si les turbulences ne se sont pas calmées d’ici là pour Donald Trump, il pourrait alors se trouver en position très inconfortable.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

La présidence Donald Trump

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter