Cérémonie d'investiture de Donald Trump : 10 futurs ministres qui irritent déjà une partie de l'Amérique

International
SCEPTICISME – Donald Trump n'est pas encore président des Etats-Unis, mais la future administration américaine continue de susciter la controverse. Tour d’horizon – non-exhaustif – de l’équipe gouvernementale choisie par le milliardaire.

Ils ne sont pas encore en place mais font déjà grincer des dents. Alors que Donald Trump sera officiellement investi président des Etats-Unis ce vendredi, les membres de sa future équipe gouvernementale continuent de susciter la controverse de l’autre côté de l’Atlantique. Des membres dont la nomination doit, pour certains, encore être validée par le Sénat américain, à l'instar du très contesté Jeff Sessions. Mais le futur ministre de la Justice (Attorney General, ndlr) est cependant loin d’être le seul à cristalliser les tensions. LCI vous propose un tour d’horizon – non-exhaustif – des membres déjà décriés de l’administration Trump.  

10 têtes d’affiche polémiques du futur gouvernement Trump

Stephen Bannon – Chef de la stratégie présidentielle

Il n'est pas ministre à proprement parler, mais sera tout de même au premier plan. Cet ultraconservateur de 63 ans, ex-banquier chez Goldman Sachs - comme nombre de ses futurs collègues - et ancien de la Navy, est surtout connu pour avoir dirigé le site d’information Breitbart News. Un site catalogué à la droite de la droite de l’échiquier politique américain et qui a récemment déclaré vouloir lancer une version française. Sa nomination n’a pas manqué de faire des vagues. Président du comité de campagne de Donald Trump, il est, pour beaucoup, celui grâce à qui le milliardaire a été élu. Stephen Bannon occupera le poste de "stratège en chef" à la Maison-Blanche

En vidéo

Stephen Bannon, l'homme qui murmurait à l'oreille de Trump

Jeff Sessions – Ministre de la Justice

Fervent opposant à l’immigration, à l’avortement et au mariage homosexuel, Jeff Sessions, 70 ans, est sénateur de l’Alabama depuis 1997. Il est l’un des tous premiers élus du Congrès à avoir rallié Donald Trump au début de l’année 2016. Un soutien de poids que le milliardaire a choisi de récompenser en le nommant au poste stratégique d’Attorney General, l’équivalent du ministre de la Justice. Mais, comme mentionné plus haut, cette nomination pourrait bien provoquer quelques remous au Sénat. 

Rex Tillerson – Ministre des Affaires étrangères

Proche de Vladimir Poutine, qui l’a personnellement décoré en Russie, Rex Tillerson, ancien PDG du géant pétrolier ExxonMobil, sera le prochain secrétaire d’Etat de Donald Trump, l’équivalent du ministre des Affaires étrangères. Sans expérience politique ni diplomatique, cet homme de 64 ans sera chargé de gérer le virage à 180° qui devrait être opéré en matière de politique étrangère américaine. Plusieurs républicains, John McCain ou Marco Rubio par exemple, l’ont ouvertement critiqué.

En vidéo

Le PDG d'ExxonMobil Rex Tillerson secrétaire d'Etat de Trump, la nomination qui fâche

Andrew Puzder – Ministre du Travail

Patron millionnaire du groupe de fast-food CKE Restaurants, qui détient notamment les chaînes Carl's Jr. et Hardee's, Andrew Puzder a été choisi pour être le prochain ministre du Travail. Connu pour son hostilité à toute forme d'intervention de l'Etat sur le marché de l’emploi, il a publiquement pris position contre toute hausse du salaire minimum et en faveur de l'automatisation afin de réduire les dépenses salariales.

Scott Pruitt – Chef de l’Agence de protection de l’environnement

Âgé de 48 ans, ce climato-sceptique notoire a été nommé à la tête de… l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA). Une agence dont Scott Pruitt, qui nie l’influence humaine sur le réchauffement climatique, a maintes fois dénoncé les "directives inutiles". Actuel ministre de la Justice de l'Oklahoma, le républicain est un allié revendiqué du secteur des énergies fossiles. 

James Mattis – Ministre de la Défense

Ancien général de l’armée américaine, James Mattis, surnommé "Mad Dog" ("Chien enragé"), est connu pour son style (très) direct, son expérience sur les théâtres de guerre ainsi que pour sa méfiance envers l'Iran. En 2003, après l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis, cet homme aujourd’hui âgé de 66 ans ayant déjà déclaré qu'il était "plaisant" de "descendre des gens", avait eu ces propos dignes du film "Rambo" à l’encontre des officiers irakiens : "Si vous vous foutez de moi, je vous bute tous."

En vidéo

James Mattis, qui est le "chien enragé" de Donald Trump ?

Michael Flynn – Conseiller à la Sécurité nationale

Général à la retraite de 57 ans, il a dirigé la Defense Intelligence Agency (DIA), le renseignement extérieur américain, dont il estime avoir été injustement écarté en 2014 pour des propos très tranchés sur la guerre contre l'extrémisme islamiste. Durant la campagne, Michael Flynn a été l’un des principaux inspirateurs de Donald Trump en matière de politique internationale. En devenant son conseiller à la Sécurité nationale, il occupera le poste le plus stratégique de la Maison-Blanche sur les questions de défense.

Linda McMahon – Ministre des PME

Ex-directrice de la World Wrestling Entertainment (WWE), la plus importante entreprise mondiale du catch, Linda McMahon occupera le poste de ministre des PME. En arrivant à la tête de la Small Business Administration (SBA), cette femme de 68 ans qui a soutenu Trump dès le début – elle lui a notamment versé six millions de dollars – aura sous sa responsabilité 28 millions d'entreprises (TPE/PME), qui emploient près de la moitié des travailleurs du secteur privé américain. Elle n’a pour seule expérience politique que ses tentatives infructueuses de devenir sénatrice en 2010 et 2012.  

En vidéo

Linda McMahon, de la WWE au gouvernement de Trump

Ben Carson – Ministre du Logement

Ancien neurochirurgien, l’ex-candidat aux primaires républicaines Ben Carson, célèbre pour avoir participé à la première opération de séparation de siamois attachés par le crâne, s’est rapidement rallié à Donald Trump après avoir jeté l’éponge lors de la course à l’investiture. Un ralliement qui lui a valu d’être nommé ministre du Logement et du Développement urbain. Souvent cité comme exemple de l’ascension sociale américaine – ce que beaucoup de médias américains contestent –, cet homme de 65 ans très religieux est un fervent défenseur des thèses créationnistes. 

En vidéo

Ben Carson accusé d'avoir menti sur son passé exemplaire

Jason Greenblatt – Conseiller spécial pour les négociations internationales

Après avoir été l’avocat de la Trump Organization durant deux décennies et l’un des plus proches conseillers du milliardaire, ce spécialiste du droit immobilier participera aux "négociations internationales de tout type, ainsi qu'à la conclusion d'accords commerciaux au plan mondial", soulignait le communiqué accompagnant sa nomination. Sans grande expérience en politique étrangère, il est l’un de ceux en qui Donald Trump a "le plus confiance", selon les propres dires du président-élu. 

En vidéo

A quelques jours de sa prise de fonction, quelle stratégie pour Donald Trump ?

Tout savoir sur

Tout savoir sur

L'investiture de Donald Trump

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter