Bombe, tireur isolé, camion-bélier... Ces dangers qui menacent l'investiture de Trump

RENFORT - Même si aucune menace n'a été clairement authentifiée, une trentaine d'agences fédérales et des milliers de membres des forces de police sont mobilisés pour assurer la sécurité de l'investiture de Donald Trump ce vendredi à Washington. Un budget qui représenterait près de 100 millions d'euros.

Mieux vaut se préparer à toutes les éventualités. C'est le mot d'ordre affiché par le FBI en vue de la sécurité de la très sensible cérémonie d'investiture de Donald Trump ce vendredi 20 janvier. Tant en raison du symbole de l'évenement que de la personnalité controversée du 45ème président des États-Unis, l'heure est en effet à la prévention de potentielles attaques. 

28.000 hommes déployés

"Nous n'avons pas connaissance d'une menace particulière et crédible" visant la cérémonie d'investiture, a noté Jeh Johnson, ministre de la Sécurité intérieure. Mais signe que la vigilance est malgré tout maximale, ce chiffre impressionnant : 28.000 hommes issues d'une trentaine d'agences fédérales et des forces de police seront au total mobilisés pour sécuriser Washington. 


Plus impressionnant encore, les moyens techniques alloués pour éviter d'éventuelles attaques. Drones, détecteurs de radiation, outils d'interception des communications cellulaires seront autant de gadgets très sophistiqués mis à disposition du contingent chargé d'assurer la protection de l'évenement. 

Contrer l'ingéniosité des assaillants

Si autant de moyens techniques sont envisagés, c'est notamment en raison de la multitude des modus operandi recensés lors des récentes attaques aux États-Unis ou ailleurs.  Ainsi, pour se prémunir par exemple d'une attaque au camion-bélier, comme cela s'est produit à Nice et plus récemment à Berlin,  "le périmètre sera encore plus lourdement protégé par des poids lourds, des camions-bennes et des bétonnières pour interdire l'accès à des véhicules non autorisés", a détaillé Jeh Johnson. 


Autre modus operandi craint par les autorités : la pose d'une bombe au cœur de la foule, comme ce fut le cas lors du marathon de Boston en 2013. Car les dégâts pourraient être encore plus tragiques : près de 800.000 spectateurs sont attendus pour la cérémonie. Des agents en civil devraient ainsi être mêlés aux regroupements pour repérer des objets ou comportements suspects. La piste du tireur isolé est également vivement redoutée. 

"Désorganiser le 20 janvier"

D'autre part, outre le risque terroriste, une autre menace se profile : celle d'une tentative de destabilisation et de sabotage par des manifestants. Regroupés sous le collectif de "DisruptJ20" ("Désorganiser le 20 janvier"), des militants ont annoncé leur intention de de paralyser les douze barrages de sécurité qui seront établis autour du Capitole, où le futur président doit prêter serment. Les autorités ont délivré des permis de manifester à 27 groupes de protestation, soit plus de quatre fois le nombre moyen observé lors des précédentes cérémonies d'investiture présidentielle, selon les services officiels. 

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