Baisers déplacés, mains baladeuses... Joe Biden, "bise" repetita

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EMBARRAS - L'ancien vice-président de Barack Obama et possible candidat à la présidentielle de 2020 est accusé d'avoir un comportement très, voire trop, tactile envers plusieurs femmes. Ce lundi, une deuxième élue démocrate l'accuse de gestes déplacés en 2009.

Ses détracteurs le surnomment "Joe le tonton pervers". Candidat pressenti pour la présidentielle américaine de 2020, le démocrate Joe Biden fait parler de lui ces dernier jours à cause de gestes déplacés envers des collaboratrices. Ce lundi 1er avril, c’était au tour d’Amy Lappos, ancienne assistante au Congrès, de dénoncer un comportement qu’elle juge inapproprié.

Deux femmes témoignent de gestes déplacés

Tout a commencé vendredi dernier. L’ancien Vice-Président de Barack Obama est alors cité dans une tribune dans le magazine The Cut. L’auteure, Lucy Flores, accuse alors l’homme de l’avoir embrassée contre son gré en 2014. Ex-élue démocrate du Nevada, elle explique dans un texte, intitulé "Un baiser déplacé a changé la façon dont je voyais Joe Biden", avoir été "mortifiée" juste avant qu’elle ne monte sur scène faire son discours. "Alors que je prenais de grandes respirations, j’ai senti deux mains sur mes épaules. Je suis restée pétrifiée", écrit-elle en anglais. Elle se demande alors : "'Pourquoi le vice-président des Etats-Unis me touche ?'' Mais elle n’était pas au bout de ses surprises. Il aurait ensuite senti ses cheveux avant de lui planter un "baiser langoureux à l’arrière de [sa] tête". 


Un témoignage accablant, suivi de celui d’une deuxième femme, ce lundi. Ancienne assistante d’un élu du Connecticut, Amy Lappos témoigne dans le Hartford Courant. Lors d’une levée de fonds pour le parti démocrate, Joe Bidden avait tenu à féliciter ses collaborateurs. Des remerciements qui sont allés trop loin pour la jeune fille : "Il a mis sa main autour de mon cou, m'a attirée vers lui pour se frotter le nez contre le mien. Pendant qu'il me tirait vers lui, j'ai cru qu'il allait m'embrasser sur la bouche." Si Amy Lappos confie que les gestes n’étaient pas "de nature sexuelle", ils relèvent selon elle du "sexisme ou de la misogynie". Une accusation qui ne passe pas inaperçue dans l’Amérique post-Metoo. Désormais âgée de 43 ans, elle demande à ce que celui qui est pressenti pour la course à la Maison-Blanche de se rétracter, estimant que des gestes d’affection non désirés ne sont "pas ok". "Traiter les femmes comme des objets, ce n'est pas ok."


S'il dit ne pas se souvenir des faits qui lui sont reprochés, Joe Biden a en revanche pris soin de ne pas les attaquer, affirmant dimanche qu'elles devaient "être écoutées".

Série d'images compromettantes

En plus des accusations en série, l’homme de 76 ans est la cible d’une cascade d’images qui déferle depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. Sur les clichés, l'ancien vice-président de Barack Obama semble avoir des comportements déplacés, qui mettent mal à l’aise les femmes, notamment lors événements publics. 

Ainsi on le voit embrasser des femmes, inconnues ou non, sur la bouche. Sur l’une des images c’est une militante, sur l’autre l’épouse d’un sénateur républicain. Il apparaît également dans une vidéo en train de prendre les épaules de Stephanie Carter. Si la séquence, filmée en 2015, met très mal à l’aise les spectateurs, la femme a cependant pris sa défense. Elle a affirmé sur un blog que les images n’étaient en fait que le reflet de leur complicité. L’équipe de Joe Bidden a également tenté de rattraper le coup en dénonçant ce lundi une campagne de "calomnies". Selon ses proches, elle serait même dirigée par "des trolls de droite".

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