Chargée du dossier Covid-19 sous Trump, le Dr Birx affirme qu'il n'y avait pas d'équipe à plein temps à la Maison Blanche

Deborah Birx, coordinatrice américaine de la réponse aux coronavirus sous le gouvernement Trump.

RÉVÉLATIONS - Dans une interview diffusée sur CBS, l'ancienne coordinatrice de la réponse au coronavirus du gouvernement Trump affirme qu'il n'y avait pas d'équipe à plein temps à la Maison Blanche travaillant sur le sujet.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Joe Biden a fait de la lutte contre le Covid-19 l'une des priorités absolues. Les États-Unis ont dépassé la barre des 25 millions de cas ce dimanche, tandis que plus de 417.000 personnes sont décédées des suites de leur infection. Et compte tenu des révélations, ce dimanche, de l'ancienne coordinatrice de la réponse au coronavirus du gouvernement Trump, cela n'a rien d'étonnant.

Interviewée dans l'émission Face the Nation, diffusée sur CBS, elle a indiqué qu'il "n'y avait pas d'équipe à plein temps à la Maison Blanche travaillant sur le coronavirus". Seule responsable aux commandes, cette ex-colonelle de l'armée américaine et conseillère des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) précise qu'elle a demandé plus de personnel, visiblement en vain.

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Le système D de Deborah Birx pour monter une équipe de travail

Passablement démunie pour mener à bien sa mission, Deborah Birx a donc pris l'initiative, raconte-t-elle, d'aller demander de l'aide à quelques-unes de ses connaissances au gouvernement. "J'ai dit : 'Pouvez-vous venir m'aider ?' Et j'ai pu recruter d'autres personnes." Parmi elles, Irum Zaidi, qui avait précédemment travaillé avec Birx sur le Plan d'Urgence Présidentiel de Lutte contre le SIDA (PEPFAR), une initiative internationale du gouvernement américain pour sauver et améliorer les vies des personnes infectées ou exposées à l'infection du VIH/SIDA. Questionné par CBS, un conseiller principal de l'ancien vice-président Mike Pence a confirmé que l'équipe de travail de Deborah Birx était bien constituée de personnes avec qui elle avait collaboré lorsqu'elle travaillait sur le PREPFAR. "Il y avait entre 7 et 8 employés à plein temps détachés d'autres départements. Ils étaient payés", affirme-t-il. Il a en revanche contesté le fait qu'elle se soit vu refuser le personnel nécessaire.

Deborah Birx censurée par le gouvernement Trump ?

Dans une autre interview donnée à CNN, l'ancienne chargée de mission sur le Covid-19 du gouvernement Trump a déclaré qu'elle avait "toujours" envisagé de se démettre de ses fonctions. "Pourquoi voudriez-vous vous infliger ça tous les jours ?", questionne-t-elle en décrivant sa perpétuelle remise en question sur l'utilité de son travail pour le pays. Car, comme elle le rapporte à CBS, Deborah Birx avait toujours l'impression que ses conseils étaient censurés par la Maison Blanche et qu'elle était délibérément empêchée d'apparaître dans les médias nationaux. Le seul moment où elle se sentait libre de pouvoir travailler correctement était lorsqu'elle rendait visite aux gouverneurs des différents États. "C'était l'endroit où les gens me laissaient dire ce que j'avais à dire à propos de la pandémie, tant en privé avec les gouverneurs qu'ensuite, lors des conférences de presse", raconte-t-elle.

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Considérant le dévouement avec lequel Joe Biden s'est attelé au sujet, Deborah Birx ne peut que se réjouir. Elle se félicite notamment qu'il ait constitué une équipe d'experts en tests, en vaccins, en données et utilisation des données, ainsi qu'une personne dédiée à plein temps à la chaîne d'approvisionnement. "La quantité de travail qui doit être faite non seulement à la Maison Blanche mais aussi au niveau de l'État pour vraiment s'assurer que nous sortirons de cette crise dans un semblant de normalité d'ici l'été sera vraiment critique", a-t-elle affirmé.

Jeudi, le président américain a signé une série de dix décrets visant à limiter la propagation du Covid-19 aux États-Unis. Il s'est également engagé, après avoir critiqué la lenteur de la campagne de vaccination menée par Donald Trump, à atteindre 100 millions de vaccinations à la fin des 100 premiers jours de son mandat.

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