Des mèmes de Shrek utilisés pour lutter contre la loi anti-avortement au Texas

L'application Tik Tok est apparue en pour la première fois en 2016

MOBILISATION - Les opposants à la nouvelle loi qui bannit l'avortement au Texas ont inondé un site qui encourage les gens à dénoncer les contrevenants de cette loi de mèmes de Skrek, de porno et de fausses déclarations afin de tenter de le faire planter.

Les "tiktokeurs" ont encore frappé. S'attaquant à la loi anti-avortement entrée en vigueur au Texas, des usagers du réseau social chinois ont rempli des centaines de faux rapports sur le site web de l'État mis en place pour dénoncer les personnes passibles d'avoir violé la loi pour tenter de le faire planter.

Passibles d'une amende d'au moins 10.000 dollars

En plus d'interdire l'avortement au Texas après la sixième semaine de grossesse, cette loi sanctionne les personnes qui aident les femmes du Texas à accéder à cette opération. Pour aider à la faire respecter, le groupe anti-avortement Texas Right to Life a mis en place un formulaire en ligne où chacun peut envoyer des informations anonymes sur des violations potentielles. Ce formulaire comprend même une section où des images peuvent être téléchargées à titre de preuve.

"Tout Texan peut intenter une action en justice contre un avorteur ou une personne qui aide et encourage un avortement après six semaines", peut-on lire sur le site. Les personnes dont il est prouvé qu'elles violent la loi sont passibles d'une amende d'au moins 10.000 dollars.

Des mèmes et des fausses déclarations

Des opposants à cette loi se sont alors organisés sur TikTok et Reddit afin d'abonder le site web de fausses déclarations. Une utilisatrice de TikTok a ainsi déclaré avoir soumis 742 faux rapports dénonçant le gouverneur du Texas Greg Abbott pour avortement illégal. "Il serait dommage que TikTok fasse échouer le site ProLifeWhistleBlower", écrit-elle ironiquement en légende, incitant sa communauté à faire de même. 

Un autre utilisateur de TikTok a montré comment il a téléchargé des mèmes de Shrek en prétendant qu'il s'agissait d'images prouvant que sa femme avait avorté de leur bébé. D'autres utilisateurs ont encouragé les gens à télécharger des images contenant divers types de pornographie.

Un activiste qui se fait appeler Sean Black a même déclaré avoir programmé un script pour soumettre automatiquement des rapports en masse sur le site. Selon ses données, près de 8000 personnes auraient utilisé ce codage et il travaillerait en collaboration avec d'autres activistes dans le pays pour améliorer cet outil. Malgré ces actions cependant, le site est toujours en ligne. Certains IP ont été bloquées et le site n'est pas accessible à l'international. 

Des "tiktokeurs" avaient déjà fait parler d'eux l'année dernière quand ils avaient revendiqué être (en partie) responsable du fiasco d'un meeting de Donald Trump. Un rassemblement inhabituellement vide, après avoir réservé des centaines de milliers de billets pour faire croire à un immense engouement autour de ce rassemblement politique.

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