Donald Trump fait son retour public ce dimanche devant ses partisans en Floride

Trump : spécialiste des Etats-Unis Jean-Eric Branaa

COME-BACK - L'ancien président doit s'exprimer ce week-end en Floride, devant la fine fleur des conservateurs du pays. Un retour qui doit lui permettre de mesurer ses soutiens au sein d'un parti divisé mais majoritairement acquis à sa cause.

Donald Trump revient sur le devant de la scène. Plus d'un mois après son départ de la Maison Blanche, celui qui s'est tenu loin des radars médiatiques va reprendre la lumière ce week-end en Floride, où il doit s'exprimer dimanche soir, à 21H (heure française, à suivre en direct sur LCI) devant un parterre de conservateurs républicains. L'occasion pour le magnat de l'immobilier de prendre le pouls au sein de son parti – presque – en lambeaux depuis l'assaut du Capitole. Mais aussi d'esquisser son avenir, avec la perspective des élections de mi-mandat de 2022 en ligne de mire. 

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Le Capitole envahi par des partisans de Donald Trump

Une question sera dans les têtes des milliers de républicains qui participent à la CPAC (Conservative political action conference), le grand rendez-vous annuel de la droite américaine qui s'est ouvert vendredi à Orlando : Donald Trump sera-t-il candidat dans trois ans ? Pas sûr que le principal intéressé, qui a échappé à l'inéligibilité à la mi-février, se prononce dès ce week-end. Ou plutôt, pas ouvertement : selon son entourage, l'ex-président parlera avant tout de "l'avenir du parti républicain et du mouvement conservateur". Selon des extraits obtenus par Fox News, devrait balayer l'hypothèse d'un nouveau parti à sa cause. L'ancien président devrait aussi parler d'immigration et "des politiques désastreuses" de Joe Biden sur ce dossier, le démocrate ayant ouvertement entrepris de détricoter les mesures les plus symboliques de son prédécesseur.

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Une popularité solide au sein de son camp

S'il botte en touche concernant 2024, nul doute que le magnat, qui a réussi le score le plus élevé de l'histoire pour un perdant de la présidentielle va néanmoins profiter de ce weekend pour compter ses troupes. Car si sa popularité reste solide dans son camp, les républicains ont perdu le contrôle du Congrès et de la Maison Blanche. Des défaites politiques que lui attribuent ses détracteurs. Mais surtout, certains ne lui pardonnent pas sa responsabilité dans l'attaque du Capitole, en janvier. 

En Floride, c'est un parti divisé que va ainsi retrouver l'ancien président. Pour preuve, le duel devant les caméras cette semaine entre deux poids lourds du Grand Old Party. Donald Trump doit-il parler devant la CPAC ? "Oui", a répondu aux journalistes le dirigeant de la minorité républicaine à la Chambre du Congrès, le fidèle Kevin McCarthy. Derrière lui, Liz Cheney, porte-voix des républicains anti-Trump depuis son vote en faveur de la mise en accusation du milliardaire, a lâché : "Je ne pense pas qu'il devrait jouer un rôle dans l'avenir de notre parti, ou du pays". Après un silence pesant, Kevin McCarthy a mis fin à la conférence... puis chacun est parti de son côté. 

Ses plus fidèles partisans invités, mais pas ses opposants

Malgré son départ en fanfare de la Maison Blanche, difficile pour autant de composer sans le tempêtueux milliardaire. "Le président Trump est le leader du parti républicain", a résumé cette semaine l'un de ses grands alliés au Congrès, l'élu de la Chambre des républicains Jim Jordan. La CPAC, elle, illustre la mainmise de l'homme d'affaires sur le parti : les organisateurs ont convié ses plus fervents partisans, comme les représentants Matt Gaetz et Lauren Boebert, le sénateur du Missouri Josh Hawley, qui avait demandé à ne pas valider le décompte des votes au Sénat, le jour de l'assaut. Autre exemple : Scott Presler, un militant en quête de candidats trumpistes qui accepteraient de remplacer durant les futurs primaires les élus républicains hostiles à Donald Trump.

Même parmi ses plus grands critiques, on reste conscient de sa force électorale. À l'image de Mitt Romney. Si l'ex-président se représente en 2024, le challenger de Barack Obama en 2012 s'est dit dans les colonnes du New York Times "assez convaincu qu'il remportera la nomination du parti". Bête noire de Donald Trump, ce dernier n'a pas été invité au CPAC. Le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, qui a déclaré le milliardaire "responsable" de l'attaque du siège du Congrès, non plus. Quant à son ancien vice-président Mike Pence, il a décliné l'invitation. Ambiance.

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