"Dreamers" : l'abrogation par Trump du programme d'aides aux jeunes sans papiers bloquée par un juge fédéral

"Dreamers" : l'abrogation par Trump du programme d'aides aux jeunes sans papiers bloquée par un juge fédéral

International
RETOQUÉ - Alors que le sujet des "Dreamers" -le programme qui permet aux jeunes entrés illégalement aux Etats-Unis d'être régularisés- est discuté entre démocrates et républicains, un juge fédéral a décidé de bloquer l'abrogation de ce dispositif, voulue par Donald Trump en septembre dernier.

Après son controversé "Travel Ban", retoqué à plusieurs reprises par des juges fédéraux, c’est au tour de l’abrogation par Donald Trump du programme DACA (aussi appelé "Dreamers"), qui permet à des jeunes étrangers entrés illégalement aux Etats-Unis alors qu'ils étaient enfants de pouvoir y rester pour travailler et étudier légalement, d’être bloquée. 


Mardi soir, le juge William Alsup à San Francisco (Californie) a en effet ordonné à l’administration Trump de continuer à appliquer le DACA sur l’ensemble du territoire américain.

"Base juridique défectueuse"

Le ministère de la Justice avait motivé sa décision en expliquant que le DACA, adopté pendant la présidence Obama, était tout bonnement "illégal" car il avait été mis en place "unilatéralement après que le Congrès a refusé d’étendre les droits de ses clandestins". Pour le juge William Aslup, l’argument de l’illégalité repose sur "une base juridique défectueuse".

Dans un communiqué, le ministère de la Justice a réagi à la décision en affirmant que cela "ne changeait en rien la position" de l’administration judiciaire. "Nous continuerons à défendre avec force nos positions sur le sujet, et nous attendons avec impatience de pouvoir revendiquer nos positions dans le contentieux qui nous oppose", peut-on lire.

Un mur pour sauver les "Dreamers" ?

En septembre dernier, Donald Trump avait choqué les Etats-Unis en annonçant une abrogation pure et simple du DACA avant de se raviser en laissant six mois au Congrès pour trouver une solution, soit jusqu’en mars 2018, avant d’appliquer sa décision. 


Beaucoup sont suspendus aux négociations qui se sont engagées mardi sur le sujet entre les démocrates et les républicains. 

C'est Donald Trump lui-même qui a lancé les discussions devant les caméras. "Je crois que d’avoir les démocrates à nos côtés est absolument vital car il est obligatoire que nous ayons une loi bipartisane. Cela doit être une loi d’amour", a affirmé le président américain. Il s’est dit prêt à signer n’importe quelle législation sur les "Dreamers", même si cela ne plaît pas à la branche conservatrice du parti républicain. "Je prendrai les coups, j’ai l’habitude", a-t-il plaisanté.

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Juste après son élection, Trump promettait d'expulser jusqu'à 3 millions d'immigrés clandestins

Cependant, le président souhaite que les démocrates fassent un effort en acceptant un renforcement de la sécurité aux frontières. Il tient notamment à la construction de son mur entre les États-Unis et le Mexique, une de ses promesses phares de campagne. Mais pour le moment, il s’est bien gardé d’expliquer comment il allait faire payer le mur au Mexique, l'une des autres promesses phares de sa campagne. 


Pendant le mandat de Barack Obama,  690.000 jeunes immigrés en situation irrégulière ont pu rester pour étudier et travailler sans jamais avoir à craindre d’être expulsé du pays grâce au DACA.

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