Exécutions capitales, mur anti-migrants, Cuba... Trump fait du Trump avant de tirer sa révérence

Exécutions capitales, mur anti-migrants, Cuba... Trump fait du Trump avant de tirer sa révérence

JUSQU'AU BOUT - Donald Trump profite de ses derniers jours au pouvoir pour prendre des décisions fortes, qui vont compliquer l'arrivée à la Maison Blanche de son successeur Joe Biden. Mais aussi flatter sa base électorale, lui qui garde un œil sur l'élection de 2024.

Imprimer sa marque une dernière fois. Voici ce à quoi s'emploie Donald Trump qui, à l'heure de rendre les clefs de la Maison Blanche, multiplie les décisions et déplacements symboliques. Un baroud d'honneur mais aussi une occasion de solidifier sa base électorale avant, peut-être, de donner rendez-vous en 2024.

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La présidence Donald Trump

Pour son dernier voyage officiel, le président sortant s'est rendu à la frontière avec le Mexique. Tout sauf un hasard : c'est là qu'il avait décidé d'ériger son mur, une décision emblématique de sa campagne en 2016 destinée à stopper l'immigration. "Promesse faite, promesse tenue", a assuré mardi la Maison Blanche. En fait, un tiers de la frontière avait déjà un mur ou une barrière avant son arrivée au pouvoir et il s'agit principalement d'améliorations ou de renforcements des structures existantes. Selon les médias américains, seule une vingtaine de kilomètres concernerait des nouvelles constructions. 

Flatter son électorat

Second temps fort de sa dernière semaine sous ses habits de président : donner son feu vert à des exécutions capitales. Malgré le recul de la peine de mort aux États-Unis et dans le monde, son administration a en effet renoué depuis juillet, après 17 ans de pause, avec les exécutions fédérales. Elle enchaîne depuis à un rythme jamais vu ces dernières années. Dix Américains ont ainsi reçu depuis l'été des injections létales. Ce rythme effréné va se poursuivre jusqu'à la fin du mandat : l'administration Trump prévoit, outre Lisa Montgomery qui a été exécuté ce mercredi, d'exécuter deux hommes noirs cette semaine : Corey Johnson jeudi et Dustin Higgs vendredi. 

Pour Donald Trump, le bénéfice est double : flatter son électorat, qui voit d'un bon œil le recours à la peine capitale. Mais aussi prendre le contre-pied de Joe Biden, qui est un opposant à la peine capitale et a promis de travailler avec le Congrès pour l'interdire au niveau fédéral.

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"Opportunisme politique"

Sur la scène internationale, le républicain a également décidé de faire coup double. Cuba a été inscrit lundi sur la liste noire des "États soutenant le terrorisme." L'île de gouvernement communiste avait été retirée de cette liste en 2015 par Barack Obama, lors de la période de rapprochement historique entre les deux pays. Pourquoi cette décision in extremis ? Durant les quatre années de son mandat, Donald Trump, a tendu la main à l'importante communauté d'exilés cubains de Floride, un électorat-clé dans un État clé. Raison pour laquelle il n'a cessé de revenir sur la politique d'ouverture de son prédécesseur et de durcir, plutôt que de lever, le sévère embargo imposé à l'île. 

L'inscription sur la liste noire devrait encore davantage entraver les investissements étrangers à Cuba. Mais surtout, difficile de ne pas y voir une tentative de dernière minute de rendre plus difficile toute volonté du futur président Biden de renouer avec le pouvoir communiste de La Havane. "L'opportunisme politique de cette action est reconnu par tous ceux qui se soucient avec honnêteté du fléau du terrorisme et de ses victimes", a d'ailleurs réagi sur Twitter Bruno Rodriguez, le chef de la diplomatie cubaine. Le principal intéressé, lui, n'a pas commenté pour l'heure l'estocade portée au voisin cubain. Ses envies de campagne, elles, sont bien réelles : "Ce furent quatre années fantastiques. Nous essayons de faire quatre ans de plus. Sinon, je vous reverrai dans quatre ans", a-t-il déclaré début décembre, lors d'une fête de Noël à la Maison Blanche.

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