Etats-Unis : forte baisse des arrivées de clandestins, le gouvernement Trump s'en frotte les mains

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IMMIGRATION - Le nombre d'immigrés clandestins en provenance du Mexique a fortement baissé en février et mars par rapport à la même période l'an dernier, a annoncé mercredi l'administration du président américain Donald Trump.

Erigée en priorité des priorités du candidat Donald Trump, les premiers effets de la lutte anti-immigration clandestine prônée par le président élu commencent à se faire sentir aux Etats-Unis. "Nous avons constaté une baisse absolument incroyable du nombre de migrants venant d'Amérique centrale", a déclaré mercredi John Kelly, secrétaire à la Sécurité intérieure, lors d'une audition au Congrès, ajoutant que la baisse est notamment "spectaculaire" pour les familles et les enfants. 


En février - le premier mois complet de la présidence de Trump - les interpellations à la friontière ont commencé à baisser, alors qu'elles n'avaient cessé d'augmenter tout au long de l'année 2016, et ce, jusqu'en janvier 2017. Or, le gouvernement américain se base sur le nombre d'interpellations à la frontière et de refus d'entrée sur le territoire aux postes-frontières pour mesurer l'immigration clandestine. 

Une baisse de 64 % par rapport à mars 2016

Selon les statistiques officielles, ils furent de 16.600 en mars, soit une réduction de 64% par rapport à mars 2016. En février, la baisse a été de 39% par rapport à l'an dernier. Des statistiques qui viennent confirmer la volonté du successeur de Barack Obama de faire de la frontière américano-mexicaine, un mur toujours plus étanche pour les immigrés clandestins. "La baisse des interpellations n'est pas un hasard", a déclaré John Kelly, qui y voit là la preuve que la ligne dure anti-immigration de Trump porte déjà ses fruits. 

"Mais bien que la baisse récente des migrations illégales soit une bonne nouvelle, la sécurité de notre frontière sud doit rester une priorité pour protéger le pays des terroristes et autres criminels". Pour y parvenir, l'admisitration Trump semble en revanche toujours partagée entre la mise en place de simples barrières où la construction du fameux mur que Donald Trump s'est engagé à construire . "Je ne sais pas de quoi il sera fait", a déclaré le ministre. "Il est peu probable que nous construisions un mur ou une barrière physique d'un bout à l'autre". Actuellement, un millier de kilomètres sur les 3.200 km de frontière sont couverts par une forme ou une autre de barrière ou de clôture...

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