Après les Etats-Unis et le Guatemala, Israël affirme qu'au "moins dix pays" pourraient transférer leur ambassade à Jérusalem

MENACES - Le Guatemala a annoncé vendredi son intention de transférer son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem. Il est le deuxième pays, après les Etats-Unis, à faire une telle annonce. Mais selon des sources israéliennes citées par la radio publique, une dizaine d'autres pays pourraient prendre la même décision.

Le 24 décembre, le Guatemala a ajouté de l’huile sur le feu. Le président Jimmy Morales a  annoncé sur Facebook vouloir suivre les Etats-Unis, en transférant son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem. Cette déclaration faisait suite à un entretien téléphonique avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanhayou, qui se réjouit de cette vague de soutiens. "Ce n'est qu'un début", a-t-il assuré dans un communiqué, certain que "d'autres pays reconnaîtront Jérusalem et annonceront le transfert de leur ambassade". Selon la vice-ministre des affaires étrangères Tzipi Hotovely, l’Israël est en contact avec "au moins dix pays dont certains en Europe". La radio publique, s’appuyant sur des sources israéliennes, indique que le Honduras, les Philippines, la Roumanie et le Soudan du Sud pourrait suivre l’exemple des deux pays.

Le Guatemala est le premier pays à emboîter le pas à Donald Trump, qui a reconnu le 6 décembre Jerusalem capitale d’Israël. Et cela, en dépit de l'adoption à une large majorité d'une résolution condamnant la décision américaine par l'Assemblée générale de l'ONU.  Le Guatemala avait voté contre, tout comme le Honduras, le Togo, la Micronésie, Nauru, Palau et les îles Marshall, en plus des Etats-Unis et d'Israël.


En 1980, l'ONU avait appelé, par la résolution 478, tous les pays ayant une mission diplomatique à Jérusalem à l'en retirer. Treize (Bolivie, Chili, Colombie, Costa Rica, République dominicaine, Equateur, Salvador, Guatemala, Haïti, Pays-Bas, Panama, Uruguay, Venezuela) avaient alors déménagé leur ambassade à Tel-Aviv, où se trouvent celles des autres pays. Depuis ces les annonces du retour de l'ambassade américaine et guatémalienne à Jérusalem, les protestations fusent de plusieurs pays du monde. Lundi, le pape François a appelé dans son message de Noël à "la paix pour Jérusalem et pour toute la Terre Sainte", espérant qu'"une reprise du dialogue l'emporte" pour "parvenir à une solution négociée qui permette la coexistence pacifique de deux Etats". 

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