États-Unis : ils montent un mur de sac-à-dos de migrants pour protester contre Donald Trump

UN ART POLITISÉ – Un mur de sacs-à-dos est exposé dans une galerie newyorkaise. Chacun des objets a appartenu à un migrant ayant tenté de traverser la frontière mexicaine.

L’idée débute en 2009 dans la tête de l’anthropologue, Jason De Leon. Ce dernier travaille à la frontière mexicaine et est amené à passer beaucoup de temps avec des migrants. Lorsque Donald Trump est investi et que l’idée d’un mur entre le Mexique et les États-Unis ne fait que devenir de plus en plus concrète, il décide de construire un mur de sacs-à-dos avec l’aide du photographe et artiste américain, Richard Barnes. Il est aujourd’hui exposé au Sheila C. Johnson Design Center, à New York.

Chacun de ces sacs représente un migrant"Le photographe Richard Barnes

"C’est notre manière de protester", explique le photographe. "Chacun de ces sacs représente un migrant qui a traversé la frontière. Certains ont réussi, d’autres non". Le projet vise à éveiller les consciences sur le nombre de personnes qui viennent chercher un refuge aux États-Unis. 


"Maintenant, et plus que jamais, dans un contexte d’une campagne présidentielle xénophobe, il est essentiel d’apporter un regard plus poussé sur l’expérience des migrants et de se poser des questions quant à l’avenir de ces milliers de personnes qui fuient la pauvreté, la violence des cartels de drogue et l’instabilité politique", précise le conservateur de l’exposition. 


Le reste de l’exhibition expose des objets ayant appartenu à ceux qui n’ont pas survécu au voyage. 

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