États-Unis : Jeff Sessions, le ministre de la Justice de Trump, aurait dissimulé ses contacts avec la Russie

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COUP DE TONNERRE - Jeff Sessions, ministre de la Justice et grands allié de Donald Trump, aurait menti sur ses contacts avec la Russie pendant son audience de confirmation devant le Sénat américain en janvier. Un nouvelle crise à gérer pour l'administration Trump.

Nouveau couac au sein de l'administration Trump. De nouvelles révélations du Washington Post place le président des États-Unis dans l'embarras. Le nouveau secrétaire d'État à la Justice, Jeff Sessions, aurait dissimulé des contacts entretenus avec la Russie, avant l'élection présidentielle du 8 novembre. Des rencontres passées sous silence lors de son audition au Sénat.


Selon le quotidien, l'actuel ministre de la Justice et l'ambassadeur russe Sergueï Kislyak se seraient notamment parlés en privé à deux reprises, en juillet et en septembre, dans le bureau de celui qui était alors sénateur de l'Alabama. À ce moment-là, au sommet de la campagne présumée de cyberattaques russes, Sessions comptait parmi les conseillers les plus influents du candidat Trump en matière de politique étrangère. Une affaire qui n'est pas sans rappeler celle de Michael Flynn, conseiller à la sécurité du milliardaire américain, soupçonné de connivences avec la Russie et obligé de démissionner mi-février.

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Malgré la démission de Michael Flynn, les doutes persistent

Il n'y avait absolument rien de trompeurSarah Isgur Flores, porte-parole de Sessions

Pendant son audience devant la commission judiciaire du Sénat, le 10 janvier dernier, le sénateur de l'Alabama avait déclaré n'avoir eu "aucune communication avec les Russes" pendant, avant ou après l'élection. Il avait ajouté n'être "au courant d'aucune activité" concernant de possibles contacts entre le gouvernement russe et des membres de la campagne de Trump.


Or, le département de la Justice maintient que Jeff Sessions n'a pas menti. "Il n'y avait absolument rien de trompeur dans cette réponse", a expliqué au Washington Post la porte-parole de Sessions, Sarah Isgur Flores. Selon celle-ci, les conversations portaient sur le travail au sein de la commission des forces armées du Sénat, et non sur la campagne. Une défense mise à mal par 20 des 26 sénateurs de cette "task-force". Ils ont indiqué ne pas avoir vu l'ambassadeur Kislyak l'an passé.

Sessions doit démissionnerNancy Pelosi, chef de file des démocrates

Un mois après sa confirmation par le Sénat, le procureur général des États-Unis - à la tête du département de la Justice et du FBI - pourrait donc voir son poste être menacé. En effet, l'agence de renseignement mène actuellement une enquête sur l'éventuelle ingérence de la Russie dans l'élection américaine et les liens entretenus entre des proches de Trump et Moscou.


Mercredi soir, la chef de file des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a appelé Jeff Sessions à remettre sa démission pour avoir menti sur ses rapports avec la Russie lors de son passage devant le Sénat. "Sessions n'est pas à même d'occuper le poste de premier responsable de la justice de notre pays et il doit démissionner", a-t-elle déclaré dans un communiqué. Reste à voir la position que Donald Trump adoptera après cette nouvelle "boule puante".

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