États-Unis : Biden pense que Poutine est "un tueur" et prévient qu'il "va payer"

Le président américain Joe Biden dit penser que son homologue russe Vladimir Poutine est un "tueur"

COUP DE FROID - Le président américain dit penser que son homologue russe Vladimir Poutine est "un tueur", dans un entretien diffusé ce mercredi par la chaîne ABC. De quoi rafraîchir les relations diplomatiques avec la Russie, déjà tendues.

Derrière son calme olympien, le président américain ne mâche pas ses mots à l'égard de son homologue russe. Dans un entretien diffusé ce mercredi par la chaîne ABC, Joe Biden a affiché une grande fermeté envers Vladimir Poutine. Interrogé par le journaliste qui lui demande s'il estime que le chef d'État russe "est un tueur", Joe Biden a acquiescé : "Oui, je le pense". Dans la foulée, le président américain a ajouté : "Vous verrez bientôt le prix qu'il va payer." Le locataire de la Maison-Blanche n'a pas précisé à quoi il faisait référence précisément. 

Au sujet des ingérences électorales de Moscou, qui selon un tout nouveau rapport des autorités américaines se sont reproduites en 2020, le président américain a également affirmé que Vladimir Poutine "en paierait les conséquences". Selon un rapport de quinze pages publié mardi, le chef du Kremlin aurait demandé que la Russie interfère dans la présidentielle de novembre aux États-Unis afin de favoriser la victoire de Donald Trump. 

"Au début de la conversation, je lui ai dit : 'Je vous connais et vous me connaissez, si j'en viens à la conclusion que vous avez fait cela, soyez prêts'" pour les conséquences, a-t-il rapporté, dans cet entretien fleuve. Le chef d'État américain n'a pas précisé s'il faisait allusion aux ingérences ou aux autres faits reprochés côté américain à Moscou, notamment l'empoisonnement de l'opposant russe Alexeï Navalny puis son incarcération. 

Face aux propos de Joe Biden, Moscou n'a pas tardé à réagir. Qualifier Vladimir Poutine de "tueur" et menacer de le "faire payer" est une "attaque" contre la Russie, a dénoncé mercredi Viatcheslav Volodine, le président de la chambre basse du Parlement et proche du président russe.

Moscou-Washington : des relations tendues

Le dirigeant démocrate affiche une plus grande fermeté à l'égard du maître du Kremlin que son prédécesseur Donald Trump. Début février, le nouveau locataire de la Maison Blanche avait donné le ton : "J'ai clairement dit au président Poutine, d'une façon très différente de mon prédécesseur, que le temps où les États-Unis se soumettaient face aux actes agressifs de la Russie (...) était révolu." Alors que l'affaire Navalny cristallise les tensions entre les deux pays, l'ancien sénateur a tapé du poing sur la table à plusieurs reprises. 

Début mars, Washington avait dévoilé des sanctions à l'encontre de sept hauts responsables russes dans le dossier Navalny. Ces mesures avaient été prises en "concertation étroite" avec l'Union européenne qui avait sanctionné quatre fonctionnaires russes. À l'époque, un responsable américain sous couvert d'anonymat avait déclaré qu'il s'agissait d'un "signal clair" envoyé à Moscou. 

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Cependant, sur le plan économique, les relations semblent moins glaciales. Si Washington et Moscou s'écharpent sur plusieurs dossiers diplomatiques, Joe Biden ne veut pas se défaire du partenaire économique russe. Lors de l'entretien diffusé mercredi, il a indiqué que l'on pouvait "faire deux choses à la fois dans des endroits où il est dans notre intérêt mutuel de travailler ensemble". Par ailleurs, le président américain a souligné sa décision de prolonger un accord d'armement avec la Russie en janvier.

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