L'équipe de Donald Trump était-elle en contact constant avec la Russie pendant la campagne ?

L'équipe de Donald Trump était-elle en contact constant avec la Russie pendant la campagne ?

RÉVÉLATIONS - Selon le New York Times, des écoutes téléphoniques auraient dévoilé que Donald Trump et son équipe étaient en contact avec la Russie les derniers mois précédant l'élection présidentielle américaine. Sans surprise, le locataire de la Maison-Blanche dément vigoureusement, tout comme le Kremlin.

Les soupçons d'une intervention russe lors de l'élection présidentielle américaine deviennent plus tangibles que jamais. Les services de renseignements et les autorités américaines auraient les preuves concrètes d'une communication fréquente entre Donald Trump, son équipe et les renseignements russes pendant les mois précédant le scrutin. Le New York Times avance ainsi que,  selon "quatre anciens et actuels responsables américains", des enregistrements et interceptions téléphoniques indiquent en effet que le président des Etats-Unis a multiplié les contacts avec la Russie lors des derniers mois de la bataille face à Hillary Clinton.

Si les "officiels interviewés au cours des dernières semaines ont indiqué qu'il n'y avait pas de preuve d'une coopération" pour influencer ou pirater l'élection de novembre dernier, les appels ont néanmoins "alarmé" les autorités. De nombreux contacts se sont ainsi produits pendant l'été, alors que Donald Trump multipliait les éloges envers Vladimir Poutine. Le New York Times rappelle aussi que pendant la campagne, celui qui n'était encore que le candidat républicain avait souhaité que les emails d'Hillary Clinton aient bien été récupérés par les Russes afin qu'ils soient rendus publics.

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L'ancien chef de campagne dans la viseur

Le site du journal assure notamment que Paul Manafort, l'ancien chef de campagne de Donald Trump  et ex-consultant politique en Ukraine (il avait démissionné en août après que son nom a apparu dans une affaire de corruption en Ukraine), se trouve dans le viseur de ces quatre officiels américains. Pour le moment, il n'est cependant pas formellement accusé. Il affirme que "c'est absurde" et ajoute n'avoir "aucune idée de quoi il s'agit. "Je n'ai jamais parlé avec des agents du renseignement russe, et je n'ai pas été impliqué dans quoi que ce soit avec Poutine et son gouvernement". De leur côté, les autorités n'ont pas révélé la teneur des échanges téléphoniques, ni le nombre d'associés de Donald Trump impliqués dans cette affaire.

Ces nouveaux éléments ont été dévoilés par le New York Times quelques heures après la démission de Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, après des "contacts inappropriés" avec l'ambassadeur de Russie à Washington, avant l'élection. Cet événement ne freinera pas l'enquête en cours : le FBI va continuer à enquêter sur toute communication entre les conseillers de Donald Trump avec la Russie.

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Trump réagit et blâme les "fake news"

De son côté, le Kremlin qualifie ces révélations d'"intox" : "Ne croyez pas les informations des journaux, il est très difficile en ce moment de les différencier des intoxs et canulars. Le temps est peut-être venu que quelqu'un parle de tout ça à visage découvert. Si vous le voulez bien, attendons (que cela ait lieu) et ne croyons pas à des informations anonymes, ce sont des informations appuyées par aucun fait", a lancé la présidence russe mercredi.

La réaction de Donald Trump ne s'est également pas fait attendre. Et et c'est évidemment sur Twitter que le président des Etats-Unis s'est exprimé sur cette affaire et dément les informations du New York Times, à sa façon. "Les médias habitués des fake news deviennent fous avec ces théories du complot et la haine les aveugle. MSNBC et CNN sont irregardables. FoxNews est super !".

 Et d'ajouter dans cinq autres tweets à la suite : "Cette connexion russe est un non-sens, c'est simplement une tentative de cacher les nombreuses erreurs d'Hillary Clinton lors de sa campagne perdue. Les informations sont données illégalement par le New York Times et le Washington Post par les agences (NSA et FBI ?). Comme en Russie.  Merci à Eli Lake du Bloomberg View qui raconte que la NSA et le FBI ne devraient pas interférer dans la politique... La Crimée a été prise par la Russie pendant les années Obama, a-t-il était trop soft avec elle ? Le véritable scandale c'est qu'une information confidentielle est donnée illégalement comme un bonbon par les services secrets. Ce n'est pas Américain !".

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