Une patiente en état végétatif accouche : un test ADN sur tous les membres masculins du personnel devra déterminer qui l'a violée

Une patiente en état végétatif accouche : un test ADN sur tous les membres masculins du personnel devra déterminer qui l'a violée

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AGRESSION SEXUELLE - Dix jours après qu'une femme en état végétatif depuis plus de 10 ans a accouché dans son centre de soin, la police américaine a lancé un mandat de perquisition pour recueillir l'ADN de tout le personnel de l'établissement où elle était prise en charge. Le but : déterminer le membre du personnel qui pourrait l'avoir mise enceinte.

La police américaine enquête toujours pour faire le jour sur les circonstances de cette horrible tragédie. Fin décembre, une patiente du centre Hacienda Healthcare, à Phoenix, accouchait d'un petit garçon alors qu'elle se trouvait encore dans le coma. En état végétatif depuis plus de dix ans à cause d'une noyade, la femme n'a pas pu consentir à un rapport, et n'a pu prévenir personne de son viol. C'est sa grossesse non désirée, arrivée à terme en prenant à court le personnel du centre de soin, qui a poussé la police à ouvrir une enquête pour viol. 

Un test ADN réalisé sur les hommes du personnel

La police a lancé un mandat de perquisition mardi 8 janvier, afin de collecter l’ADN de tous les employés de sexe masculin de l'établissement de soin et trouver qui est le père du bébé. Différentes enquêtes et examens par des organismes publiques sont également en cours afin de vérifier la santé et la sécurité des autres patients, selon des sources citées par ABC.


Hacienda HealthCare, qui prend en charge sur le long terme des patients gravement handicapés ou immobilisés, a déclaré qu'elle se félicitait des tests ADN pratiqués sur ses employés. "Nous continuerons à coopérer avec la police de Phoenix et toutes les autres agences d'investigation pour découvrir les faits dans cette situation extrêmement troublante et sans précédent", a déclaré la compagnie dans un communiqué.


Le PDG d’Hacienda, Bill Timmons, a lui démissionné dès lundi 7 janvier, a déclaré le porte-parole de la société. La décision a été acceptée à l'unanimité par le conseil d'administration.

Membre d'une tribu apache, la famille de la victime recueillera l'enfant

Les responsables de San Carlos Apache ont annoncé mardi soir que cette femme de 29 ans était un membre inscrit de leur tribu, dont la réserve est située dans le sud-est de l'Arizona, à 215 km à l'est de Phoenix. "Au nom de la tribu, je suis profondément choqué et horrifié par le traitement réservé à l'un de nos membres", a déclaré le président, Terry Rambler. "Quand vous avez un être cher dans les soins palliatifs, qu'il est extrêmement vulnérable et dépendant des autres, vous faites confiance à ses gardiens. Malheureusement, l'un de ses gardiens ne devait pas en être digne et a profité d'elle. J'espère que justice sera faite."


Le même jour, John Micheaels, l'avocat de la famille de la femme, a déclaré que la famille est indignée par "la négligence de leur fille" et qu'elle demande la confidentialité. "La famille aimerait que je transmette le fait que le petit garçon est né dans une famille aimante et qu'il sera bien pris en charge", a-t-il ajouté.


À la suite de ce drame, le département des services de santé de l'Arizona a annoncé que de nouvelles mesures de sécurité avaient été mises en place. Ils incluent une présence accrue du personnel lors de toute interaction patient, une surveillance accrue des zones de soins des patients et des mesures de sécurité supplémentaires impliquant les visiteurs.

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