La justice américaine confirme que Donald Trump ne peut pas bloquer ses détracteurs sur Twitter

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RÉSEAUX SOCIAUX - La justice américaine a estimé que Donald Trump n'a pas le droit de bloquer ses détracteurs sur Twitter en raison de se fonctions de présidents des Etats-Unis, rappelant qu'il s'agit de la liberté d'expression.

Donald Trump contraint de lire les tweets de ses opposants ? Une cour d'appel américaine a décrété ce mardi que le président américain n'a pas le droit  de bloquer ses opposants sur Twitter au motif qu'ils ne seraient pas d'accord avec lui. Ces magistrats confirment ainsi une décision prise l'an dernier par une juge fédérale, qui avait estimé que le locataire de la Maison Blanche pratiquait de  la "discrimination d'opinion" en empêchant ses critiques de s'abonner à son compte personnel @realDonaldTrump. 

La magistrate avait alors considéré que la possibilité de réagir aux fréquents tweets présidentiels, en les commentant, s'inscrivait dans l'exercice  de la liberté d'expression protégée par le premier amendement de la Constitution. Le ministère américain de la Justice avait fait appel.     

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Dans sa décision rendue publique mardi, la cour a affirmé que Donald Trump avait bien fait de son compte Twitter, suivi par 61,8 millions de personnes, un espace public lié à ses fonctions officielles. "Le premier amendement ne permet pas à un responsable gouvernemental qui utilise un compte sur les réseaux sociaux pour toutes sortes de raisons officielles d'exclure, dans le cadre d'un dialogue en ligne par ailleurs ouvert, des personnes exprimant des opinions avec lesquelles ce responsable ne  serait pas d'accord", écrivent les magistrats dans un jugement de 29 pages.

Ses détracteur déposent plainte

Ce dossier était né d'une plainte déposée par le Knight Institute, une organisation de défense de la liberté d'expression dépendant de l'université de Columbia, au nom de sept personnes "bloquées" par Donald Trump. On trouvait parmi elles un comédien new-yorkais, un professeur en sociologie du Maryland, un policier texan et une chanteuse de Seattle que le blocage empêchait de voir les tweets postés quasi quotidiennement par le président, et d'y répondre directement.

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Le ministère avait fait valoir que Donald Trump n'agissait pas en sa qualité de président quand il bloquait des utilisateurs, une interprétation repoussée par les juges. "Nous considérons que les preuves de la nature officielle du compte sont accablantes", écrivent-ils dans leur décision. "Nous considérons également qu'une fois que le président a choisi une plateforme et a ouvert cet espace interactif à des millions d'utilisateurs et de participants, il ne peut exclure spécifiquement ceux avec qui il n'est pas d'accord".

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