États-Unis : la police aux frontières suspend son utilisation d'agents à cheval au Texas

Un garde-frontière américain repousse les migrants haïtiens à la frontière, le 19 septembre 2021.

SANS PAPIERS - Les autorités américaines ont annoncé que la police aux frontières cessera temporairement l'utilisation d'agents à cheval au Texas, suite à la diffusion de clichés les montrant en train de repousser violemment des migrants à la frontière avec le Mexique.

La police aux frontières américaines va temporairement cesser d'utiliser des agents à cheval autour de la petite ville Del Rio, au Texas. Cette décision, annoncée par les autorités américaines jeudi 23 septembre, a été prise suite à la diffusion de photos montrant ce qui a été dénoncé comme un traitement humiliant aux migrants haïtiens tentant d'entrer aux États-Unis par la frontière mexicaine.

Selon Jen Psaki, la porte-parole de la Maison Blanche,  Alejandro Mayorkas, le ministre américain à la Sécurité intérieure, "a fait savoir aux dirigeants d'organisations de défense des droits civiques que nous n'utiliserions plus de chevaux à Del Rio". Un porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure a précisé que cette mesure était prise "de manière temporaire", avant d'ajouter que "nous allons utiliser en priorité d'autres méthodes pour identifier les individus qui pourraient être en détresse médicale".

Des photographies qui ont suscité un vif émoi dans le monde entier

Sur un cliché pris dimanche 19 septembre par un photographe de l'AFP,  on peut voir un garde-frontières à cheval qui attrape un homme par son t-shirt sur la rive américaine du Rio Grande, frontière naturelle entre les États-Unis et le Mexique, près de Del Rio. Sur une autre photo, le garde-frontières tient un groupe à distance en faisant tourner ses rênes, dans une posture menaçante, pour les forcer à rebrousser chemin vers le Mexique.

Ces photographies, qui ont fait le tour du monde, ont suscité un vif émoi aux États-Unis. Certains y ont vu des migrants assimilés à du bétail, d'autres ont rappelé les mauvais traitements subis par des Afro-Américains de la part de la police montée, des gardiens de prison ou des propriétaires d'esclaves.

Alejandro Mayorkas avait assuré, mercredi 22 septembre, que ces clichés ne reflétaient pas l'identité des États-Unis, ni l'action de l'ensemble de la police aux frontières. Une enquête a depuis été ouverte et les agents impliqués ont été affectés à des tâches administratives.

Lire aussi

Les États-Unis font face à une nouvelle crise migratoire

Le gouvernement américain fait face à une nouvelle crise migratoire après un afflux soudain et massif de milliers de personnes, dont de nombreux Haïtiens, qui se massent depuis quelques jours sous un pont de la petite ville frontalière, dans des conditions sordides.

Plus de 1.400 Haïtiens, arrêtés à la frontière, ont déjà été rapatriés par avion. Cette décision a également été critiquée car le petit pays des Caraïbes est plongé dans une crise politique, sécuritaire et humanitaire.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

REVIVEZ - "The Voice All Stars" : Louis Delort, Manon, Anne Sila, Amalya, Terence et MB14 filent en finale

VIDÉO - Royaume-Uni : la désillusion des pro-Brexit face aux pénuries et au manque de main d’œuvre

Covid-19 : "103%" de vaccinés à Paris, la preuve d'un "trucage" des chiffres ?

Gare du Nord : un mort et un blessé dans un accident, des passagers bloqués une partie de la nuit

Deux navires de guerre russe et américain frôlent l'incident en mer du Japon : "Un acte inadmissible"

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.